Ateliers Henry Dougier

  • « Dans toutes les boites de l'époque, il fallait faire preuve d'un minimum d'élégance. Aux Bains-Douches, on voyait des jeunes femmes à moitié nues avec un authentique gâteau sur la tête, en guise de chapeau. Au Rose-Bonbon, on croisait des pirates, des yachtmen et des femmes en guêpières. » Dans les nuits parisiennes des années 1980, on y croise Klaus, biker, qui ne se lève que lorsque le soleil se couche ; Jah-Marie, un peu disc-jockey, attaché de presse, couturier, musicien ; Coralie qui rencontre des hommes pour financer son nouveau train de vie ; Peter, le physio ou Cyrille, le dealer.

    Témoin privilégié d'une époque et de personnages à la fois ordinaires et extraordinaires, Arnaud-Louis Chevallier retrace un univers où les punks chics côtoient les starlettes lascives et les allumés de tous poils. Où la quête des plaisirs, de la sensualité et de l'absolu tient lieu de seule morale, au mépris des conventions sociales et du conformisme. Un temps futile, mais où seul l'instant comptait.

    Que la fête (re)commence !

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  • "C'était un boulot dur. Quand on ferrait des roues, on commençait à cinq heures du matin. Il fallait du monde, cinq personnes, avec des grandes pinces !".

    Francis Renard a vécu plusieurs vies. Son histoire se déroule à Châtillon-sur-Colmont, un bourg de Mayenne entre Bretagne et Normandie. Né en 1923 dans une famille de charrons, il apprend à forger le fer et scier le bois, à fabriquer charrettes, carrioles, tonneaux, outils agricoles, portes et fenêtres, tables et placards...

    Aujourd'hui, à 96 ans, en buvant son café et en grignotant les gâteaux secs de la collation mayennaise, il nous livre ses secrets de fabrication mais aussi le témoignage d'un monde paysan disparu aujourd'hui.

  • Au Café du coin, Jeannine fume la pipe en discutant avec ses copains du quartier. Réputée pour son franc-parler, cette arrière-grand-mère de caractère, appelée «la Mère Lapipe», sait aussi écouter. Les conversations évoquent ce quartier ouvrier qu'elle a vu changer. Les générations s'y retrouvent et on y croise une fabuleuse galerie de personnages.
    Sur le formica de son comptoir, on tchine au «petpet» entre étudiants, retraités, forains, brocanteurs et policiers, avec un fakir, un ministre et même avec le Père Noël !
    La vie d'un bistrot, ce lieu rare de parole et d'écoute qui disparaît aujourd'hui. Un bistrot qui ferme, c'est un théâtre qui brûle.

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  • Safi Mohammad a traversé près d'un quart du globe. Soixante-dix jours passés à marcher, dans des bus ou dans la benne d'un pick-up, qui vont marquer sa vie et le changer à tout jamais. De Kaboul à Marseille en passant par Téhéran, Istanbul, Sofia, Belgrade, Vienne, Milan, Nice, ce jeune Afghan a parcouru près de 10 000 km, sans le choisir.
    Sur son chemin, il rencontre Giovanni Privitera, enseignant et bénévole au centre d'accueil pour demandeurs d'asile de Saint-Charles à Marseille. Les deux hommes se lient d'amitié. Ensemble, ils décident de faire de son histoire un livre. Ils retracent son périple, les raisons de son départ, les villes traversées, les paysages découverts, les passeurs et les compagnons de route rencontrés, la demande d'asile, sa nouvelle vie sur ce territoire inconnu, loin des siens. Un voyage à la fois dramatique et terriblement banal, peut-être aussi extrêmement formateur.
    Une immersion authentique dans l'univers d'un migrant ordinaire, dans les méandres de l'exil et de l'impossible retour en arrière.

  • « Papa partait à Terre-Neuve au mois de mars. Il revenait vers le mois de septembre, parfois octobre. Quand je voyais son coffre, à l'entrée de ma chambre, ah ça sentait pas bon, ça voulait dire qu'il allait partir. Ma soeur Simone lui avait dit une fois : "J'veux pas que tu partes." Mais il avait dit : "Ben faut bien que je parte, faut bien que j'aille gagner notre pain." "Oh mais on mangera des craquelins", qu'elle lui avait dit... ».

    Alissa Wenz retrace l'histoire de sa grand-mère Lucienne, fille de marin et femme d'aviateur, née en 1928 à Plouër-sur-Rance, entre Dinan et Saint-Malo. À travers les souvenirs de celle que l'on surnomme « Lulu », elle nous plonge dans la vie d'un village de Bretagne au 20e siècle. La trajectoire de Lulu se fait le miroir des préoccupations rurales des années 1930, de la vie des femmes et filles de Terre-Neuvas, des inquiétudes de la Seconde Guerre mondiale en zone occupée, de l'après-guerre et de ses difficultés économiques.
    Le récit nous invite à suivre un parcours profondément ancré dans son époque, cette époque qui destinait les jeunes filles à devenir des épouses et des mères. Un parcours modeste, mais emblématique d'une génération de femmes. Un parcours ordinaire et extraordinaire à la fois.

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  • Rwanda, l'art de se reconstruire Rwanda, l'art de se reconstruire est un récit de voyage. Ses paysages se déploient dans un mouvement incessant à l'extérieur et à l'intérieur?- là où l'espace psychique a volé en éclats. Un voyage partagé, durant dix ans, avec des veuves rescapées du génocide perpétré contre les Tutsi, au Rwanda. Un récit fait de séquences mémorielles, donnant lieu?à des scènes de compassion inouïes, qui, au-delà des larmes et des cris, calme et réconforte.

    Dans ce paysage, la « Maison de quartier » prend place. Elle ouvre?un lieu où rebâtir la maison intérieure dévastée, elle recrée des liens perdus. Construite avec et pour les rescapées, la Maison s'anime de leur présence. De leurs mouvements, de leurs regards. Elles vagabondent dans ce paysage, elles déroulent leurs pensées. La reconstruction de soi est un art. Elles l'exercent patiemment ensemble. En retour, l'art les réconcilie avec elles-mêmes et, pour toutes, il est source d'inspiration. Elles dansent, elles chantent, elles peignent, elles écrivent leurs Cahiers de mémoire.

    Après des études de philosophie, Florence Prudhomme a été journaliste et éditrice engagée dans le mouvement des femmes, soucieuse de solidarité à leur égard, ici et là-bas, en ex-Yougoslavie, en Afrique, en Europe... Depuis 2004, elle partage sa vie entre Paris et Kigali.

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  • « Le 31 janvier 1994, mon père est mort du sida. J'avais quinze ans, lui trente-six. Durant sa courte vie, il a aimé des femmes et des hommes, puis ce mal sournois l'a emporté très vite... ».

    À travers ses yeux d'enfant puis d'adolescente, Aurélie Le Floch raconte une jeunesse, sa jeunesse, et cette relation père-fille à la fois sensible et pudique. Elle se remémore tout en flashback la joie des vacances près de la Baule avec « les amis de la plage », les séparations douloureuses, les premiers signes de fatigue de son père, l'impossibilité d'en parler.
    Elle se souvient surtout de cet homme, un personnage libre et solaire, souvent absent et pourtant si présent.
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  • « Tu me tiendras la main, Frédéric ? Tu tiendras la main d'Arthur ? Du début à la fin ? ».
    Chaque lundi, Jean-Frédéric Vernier vient voir Arthur dans son foyer du 16e arrondissement de Paris.
    Jean-Frédéric est bénévole accompagnant pour les petits frères des Pauvres ; Arthur, lui, est un vieil homme handicapé mental.
    Au fil de ces rencontres, de ces moments partagés, un lien fort, tendre et subtil se tisse entre les deux hommes, source d'étonnement et de réconfort pour l'un comme pour l'autre. L'auteur nous plonge dans les joies, les peines et les obsessions d'Arthur, nous invitant ainsi à découvrir son univers.

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  • « Elle disait : on est des ouvriers consciencieux... Il faut faire avec ce qu'on a... C'est déjà pas si mal par rapport à ce que c'était... On a eu une petite vie tranquille... On a gagné notre pain honnêtement... ».
    Comme une sorte de retour aux sources, Philippe Gaboriau retrace la vie de sa tante, ouvrière de la chaussure dans le Choletais entre les années 1960 et 2000. Il nous invite à entendre la parole authentique de Mireille, avec ses particularismes régionaux et générationnels. À travers les souvenirs de cette femme et les commentaires du narrateur, on voit se dessiner un destin avec ses joies et ses tragédies. Ce récit nous plonge dans les petits gestes du quotidien, les valeurs et les références culturelles d'une génération d'ouvriers nés dans les années 1920-1930.

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