Arlea

  • Amérique fantôme Nouv.

    À l'occasion d'une « tournée » solitaire notamment au Texas, pour accompagner la publication de son livre, Brice Matthieussent regarde l'Amérique d'aujourd'hui, loin des pages joyeuses de la route 66, du mythe des années Kerouac, et des clichés les plus tenaces. Il traverse les villes de Dallas, Pittbursgh, Houston, Austin, avant de revenir à Boston, étonné par les fantômes qui hantent un paysage de halls d'hôtels, d'autoroutes ou de librairies, à la lumière des néons ou des phares de voitures. On y croise les plus démunis dans des rues sans trottoirs comme les classes aisées dans les parcs ou les salons, les plus chaleureux et les plus distants. Mais la rencontre est d'abord celle du regard et de la littérature.
    /> Le récit est scandé par une succession de faits divers et de photographies de l'auteur.

  • En 1939, désavoué par le régime fasciste, Curzio Malaparte s'embarque pour l'Éthiopie afin de regagner estime et considération en témoignant de la colonisation italienne. Mais, séduit par la « terre des hommes rouges », il renonce à l'entreprise de glorification pour mener une exploration plus intime. Et son voyage devient littérature.

    À dos de mulet, seul ou accompagné de bataillons de l'armée coloniale, Malaparte sillonne une Éthiopie fascinante, qu'il confond parfois avec la campagne italienne et qui, parfois, s'apparente au sublime. Un sublime halluciné, traversé de brigands et de lépreux, de gazelles et de faucons, un paysage minéral, « d'une pauvreté âpre mais très belle », où chaque vision suggère un monde unique : celui d'un auteur magistral.

    1 autre édition :

  • Armen

    Hélène Gestern

    Au fond, j'ai eu envie d'écrire, à travers la vie d'Armen Lubin, la biographie de l'écriture.

    Armen Lubin (1903-1974) est né à Istanbul sous le nom de Chahnour Kérestédjian. Persécuté, comme ses compatriotes arméniens, il doit quitter la Turquie à l'été 1923, devenant de fait apatride. À son arrivée à Paris, il exerce la profession de retoucheur en photographie pendant plusieurs années. En parallèle, il écrit dans des journaux arméniens, tandis qu'il fait, aussi, ses premiers pas de poète français, sous l'aile d'André Salmon et de Jean Paulhan. Très vite atteint d'une affection tuberculeuse particulièrement redoutable, le mal de Pott, il passera sa vie le reste de sa vie dans les hôpitaux et les sanatorium de l'Assistance publique, de la Salpêtrière à Berck, mais aussi à Bidart et à Pessac. C'est dans ces lieux où il connaîtra des souffrances extrêmes qu'il écrira toute son oeuvre poétique tout en continuant de correspondre avec ses amis. Publié par Jean Paulhan chez Gallimard, il se liera d'amitié avec Henri Thomas ou Madeleine et Jean Follain.
    Le livre, suivant une alternance régulière, réfléchit en miroir de brefs chapitres revenant sur la vie d'Armen Lubin, regroupés en cinq parties : Enfance, Souffrances, Écritures, Amours et amitiés, L'homme double et des chapitres directement autobiographiques, concernant Hélène Gestern, elle-même originaire d'une famille d'exilés.
    C'est donc une méditation sur l'exil, la perte et l'écriture, sur ce qui construit un écrivain, sur les blessures du passé et leur rôle fondateur. La réflexion des deux existences, l'affinité qui se noue, au fil de l'écriture, entre Hélène Gestern et son sujet, se veut le lieu d'une méditation sensible sur l'écriture et la place centrale qu'elle peut tenir dans une existence.

    D'une ampleur comparable à celle de l'Odeur de la forêt, ce texte nous emporte dans les méandres de deux destinées que tout oppose et qui, pourtant, se répondent singulièrement. C'est la première fois qu'Hélène Gestern livre avec pudeur quelques clés de son univers romanesque.

  • En 1961, alberto moravia entreprend un voyage en inde en compagnie d'elsa morante, sa femme, et de leur ami pier paolo pasolini.
    De ce voyage, la littérature gardera deux livres complémentaires et éblouissants : l'odeur de l'inde, de pier paolo pasolini, et une certaine idée de l'inde, d'alberto moravia. ce qui saisit moravia c'est, par-delà la violence du choc culturel, la force d'un pays en train de relever un défi social audacieux. analysant les causes de l'extrême pauvreté, il s'en entretient avec nehru, devant lequel il ose dénoncer le système des castes.
    Enfin, il décrit avec une grande élégance l'immensité et la douceur des paysages

    1 autre édition :

  • 1928, andré gide vient de publier voyage au congo et retour du tchad, ouvrages dans lesquels il a dénoncé avec vigueur les horreurs et les crimes du régime colonial de la france.
    Albert londres s'embarque pour un périple de quatre mois en afrique, destination sénégal, niger, haute-volta (aujourd'hui burkina-faso), côte d'ivoire... révolté à son tour par ce qu'il découvre, le grand reporter trouvera la violence et les accents qui conviennent pour en parler. son livre, terre d'ébène, suscitera de furieuses polémiques et incitera le gouvernement général de l'aof à organiser un " voyage de presse " afin d'apaiser l'émotion produite par le reportage de londres.
    La presse coloniale, de son côté, se déchaînera, mais la violence ordurière de ses attaques renforcera le succès du livre.

    Sur commande
  • Traité de la cabane solitaire Antoine Marcel Ce rêve que je me propose d'écrire parce que je l'ai vécu, j'aurais aimé le trouver moi-même au chevet d'un lit, dans une cabane perchée en haut d'un grand chêne. Ce livre serait intitulé Traité de la cabane solitaire, et je l'aurais lu bercé par le vent et le bruissement des feuilles.

    Construire une cabane est un rêve. Ce rêve peut aussi être un choix. En compagnie des poètes et des vagabonds, guidé par le désir d'une vie fuyant les faux semblants, le narrateur - on devine qu'il s'agit de l'auteur lui-même - part à la découverte de toutes les cabanes de la terre.
    Un voyage initiatique depuis les songe d'enfance jusqu'à leur accomplissement.

    Sur commande
  • Ce petit livre a une double personnalité et une longue histoire.
    S'il résulte bien d'une conférence faite à la cité de l'architecture en 2012, il est composé de plusieurs strates.
    Tout d'abord une rencontre, celle d'un grand architecte paysagiste, Alexandre Chemetoff, habité par la question de « la souvenance » (ses plans pour Rennes, pour l'Île de Nantes font référence aux paysages humains et sociaux, il a obtenu, en l'an 2000, le Grand Prix national de l'urbanisme) et d'un grand écrivain Jean-Christophe Bailly, curieux de tout ce qui surgit, de toutes formes de vie pour peu qu'elles relèvent du langage ou du paysage.
    La deuxième strate est celle du voyage à Saint-Etienne, en décembre 2011 qui devint le matériau commun et la trame de la conférence.
    La troisième est la conférence elle-même et ce qui en revint, c'est-à-dire ce livre mûri dans la douceur de l'été 2014, à la campagne, en Saône-et-Loire - une des héroïnes de ce livre, nous diront les auteurs.
    Ces changements à vue sont donc un nouveau dépaysement et une nouvelle approche du territoire au sens le plus large, celui de l'inscription des traits urbains dans une géographie entière, dominée dans ce cas par la présence (même cachée) de l'eau.

    Sur commande
  • Ma vie dans les monts

    Antoine Marcel

    • Arlea
    • 26 Avril 2018

    « La même rivière coule sans arrêt, mais ce n'est jamais la même eau. De-ci, de-là, sur les surfaces tranquilles, des taches d'écume apparaissent, disparaissent, sans jamais s'attarder longtemps. Il en est de même des hommes ici-bas et de leurs habitations », écrit Kamo no Chômei.
    Au fil inconstant des jours, les mois et les années passent. En ce monde flottant, la vie est comme un songe, un jour ici, un autre là. Au printemps 2016, Lily et moi quittons notre ancienne demeure et allons habiter un moulin sur le ruisseau d'Orgues, en Xaintrie Noire, une région montagnarde adossée au sud du Massif Central.

    Ainsi commence, non le livre d'un moine zen japonais du XIIe siècle mais le récit d'une vie d'aujourd'hui retirée loin de l'agitation du monde, dans la rencontre de ce qui est (lumière du soir et du matin, rocher, rivière, saison, oiseaux et bois à couper pour l'hiver) et la pensée sensible (l'interrogation sur l'existence, la lecture, la vie dans toute son ampleur et sa géographie, et l'amour à partager).
    Après le très remarqué Traité de la cabane solitaire, Antoine Marcel nous convie à choisir la vie anonyme, semblable à celle des lettrés d'Extrême-Orient, mais inscrite dans notre tonitruante modernité. « Une vie à l'écart ne semblait excentrique qu'au contrepoint de l'ambition de faire carrière. L'homme de la voie, en Chine et au Japon, était une figure respectable. Se retirer dans les montagnes et vivre de l'air du temps, c'est déjà devenir Immortel. Car quelle est l'option contraire, finalement ? C'est briller dans les salons. C'est la notoriété, le succès, l'adulation, toutes choses vaines pour qui a quelque ambition supérieure. On en connaît les conséquences. »

    Sur commande
  • Retour en Inde

    Patrick Boman

    Hier soir, à l'aéroport, l'odeur de l'Inde était non pas celle, classique et célébrée par tous les bons auteurs, de l'encens, du piment, des fleurs pourries et des excréments, mais celle du désinfectant...
    Savoureux mélange d'humour et d'érudition, voici le récit enlevé d'un grand voyageur qui retrouve l'Inde, après une longue absence, transformée, mondialisation oblige ! Sans exotisme, Patrick Boman déchiffre pour nous, avec force et étonnement, les mystères de l'Inde.

    Sur commande
  • Du haut de ce grand mur rigoriste, dont la dalle usée et tiède rend la promenade agréable sous le pied, je prends plaisir à regarder les toits pointus, légers, sombres, hypnotiques et presque ondoyants, puisque vue d'ici la ville intérieure ressemble à une petite mer du Nord sous force quatre, qu'un simple mouvement de bras d'un Moïse bouddhiste suffirait à écarter ou à faire disparaître. Disparaître... Toujours ce sentiment à peine voilé, cette impression que rien n'existe vraiment, que tout ce qui enferme d 'habitude - un temple, cette muraille, la ville entière, certains de ces habitants - pourrait fort bien se faire effacer par la première brume venue ou qu'il suffirait de se retourner trop vite, pour ne plus trouver qu'un désert de sable derrière soi.

    Sur commande
  • Voyageur sensible à la beauté des paysages naturels et urbains, esprit érudit, curieux des oeuvres d'art, certes, mais également grand observateur des hommes et de leur vie, sans jamais céder au goût de l'exotisme. Il traverse ici l'Asie : Tokyo, Kyoto, l'architecture japonaise et les jardins zens, puis Hong-Kong et Bangkok. Et il revisite aussi L'Empire des signes, le Japon de Roland Barthes.
    Il nous fait part de ses étonnements, de ses admirations et de ses doutes, sans se départir d'un certain amusement, voire d'une discrète autodérision.

    Sur commande
  • Ce volume, qui, avec Les Essais, représente les oeuvres complètes de Montaigne, se compose de quatre parties - le Journal de voyage en Italie par l'Allemagne et la Suisse, les trente-huit Lettres qui nous sont parvenues, les Notes de Montaigne sur les Éphémérides de Beuther (sorte de Journal de raison, sous forme de calendrier perpétuel sur lequel et les Sentences qu'il fit peindre sur les solives de sa bibliothèque.
    Un ensemble transcrit dans une orthographe moderne, de lecture aisée, et que, le moment venu, nous assembleront avec Les Essais dans un emboîtage.

    Sur commande
  • Élisabeth Foch-Eyssette a parcouru le monde dans cette oscillation propre à chacun d'entre nous qui nous fait désirer l'ailleurs pour mieux rêver au retour. À la manière de Sei Shônagon dans Notes de chevet, elle écrit aussi bien les choses qui invitent à prendre le large que les rencontres de ceux qu'on n'oublie pas. Et cède, avec le même bonheur, à l'élan des départs et au désir d'ancrage, aux joies de la vie nomade et de la vie sédentaire. Le territoire intime devient alors aussi exotique que celui du détroit de Magellan où les coquillages sont broyés par la rencontre des Océans, ou que la nuit de l'Altiplano bolivien qui, vue d'une remorque de camion, vous laisse plein d'étoiles dans les yeux.

    Sur commande
  • On se retrouve déjà ailleurs alors qu'on se croyait encore là. De même, on devient autre alors qu'on était soi. L'enfance donne à chacun la possibilité de vivre ces évolutions rapides mais inaperçues qui font qu'à neuf ans on est si différent de celui qu'on était à six ans, et encore plus qu'à trois ans. Le processus ne s'interrompt pas, il ralentit de plus en plus, jusqu'à créer chez l'adulte l'illusion d'être figé dans ce qu'il est.

    L'enfance, abordée par Benjamin Pelletier, est un territoire, un paysage. L'histoire - et même la préhistoire -, la culture françaises y jouent un rôle déterminant : les lieux, les contes, les mythes sont des moments d'intensité qui entrent en résonance avec les souvenirs du narrateur devenu adulte et avec notre enfance, discrète, retrouvée minutieusement dans des souvenirs ou des émotions souvent fragmentaires, voire effacés et rejaillissant au fil d'une exploration littéraire.

    « Sous leur apparence brouillonne et naïve, nous dit Benjamin Pelletier, les expérience enfantines recèlent des noyaux de vérité sur soi et le monde. Elles germent dans nos premiers étonnements et se développent durant l'existence entière. Loin d'être reléguées dans le passé, elles ont de l'avenir. »

    Sur commande
  • Jeune capitaine de l'un des plus beaux quatre-mâts français, Pierre Stéphan livre un témoignage rare et plein de vie sur ses onze voyages autour du monde : une vie dure et périlleuse, dans la solitude, les tempêtes, les icebergs, les vents violents et les vagues meurtrières, surtout lors du passage mythique et redouté du cap Horn, en compagnie de sa femme qui plus est.

    Indisponible
  • C'est en 1927 que, pour la première fois, Albert Londres va concevoir une enquête comme un livre, et non comme une suite d'articles réunis.

    Quittant la France incognito pour l'Argentine, il se lance dans une minutieuse enquête sur la « traite des Blanches », prostituées venues d'Europe pour arpenter les trottoirs d'Amérique du Sud.

    Après avoir recueilli des renseignements auprès de proxénètes du milieu parisien, il se heurtera à de nombreuses difficultés pour pénétrer celui de Buenos Aires.

    Il viendra cependant à bout de ses difficultés grâce à ses contacts dans la communauté française de Buenos Aires, qui compte alors un nombre appréciable de maquereaux et de filles.

    Dans Le chemin de Buenos Aires, Albert Londres nous décrit leur mode de vie et leurs codes au cours des vingt-quatre chapitres de ce livre, qui sera salué par la critique et connaîtra un franc succès, et de nombreuses rééditions.

    Indisponible
  • Rues secretes

    Orlan Mac

    Avec Rues secrètes, Pierre Mac Orlan nous entraîne dans les quartiers chauds du pourtour méditerranéen, notamment en Afrique du Nord à la fin des années 1920. Le grand écrivain sait rendre extrêmement vivant ce milieu qu'il a fréquenté et qu'il connaît bien, et son regard, à la fois tendre et lucide sur la population des prostituées et des souteneurs, relayé par un style inimitable, fait de cette quasi-enquête une oeuvre dont les accents de vérité retentissent longtemps après qu'on a refermé le livre.

  • Quand Henry Miller prononce cette boutade - Ça n'existe pas l'Amérique ! -, il suggère qu'il y a plusieurs Amériques, faites de différentes histoires de migrations et conquêtes.
    Reprenant à son compte l'exclamation, Dominique Falkner la vérifie sur le terrain, au cours d'un voyage dans l'Amérique profonde, qui le mène de la région des Grands Lacs à quelques lieues de l'océan Pacifique. Cap à l'Ouest, empruntant tous les moyens de transport terrestres, des Greyhounds à l'auto-stop, dormant dans des motels ou des forêts, il entend prendre son temps, voir le pays et rencontrer ses habitants.
    Et c'est au cours de conversations volées dans des voitures, des bars, des motels ou des maisons qui s'ouvrent pour une nuit, mais aussi dans la contemplation de paysages grandioses, sauvages, intacts, qu'il entrevoit la complexité de l'Amérique, et qu'il a l'idée d'entremêler son récit avec ceux, plus anciens, des pionniers, découvreurs du pays.

    Sur commande
  • Marie Dedieu, figure de la lutte des femmes de l'après 68, a été enlevée dans l'archipel de Lamu au Kenya en octobre 2011. Otage française en Somalie, elle meurt deux semaines plus tard, dans des conditions non élucidées. Son corps n'a pas été retrouvé.
    L'Histoire de la grande Marie est un hommage à l'amitié au long cours et la trajectoire d'une femme remarquable. Elle a vingt-cinq ans et vient de jouer dans Domicile conjugal de François Truffaut quand un accident de la route la prive de l'usage de ses jambes. Contre tout diagnostic, elle va se battre pour vivre debout parmi les gens debout.

    Dans les îles, en Bretagne, quand un homme a disparu en mer, on dit adieu à un objet à la place de l'absent. C'est par ce livre plein de lumière et de vie que Mona Thomas écrit l'adieu.

    Sur commande
  • En avril 1858, Henri Mouhot, trente-deux ans, naturaliste, embarque à Londres pour un voyage d'étude en Indochine.
    De ce voyage il ne reviendra pas, mais son journal, ses notes et ses croquis, qui nous sont heureusement parvenus, ont fait l'objet, en 1863, d'une publication dans la revue Le Tour du Monde. C'est à partir de Bangkok, capitale du Siam, base arrière de ses expéditions, qu'Henri Mouhot rayonnera dans les différents royaumes de cette partie de l'Indochine. Pendant trois ans, il collectionne insectes, plantes et minéraux, rédigeant ses notes, chaque soir au bivouac, et réalisant à main levée de remarquables croquis de ses découvertes - dont beaucoup sont reproduits dans cette édition.
    Son Journal fait également une large place aux hommes qu'il rencontre, Européens ou autochtones, et ses portraits sont à la fois précis et vivants. Au Cambodge, début février 1860, Henri Mouhot, contrairement à une légende tenace, ne " découvre " pas les ruines du temple d'Angkor, mais il en fait une description détaillée, et son Journal témoigne de sa stupéfaction devant la majesté de ces monuments.
    Au cours d'une expédition au Laos, terrassé par un accès de fièvre, il meurt, à trente-cinq ans, à une dizaine de kilomètres de Luang Prabang, le soir du 10 novembre 1861. C'est son fidèle compagnon, Phraï, qui rapportera ses écrits et ses échantillons à Bangkok. Henri Mouhot repose aujourd'hui près de la rivière Khan.

    Sur commande
  • Vingt ans de voyages et d'écriture...
    Grand reporter devenu écrivain à part entière, " arpenteur de terres et sondeur d'âmes ", Jean-Claude Guillebaud n'a cessé de traverser le monde. Sept livres auront jalonné ces deux décennies vagabondes. Plusieurs ont fait date et, en matière de littérature de voyage, font aujourd'hui référence. On les trouvera réunis ici sous le parrainage de Jean Lacouture, qui, en aîné, salue chez Guillebaud cette matière allègre de garder " l'oeil net et la plume libre ".

    Sur commande
  • La Levée des couleurs Ramy Zein Comment survivre au massacre des siens ?
    Village de Yarcoub, Liban, un matin de septembre. Sous ses yeux, la jeune Siham voit se dérouler l'assassinat de toute sa famille par des miliciens. Avec elle, seul en réchappe son petit frère, Karim, caché dans le tambour de la machine à laver.
    Fuyant l'horreur, les deux enfants sont recueillis dans un orphelinat, où Siham essaie tant bien que mal de veiller sur son frère qui, peu à peu, la rejette. Seule, enfermée dans son silence, elle ne peut échapper aux visions qui la hantent, l'empêchant d'avancer, sinon vers un but obsédant : venger sa famille en retrouvant l'un des agresseurs qu'elle a pu identifier.

    Avec un grand talent de romancier, Ramy Zein, comme toujours, nous livre un destin particulier, celui de Siham, dont nous suivons pas à pas le cheminement bouleversant, mais aussi le devenir d'un pays, le Liban, martyrisé et divisé par des années de guerre.
    Comment pardonner sans oublier, continuer à vivre sans trahir ceux qui ne sont plus, croire en un avenir possible quand le passé semble insurmontable ?
    Ces thèmes, que nous déjà avons abordés dans les deux précédents romans de Ramy Zein, Partage de l'infini et Les Ruines du ciel, font de La Levée des couleurs un grand roman sur la guerre du Liban, mieux à même, peut-être, de faire comprendre l'incompréhensible qu'un essai, ou un reportage.

  • Les Lieux et la poussière est un essai en douze chapitres sur la beauté et la fragilité. La beauté de notre monde périssable, la fragilité des choses et des vies, la nostalgie qui habite les objets et les lieux.
    Roberto Peregalli voit les façades des maisons comme des visages. Il regarde le blanc, le verre, ou la lumière des temples, des cathédrales, de la pyramide du Louvre. Il dénonce l'effroi provoqué par le gigantisme et l'inadaptation de l'architecture moderne, la violence de la technologie. Il s'attarde sur le langage et la splendeur des ruines, de la patine et et de la pénombre. Il dénonce l'incurie de l'homme quant à son destin.
    Roberto Peregalli nous renvoie à notre condition de mortel. Il nous rappelle combien tout est fragile dans notre être et notre façon d'être. Combien tout est poussière. Combien nous oublions de prendre soin de nous dans notre rapport aux choses et au monde.
    Son texte a la force soudaine de ces objets qu'on retrouve un jour au fond d'un tiroir et qui disent de façon déchirante et immédiate tout ce que nous sommes, et que nous avons perdu. À la façon de Tanizaki, dans Éloge de l'ombre, il dévoile avec sensibilité et intelligence l'effondrement de valeurs qui sont les nôtres et qui méritent d'être en permanence repensées et préservées.

empty