Apogee

  • Les « récits » qui composent Les Lépreux souriants ont été écrits de 1954 à 1961, pour la plupart à Niamey, capitale du Niger. Cinquante ans séparent donc leur rédaction de leur première publication aux éditions Apogée. Non seulement ils n'ont rien perdu de la force évocatrice que Louis-François Delisse leur a imprimée, mais, parce qu'ils sont dès l'origine des récits élagués à l'extrême, une sorte de journal des seuls moments les plus intenses, les plus saillants de la vie du poète qui fut cruelle et émerveillée, ils brillent d'une lumière noire, ils sont porteurs aujourd'hui d'une effraction presque insoutenable, comme si le temps avait encore aiguisé le caractère scandaleux et visionnaire de cette poésie où l'érotisme brûlant le dispute à un angélisme vénéneux, donnant à voir un monde hérissé de signes tout à la fois divins et terriblement sensuels, opposés à la face de la mort.

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  • Journal du blosne

    Lucien Suel

    • Apogee
    • 6 Octobre 2010

    " Mai-juin 2001.
    Retour au Blosne, voici le poète assigné à (en) résidence / trouée / fragmentée loin des siens, Josiane, Cécile, Arnaud, Marie, Guillaume, Thomas, Nan, Mauricette, Ivar... Résidence, la première pour nous aussi, découvrir, s'apprendre. Logement chez l'habitant Augustin et Marie arpenter le Blosne, les tours, rues étrange toponymie, Monténégro, Serbie, Prague-Volga, FG4, K18. Lucien, son rire son tee-shirt Goo Sonic Youth sa générosité sa douceur.
    Immersion Triangle / Le Blosne / (ex)ZUP SUD loin Berguerre-lsbergues-Ligny les Aire. Lucien ses chaussures de sécurité, comment il sait (aussi) manier truelle, groet, taloche, râteau et sans résidence, patiemment construit sa maison cultive son jardin. Lucien il peut comme ça s'emparer béton tours rues... en faire humus du poème ". Yann bissez. Journal du Blosne a été écrit au court d'une résidence d'auteur au Triangle, à Rennes.

  • Jean-Pascal Dubost a séjourné à plusieurs reprises en Irlande. Ce pays, il a toujours tenu à le découvrir de la meilleure façon qui soit, autrement dit en marchant, en sinuant d'est en ouest, en vivant l'aventure au jour le jour.
    C'est celle-ci qu'il restitue dans ce récit (son premier) où apparaît, discrète et légèrement énigmatique mais très présente à ses côtés, une femme qui l'aide non seulement dans cette quête de soi et de l'autre qu'il mène sur l'île mais aussi sur les chemins de l'écriture et de la pensée. Portés par une langue sinueuse et précise, Ces Intermédiaires irlandais, ancrés dans des paysages souvent tourmentés, gravent en continu les multiples rencontres et scènes furtives qui se succèdent au fil des flâneries, des escapades ou marches au long cours de l'auteur, de chemins creux en tourbières et de ports en pubs. " Le marcheur qui avance dans une relative absence de contraintes, sous les trombes d'eau, sur la route grise et sombre et cinglé par le vent et qui passe devant un pré où des vaches sont rassemblées contre la haie et serrées les unes contre les autres et stoïques, peut se voir rempli, bien qu'il soit trempé, d'une joie paradoxale et la partager avec les bêtes qui le regardent passer..."

  • Issues

    Françoise Ascal

    • Apogee
    • 29 Mars 2006

    Recueil de seize textes allant de la nouvelle au poème en prose, centrés sur des destins ordinaires en prise avec une fracture ou Lin exil.
    Les protagonistes de cet ensemble - de l'adolescente handicapée à la vieille dame solitaire en passant par Lin pigeon voyageur - saisis dans leur énigme particulière, ont en commun le franchissement d'un seuil. A travers poèmes, récits, nouvelles, livres d'artiste ou notes de journal, Françoise Ascal interroge la matière autobiographique, croise l'intime et le collectif pour mieux rejoindre " la part commune ".

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