Chambre D'echos

  • Nantes, la ville, sa forme ou le sentiment qu'elle en donne... Une citadine familière des lieux nous incite à glisser notre main sur ce tuffeau des murs, « Une tendresse nous vient pour cette pierre de fleuve dont est bâtie la ville », à capter dans Les Anneaux de Buren sa matière fluide, vents et remous de marée. Au fil de sa rêverie, la passante dérive, de «la Fabrique des sourds où l'on martelait les tôles de la dure nécessité» aux vestiges du passé négrier ou à la beauté du pont Éric Tabarly, «superbement libre comme la mer».
    Dans ce décor vibrant de présences, instants de ville, impressions d'hier et d'aujourd'hui se mêlent. Un poème de Cocteau, un tableau du port par William Turner, un air de musicien des rues, une gravure de Rodolphe Bresdin, un air de Bashung dans une friche industrielle. Point n'est besoin d'être nantais pour entrer dans ce rêve d'une ville.

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  • Les ancêtres d'Ulysse

    Adam Biro

    « Quand j'ai écrit ce livre, Ulysse, mon petit-fils à qui je m'adresse avait 2 ans. Aujourd'hui il en a 17. Si le monde a changé, le passé, celui de ma famille et celui de l'Europe Centrale, reste identique : douloureux, tragique. C'est ce passé là que je voulais raconter dans ce livre, roman vrai oscillant entre dérision et émotion, désespoir optimiste et joie de vivre pleine de larmes, entre Est et Ouest, entre un monde disparu et un présent incertain. Mais Ulysse - et le lecteur - pourront deviner à travers les portraits des membres de ma famille qui ont vécu et souffert dans une Europe bouleversée puis détruite par deux guerres et écrasée par des dictatures, une enfance émerveillée... la mienne. »

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  • Deux enfants, deux «?petites?» peu pressées de grandir, saisies sur quelques saisons de sursis, «?à l'abri des fracas du monde?». On avance dans le récit comme dans un tableau de Chardin ou de Sisley?: tout à la fois un conte d'enfance composé par touches successives impressionnistes et un journal d'adulte penché sur des scènes encore imprégnées de secret et dont les résonances font songer aux compositions de Paul Delvaux. Entrent en scène le jardin, la maison et ses dépendances, l'intendant et la grand-mère, les petites filles, le chien, les mères. Une évocation intemporelle de charmes mystérieux, un regard d'enfant implacable.

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  • Deux courts récits, l'un dense, chahuté, violent, l'autre où l'on entrevoit peut-être la sortie du tunnel... Le choc des souvenirs de l'hôpital psychiatrique : images de lieux, de corps mutilés, de visages éteints, relayées par les mots.
    Après le " tu "qui seul permet au narrateur d'établir la distance nécessaire au travail de la mémoire, reviennent la parole ou le " je " et une pensée qui vagabonde.
    En hors-texte, des reproductions des peintures de l'auteur.

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  • Motard-chasseur bardé de cuir noir lancé à l'assaut du ciel, Roi Pêcheur à l'affût des nuages en reflet sur le lac, et aussi la Mort, la toute noire pleine de grâce. Tous paraissent sortis d'un conte pour adultes murmuré au coin du feu, quand nos envies se font impérieusement sentir des libres espaces et des nuits étoilées. De lignes droites affolantes en virages collés à la Terre le motard s'engage sans cesse vers la découverte de l'azur. Au passage d'un col le paysage ouvert éblouit le motard.
    "Le Chasseur de Ciel court après le grand drap bleu du monde qui ne se laisse jamais saisir. Il faut toujours aller plus loin. Il faut toujours partir plus tôt. Les membres encaissent les vibrations exténuantes puis se délassent dans un troquet de sommet, le vent dans le dos, la vue dans le mille du harpon qui ne baisse jamais la garde. Qui sait si le Chasseur n'attrapera pas son ciel? Et qui sait ce qu'il lui resterait à faire de sa vie s'il ne l'effleurait même que du bout de ses doigts?"

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  • Le temps d'un voyage, sur les traces d'un passé balayé par l'histoire, Adam Biro et sa femme Karin tiennent un journal à deux voix. Ils nous content une plongée dans l'histoire de Königsberg devenue l'enclave russe de Kaliningrad. Lui écrit en français, elle en allemand, sa langue maternelle, dont le texte est traduit. Les deux textes sont imprimés tête-bêche en un seul volume.

    "Nous sommes au bord de la Gilge, de la Matrosovska. Un jardin devait dans le temps entourer l'église. À présent, la mauvaise herbe recouvre tout. Un paysan russe se précipite et nous explique, menaçant (pourquoi ?), qu'il a tout nettoyé ici avec ses mains nues - il nous les montre ; on devine quelques noms allemands sur des tombes à moitié enfouies sous la terre et cachées par la ronce. Des dates sont lisibles, XIXe siècle. Que fais-je ici, dans ce cimetière, moi, Juif hongrois, minuscule survivant miraculé de la grande tuerie que les fils et petits-fils de ces luthériens allemands ont organisée ? Dans ce cimetière où tout m'est étranger et tout m'est hostile ? Est-ce vrai ? Je suis le mari, l'amant, l'amoureux de cette Prussienne dont les ancêtres sont couchés ici. Et cela me suffit, parce que c'est cela, l'essentiel." (Extrait du texte d'Adam Biro) "Tilsit / Sovietsk, 2005, archives de l'ancien lycée allemand. Derrière la porte, des piles de livres, des albums remplis de lettres, d'articles sur les jubilés, de rencontres entre anciens, de fêtes de classe, de photos des bacheliers de 1922-1924. Beaucoup de bibelots, d'objets de la vie quotidienne, simples témoins muets. Je feuillette, le coeur serré, la liste des noms et l'album des bacheliers des années 1922 à 1924. Dix à douze candidats, guère plus. Photos individuelles et photos de groupe, chacun portant la casquette typique du lycée, je les regarde une par une, lentement, mes yeux s'attardent, mes doigts suivent, caressent les contours... (Mon père aussi, je m'en souviens, portait cette casquette sur un cliché que nous avions à la maison, fixant l'objectif, si sérieux, si fier aussi.) Mon père ne se trouve pas parmi les lauréats photographiés. Il manque. Il me manque." (Extrait du texte de Karin Biro-Thierbach)

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  • Vézelay, sous la lumière de juin. Dix personnages de la comédie humaine arpentent la colline éternelle en ses multiples allées. Sous le regard bleu d'un ciel impavide, ces humains se rencontrent, se parlent ou simplement se frôlent, peut-être même s'ignorent. Pour chacun, cependant, une tranche de destin s'accomplit en cette journée d'été, moment aléatoire, singulier, encombré d'émotions, de coups de théâtre et de songes.

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  • Au jour le jour, cette ballade des femmes du temps jadis. et de leur délicieuse descendance actuelle trace les séquences d'une longue vie amoureuse entre le Val de Travers et le lac de Bienne, avec des mots toujours aussi abrupts pour dire la dureté quotidienne de la vie du paysan de montagne, des mots qui ont la saveur des baies sauvages, une odeur de racines âpre, rugueuse comme la gentiane. Mais le bouchoyeur est un tendre élevé à la dure par l'Oncle Marc dont la figure et la mort sont le pivot de cet hymne à la vie.

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