Ypsilon

  • Harriet et la Terre promise est l'un des rares livres pour enfants écrits et illustrés par le peintre Jacob Lawrence. Ses livres sont des livres d'histoire, tous sont centrés sur un événement ou plutôt sur une figure marquante de l'histoire américaine en général et du peuple noir en particulier. Écrit en vers, le texte de cet album aux couleurs vives, aux formes sculptées, raconte « l'histoire d'Harriet Tubman, née esclave dans le Maryland vers 1820, et de son échappée héroïque vers le Nord et la liberté. Au risque de sa vie, elle est revenue dix-neuf fois pour mener plus de trois-cents des siens jusqu'à «La Terre promise» ».
    Dans sa note introducive le peintre explique bien son intérêt pour ce genre de livre pour enfants : « Je me rappelle avoir entendu parler de Harriet Tubman par ma mère et par les nombreux instituteurs et bibliothécaires de la communauté de Harlem que j'ai eu la chance de côtoyer quand j'étais un très jeune garçon de cinq ou six ans. Comme tant de jeunes gens qui ont eu cette chance, je me souviendrai toujours du drame et des exploits d'Harriet. / On m'a dit que Harriet Tubman était née esclave et qu'elle avait fui ses maîtres juste avant la Guerre civile. Elle a rallié d'autres esclaves et, par les routes clandestines de l'Underground Railroad, elle a fait dix-neuf voyages du Sud au Nord... suivant toujours l'Étoile du Nord jusqu'à ce qu'elle parvienne avec les autres esclaves en fuite aux vastes champs de neige du Canada. C'était un parcours périlleux. Les propriétaires d'esclaves et leurs chiens étaient toujours sur leur piste, à la recherche d'esclaves en fuite. Harriet Tubman était une femme héroïque et très courageuse. / L'histoire américaine a toujours été l'un de mes sujets préférés.
    Quand on m'a donné la chance de choisir un sujet dans l'histoire américaine, j'ai décidé de faire une série de tableaux en hommage à Harriet Tubman ».

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  • Les Contes du paradis sont le fruit de la collaboration entre Kate Steinitz et Kurt Schwitters. Ils présentent tout d'abord du point de vue formel un grand intérêt, puisqu'ils associent un travail d'illustration par insertion au sein du texte de dessins découpés, à un travail de variation typographique d'une grande inventivité. Le projet de Kate Steinitz et de Kurt Schwitters était de créer une nouvelle sorte de contes pour enfants : un livre dont la portée éducative ne soit pas mise au premier plan, mais qui privilégie bien plus l'imagination, la fantaisie. Les contes sont ainsi nés, comme le relate Kate Steinitz dans un livre de souvenirs, dans sa cuisine, sous l'impulsion tant de Schwitters que des enfants présents au cours du processus de création, et notamment d'Ernst, le fils de Kurt Schwitters. Cet ouvrage trouva place dans la maison créée par Steinitz et Schwitters, les éditions APOSS (A pour « actif », P pour « paradoxal », OS pour « dépourvu de sentimentalité » et S pour « sensible »). En résulte un ouvrage d'une grande fraîcheur, composé de trois contes - « Peter Le Coq », « L'oiseau de paradis », « Le paradis du pré » - dont les personnages récurrents sont un petit garçon, Jacocot, et une créature fantastique, le Peter Le Coq, muni d'une hélice, et monté sur une toupie. Ces contes, de par l'univers à la fois très quotidien et l'imaginaire débridé qu'ils mettent en scène, de par, aussi, leur langue simple et authentique, marquée d'oralité et de maximes d'une logique déroutante (« quand on voit une vis, il faut tourner ») sont à la fois adaptés à un jeune public actuel et se lisent comme une oeuvre dada singulière et réjouissante.

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