Desclee De Brouwer

  • Christine Jordis est habitée par « une faim d'Asie ». Après avoir arpenté de nombreuses terres et cultures asiatiques, de la Birmanie à la Corée en passant par Bali, elle part découvrir le Japon au printemps 2018, un pays dont elle rêvait depuis longtemps. Elle décrit ici l'émerveillement de cette première fois autour de Kyoto, la découverte des jardins secs ou fleuris, des temples, des rues, d'une montagne...
    Comme guide d'ouverture, elle a choisi l'une des figures les plus vénérées du Japon, dont on ne sait presque rien en France : le moine Kukai (Kobo Daishi) 774-835, fondateur de l'école du bouddhisme Shingon. Sa vie est un roman : celui d'un homme de haute spiritualité, mais aussi d'un grand voyageur, d'un bâtisseur, d'un philosophe aux textes vibrants qui fut un ami de l'empereur.
    L'auteur suit Kukai à Koya-san, un site exceptionnel qui garde vivante la présence de son fondateur, puis nous fait pénétrer dans les temples du Daitoku-ji ou du To-ji.
    D'autres présences inspirent et accompagnent le voyage, Claudel, Barthes et Nicolas Bouvier, ou ce musicien qui entend le message de pierres...
    Un pas vers le moins, autrement dit : un pas pour mieux comprendre l'énigmatique Japon.

  • Dans les nuits de l'Avent de l'an 810, deux formidables drakkars surgissent de la brume. Harald aux dents bleues, à la tête de ses guerriers, son fils Hjalmal et son lieutenant Smirle, le renard des neiges, vont débarquer.
    À la stupéfaction des habitants de Grand-Couronne, paisible village des bords de Seine, les vikings sortent de l'eau la barque à la voilure d'un rouge violent, rouge sang, " la Baleine rouge ".
    Loin des thèmes qui le rendront célèbre, mais avec la même fougue, Théodore Monod, le jeune auteur, (il a 27 ans en 1929), évoque, dans une mise en scène quasi cinématographique et avec une précision toute scientifique, le courage et les doutes de personnages plus vrais que nature dans une aventure où les coeurs sont tout aussi bouleversés que les moeurs.
    Un récit haletant et inédit.
    Par le marteau de Thor, Théodore Monod n'a pas fini de nous étonner.

    Sur commande
  • " Il n'y a qu'au désert que l'on prend à ce point conscience de sa petitesse, de l'éphémère passage de l'espèce humaine sur la Terre, de la courte durée de sa propre existence.
    Les temps qui d'ordinaire paraissaient infinis sont soudain écrasés, réduits à de minuscules instants, dans lesquels une vie humaine s'inscrit l'espace d'une microseconde. Les rochers, le sable, tout parle en termes de millions d'années. Ce qu'il y a de dérisoire dans la comparaison brutale des durées vous diminue et vous rabaisse. On se sent minable, ridicule. Et seul le dialogue avec d'autres êtres permet de surmonter cette souffrance, qui renvoie à la souffrance profonde de tout être vivant qui sait qu'il lui faudra mourir, tôt ou tard...
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