Desjonqueres

  • La structure est fort simple. Une aristocrate française entreprend un voyage vers Madrid où elle doit retrouver une parente qui s'y est installée. Elle écrit alors à sa cousine restée en France ; ce faisant elle offre un des plus passionnants tableaux de l'Espagne à la fin du 17e siècle. En effet, le récit est riche d'observations en tous genres : description minutieuse des routes empruntées et des auberges, peinture des châteaux et des églises visités, des paysages et des villages traversés. Madame d'Aulnoy présente les habitants des régions qu'elle découvre à travers les modes, la gastronomie, les pratiques sociales, la musique, le théâtre. Elle n'oublie pas d'inclure des anecdotes piquantes à propos de la vie de cour, et de faire le portrait des grands seigneurs espagnols. Le succès de l'oeuvre tient tant à la curiosité que suscite alors l'Espagne, qu'à la qualité de l'écriture et du style de Mme d'Aulnoy.
    C'est sans conteste le plus célèbre récit de voyages dans la péninsule Ibérique de l'âge classique. Il n'existe aucune édition modernisée de ce texte.

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  • Au printemps 1785, Malesherbes cède à son goût légendaire pour les voyages et part faire le tour de l'Angleterre. Il en rapporte une moisson d'informations qu'il nous livre sous la forme d'un journal, notant à chaque étape ses observations et ses réflexions. Curieux, méthodique, notre voyageur itinérant séjourne à Londres bien sûr, puis à Oxford, va de Manchester à Bristol en passant par Birmingham, sillonne la campagne anglaise avec ses châteaux et ses parcs mais aussi ses cités industrielles et ses ports. Malesherbes s'intéresse à tout : à l'organisation sociale et urbaine, aux nouvelles industries et aux manufactures, au commerce, aux jardins, à la botanique, science qu'il cultive en professionnel ; il note tout ce qui l'étonne : le coût des logements, des denrées, les règles commerciales, il décrit avec talent les châteaux où il séjourne et leurs habitants et surtout se passionne pour leurs parcs. Instructif et passionnant, ce Voyage en Angleterre est un inédit. Le manuscrit est resté dans une collection privée jusqu'en 1960 et depuis lors dans les archives d'une bibliothèque américaine où il a été découvert par madame Crogiez Labarthe, professeur de littérature française à Berne qui présente le livre.

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  • Satiriques et polémiques, les Dialogues de Lahontan annoncent avec vigueur les grands débats philosophiques des Lumières. Religion, politique, justice, moeurs : rien n'échappe à la critique de Lahontan. Le contraste entre le Sauvage et l'Européen met en cruelle évidence les vices de la civilisation. Le "Mais comment peut-on être Huron ?" que l'explorateur français est tenté de s'écrier suscite finalement l'interrogation : "Mais comment peut-on être Européen ?" Après Lahontan, le Vieux Continent ne cessera plus de se poser la question.

  • Ce livre, c'est d'abord le grand rire éclatant de l'aventure vécue dans la ville la plus surprenante du monde.
    Sévèrement mis en garde par la police, Alexandre Dumas jette le gant du défi et se met en tête de séjourner à sa façon, rapide et gaillarde, l'intelligence affûtée, dans la bouillonnante Naples au million de faces, dont il se voit proscrit. Le voilà, palpitant clandestin, dans la ville de lave, accompagné de sa maîtresse, de son ami peintre et d'un petit chien - oui, comptez sur vos doigts, bonnes gens, les trois mousquetaires sont bien quatre ! -, pour sentir battre au plus près le coeur en feu et en folie des Napolitains. Transgressant les interdits, l'oeil vif et plein de jeu, Dumas se trouve, dès le premier instant de sa chasse à l'insolite et à l'émotion, dans la peau d'un Napolitain; et, à un train d'enfer, il s'initie et nous initie, comme aucun écrivain de nos aînés n'a su le faire - pas même Stendhal - au bonheur napolitain. Qui est le bonheur tout court.
    J.-N. S.


  • ce livre, c'est d'abord le grand rire éclatant de l'aventure vécue dans la ville la plus surprenante du monde.
    sévèrement mis en garde par la police, alexandre dumas jette le gant du défi et se met en tête de séjourner à sa façon, rapide et gaillarde, l'intelligence affûtée, dans la bouillonnante naples au million de faces, dont il se voit proscrit. le voilà, palpitant clandestin, dans la ville de lave, accompagné de sa maîtresse, de son ami peintre et d'un petit chien - oui, comptez sur vos doigts, bonnes gens, les trois mousquetaires sont bien quatre ! -, pour sentir battre au plus près le coeur en feu et en folie des napolitains.
    transgressant les interdits, 1'oei1 vif et plein de jeu, dumas se trouve, dès le premier instant de sa chasse à l'insolite et à l'émotion, dans la peau d'un napolitain; et, à un train d'enfer, il s'initie et nous initie, comme aucun écrivain de nos aînés n'a su le faire - pas même stendhal - au bonheur napolitain. qui est le bonheur tout court.

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