Croit Vif

  • La jeune et jolie Suzanne, ce matin-là, ne se présente pas au garage Simca de Saintes où elle est secrétaire-comptable. Elle a disparu. Toute la journée, ses proches la cherchent en ville et au-delà. Sans plus de succès que la police ! Un promeneur la découvrira, le lendemain matin, à plus d'un kilomètre de chez elle, dans « un coin de verdure où chante une rivière ». Assassinée.
    Jalonnée de témoignages contradictoires, de dénonciations calomnieuses, de suspects potentiels rapidement mis hors de cause, une longue et tortueuse enquête commence. Elle expose sous une lumière crue, les grandeurs et les faiblesses d'une communauté provinciale au début des années soixante. Neuf mois plus tard, un étudiant à l'école d'agriculture est arrêté. Il avoue, puis se rétracte. Pendant des mois, le juge d'instruction, assisté d'experts, va tenter de prouver la culpabilité du jeune homme en cernant au plus près sa personnalité complexe. François Leduc est un voleur, il ne le nie pas, mais est-il celui que la presse a surnommé « L'assassin de la pleine lune » ? C'est à cette question que la cour d'assises de Saintes devra répondre trois ans après le meurtre.

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  • Jean-Daniel Coudein, officier de marine de la première moitié du XIXe siècle, doit certainement sa notoriété à l'épisode du radeau de la Méduse, et à son génial metteur en scène, Géricault. Il fit pourtant une carrière complète et honorable dans la Royale, commencée à l'âge de dix ans comme mousse, sous le Consulat, terminée au début du Second Empire, capitaine de vaisseau et major du port de Rochefort.
    La biographie de Didier Jung est de fait la première consacrée à Jean-Daniel Coudein. L'auteur fait la part belle au pays qui l'a vu naître. La Tremblade, dans le pays d'Arvert, est un berceau de marins depuis des siècles, pour la pêche, le commerce, la marine de guerre, sans oublier la course. Coudein a de nombreux officiers et commandants de bord parmi ses ancêtres. Dont son père, qui le prend avec lui comme mousse en 1803. Les Coudein sont également représentatifs de leur région car c'est une vieille famille de protestants.
    Profondément ancrée dans la Saintonge maritime, l'histoire de Jean-Daniel Coudein a rejoint l'histoire nationale par le destin qui le conduisit à commander le fameux radeau de la Méduse.

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  • À partir des années 1970, l'afflux des touristes, et de ce fait le nombre de passages des bacs étant en continuelle augmentation, contraint les autorités à établir une prolongation de l'île. En 1988, la liaison La Rochelle/Ré se fait par le pont et l'île devient péninsularisée. Cependant, la perte de la liaison maritime contribue, lors des attentes du bac et au cours du trajet, à une dilution du lien social entre vacanciers :
    « C'était convivial. J'ai rencontré plein de gens. On faisait connaissance, on avait vingt minutes de traversée ». Géographiquement, Ré n'est plus insulaire mais, néanmoins, le demeure sentimentalement et symboliquement pour les anciens. Cependant, modernisme et flux touristique aseptisent la vie rétaise, ses traditions et ses techniques ancestrales, dont seuls se remémorent les plus âgés. Les insulaires ont adopté le modernisme, d'une part, pour le confort, comme l'électricité, pour certains villages à partir de 1910, l'eau courante à partir de 1960, le pont en 1988 et, d'autre part, les « étrangers » ou « baigneurs » par contrainte économique, sachant que les touristes et les résidents secondaires se mélangent peu, aujourd'hui, avec les autochtones.

    « Encore, un écrit sur l'île ! » diront certains. Oui, mais un écrit à partir de souvenirs relatés, anecdotisés, déguisés ou retenus des anciens, ceux qui ont connu l'île autrefois. Nous avons questionné, écouté, enregistré, retranscrit leurs paroles, voire leurs silences, afin de réactiver une mémoire insulaire, relayant des pratiques et croyances traditionnelles, des façons de vivre calendaires, des relations villageoises brouillées ou fraternelles, des festivités et convivialités animées car bien souvent nous avons entendu que « l'ambiance était chaleureuse, et que tout le monde se connaissait ».

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