Coda

  • Voyage au Maroc en 1803

    Ali Bey

    • Coda
    • 6 Janvier 2009

    Ali bey al abbassi se nomme en réalité domingo badia y leblich.
    Il est né en 1767 à madrid oú il a appris l'arabe. un voyage scientifique en afrique lui ayant été refusé par l'académie espagnole, il entreprend seul le voyage. il débarque à tanger en juin 1803, déguisé en arabe, se prétendant musulman, et décrit minutieusement ce qu'il voit. il est le premier européen à rapporter une description du maroc de cette époque (avant caillé et de foucauld). les informations qu'il consigne tendent visiblement à préparer l'occupation espagnole de tanger.
    Chassé par le sultan qui le considère à juste titre comme un espion, il doit rentrer en espagne en 1805 oú il est nommé préfet de ségovie. ali bey dresse un tableau précis et vivant de la civilisation du sultanat marocain au début du xixe siècle. ses observations sont actuellement précieuses au moment oú le nord du maroc, en pleine expansion économique et culturelle, doit se poser la question des réformes sociales, politiques et religieuses qui doivent l'accompagner et la rendre durable.
    Le récit du voyage d'ali bey au maroc n'avait pas été réédité en français depuis sa parution originale en 1814.

  • Nouvelles de tanger

    Lotfi Akalay

    • Coda
    • 30 Avril 2005

    Le 7 novembre 1943, à Tanger, Lotfi Akalay a poussé son premier cri.
    Bien d'autres cris suivront. A partir de 1990 et jusqu'en 1994, il rédige de savoureuses chroniques humoristiques pour Al Bayane, quotidien de gauche, organe de la classe ouvrière, puis il opte pour La Vie Economique, porte-parole des milieux d'affaires. En 1997 il donne des chroniques d'humeur au mensuel Femmes du Maroc. Déjà Charlie-Hebdo avait publié une de ses nouvelles, Le Candidat, sous forme de feuilleton durant l'été 1995.
    En mai 1996 il publie aux éditions du Seuil son premier roman, intitulé Les Nuits d'Azed. À ce jour, le livre a été traduit en huit langues : néerlandais, italien, portugais, grec, coréen, turc, chinois et espagnol. En juin 1998 il publie Ibn Battouta, Prince des Voyageurs aux éditions casablancaises " Le Fennec ", passionnant récit de voyages du " premier touriste du monde ". Le meilleur de son talent réside sans doute aussi dans ses nouvelles, où la satire, l'humour et la fausse naïveté dissimulent mal une sensibilité attentive, un goût irrépressible du détail et de la formule, signes d'une approche personnelle du Maroc et de Tanger la légendaire, " sa " ville, de ses traditions, ses travers et ses grandeurs, de ses habitants aussi, qu'il ne cesse d'observer comme l'un des innombrables visages actuels de l'humain.

  • L'épitaphe de Voltaire est la suivante : " Il combattit les athées et les fanatiques.
    Il inspira la tolérance, il réclama les droits de l'homme contre la servitude de la féodalité. Poète, historien, philosophe, il agrandit l'esprit humain, et lui apprit à être libre. En réalité, esprit universel, d'une immense culture, Voltaire a laissé une oeuvre gigantesque et inégale. Il existe donc de nombreuses façons de l'aborder. Chaînon brillant entre le XVIIe siècle et la Révolution française, son ironie et sa verve ne cessèrent de pourfendre l'injustice, l'intolérance et la bêtise.
    Ses combats de l'affaire Calas, celle du chevalier de La Barre, de Sirven, de Lally-Tollendal en témoignent assez. Dans sa lutte acharnée contre l'imposture sacerdotale du catholicisme et tous les despotismes, qui restèrent ses ennemis privilégiés, il ne cesse de faire appel à l'esprit critique notamment en comparant les peuples entre eux, leurs sociétés, leurs religions, leurs modes de vie et leur histoire, ruinant les vérités absolues, les traditions acceptées sans examen, les révélations, les mythes, les fables, les " chimères " dont est encombré l'esprit humain.
    Sa fréquente référence au monde oriental se retrouve ainsi au coeur de son activité critique, plus profondément, et parfois plus agressivement, que Montesquieu ne le fit avec ses Lettres Persanes. Ce premier volume regroupe les textes relatifs à l'Empire Ottoman, grande puissance de son époque, et au monde arabe, dont il fait saillir les traits permettant d'instruire les procès de l'intolérance, de l'ignorance et du fanatisme où qu'ils se manifestent, y compris et singulièrement au coeur de la vieille Europe.
    Un prochain volume regroupera ceux qui concernent la Chine, l'Inde, Le Japon et la Perse.

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