Centre Vendeen De Recherches Historiques

  • « Détruisez la Vendée » La guerre de Vendée a-t-elle fait 100 000, 250 000 ou 600 000 morts oe Après deux siècles de polémiques partisanes, Jacques Hussenet mobilise ici les méthodes les plus sûres pour clore enfin le débat. Mais c'est à propos des soldats révolutionnaires, ces oubliés, que ce livre apporte peut-être le plus révélations. Cet ouvrage collectif est aussi un précis d'histoire de la guerre de Vendée particulièrement commode. Chacun y trouvera, pour sa commune, le nombre de disparus et les titres qui lui permettront d'affiner ses propres recherches. Au total, le bilan et l'outil de travail qui nous manquaient.

  • Le 25 mai 1804, voilà deux siècles, Napoléon a fait de La Roche-sur-Yon, une modeste bourgade de 650 habitants, le chef-lieu de la Vendée. Certes, il veut en finir avec la Vendée rebelle, mais quelles sont réellement ses intentions ? Cet ouvrage, préfacé par Jean Tulard, relate l'extraordinaire aventure d'hommes confrontés à un pari impossible. Initialement prévu pour 12 à 15 000 habitants, le pentagone yonnais n'en comptera pas 2 000 en 1812, et il faudra près d'un siècle pour atteindre cet objectif. Un livre indispensable pour qui veut comprendre toute l'ambiguïté des liens entre Napoléon, sa nouvelle ville et la Vendée.

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  • Vingt-cinq ans durant, ce marin-pêcheur aura tenu au jour le jour la chronique de La Chaume et des Sables à l'apogée des voiles de travail. Dans son manuscrit de 2 400 pages orné de 975 gouaches d'une extraordinaire fraîcheur, il nous dit le bonheur d'une pêche fructueuse qui alimentera en sardines ou en thons la vingtaine de conserveries du grand port vendéen. L'inquiétude lorsque le temps fraîchit et que les hommes ne sont pas rentrés. Le désespoir des leurs enfin de voir les barques se fracasser sous leurs yeux, comme en cette nuit du 27 au 28 janvier 1881 qui a fait, rien qu'aux Sables, 52 péris en mer et 62 orphelins. Dont le petit Paul-Émile, 7 ans.

    Mais comment ce pêcheur que la pauvreté des siens a fait embarquer à 11 ans, a-t-il pu devenir la voix de ceux qui ne se disent pas ? C'est un « hussard noir » de la République qui, à cet hypersensible, a donné l'art d'écrire et l'universelle curiosité. Et l'on découvre ici ce jour de 1897 où cet estropié affectif, surmontant son désespoir, entreprend de faire de sa vie des Aventures.

    Il nous introduit ainsi dans l'intimité de ces hommes violents et généreux, aussi individualistes que fraternels et solidaires. Des migrants de la première ou de la deuxième génération qui, en moins d'un siècle, font presque quadrupler une population sablaise que la ruine de la Grande pêche avait réduite à moins de 5 000 âmes. En 1881, on y compte rien moins que 397 canots, 118 chaloupes et 15 autres bâtiments. La crise venue, les marins-pêcheurs prennent des risques insensés. Mais, pour sauver la vie de leurs frères, ils savent aussi offrir la leur. Ainsi Pajot, même s'il le tait dans son Journal, en est à 32 ans à son douzième sauvetage.

    C'est ce don de soi qui, la guerre venue, donne à comprendre le consentement au sacrifice. Nulle haine pourtant, chez cet homme épris de justice et de démocratie. À ceux qu'anéantit l'effroyable boucherie en cours, à ces héros condamnés à l'anonymat, il entreprend de restituer couleur et vie en une stupéfiante galerie de 681 portraits. Mais c'est lorsque les sous-marins ennemis viennent couler les chalutiers, que l'indignation de Pajot se déchaîne contre les Pirates. Notre témoin alors de célébrer la courageuse résistance du chalutier Hyacinthe Yvonne. Et surtout la geste héroïque des sauveteurs de l'île d'Yeu, qui se sacrifient pour secourir les Norvégiens de l'Ymer.

    On connaissait Pajot pour ses « portraits de bateaux » qui, depuis 1896, lui sont commandés par d'autres marins pour leur scrupuleuse exactitude, et aussi parce que nul autre n'a su comme lui exprimer l'angoisse du naufrage. Cocteau, qui avait tout compris, en célébrait la mystérieuse vérité. Et il ne le savait pas écrivain !

    Enfin publié, le grand livre de la vie du marin-pêcheur chaumois, augmenté de ses poèmes, nous livre l'âme de ces marins-pêcheurs qui naturellement ne se disent pas.

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  • Ouvrez ce dictionnaire, le premier en date à avoir recueilli le patois de la Vendée : c'est l'âme d'une civilisation rurale que vous pénétrez, savoureuse et créative, conviviale et malicieuse. Son auteur, Charles Mourain de Sourdeval, est né en 1800 et a grandi à Saint-Gervais, dans ce Marais vendéen qui, peut-être davantage encore que le Bocage, apparaît alors comme un conservatoire de culture populaire. Il n'en éprouve pas moins l'urgence de recueillir le parler de son enfance, qu'il estime déjà en danger de se perdre. Curieusement, cette précieuse collecte était à ce jour demeurée inédite. Vendéen de souche, directeur de recherche honoraire au CNRS et auteur d'ouvrages qui font autorité en matière linguistique, Pierre Rézeau nous en offre une véritable édition scientifique, qui permet de saisir la prodigieuse force native de ce patois qu'il était naguère de bon ton de mépriser.

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