Chemin De Fer

  • Face caméra, une femme adresse un témoignage à tous ceux qu'elle a aimés (au seul qu'elle ait jamais aimé). Elle se livre sans limites, laissant cette confession, intense, brutale et bouleversante, comme ultime trace de son passage dans la vie.
    Dans ce texte, intense et intimiste, Éric Pessan tisse les fils d'une vie brulée à la poursuite d'un amour idéal, usée à courser un bonheur qui s'échappe à mesure qu'on croit le tenir.
    Sylvie Sauvageon scrute inlassablement les temps multiples d'un même visage. À force d'ajouts, d'effacement, de repentirs, jouant des blancs comme d'une lumière trop forte , elle poursuit la quête d'une simple présence.

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  • Avec Poser nue, Nancy Huston revient sur les années où elle fut modèle pour des artistes. Elle convoque également les figures d'Anaïs Nin et de Lee Miller avec lesquelles elle partage cette expérience. Trois femmes dont le destin sera de passer du statut de modèle à celui de créatrice.
    Dans ce récit très personnel, Nancy Huston révèle sans doute une des sources de sa réflexion peu conventionnelle sur les relations hommes-femmes, le corps et la sexualité.
    Les nues de Guy Oberson donnent chair à ce récit et deviennent cette troisième entité qui n'est pas enfant mais effigie, magiquement vivante...

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  • Trois crimes rituels, publié en 1962, est l'un des livres les plus brefs, mais aussi l'un des plus étonnants que Marcel Jouhandeau ait écrits. Il y livre ses réflexions sur trois procès célèbres qui firent la une de la presse à scandale des années cinquante.
    1954 : Denise Labbé, secrétaire et mère d'une petite fille de deux ans rencontre Jacques Algarron dont elle tombe éperdument amoureuse. Ce dernier, jaloux et manipulateur, persuade Denise, dans le but de sublimer et glorifier leur amour, de sacrifier sa fille. Denise, sous son emprise, et par peur de perdre son amant, s'exécute. Après trois tentatives ratées, elle noie son enfant dans une lessiveuse, le 6 novembre 1954.
    1956 : le curé de la ville d'Uruffe abat sa maîtresse d'un coup de revolver, non sans lui avoir donné l'absolution, lui ouvre le ventre, baptise l'enfant qu'elle portait et le tue puis le défigure afin qu'on ne reconnaisse pas qu'il en est le père.
    1957 : A Choisy-le-Roi, Simone Deschamps, une femme falote, pratiquante, est séduite par le docteur Évenou dont elle devient la maîtresse. Sous l'impulsion de celui-ci, nue sous un manteau d'écarlate, elle assassine la femme de son amant, qui n'avait d'autre but que de se débarrasser de son épouse en séduisant Simone Deschamps.
    Marcel Jouhandeau voit dans ces trois crimes bien plus que les faits divers qu'ils représentent : ce sont pour lui des actes de magie, des manifestations presque pures dans leur horreur, de l'esprit du mal : "Tout le mystère de la responsabilité est là. Ce que Simone Deschamps a fait n'était vraisemblablement pas dans sa ligne. Ce qu'elle a fait n'est pas tout à fait d'elle, ce qu'elle a osé ne lui appartient pas en propre. Ainsi, une part de notre destin ne nous appartiendrait pas".

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  • En 1956, Benjamin Péret séjourne à deux reprises chez les Indiens du Brésil, dont il partage l'habitat naturel et le quotidien.
    Dans la zone torride du Brésil réunit le récit de ce voyage et les photographies inédites qu'il en ramena, réalisant ainsi le projet qu'appelait de ses voeux le poète surréaliste à la fin de sa vie. S'y ajoute un article, inédit en français, qu'il publia dans le magazine brésilien Manchete.

    "Benjamin Péret regarde vivre les Indiens dans leurs difficiles conditions matérielles avec la délicatesse respectueuse de celui qui sait combien l'échafaudage de leur mode d'existence est fragile. Précieuses sont leurs manières propres de lutter contre la nature, de prêter considération aux autres, de laisser éclater de grandes bouffées de joie vive, de se comporter au quotidien avec leurs enfants, leurs femmes, de donner un sens légendaire aux événements.
    L'aptitude à la surprise de Péret lui-même n'est évidemment pas pour rien dans l'intérêt de son récit, qui joue à merveille du proche et du lointain, pour faire entrer le lecteur dans la zone torride du Brésil. Comment, sans son aide, nous engagerions-nous sur ces chemins gonflés "comme des boas repus" ? Qui d'autre nous ferait voir, comme lui, jusqu'aux entrailles spongieuses de la forêt, ces fleurs "à l'aspect inquiétant de foie de veau avarié" ?" Jérôme Duwa

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