Allia

  • Voici quelques mois, Jean François Billeter a perdu Wen, son épouse. Face à ce drame, l'auteur a décidé de faire oeuvre utile, de partager les sentiments qui l'ont traversé et les observations qu'il a pu faire dans cette période agitée. Dans ce récit entre confession et journal de bord, il décrit les "opérations salvatrices" qui se produisent en lui au fil du temps. Mais ces observations ne touchent ni la seule personne de l'auteur, ni celle de son épouse en particulier, mais quiconque se trouve confronté à une telle situation. De tels bouleversements sont riches en enseignements : ils nous apprennent "de quoi nous sommes faits". À la précision de l'observation s'ajoute la clarté du style, dans cet ouvrage qui répond à la nécessité de partager une expérience intime à caractère universel.

  • Le Mont analogue, l'oeuvre maîtresse de René Daumal, ne sera découverte qu'après sa mort.
    Dans ce récit, le poète du Grand Jeu embarque le lecteur dans un voyage initiatique vers le Mont Analogue, mystérieux et invisible sommet, objet de tous les fantasmes. Pierre Sogol, curieux monsieur, convainc le narrateur de l'accompagner dans une quête qui les conduira à traverser le Pacifique, avant d'accoster à l'énigmatique Port-des-Singes. Ils entreprendront de gravir le Mont, sans atteindre le sommet : Daumal mourra avant d'avoir terminé son récit.
    Mythique, inaccessible, le Mont Analogue demeurera un mystère pour l'auteur et ses lecteurs. Horizon lointain et pénétrant, le Mont, par sa puissance allégorique, fascinera plusieurs générations d'artistes et inspirera à Jodorowski sa Montagne sacrée.

  • Harry Crews arrive en terres hostiles en 1974 pour écrire un reportage sur l'oléoduc trans-Alaska. Une météo très rude, des autochtones peu accueillants et des rencontres rocambolesques lui font vivre une aventure hors du commun.

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    1 autre édition :

  • Ce récit inclassable adopte la forme choisie par Perec pour Je me souviens.
    Ourednik rassemble des bribes de souvenirs qui remontent à 1965, alors qu'il a huit ans, jusqu'en 1989, soit lors de la chute du régime communiste en T chécoslovaquie. Ces 24 années représentent autant de chapitres, qui sont des pages de l'Histoire. En sus des quatre cents coups perpétrés par un gamin rétif à toute autorité, on en apprend beaucoup sur les conditions de vie sous le régime communiste. Et l'auteur accomplit là un tour de force : parvenir à faire sentir au lecteur, dans la forme même du récit, ce qu'est le totalitarisme. T out souvenir personnel est reversé dans une mémoire collective. «Je me souviens avoir refusé de chanter l'hymne soviétique en cours de chant, et des problèmes qui s'en sont suivis.»

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  • On appelle diapsalmata les intermèdes musicaux intercalés dans la lecture des psaumes à la synagogue. Sous ce titre, Kierkegaard a réuni une suite de réflexions et d'aphorismes qu'il présente comme le journal intime d'un jeune romantique désespéré. Ils reflètent les différents moments d'une jeunesse dont il cherche à se délivrer, les différentes épreuves qu'il vécut chaque fois qu'il songea à se livrer à Satan pour connaître toutes les formes du péché. Confessions voilées, exclamations lyriques ou cyniques, les Diapsalmata, comme le célèbre Journal d'un séducteur, sont une oeuvre littéraire autant que philosophique, emblématique des tourments et des angoisses de l'adolescence.

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  • Ma vie

    Alfred Kubin

    Véritable work in progress, la rédaction de l'autobiographie d'Alfred Kubin fut reprise et complétée par sept fois, de 1911 - Kubin a alors 34 ans - jusqu'en 1952. Son écriture lui permit d'exorciser les terribles crises mentales qui le menèrent plusieurs fois au bord de la folie. Kubin ne cesse de s'interroger sur sa création, ce qui l'amène notamment à faire le point sur ses relations avec les différents artistes du XXe siècle. Il relève aussi les lectures qui ont compté pour lui, Kant en particulier, puis Nietzsche. Mais ce livre, c'est aussi le point de vue d'un homme hors du temps sur les événements cruciaux qui ont jalonné ce demi-siècle.

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  • Les écrits à caractère autobiographique sont extrêmement rares dans l'oeuvre du philosophe de l'École de Francfort, et d'autant plus précieux. Adorno s'y révèle, dans tous les sens du mot. Il y parle de musique, de son adolescence, de ses rencontres. Il multiplie les anecdotes à valeur sociologique. Et surtout, ces souvenirs sont littéralement incarnés car spécifiquemet reliés à un lieu. Amorbach, c'est le nom d'une ville d'Allemagne et aussi celui d'une abbaye bénédictine. Petite ville qui, par un phénomène de miroir inversé, permet à l'auteur de parler de l'Amérique, de la standardisation et, là aussi, d'industrie culturelle. L'on saisit mieux à la lecture de ces textes la genèse d'une philosophie de la radicalité.

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  • Non, pas de toboggan, ni de revêtement de sol anti-chute dans cette aire de jeu-là. Mais un tape-cul, oui. Et bien vivant. Car c'est à dos de taureau que ces enfants jouent leur vie. C'est dans l'arène d'un jeu réputé hautement dangereux que Bilger nous plonge : le rodéo. L'auteur suit pas à pas ces enfants de huit ans s'exerçant à la monte de taureau dans un camp d'entraînement au nord du Texas. Des enfants qui, à deux ou trois ans déjà, trottaient sur des moutons. Encouragés dans cette passion par leurs parents, souvent eux-mêmes cavaliers, ils apprennent non la prudence mais le courage. Et tous, enfants et adultes, le savent : les blessures sont nombreuses, voire inévitables. Des parents peuvent même affirmer : "Ce n'est pas : va-t-il être blessé ? Mais : quand ?" Le rêve de ces enfants ? Monter Bodacious, le dieu des arènes. Mieux connu qu'un Tuff Hedeman, pourtant quatre fois champion du monde. Bodacious, c'est le taureau qui a complètement dévisagé cet as du rodéo en 1993. Malgré une chirurgie faciale quasi totale, Hedeman a définitivement perdu l'odorat et le goût. Une fois retiré des arènes, Bodacious est devenu un héros, apparaissant dans des magazines comme GQ ou Penthouse et trônant fièrement sur de multiples produits dérivés. LA star du rodéo, c'est lui, et non ceux qui ont eu la chance, ou la malchance, de le chevaucher. Depuis son avènement, le monde du rodéo sur taureau, éleveurs autant que compétiteurs, court après une véritable manne financière. Plus le taureau est dangereux, plus il coûte et plus un cavalier a de chances de remporter une jolie cagnotte. Or, le nombre de blessures graves devient d'autant plus considérable. Raison pour laquelle il vaut mieux commencer tôt...
    De sa plume alerte, Bilger plante des personnages au caractère bien trempé, capables de ravir sportifs, amateurs de sensations fortes et autres curieux de ces sports méconnus, qui parlent aussi d'une société et de ses maux.

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  • Artiste sans oeuvre, Roberto Bazlen (1902-1965) a toujours négligé de livrer ses écrits à la publication. On recueillit à sa mort ses «notes sans texte», qui comprennent ces pages consacrées à sa ville natale. Bazlen fait revivre Trieste et ses contradictions : ville entourée d'une campagne slave, gouvernée par des Autrichiens, mais où l'on parle italien.
    Ville provinciale et pourtant «caisse de résonance" de la culture européenne où une bourgeoisie riche et cultivée poursuit un rêve d'italianité sans y croire, pendant qu'une administration ennuyée entretient péniblement un autre rêve : celui d'un Empire déjà condamné par l'Histoire.

    Indisponible
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