Arthaud

  • Vivre

    Elisabeth Revol

    • Arthaud
    • 16 Octobre 2019

    Vaincre, au plein coeur de l'hiver et sans oxygène, le Nanga Parbat, cette montagne tueuse, immense pyramide de gneiss cuirassée de glace qui culmine au Pakistan à 8 125 mètres, c'est l'exploit qu'ont réalisé le 25 janvier 2018 Élisabeth Revol et son compagnon de cordée Tomasz Mackiewicz.
    Mais l' euphorie de la victoire sera de courte durée. À peine au sommet, l'aventure vire au cauchemar : Tomek est frappé de cécité.
    Comment dès lors espérer survivre, réchapper de cette « zone de la mort », où l'oxygène se fait si rare que l'on peine à mettre un pied devant l'autre, où le froid et le vent sont si extrêmes que le gel menace à tout instant ?
    Dans ce récit captivant, Élisabeth Revol met ses propres mots sur cette tragédie et l'extraordinaire opération de sauvetage dont le monde entier s'est fait l'écho. Elle affronte ses souvenirs, sa terreur, sa douleur immense, le déchirement d'avoir survécu, seule, en un hommage poignant à son ami Tomek.

  • « Le fait d'épuiser ma marche, et de demeurer pourtant au coeur du mouvement, me transforme en profondeur. Mes pensées se perdent moins, je surplombe moins les choses. Je me focalise sur le troupeau qui avance devant moi. Je suis porté par sa puissance .» De juin à octobre, randonner dans les Alpes du Sud signifie marcher en compagnie des moutons : aujourd'hui encore plus de trois cent mille bêtes se retrouvent chaque année dans les alpages d'estive.
    Antoine de Baecque est parti sur les traces du parcours millénaire des bêtes et des hommes, cette transhumance traditionnelle disparue dans les années 1950. Il a cheminé sur les anciens sentiers de la transhumance par des voies oubliées, serpentant au milieu d'un paysage que le passage des moutons a façonné. Il a inauguré la Routo, cet itinéraire de randonnée bientôt homologué GR qui chemine sur plusieurs centaines de kilomètres à travers les Alpes, de la plaine de Crau en Provence jusqu'au Piémont italien.
    Ce récit voyageur d'un parcours montagnard, où la quête de la mémoire d'une transhumance millénaire accompagne la mémoire intime du marcheur, résonne comme un hommage au lien entre hommes et bêtes.

  • Au-dela des sommets

    Kilian Jornet

    • Arthaud
    • 4 Novembre 2020

    « Au fond, je sais que je n'ai pas d'autre choix que de repousser au maximum les frontières de ce que je sais faire pour avoir la possibilité d'éprouver un plaisir essentiel et puissant. » Rien n'arrête Kilian Jornet. Sans cesse en quête de nouveaux défis, la légende de l'ultra-trail est née pour affronter les sommets. L'impossible, il l'a déjà atteint, lors de sa double ascension de l'Everest. Cette vie passée à repousser les frontières de l'extrême repose sur une discipline rigoureuse, des entraînements réguliers et pénibles et une maîtrise technique irréprochable : toute victoire a un prix.
    Dans ce récit poignant et profondément honnête, Kilian Jornet se confie. Il raconte son enfance, ses choix, ses peurs, ses aventures hors norme, ses trophées et ses erreurs. Avec humilité, il témoigne de sa carrière prodigieuse. Avec enthousiasme, il nous conduit avec lui, là-haut, goûter l'air des cimes et partager ce qui seul compte : l'amour puissant de la montagne.

  • Joseph Kessel (1898-1979), journaliste et écrivain, sillonna les continents pour trouver des sources d'inspiration à ses écrits.
    Dans cette série de reportages écrit lors d'un voyage à Kaboul en 1956, Joseph Kessel nous fait découvrir les richesses de la culture afghane et évoque avec tendresse les personnages et les rites qui l'ont marqué. Il nous donne aussi les clefs de l'un de ses plus célèbres romans, Les Cavaliers et nous entraîne dans un passionnant voyage à travers ce pays.

  • « La première fois que j'ai vu des loups, c'était en Cévennes, en 2004, à quatre kilomètres à pied du village dont est originaire ma famille. J'ai compris à cet instant que nous avions une meute. J'ai voulu en parler, ça n'était pas le moment. Les visages se ferment, les sourcils se dressent. Des loups ! Pensez donc ! Les années sont passées.
    Et puis d'un coup, plus de sangliers ou de chevreuils là où on les attendait d'habitude à la battue, des troupeaux fébriles, des traces en losange, des chiens qui disparaissent, quelque chose dans le pays avait bel et bien changé ».

    Dans les Cévennes où il vit, à une centaine de kilomètres du Gévaudan, sur les terres qui ont inspiré La Chèvre de monsieur Seguin, au royaume de cette bête dont on disait autrefois qu'elle mange le monde, Antoine Nochy a traqué le loup pendant plusieurs mois. Il a arpenté les sentiers, les berges, les drailles à la recherche de signes et de traces et a écouté parler les hommes.
    Le loup, ce prédateur dont l'éradication fut pour les Européens un des premiers critères de la modernité, est de retour. Saurons-nous cohabiter avec le sauvage? Lui apprendre des limites et lui faire respecter les activités des humains, avec qui il doit, lui aussi, partager son territoire et ses usages ?

  • En 1849, Gustave Flaubert, 28 ans, s'ennuie à Croisset. Pour vaincre sa mélancolie, on lui conseille l'Orient. D'autres avaient effectué ce fabuleux voyage avant lui. Lord Byron en 1809 ; Chateaubriand en 1821 ; Lamartine en 1832. Flaubert veut suivre leurs traces et leur exemple. C'est en compagnie de son ami Maxime Du Camp qu'il accomplit le grand voyage de sa vie (1849-1851). Rien de commun avec le tourisme d'aujourd'hui : une croisière sur le Nil dure à l'époque quatre mois et demi. Cette expédition de deux écrivains a inspiré deux oeuvres : Le Nil, dédié à Théophile Gautier, dans lequel Du Camp, sans jamais nommer Flaubert, s'attache à une description précise des pays, monuments et personnes qu'ils ont visités. Flaubert, dans son Voyage en Orient, retranscrit plutôt les ambiances, les couleurs et les émotions éprouvées. Ces deux récits mythiques, en dépit de leurs différences, témoignent tant chez Flaubert que chez Du Camp d'une aventure initiatique qui marque la fin de leur jeunesse.

  • « On ne doit jamais se fier à sa première impression. Contrairement à ce que prétend le dicton. En matière de voyage, du moins ».

    Pour Tristan Savin, chaque pays possède son « trou du cul du monde ». Simple formule provocatrice ? Non pas ! En trente ans de voyages lointains, ce drôle de curieux a plus d'une fois eu l'occasion de vérifier cette assertion peu révérencieuse.
    Un TDCDM (pour rester poli) est un lieu méconnu, de préférence sordide, voire hostile, situé au milieu de nulle part... ou d'ailleurs. Une ville oubliée des dieux, inévitablement galère. Un bout du monde, une zone frontière, un village fantôme, un îlot paumé : du Mexique à l'Inde et des Galápagos à l'Amazonie, en passant par l'Éthiopie et la Polynésie, la diversité de ces endroits paraît sans fin. C'est surtout le genre de lieux où se produisent des phénomènes étranges. Et de drôles de rencontres : zombies haïtiens, racketteurs du désert, espion birman ou dragons de Komodo.
    Vous voilà prévenu, et prêt à embarquer pour le plus désopilant des tours du monde, décalé et totalement subjectif.

  • « Nous avançons peu à peu, lentement, mais dans la bonne direction, et on peut espérer dans quelques jours atteindre notre but... Et d'abord retrouver l'endroit. Retrouver la falaise et la source où se cache la plante que nous recherchons ».

    En 1940, Théodore Monod, au cours d'une expédition dans le Sud libyen, découvrait une plante d'un genre nouveau. Le spécimen se révélera unique. Depuis, la fleur, baptisée Monodiella flexuosa, conserve ses secrets dans l'herbier national du Museum. Jusqu'au jour où, sur les traces du Petit Prince, Théodore Monod, à l'âge de 94 ans, décide de partir à sa recherche...
    Cet ouvrage est l'histoire d'une aventureuse expédition, relatée en partie grâce au journal de bord de ce grand scientifique et humaniste, alors au soir de sa vie. Les conditions particulièrement éprouvantes du périple n'ôtent rien à la détermination de ce passionné du désert, heureux de chercher à saisir jusqu'au bout une part du mystère du monde.

  • « Nous partons du Puy-en-Velay pour suivre la Via Podiensis puis le Camino francés jusqu'à la merveilleuse cité de Compostelle. Le chemin est plein de surprises : après l'Aubrac sous la neige, et Conques la magnifique, nous dormons dans une chapelle transformée en gîte pour les pèlerins à Aire- sur-l'Adour, puis nous franchissons les Pyrénées depuis Saint-Jean-Pied-de-Port jusqu'à Roncevaux. Entrés dans le royaume d'Espagne, nous découvrons Pampelune pendant les impressionnantes fêtes de Saint-Firmin, et nous traversons le désert de la Meseta avant d'arriver en Galice, terre promise des pèlerins, où nous attend saint Jacques.

    Comment ressort-on d'un tel voyage ? Comment vit-on ce dépassement de soi et a fortiori avec deux enfants ? Au-delà des obstacles, nous souhaitons transmettre un message fait de valeurs spirituelles fortes, d'ouverture à l'autre et au monde. Le voyage devient une façon de partager, de se connaître et de faire grandir son âme au fil du chemin.

    Entrez dans cette fabuleuse aventure pleine d'humour et d'humanité ! Vivez la magie de ce sentier unique aux multiples facettes, à la rencontre d'hommes et de femmes qui ont vu leur vie chamboulée en se lançant dans l'aventure. Qui sait, le chemin de Compostelle changera peut-être aussi votre vie...

    Buen camino ! ».
    Aurélie, Laurent, Eva et Maxime

  • Appia

    Paolo Rumiz

    • Arthaud
    • 28 Août 2019

    « De notre aventure, je ne sais pas ce qui est resté le plus clairement imprimé dans mon esprit : les visages ou les paysages, les pierres que nous avons vues ou les atmosphères que nous avons flairées en chemin. Ce qui est sûr, c'est que ce voyage a été le plus terre à terre et en même temps le plus visionnaire de tous ceux que j'ai faits. Tandis que le poids de mon sac à dos m'ancrait fermement au sol, ma tête vagabondait parmi les nuages, à la manière d'un cerf-volant, et en même temps la bonne chère méditerranéenne provoquait d'appétissants courts-circuits avec l'Histoire ».

    Dans cette bible voyageuse, Paolo Rumiz ressuscite la Via Appia, vingt-trois siècles après sa construction. Après six cent douze kilomètres et vingt-neuf jours de marche, Rumiz dégage cette voie légendaire des toiles d'araignées sous lesquelles l'oubli et l'incurie l'avaient ensevelie. Pas après pas, il nous conduit vers les merveilles cachées de la mère de toutes les routes, plus ancienne et plus variée que le chemin de Compostelle. Ce récit passionnant propose, pour la première fois, une cartographie complète de ce parcours mythique reliant Rome à la Méditerranée. En restituant la Via Appia au patrimoine européen, Paolo Rumiz espère « qu'une armée de voyageurs vienne à leur tour suivre ce fil d'Ariane qui serpente à travers les splendeurs de l'Italie méridionale ».

  • Né en 1925 en Indochine, Bernard Moitessier navigue durant son enfance avec les pêcheurs du golfe du Siam. À 27 ans, il part en solitaire à bord de Marie-Thérèse, une jonque avec laquelle il fera naufrage. C'est dans des conditions de précarité propres à effrayer les plus téméraires, avec à bord un simple compas et un sextant, qu'il affronte durant quatre-vingt-cinq jours la mousson, avant de faire naufrage aux îles Chagos. Il sauve sa vie, mais son bateau - toute sa fortune - a sombré. Accueilli à l'île Maurice, il met trois ans à reconstruire un bateau et reprend la mer avec Marie-Thérèse II, en direction de l'Afrique du Sud et des Antilles. C'est cette étonnante aventure que raconte ici Bernard Moitessier, ce passionné de la mer devenu l'un des plus grands navigateurs de tous les temps après son tour du monde et demi en solitaire, en 1968-69, à la suite duquel il publie La Longue Route, devenu un livre culte. Celui qui fut un modèle pour nombre de marins aura aussi incarné, par ses combats écologiques et sa philosophie altruiste, toute une époque. Il est décédé en juin 1994.

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  • « Se lever tout à l'aube dans un doux froid. Contempler par l'ouverture en arc de l'abri cette première image du jour : une fine lune calligraphiée dans le ciel et deux ombres, l'ombre de la lanterne et l'ombre de l'arbre, étendues sur le socle de la grande cloche. Déboucher dans la vaste cour du temple encore à peine éclairée où les bâtisses, dans leur torpeur, ont une certaine magnificence. Ébrouer son sommeil comme ce gong qui résonne, un grelot de piécettes, le chant murmuré d'une vieille femme ».

    C'est à pied qu'Ariane Wilson a effectué le pèlerinage de Shikoku, au coeur d'un Japon méconnu et secret, sur les pas du maître Kûkai, fondateur du bouddhisme Shingon. Quelque 1 400 kilomètres parcourus en un peu moins de deux mois, avec, sur le dos, un étonnant abri, conçu et fabriqué pour ce périple. Vierge au premier jour, il devient peu à peu la fresque de la progression d'Ariane et de son amie Aude, tatoué des calligraphies récoltées à chacun des 88 temples.
    La progression géographique se double peu à peu d'une progression intérieure, visée du pèlerinage : accueillir l'autre, réfléchir au sens du don, apprendre à trouver la beauté partout où elle se trouve.
    Un hymne à la délicatesse.

  • Dans les années 30, le Proche-Orient est le nouveau terrain d'affrontements entre les grandes puissances coloniales, avides de maîtriser la manne pétrolière indispensable au développement économique.
    Joseph Kessel et Xavier de Hauteclocque, grands reporters en vogue, partent explorer ces terres sauvages et archaïques, marquées par l'islam et ses moeurs millénaires.
    Cet ouvrage présente deux récits d'enquêtes et d'aventures exceptionnels. Marchés d'esclaves de Joseph Kessel nous entraîne entre la corne de l'Afrique et l'Arabie, où se pratique encore la traite négrière. Le Turban vert de Xavier de Hauteclocque, sous le prétexte d'un pèlerinage à La Mecque, révèle la vie quotidienne en Arabie sous le règne des Séoud.

  • « Les débuts de mon histoire avec Tara Tari sont simples. J'allais mal et je l'ai rencontré. Nous étions à l'arrêt, bloqués à quai tous les deux et nous nous sommes aidés. Nous sommes partis ensemble. Parfois seuls, souvent accompagnés. Simplement, avec le vent. Notre voyage n'invoque ni l' exploit ni la performance ».

    Dans ce récit de mer et de résilience, Capucine Trochet raconte sa folle aventure avec Tara Tari, un petit voilier de pêche du Bangladesh fait de jute et de matériaux de récupération. L'architecte du bateau l'avait prévenue : Tara Tari n'est pas fait pour traverser l'Atlantique. Pourtant, Tara Tari, si petit, est peut-être la seule embarcation avec laquelle elle se sent capable de traverser l'océan.
    /> Après dix mois en mer, Capucine apprend le nom de sa maladie génétique qui lui impose des souffrances permanentes et elle décide de poursuivre ses navigations. Sans défi. La tempête vers l'archipel du Cap-Vert, la traversée de l'océan Atlantique..., elle atteint l'essence de son rêve. Tout prend sens, au cours du voyage ; même la maladie.
    Sans moteur, sans électronique et sans un sou, elle avance ou recule au rythme des éléments. Au fil des milles nautiques, Capucine se construit un nouveau mode de vie et expérimente la sobriété optimiste.
    Tara Tari, plus qu'un bateau, est devenu « ses ailes et sa liberté».

  • « Par la grâce du bon Dieu, nous arrivâmes au Río della Plata en l'an 1535, où nous trouvâmes un endroit appartenant à un peuple de deux mille Indiens environ qu'on appelle Zechuruas. Ce peuple se nourrit uniquement de poisson et de viande et ne porte pas de vêtements, sauf les femmes qui se couvrent le bas d'un petit chiffon en coton du nombril jusqu'aux genoux. À notre arrivée, ils prirent la fuite avec leurs femmes et leurs enfants et quittèrent les terres ».

    En 1534, Ulrich Schmidel s'embarque de Cadix comme simple soldat, à destination du Río de la Plata. Il s'apprête à passer vingt ans sur le continent sud-américain, à une époque où tout reste à faire pour les Européens conquistadors, avides d'étendre leur pouvoir.
    De retour en Allemagne, Schmidel livre le souvenir de sa vie de lansquenet, où chaque jour était une lutte. On y découvre la fondation de Buenos Aires mais surtout la faim omniprésente qui pousse parfois au cannibalisme, les conquêtes qui n'apportent que peu de profit et la mort qui fauche. Le tout forme un récit âpre et sidérant, sans véritable équivalent.

  • « Je veux boire à tes rêves, Nicolas, parce que les rêves, c'est le plus important. On n'est peut-être pas des spécialistes de la vodka, et ça ne fait rien, mais pour ce qui est des rêves, on s'y connaît ! ».

    Pourquoi les Russes et leurs voisins ex-soviétiques boivent-ils tant de vodka ? Que « dit » cette boisson à propos de leurs racines et de leur âme ? Pour tenter d'éclaircir ces mystères, Nicolas Legendre est parti durant quatre mois du Caucase à l'Asie centrale et de la Sibérie à Moscou. Son unique mot d'ordre : laisser faire le hasard. Errer jusqu'à ce que les rencontres surviennent et que les verres s'entrechoquent.
    Les Routes de la vodka est le récit de cette tonitruante expédition entre steppe, désert et montagne où passent des routiers, des éleveurs nomades, un liquidateur de Tchernobyl, une jeune Ouzbek battue par son mari, un ex-agent des forces spéciales soviétiques, des employées du Transsibérien, un politicien kirghize... D'épiques saouleries succèdent aux rêveries et aux plongées dans l'Histoire. L'auteur, entraîné dans un périple initiatique, décrit dans une langue nerveuse et captivante un monde chamboulé tour à tour par le communisme et par le capitalisme.

  • Au Maroc

    Pierre Loti

    En février 1889, à 39 ans, c'est en tant que membre d'une mission diplomatique que Pierre Loti s'embarque pour un périple en terre marocaine.
    Auteur et journaliste à succès, il retrace dans ce journal le parcours de la caravane ministérielle française qui, d'Oran à Fès, sillonne les territoires des tribus bédouines au rythme des fantasias et des mouna.
    Sur place, alors que la délégation, cloîtrée dans les appartements luxueux du sultan, est tenue d'assister aux cérémonies officielles, Loti profite d'une petite maison mise à disposition par un ami pour partir à la découverte de la ville sainte. Son goût du costume lui permet de se fondre dans les rues tortueuses et encombrées pour approcher ce « Maroc intime » qui le fascine tant par l'intemporalité et le mysticisme religieux qui y règnent.
    Refusant de tomber dans des considérations politiques, Loti prend plaisir à surprendre le lecteur contemporain en laissant transparaître son amour pour ces terres d'Islam qui ont su préserver un idéal d'absolu et résister aux « choses nouvelles » de la civilisation européenne.

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  • Le rapt

    Roger Frison-Roche

    • Arthaud
    • 4 Avril 2006
  • « Personne ne peut savoir quel plaisir on éprouve à naviguer seul en toute liberté sur les océans immenses, à moins d'en avoir l'expérience ».

    En 1895, Joshua Slocum part de Boston avec le voilier qu'il a restauré avec ardeur plusieurs années durant. Lui qui a déjà tant navigué veut retrouver le large, seul cette fois.
    Trois ans plus tard, c'est la fin d'une « croisière » de quarante-six mille milles. Slocum jette l'ancre dans le port de Newport : il a réalisé le premier tour du monde en solitaire. Un exploit hors du commun à l'époque et encore légendaire aujourd'hui.
    Pour des générations de marins du monde entier, Slocum reste un modèle par sa détermination et sa présence d'esprit comme par son art d'affronter la solitude. Son attitude indéfectiblement positive est peut-être le secret de l'engouement toujours aussi vif suscité par ses aventures, dont le récit est devenu un classique incontournable de la littérature maritime.

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