Auberon

  • Chronique de la bourgeoisie en Gironde au début du XXe siècle. Jean Balde, dans ce recueil de souvenirs de son enfance bordelaise, évoque le passé sans nostalgie. «Jubilant dans l'anecdote, posant sur les êtres et sur les choses un oeil insatiable, l'esprit curieux de tout, la mémoire sans cesse en éveil, observant les moeurs sans parti pris et sans aigreur, sachant enlever un court récit, traiter un portrait en touches légères et justes, dérober à la beauté du monde quelques paysages lumineux, Jean Balde fait de La Maison au bord du fl euve un livre heureux. Les portraits émerveillent, conçus le plus souvent comme de minuscules récits, des ébauches de nouvelles, cocasses ou émouvants.
    L'humour n'y manque pas et la sensualité des descriptions fait songer à quelque Colette girondine.»

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  • René Caillié (1799-1838), « le découvreur de Tombouctou », explorateur aux pieds nus, marcha autant dans ses rêves qu'avec ses pieds tuméfiés, dans le sable du doute autant qu'en celui de l'Afrique inconnue.
    La « longue marche » de ce fils de bagnard prend fin en septembre 1828, à Tanger : 4 500 kilomètres d'un voyage extraordinaire, commencé 508 jours plus tôt, à Boké sur la côte guinéenne. Après 207 journées de marche, puis la remontée du Niger à partir de Djenné, son arrivée à Tombouctou, dont il est le premier Blanc à revenir, marque le sommet d'une aventure africaine commencée en 1816.
    L'explorateur exploré ! Un homme attachant, courageux, d'une pensée humaniste moderne, qui aborde aussi bien la condition féminine que l'esclavage, et l'un des fondateurs de l'africanisme.

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  • Aujourd'hui 22 novembre, tandis que je suis là seul, à ce point extrême où finit la France, assis sur ma terrasse qui regarde l'Espagne, l'âme du Pays basque pour la première fois m'apparaît. Il fait idéalement beau; sur la Bidassoa, sur les Pyrénées, sur la mer, partout règne le même calme infini. L'air immobile est tiède comme en mai, avec pourtant cette insaisissable mélancolie de l'arrière-automne, indiquant à elle seule que l'année s'en va. La mer, au loin, luit comme une bande de nacre bleue. Il y a des teintes méridionales, presque africaines, sur les montagnes, qui se découpent au ciel avec une netteté absolue, et qui sont vaporeuses cependant, noyées dans je ne sais quoi de diaphane et de doré. La Bidassoa, à mes pieds, inerte et lisse, reflète et renverse avec une précision de miroir le vieux Fontarabie d'en face, son église, son château fort, roussis par des centaines d'étés; reflète et renverse toutes les arides montagnes avec leurs moindres plis et leurs moindres ombres, même leurs plus petites maisonnettes, çà et là éparses, blanches de chaux sur ces grands fonds roux. Alors, tout à coup, tandis que je suis là seul devant ce décor que semble endormir le morne soleil, écoutant sonner les vieilles cloches ou vibrer dans le lointain les vieilles chansons, je prends conscience de tout ce que ce pays a gardé au fond de lui-même de particulier et d'absolument distinct. PIERRE LOTI

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  • En pays charentais

    Pierre Loti

    • Auberon
    • 5 Juin 2004

    " Tout récemment, un soir de ce dernier mois de mai, à la fenêtre de mon cabinet de travail, je regardais la belle lumière s'éteindre peu à peu sur notre quartier tranquille, sur les maisons toujours connues d'alentour. Les hirondelles, les martinets, après des tournoiements et des cris de joie effrénée, intimidés maintenant par l'ombre, avaient fait silence tous en même temps, comme au signal d'un chef...
    Une senteur de jasmin m'arriva tout à coup des jardins du voisinage, - et alors je songeai au passé...
    Sans doute, grâce à l'immobilité des petites villes de province, ce quartier placé sous mes yeux n'avait dû guère changer depuis l'époque antérieure qui maintenant préoccupait mon imagination. Restée la même aussi, cette vieille maison qui nous fait vis-à-vis et où jadis une de mes grands-mères habitait. Et l'obscurité aidant, je m'efforçai, avec toute ma volonté, de me figurer que les temps actuels n'avaient pas encore commencé d'être ; que la date de ce jour était plus jeune de soixante ou quatre-vingts années...
    Cela donnait tout à coup un charme de plus frappante vérité à cette replongée dans le temps et cela jetait sur cette revue de choses effacées une mélancolie encore plus indicible... " Pierre Loti Le nom, la vie et l'oeuvre de Pierre Loti (Rochefort, 1850 - Hendaye, 1923) évoquent l'évasion vers l'Orient, l'exotisme et les amours lointaines, mais aussi la Bretagne, le Pays basque et bien sûr le Pays charentais.
    Son attachement pour son pays natal et son atmosphère lumineuse ou mélancolique, pour sa maison de Rochefort, amarre sécurisante pour le marin qu'il était, lui a inspiré ces pages, réunies dans ce volume, parmi les plus belles de son oeuvre.

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  • Si le nom, la vie et l'oeuvre de Pierre Loti évoquent l'évasion vers l'Orient, l'exotisme et les amours lointaines, mais aussi le Pays charentais ou le Pays basque, la Bretagne a inspiré à Pierre Loti (Rochefort, 1850 - Hendaye, 1923), avec « Mon frère Yves » ou « Pêcheur d'Islande », certaines des plus belles pages de son oeuvre. Cette anthologie rassemble les principaux textes bretons de Pierre Loti (1850-1923) : « Un Vieux », « Veuves de pêcheurs », précédé d'« Une lettre en faveur des pêcheurs d'Islande », « L'oeuvre de Pen-Bron » et « L'oeuvre de mer ».
    Le marin Pierre Loti resta profondément attaché à ce pays de sa jeunesse, et à ses amis les pêcheurs.
    /> Ne lança-t-il pas une souscription nationale après la disparition en mer de deux navires d'« islandais » ?

    À paraître
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