Buchet Chastel

  • À vingt ans, beau comme un demi-dieu, Brahms fait une rencontre qui va changer sa vie et le cours de l'histoire de la musique. Schumann célèbre son génie, tandis que le jeune homme tombe amoureux de Clara Schumann - la femme du compositeur et la plus grand pianiste de ces années.

    Une tragédie succède à cette épiphanie : Schumann est enfermé, il meurt, et le destin de la musique allemande échoit entre les mains de Brahms.

    Alors que le monde de l'art ne jure plus que par l'innovation et le progrès, Brahms va se lever, seul contre tous, et démontrer qu'on peut aller encore plus loin en regardant derrière soi. Chantant les beautés de la nature et puisant au plus profond de lui-même, il écrira la musique la plus parfaite et la plus originale qui soit.

    Après Un hiver avec Schubert, Olivier Bellamy guide le lecteur dans l'oeuvre et l'histoire de Brahms en 44 textes ciselés, documentés et sensibles. Le compositeur le plus secret de son époque nous devient aussi proche qu'un membre aimé de notre propre famille...

    Sur commande
  • Rendre hommage à la Grèce, terre de civilisation millénaire, habitée d'Histoire et de mythes, dans le cadre de l'année où Athènes est la capitale mondiale du livre de l'UNESCO, tel est le point de départ de ce recueil rassemblant auteurs grecs et français contemporains auxquels nous avons commandé des textes.

    Des nouvelles, des récits, mais aussi des textes scientifiques, manifestent l'attachement de chacun à la Grèce. Une attention particulière est portée au Mont Athos, site classé au patrimoine naturel mondial de l'UNESCO. Une contribution est ainsi consacrée au rôle primordial des monastères du Mont Athos comme conservatoire du livre au cours des siècles. Des photographies inédites, prises dans les années 1950 par Jacques Lacarrière, renforcent encore la mise en lumière de ce lieu mystérieux.
    Grèce immémoriale et fiction contemporaine coexistent ainsi pour nous permettre d'approcher par plusieurs angles l'empreinte que ce pays a laissé à l'humanité.

    Avec la participation de Christos Chryssopoulos, Minos Efstathiadis, Maria Fakinou, Nikos Mandis, Maria Stefanopoulou, Gilles Ortlieb, Jil Silberstein, Francois Taillandier, Arnaud Zucker et Zisis Melissakis.
    Ouvrage publié en soutien d'Athènes, capitale mondiale du livre 2018.

    Sur commande
  • Dans les années 1930, les membres de la famille Machover quittent la Pologne pour une France plus accueillante. Pendant l'Occupation, pour un bon nombre d'eux, leur destin sera la rafle, la déportation et la mort dans les camps d'extermination allemands. Parmi eux, l'étudiant en médecine David, l'oncle maternel de l'auteur. Alors qu'il se cachait dans la Creuse, il est arrêté par les gendarmes français avant d'être envoyé à Drancy puis déporté à Majdanek.


    Son destin hantera la mémoire d'une famille qui choisira un nouvel exil dans l'île de Cuba. Mais le sort s'acharne, et la folie de la révolution castriste pousse les Machover à fuir une fois encore.

    C'est dans la France des années de Gaulle, de Mai 68 et de ses agitations politico-sociétales que l'auteur devra faire face à son destin de perpétuel exilé, d'enfant de la Shoah et de la révolution, dans une recherche de soi qui le conduira à vivre en marge, entre désir de liberté et errance érotique, dans l'Espagne postfranquiste et, fatalement, de nouveau à Cuba.

  • Delhi Capitale est un récit puissant et lyrique qui tente d'embrasser à la fois les origines et les implications de l'explosion urbanistique et démographique de Delhi.
    De capitale à capitalisme il n'y a qu'un pas, et c'est cette métaphore que file avec érudition et talent Rana Dasgupta : il dresse ici un portrait saisissant de la mégapole, et de l'arrogante classe aisée qui la domine aujourd'hui.
    Mais Dasgupta s'aventure aussi au-delà de ce portrait socio-économique et c'est en écrivain qu'il interroge la violence - réelle, symbolique - qui est au coeur du processus de croissance gigantesque et imparable qui travaille sans relâche la capitale indienne. À la fois balade littéraire et réflexion philosophique, Delhi Capitale se démarque très nettement des récits de voyage comme des pamphlets militants pour développer une complexité de réflexion aussi vertigineuse que les espaces urbains évoqués par le texte.

    Sur commande
  • Le long du gange

    Ilija Trojanow

    Le Gange. Les ermites et les prêtres de l'Inde lui attribuent mille noms différents. Ganga. Gangaji. Ganga Mataji... Ils considèrent cependant qu'en parler comme d'un fleuve est une insulte. Car pour eux, le Gange est une déesse. Certains disent même que c'est la source du monde.
    En 2001, Ilija Trojanow a voulu en avoir le coeur net. Il est monté sur le glacier de l'Himalaya qui surplombe Gangotri et d'où jaillit le Gange dans un vacarme hallucinant. Là, il a effectivement vu danser Shiva, mi-chaman, mi-sadhou, qui s'est laissé emporter par les tourbillons glacés comme dans une passion amoureuse. Ensuite, Trojanow s'est arrêté à Uttarkashi...à Rishikesh...à Haridwar où il a croisé Ganesha et où il a fait une offrande de fleurs et d'encens aux eaux les plus sacrées du monde, dans un rituel du soir. Avant de continuer sur Kampur... Varanasi... Allahabad... Et Calcutta, pour finir, avec ses douze millions d'âmes, juste avant que le Gange fusionne avec le golfe du Bengale...
    À pied, en bateau, en bus, en train, il a longé ses courbes et épousé son débit. Il en a découvert ses festivals mystiques, il s'est assis sur ses ghats, fréquenté ses rives, ses cultes et ses étranges habitués ; il a même levé un coin du voile sur les désastres écologiques pressentis, dus à ses barrages...
    À la fois livre de voyage plein de rencontres étonnantes et chronique fidèle et chamarrée du grand fleuve sacré, Le long du Gange nous entraîne -entre traditions millénaires et une modernité toute fraîche- au coeur même de la complexité et de l'intimité de l'Inde.

    Sur commande
  • Le numéro 5 du JDL transporte le lecteur, entre autres destinations, en Amérique latine (Brésil, Pérou, Chili), Asie du sud-est (Birmanie), Europe (Italie, Allemagne), et quelques confins de l'Asie centrale et de l'Arctique. Ces récits inédits constituent la relation de voyages ou de séjours effectués dans le cadre d'une mission spécifique (journalisme, enseignement, expéditions...) ou, plus simplement, d'une pérégrination personnelle.

    Frédéric Lefebvre (« Voyage accompagné ») est chercheur en sciences humaines et chroniqueur littéraire sur RFI. Ecrivain salué par ses pairs et la critique pour la subtilité de son oeuvre, Bernard Chambaz (« Petit voyage d'Arkhangelsk à Astrakhan ») vient de publier le beau livre « Des nuages » au Seuil. Ricardo Uztarroz (« Retour à Robinson ») réside à Lima, fut longtemps journaliste à l'AFP et vient de publier « La Véritable histoire de Robinson Crusoé » chez Arthaud. Olivier Soufflet (« Jako ») exerce la profession de journaliste indépendant à la Réunion. Ecrivain, éditeur et journaliste, Léon Mazzella (« Journal kazakh ») est l'auteur de plusieurs ouvrages à La Table ronde. « Parole de soldat, parole de Bouddha » est le second texte que Henri Marcel, romancier au Serpent à plumes, publie dans le Journal des Lointains. « De l'immensité des petits riens » est l'oeuvre de Mathilde Damoisel, documentariste, texte dont la version images sortira fin 2007...

    Sur commande
  • Moi maire rural

    Gilles Rossignol

    Monsieur le Maire est le responsable politique préféré des Français. Sur les quelque 36800 communes françaises, 32000 d'entre elles comptent moins de 2000 habitants, et 21 500 en rassemblent moins de 500! Constamment sur la brèche, l'élu du monde rural ne se contente pas d'assurer la bonne gestion des affaires municipales, il connaît chacun de ses administrés, il les écoute, leur vient en aide ; il est aussi parfois en butte à leur vindicte, car il ne peut pas plaire à tout le monde. Les responsabilités qui pèsent sur lui sont importantes, notamment en matière de sécurité civile. Rude mais passionnant métier. Gilles Rossignol, qui fut pendant onze ans maire d'une commune rurale, livre ici un témoignage plein d'humour sur les grands et petits côtés de la fonction. À travers une multitude d'anecdotes resituées dans un département et une commune imaginaires, il raconte le quotidien de ceux qui font en partie la vie de la France profonde. Non seulement la vie des paysans, mais celle des néoruraux ou de tous ceux qui quittent les grandes villes le temps d'un week-end ou de quelques semaines de vacances. II dévoile également les rivalités qui déchirent les gens supposés d'un même bord politique. Entre voisins, n'est-ce pas...

  • Picasso

    Chiari Joseph

  • Henry miller

    Temple F J.

    Cette brève étude, entreprise à l'origine sur une suggestion de dominique de roux, se présente aujourd'hui non pas comme une biographie conventionnelle ou un essai critique, mais plutôt comme un dialogue avec un ami.
    L'auteur, familier d'henry miller de 1946 jusqu'à la mort de celui-ci en 1980, a intégré dans son récit sa correspondance avec l'écrivain américain, avant et pendant la rédaction de son travail. il nous livre ainsi un précieux témoignage aussi bien sur l'homme que sur son oeuvre. en complément à la correspondance, revue et augmentée, entre henry miller et lawrence durrell de 1935 à 1980, publiée en 2004 chez le même éditeur, ce livre vient éclairer les processus de création et les sources d'inspiration de ce pionnier des lettres américaines.

    Sur commande
  • " J'ai défendu Sarajevo contre tous les nationalistes, parce que j'ai cette ville dans la peau.
    " Ainsi parle Jovan Divjak, 67 ans. Né à Belgrade de parents serbes mais bosnien dans l'âme, cet officier a refusé de se ranger aux côtés des Milosevic, Karadzic et autres Mladic, au moment où ils précipitaient la Bosnie-Herzégovine dans la guerre. Ancien membre de la garde de Tito, pour lequel il garde une admiration indéfectible, vieil ami de la France, doté d'un humour aussi solide que son bon sens, Jovan Divjak revient sur le parcours qui l'a amené à dire non à la folie meurtrière...
    Il parle avec passion de la ville où il habite depuis 1966. Il raconte l'incroyable résistance de Sarajevo, les artistes jouant sous les bombes, les tribulations de l'armée de Bosnie... Il ne cache ni ses impatiences ni ses doutes : la paix n'est pas celle dont il a rêvé.

  • Comme il s'en est fixé l'objectif dès son premier numéro, le Journal des Lointains poursuit son entreprise de rendre compte du monde contemporain tel qu'il va à l'extérieur des frontières de notre pays via le regard d'écrivains choisis pour la sensibilité de leurs univers respectifs. Recueil semestriel de récits de voyage et de reportages d'auteur, il reste aujourd'hui la seule référence du genre sur le secteur des publications périodiques.

  • Escales méditerranéennes est une chronique de voyages qui mêle description minutieuse des lieux,
    itinéraire sentimental, rencontres et souvenirs. Henri de Régnier publie ce livre en 1931 à la fin de
    sa vie. L'académicien est alors âgé de 67 ans (il va mourir cinq ans plus tard). Régnier revient sur
    deux croisières qu'il a effectuées en 1904 et 1906 sur des yachts appartenant à de riches amis. De
    Marseille en Egypte, d'Italie en Turquie, il les confond, les mélange, les agrège. C'est un lent retour
    sur les années par le truchement des paysages. Cabotage du temps. Il raconte aussi avec
    simplicité son tout premier voyage de jeune homme, de son Honfleur natal vers le Midi de la
    France. Henri de Régnier brode, il se confesse pudiquement, cachant ses émotions derrières les
    paysages. Au Parthénon, il écrit : « Le sol était jonché de fragments de marbre. Je me suis baissé ;
    j'en ai ramassé un éclat. Il était très blanc, lourd, brillant, tiède d'avoir été chauffé par le soleil,
    pur. Dans la paume de ma main ouverte je l'ai pesé, je l'ai regardé longtemps et j'ai senti que ma
    main tremblait un peu. » Il évoque sa femme Marie (qu'il appelle de son nom de plume : Gérard
    d'Houville), leur fils Tigre (mais il sait bien que le père en est Pierre Louÿs). Dans ce périple, à
    Istanbul, Régnier va croiser Loti, alors commandant du Vautour. Il retrouvera cet écrivain qu'il
    admire en 1911 à l'Académie...
    Et puis, sur le bateau on cancane un peu. On est très Parisien. Henri de Régnier excelle en
    persiflages...
    Escales méditerranéennes, est suivi de Donc..., petit recueil paru en 1921 uniquement composé
    d'aphorismes grinçants, doucement désabusés. Cynisme ou humour noiroe On se laisse entraîner.
    Comme dans Escales, on découvre un espoir qui se voile sans cesse. Ce sont probablement les
    deux écrits les plus intimes de cet écrivain. Ils n'ont jamais été réédités.
    La préface de l'ensemble est rédigée par Marie de Laubier, conservateur à la bibliothèque de
    l'Arsenal et commissaire de l'exposition Marie de Régnier en 2004. Une chronologie précise et une
    bibliographie des oeuvres de Henri de Régnier mentionnant aussi les quelques ouvrages encore
    disponibles sont placées à la fin de l'ouvrage.

    Sur commande
  • Le récit émouvant de la vie d'une femme qui, après quinze jours de coma, se réveille handicapée et amnésique. Le récit, plein d'humour et de force, d'un combat pour sortir de l'état de victime et rester, envers et contre tous, l'actrice de sa propre vie. Le Baiser de l'ange est un témoignage qui force l'admiration et offre à chacun une magnifique leçon de vie.

    Sur commande
  • Jamais depuis la chute de Louis-Philippe Ier, un prétendant au trône de France n'aura approché d'aussi près le pouvoir. Par deux fois, dans notre histoire récente, Henri, comte de Paris (1908-1999) a bien failli être le restaurateur de la monarchie. La vie de ce fin politique qui parvint à
    arracher la pensée royaliste à l'emprise de l'Action française de Maurras et qui noua un réel dialogue avec les syndicalistes et les gens de gauche au point d'être appelé « le prince rouge » par les nostalgiques d'un monarchisme d'extrême droite, embrasse tout le XXe siècle. L'Europe des rois
    mise à bas par la Grande guerre, le communisme, la montée des fascismes, le nazisme et le partage du monde après Yalta. C'est la France des ligues et du Front populaire, celle de l'Occupation puis de la Libération. La création de la Ve République. Mai 68. De Gaulle et Mitterrand... Dans ces entretiens accordés à Philippe Delorme, le comte de Paris retrace un parcours étonnant fait de rencontres à haut niveau, d'intrigues, de drames familiaux et d'espoirs battus en brèche. Des années d'apprentissage à la désillusion, de son enfance marocaine à sa retraite de la vie publique, il raconte avec franchise la vie d'un homme héritier d 'une tradition millénaire, qui avait lui aussi une certaine idée de la France et qui rêvait d'être roi.

    Sur commande
empty