Editions De L'olivier

  • Dans Pourquoi être heureux quand on peut être normal ?, sorti en Angleterre il y a quelques mois, le personnage n'en est plus un. Il s'agit de l'auteur, Jeanette Winterson. Elle écrit sans fard le « roman vrai » d'une vie : la rigueur mystique d'une mère adoptive à l'esprit étroit, l'Angleterre des années 60, les démons de la dépression. Comment devient-on écrivain alors qu'on se destinait à entrer dans les ordres ? Winterson nous raconte sa trajectoire hors du commun. Dans une maison interdite aux livres, elle a su malgré tout nourrir et préserver la toute-puissance de l'imaginaire.
    Ce texte exceptionnel est surtout le récit d'une quête d'identité, celle de Jeanette et, à travers elle, de toutes les femmes engagées dans la bataille pour leur liberté. Mères, amantes, amies, écrivains, modèles, adorées ou honnies, Winterson leur rend hommage dans ces mémoires d'une jeune fille issue du prolétariat de Manchester.

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  • « Il m'arrivait souvent de songer que je vivais peut être à la marge de ce pays, à la lisière de sa raison politique et sociale, alors qu'en réalité je me trouvais en son centre, ce coeur brutal et aveugle qui déjà battait en silence pour celui qui allait advenir bien des années plus tard ».

    Un agent immobilier vend des parcelles de la Lune aux particuliers, un homme invente l'autopsie en self-service, des bourreaux racontent les exécutions qu'ils ont pratiquées, un directeur de prison sadique fait vivre ses prisonniers sous la chaleur écrasante du désert...

    Dans les années 1990, Jean-Paul Dubois a sillonné les États-Unis pour le Nouvel Observateur. Sa mission ? Regarder passer la vie dans les commissariats, les hôpitaux, les tribunaux, les églises et les bars. Il en a rapporté ces chroniques, autant de petits romans vrais de l'Amérique - l'Amérique de Trump avant Trump... - qui tracent le portrait d'une société où cohabitent tous les excès, où se répandent toutes les fièvres morales et raciales. Plus de vingt ans après, elles n'ont rien perdu de leur acuité.

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  • « Si vous faites bien attention où vous mettez les pieds, tout semble aller pour le mieux. Certes, à Londres, l'afflux d'argent planétaire ainsi que le flot d'étudiants et de jeunes travailleurs venus de toute l'Europe ont donné à la ville un aspect plus stylé et plus cosmopolite que jamais. Mais si ces visiteurs franchissaient le cercle de lumière et s'aventuraient vers le Nord, ils découvriraient un autre monde.

    Ce monde est en ruine ».

    À l'envers de l'Angleterre bien propre de Tony Blair, il en existe une autre : sale, pauvre, bruyante, cassée, parfois délirante. C'est l'Angleterre marginale, celle où se mêlent les utopies et les détresses. Nik Cohn y a rencontré les clochards, les exclus, les SDF, les junkies et les prostituées qui forment cette immense « République » où cohabitent tous les accidentés de la vie.

    Édition augmentée d'une postface inédite de l'auteur.

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  • Il y a 15 ans, un soir de février, Elena Lappin, qui vit à Londres avec son mari et ses enfants, reçoit un étrange coup de téléphone en provenance de Moscou : un homme qui prétend être son oncle lui révèle que son père « officiel » n'est pas son vrai père. C'est le début d'une incroyable enquête qui, de la Russie à la Tchécoslovaquie, de l'Allemagne à Israël, jusqu'au Canada et aux U.S.A., la conduit à repenser complètement son histoire. Celle d'une famille de Juifs émigrés, où l'on parle 5 langues, qui représentent, à leur manière, un moment de la mémoire de l'Europe.

    Dans quelle langue est-ce que je reve ? résonne comme l'interrogation principale de ce texte. Par-delà le déracinement, les bouleversements politiques et culturels, les ruptures personnelles, comment définir la langue de ses rêves ? Car découvrir sa langue, c'est aussi découvrir qui l'on est.

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  • « J'avais envie de raconter ma vie. Je croyais dur comme fer aux paroles dites. Avec lui, on pouvait discuter : du cinéma, des amis, des parents, des enfants mais pas d'amour. Et moi, ce qui m'intéressait, c'était l'amour.

    Il a fallu que je perde toutes les batailles, que je me retrouve seule, loin, très loin de l'ambitieux projet qui m'animait, à savoir cumuler tous les amours, obtenir tous les trophées, être de toutes les fêtes, remplir tous les vides, que je contemple ce tas de ruines avec mes seuls yeux pour pleurer (les acteurs et témoins de ma déconfiture ayant quelques longueurs d'avance sur moi, depuis longtemps conscients que j'allais dans le mur) pour comprendre que j'avais cassé le précieux jouet qui m'avait été offert, tandis que je m'égosillais à répéter sur tous les tons : Aimez-moi, écoutez-moi, comprenez-moi, prenez-moi. » À défaut d'avoir pu empêcher la mort de ses parents, la fin annoncée de son mariage, le déclin de sa carrière et l'arrivée de la cinquantaine, Marion Vernoux sauve les meubles. Maniant l'humour et la distanciation avec un art consommé de l'autodérision, elle nous entraîne dans une ronde où ceux qui l'entourent semblent défier le vieillissement et la mort. Un petit traité d'insolence et d'optimisme.

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  • Malgré le scintillement difficilement supportable / le spectateur doit suivre / le rythme industriel / il est au coeur d'une véritable accélération / du temps et de l'espace / un mouvement qui enregistre le monde / le copie / le mécanise / et le projette.

    Depuis une quinzaine d'années, Patrick Bouvet interroge la « condition postmoderne » : la fabrication des images collectives (In situ ; Shot ; Direct), la marchandisation des corps (Canons), la virtualisation du réel par la technologie (Chaos Boy) ou la culture de masse (Pulsion lumière ; Carte son). Ce sont tous ces thèmes qui se trouvent orchestrés et remis en perspective dans cette Petite histoire du spectacle industriel. Sa lecture à la fois poétique et politique de notre époque aboutit à un manifeste très critique à l'égard des mass media et de l'industrie du divertissement.

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    1 autre édition :

  • UN GRAND LIVRE SUR LE LIEN OBSESSIONNEL MERE-FILS Écrire est une manière de mieux penser, ou de savoir. Benjamin Pelletier suit l'évolution de la maladie de sa mère un cancer lors des dernières semaines. Il raconte sa lutte contre les médecins, contre la bêtise, contre l'abatte ment. Il ne sait plus s'il chuchote par habitude ou pense tout haut. Et nous livre un récit en forme de méditation: sur la mort, la douleur, le temps qui passe trop vite et pas assez, la vie et l'écriture. Car à travers la maladie de sa mère, c'est au monde entier que l'auteur accède.
    La Mère des batailles peut être lu comme le travail de séduction posthume d'un enfant adulte et philosophe qui craint avant tout la deuxième mort de sa mère : l'oubli. L'oubli d'elle, l'oubli de soi. Le narrateur tire les fils du quotidien, recule, avance, dévoile l'enfance et l'adolescence, pour découvrir que seule l'écriture lui permet de garder la tête hors de l'eau, de parler de son amour pour sa mère, et d'approcher une sincérité absolue.
    Sans céder au moindre pathos, ce livre explore une double relation : celle qui unit un fils et sa mère, et celle qui lie l'homme et l'écriture.

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  • Adrian Nicole LeBlanc n'a que 25 ans lorsque son journal lui demande de couvrir le procès d'un certain Boy George.
    Portoricain, tout juste 18 ans, ce dealer gagnait avant son arrestation plus d'un million de dollars par semaine grâce au commerce d'Obsession, l'héroïne qu'il a lancée sur le marché. Fascinée par le contexte qui a permis une telle envolée, la reporter s'immerge dans le Bronx où Boy George a grandi. Elle rencontre Jessica, la petite amie du dealer, puis Coco, la belle-soeur de Jessica, des filles débordantes de vie avec lesquelles elle se lie très vite d'amitié.
    En devenant l'une des leurs, Adrian Nicole LeBlanc découvre la réalité du ghetto portoricain. Depuis l'âge d'or où l'argent de la drogue coule à flots jusqu'aux années de galères marquées par les visites en prison, elle raconte comment Jessica et Coco essaient, en dépit de la violence et de la pauvreté, d'élever leurs enfants et de garder la tête haute. A travers le destin croisé de ces deux femmes, sur fond de sexe, de drogue et de musique latino, Adrian Nicole LeBlanc nous livre une chronique inédite, celle de la vie d'une famille avec laquelle elle a passé douze ans dans le Bronx.
    Bouleversant, sans concession, Les Enfants du Bronx est un reportage, mais aussi une immense saga familiale.

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