Littérature traduite

  • In frangranti. En flagrant délit. En flag'. Voilà comment on pourrait traduire le titre original de ce second livre du fils de Pablo Escobar, Juan Pablo. Après avoir parcouru la moitié du pays et interviewé des personnages de la pègre qui s'étaient toujours refusé à lui répondre, le fils unique du chef du cartel de Medellin partage ici avec le lecteur sa perplexité devant les découvertes de cette enquête.
    Dans l'idée de redécouvrir son père, Juan Pablo Escobar nous propose des révélations autour de sixaxes majeurs :
    - La puissance des paramilitaires qui ont gagné la guerre ;
    - L'informateur américain qui l'a photographié en pleine transaction mais qui ne vécut pas assez longtemps pour le raconter ;
    - Ce qu'il faisait le soir où ses sicarios (tueurs à gages) ont exécuté le ministre de la Justice ;
    - Les confessions de William Rodriguez, l'homme qui n'a pas choisi d'être l'héritier du cartel de Cali ;
    - Ce qu'il s'est passé quand il a capturé les guerilleros du M-19, sur le point de le kidnapper ;
    - L'autoroute par laquelle circulaient la drogue et l'argent de Pablo Escobar, entre Miami, New York et Los Angeles.

  • Aux Etats-Unis, les Noirs représentent 6% de la population et 40% des victimes de meurtres. Un jeune Noir a 15 fois plus de risques de se faire assassiner qu'un Blanc. Dans certains ghettos de Los Angeles, le taux de mortalité des Afro-Américains avoisine celui des GI américains en Irak. Et si la communauté noire n'était pas victime d'une trop grande sévérité de la justice, mais au contraire, d'un laxisme qui entretient le cercle vicieux de la violence ? C'est la conclusion de la journaliste Jill Leovy.
    Après des années passées à recenser les meurtres à Los Angeles, et à naviguer aux côtés des unités d'homicide du LAPD, Jill Leovy nous offre un travail d'investigation monumental et nous emmène dans les rues, à l'intérieur des maisons et dans la vie d'une communauté ravagée par une épidémie d'homicide.
    À travers l'histoire captivante d'un meurtre en particulier - un jeune afro-américain, Bryant Tennelle, abattu un soir de printemps sans raison apparente - et de son enquête par un des rares policiers à continuer de s'engager alors que le système démissionne, John Skaggs - elle révèle les véritables origines d'une telle violence, démonte les mythes et les idées reçues et montre que la seule façon d'inverser le cycle de la violence est avec la justice.

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  • Ne dis rien

    Patrick Radden Keefe

    • Belfond
    • 24 Septembre 2020

    1972, Belfast, quartier catholique. Par une sombre nuit de décembre, une mère de famille est enlevée sous les yeux de ses dix enfants. Ils ne la reverront jamais...

    Pourquoi une femme apparemment sans histoires s'est-elle retrouvée la cible de l'IRA ? Était-elle réellement une moucharde ? Et pourquoi, alors que tout le monde connaissait l'identité des agresseurs, personne n'a rien dit ?

    En s'intéressant à l'« affaire Jean McConville », Patrick Radden Keefe, journaliste au New Yorker, revisite toute l'histoire du conflit nord-irlandais. Des manifestations du début des années 1960 jusqu'à la vague d'attentats qui a terrorisé tout le Royaume-Uni, en passant par les grèves de la faim de Bobby Sands et des Blanket men, il en révèle les derniers secrets, les zones d'ombre et, surtout, le prix à payer pour les individus.

  • Charles Ponzi est né en Italie le 3 mars 1882 à Lugo dans la province de Ravenne en Italie. Il émigre aux États-Unis en 1903 et s'installe à Boston. En 1907, il part à Montréal où déjà il s'illustre dans l'art de l'escroquerie auprès de la Banque Zarossi et où il est condamné. C'est à Boston qu'il retourne et organise alors en 1919 la grande fraude qui porte son nom, le système de Ponzi, un système pyramidal dont l'envergure dépassera largement celle de la Banca Zarossi. Ponzi promet des intérêts collossaux en très peu de jours aux différents prêteurs qui veulent bien lui confier leurs économies. Il organise son affaire autour des CRI, le CRI étant le coupon-réponse international. Par un mécanisme de taux de change entre la valeur des coupons en lien avec différentes monnaies internationales, il se met à gagner beaucoup d'argent. La bulle ne cesse de croître et ne tardera pas à éclater l'année suivante. Dès le mois d'août, il est dénoncé et le 12 de ce mois, il se rend à la police. La suite de sa vie ne sera pas moins rocambolesque. Dans les années 30, il séjourne en Italie où il tente cette fois d'escroquer le Trésor italien. En 1936, en exil au Brésil, il publie son autobiographie, récit très vivant de son ascension fulgurante. Après nombre de condamnations, il meurt ruiné en 1949.
    Au nom de Ponzi est associé un type particulier d'escroquerie, dont s'inspirera Madoff qui connaissait bien la vie et l'oeuvre de son célèbre prédécesseur dans l'arnaque. Mon ascension revient sur cette aventure hors-norme.

  • Sur ordre de Dieu

    Jon Krakauer

    Utah. Une petite ville plantée dans le sillage de Salt Lake City, le fief de l'Église mormone. Le 24 juillet 1984, Allen Lafferty, mormon pratiquant, rentre chez lui après sa journée de travail, dans la maison qu'il habite avec sa jeune épouse et leur bébé de quinze mois. Quand il pousse la porte, l'horreur l'attend : Brenda et sa petite fille ont été sauvagement égorgées. En un instant, Allen est convaincu qu'il connaît les coupables. Et pour cause, ce sont ses frères. À la barre des mois plus tard, Ron et Dan Lafferty ne nieront pas les faits. Pas plus qu'ils n'exprimeront le moindre remords. Les deux Lafferty sont des prophètes, Dieu parle à travers eux, il leur chuchote ses ordres. Pour eux, l'État n'existe pas. L'école ? Une machination. La médecine ? Un charlatanisme. Ron et Dan Lafferty ont quitté le giron des mormons pour embrasser une foi chrétienne radicale, dont l'un des piliers n'est autre que la polygamie. Et Brenda Lafferty avait commis l'erreur d'y être opposée...

  • Maura Murray a disparu

    James Renner

    Imaginez une jeune femme sur une route du Nord. Derrière elle, les montagnes de la Nouvelle-Angleterre et quelques tracas de la vie quotidienne : une rupture, des problèmes d'argent, et maintenant une sortie de route...
    Un voisin lui demande si elle a besoin d'aide. La jeune fille refuse, elle a déjà appelé les secours. Saisi d'un doute, il prévient la police qui arrive sept minutes plus tard : la voiture est toujours là mais la conductrice, elle, s'est volatilisée.
    Elle s'appelait Maura Murray ; elle avait 21 ans. On ne la reverra plus jamais.

    De cette énigme absolue, impénétrable et ordinaire, James Renner va remonter cent pistes, recueillir des témoignages, échafauder des plans, jusqu'à l'obsession...

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  • En 1994, l'été de de ses treize ans, le père de Molly Brodak braque onze banques. Surnommé « Super Mario le Bandit », La police finit par l'arrêter dans un bar, en train de siroter une bière. il passe sept années en prison. Quelques temps d'une « vie normale » pour sa fille, après sa libération, il recommence.

    Molly raconte une enfance en eaux troubles. D'un côté, la vie aux côtés de ce père « normal », employé de l'usine General Motors, parfait père poule. De l'autre, la face sombre, la double vie, les crises de rage, la disparition soudaine de voitures pour payer des dettes, ou l'apparition de cadeaux extravagants sortis de nulle part.

    Sobre et envoûtant, Bandit est un récit sur la famille et la mémoire, sur la vulnérabilité tragique des histoires qu'on se raconte et la responsabilité des parents vis-à-vis de leurs enfants.

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  • Quelle est la relation entre le gouvernement de Ronald Reagan et un membre d'un gang en Amérique centrale qui a assassiné plus de 50 personnes ? Comment un groupe d'immigrés à Los Angeles - fans absolus de heavy metal - est devenu l'embryon du gang le plus dangereux de monde ?

    Entre thriller, récit documentaire et enquête historique, les frères Óscar et Juan José Martínez racontent la vie de Miguel Ángel Tobar, dit El Niño de Hollywood, un tueur sanguinaire appartenant au seul gang faisant partie de la liste noire du département du Trésor des États-Unis, la Mara Salvatrucha 13. Cette histoire brutale permet surtout aux auteurs de livrer les dynamiques sous-jacentes du phénomène des gangs aux États-Unis et en Amérique centrale, et de montrer comment des processus globaux construisent une infinité d'histoires microscopiques qui ont, elles, des conséquences bien réelles.

    À travers des scènes d'une réalité féroce, nourries par des centaines d'heures d'interviews et de terrain, les frères Martínez sont à la hauteur de la terrible réponse qu'ils ont donnée au Niño de Hollywood lorsque celui-ci leur a demandé pourquoi ils s'intéressaient à lui : « Parce que, malheureusement, nous croyons que ton histoire est plus importante que ta vie... »

  • Célèbre pour son campus universitaire et surtout pour son équipe de football - les Grizzly -, l'université de Missoula est secouée par plusieurs affaires de viols commis entre 2010 et 2012 par des étudiants. À partir de ce scandale retentissant, Jon Krakauer brosse le tableau d'une Amérique où le viol est le crime le plus fréquent - même si près de 80% des victimes ne portent jamais plainte. Comment expliquer ce phénomène ? Peut-on dresser un portrait type du violeur ? Quelles sont les répercussions d'un tel traumatisme pour la victime ? Comment la société et la justice réagissent-elles ? C'est à toutes ces questions que Jon Krakauer entend répondre.

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  • Ce livre, qui a déjà fait l'objet de quinze éditions en Italie, trace un profil complètement nouveau de l'histoire du droit romain. L'expérience juridique n'apparaît pas divisée, selon un schéma habituel, en secteurs qui peinent parfois à trouver un point de rencontre : le droit public et privé, le droit pénal, les « sources » de production et de compréhension normative, le procès; mais elle est étudiée dans ses structures fondamentales et dans les « valeurs » qui la guident, dans sa constitution et ses mutations, des Douze Tables jusqu'à la codification justinienne. Terminus d'un long parcours, la codification justinienne prend place entre un passé et un futur; elle clôt une histoire du droit romain, mais est également à la base de la culture juridique byzantine comme de celle de l'Europe médiévale et moderne.

    Traduit de litalien par Luigi-Alberto Sanchi (CNRS).

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  • À quoi reconnaît-on un esprit prédateur ? Qu'est-ce qui pousse un criminel à agir ? Naît-on avec des pulsions meurtrières ou sont-elles dues à des circonstances extérieures ? Que ressent-on avant le passage à l'acte ?
    Après avoir étudié et interrogé pendant plus de 25 ans les plus grands tueurs en série, John Douglas est capable d'anticiper leurs gestes, voire de les pousser aux aveux.
    Dans Le Tueur en face de moi, le très célèbre profileur du FBI dévoile ses méthodes au travers d'entretiens avec quatre des plus grands meurtriers de notre époque. En revenant sur ces affaires, il nous laisse entrevoir, au coeur du mal, l'être humain dans toute sa complexité.

  • Le droit est une forme d'ordonnancement social qui a envahi la modernité, dont il est rapidement devenu une bannière. Et c'est une forme inventée par les Romains.
    Aldo Schiavone reconstruit ce processus fondateur complexe, dont il suit la trace à travers les siècles, des origines les plus reculées jusqu'au seuil du monde tardo-antique. Le résultat est une vasque fresque historique et un essai rigoureux d'interprétation sur les traits fondamentaux de la machine juridique occidentale, et du discours qui s'est construit autour d'elle : le formalisme, la prétendue neutralité, les rapports avec le pouvoir politique. Milieux, personnages, cadres conceptuels, idéologies ayant marqué notre histoire sont analysés en un contrepoint constant entre antique et moderne, entre pensée romaine et tradition européenne.
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  • Pendant des années, Paul Calder LeRoux a échappé aux radars de la Drug Enforcement Administration (DEA) et de la CIA.
     Premier grand criminel à opérer dans le cyberespace, ce développeur surdoué s'est retrouvé en quelques années à la tête d'un empire tentaculaire. Son innovation  ? Appliquer les principes de l'entreprenariat du xxie siècle à l'économie souterraine, en procédant notamment à la dématérialisation des activités criminelles.
    Assassinats, trafic de drogue, contrebande, blanchiment d'argent... le réseau développé par Paul Leroux devient rapidement la première cyber-mafia d'envergure internationale.

    Durant près de cinq ans, la journaliste Elaine Shannon a pénétré le monde occulte de Paul Leroux. En lien étroit avec les équipes de terrain de la DEA, elle a remonté la piste de la tête pensante de cette organisation criminelle atypique, étudiant le parcours, les méthodes et le profil psychologique du dangereux «  Mastermind  ».
      Le récit exclusif de la traque du plus glaçant des cybercriminels.

  • Une nouvelle science du politique ; une réplique au livre d'Eric Voegelin Nouv.

    Eric Voegelin (1901-1985) est considéré comme l'un des philosophes politiques les plus importants du XXe siècle, aux côtés notamment de Hannah Arendt, Raymond Aron ou encore Leo Strauss. Son livre, La Nouvelle science du politique (1952), traduit et publié en français en 2000, est incontestablement celui avec lequel il a rencontré le plus de succès et pour lequel il est aujourd'hui le plus connu.
    En 1954, Hans Kelsen (1881-1973) a rédigé une critique dévastatrice de ce livre, écrit par un ancien étudiant exilé comme lui aux États-Unis depuis le début de la seconde guerre mondiale. Kelsen a envoyé à Voegelin sa réplique, comme en atteste leur correspondance - Voegelin la mentionne d'ailleurs dans son autobiographie - mais il ne l'a jamais publiée, tout du moins dans son intégralité.
    C'est ce texte dont nous proposons ici la traduction. Notre édition offre aussi les correspondances entre Hans Kelsen et Eric Voegelin, ainsi que celle de ce dernier avec Robert Walter du Hans Kelsen-Institut.
    Le manuscrit de Kelsen, à la fois sévère et minutieux dans son argumentation, est non seulement un texte important dans les débats en théorie politique au sujet de l'interprétation des temps modernes, mais il représente aussi, pour tous ceux qui s'intéressent aux oeuvres de Hans Kelsen et d'Eric Voegelin, une mine d'informations.

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  • Le kidnapping

    Peter de Vries

    ...et la plus grosse rançon jamais demandée.

    1983. Ronald Reagan est président des États-Unis, Michael Jackson invente les pas du « Moonwalk » et le groupe Police est numéro 1 au hit-parade.
    C'est l'année que choisissent cinq petits malfrats, tous originaires d'Amsterdam, pour réaliser le coup du siècle : kidnapper l'un des hommes les plus riches au monde, l'héritier des brasseries Heineken. Et ainsi exiger une rançon dont la somme astronomique n'avait jamais été réclamée auparavant : 35 millions de florins, l'équivalent de 16 millions d'euros.
    Freddy Heineken, alors âgé de 60 ans, restera trois semaines dans une usine désaffectée, enchaîné à un mur avant d'être libéré, une fois la rançon payée.
    Peter De Vries s'est longuement entretenu avec Cor van Hout, le cerveau de l'opération, et avec ses complices pour écrire ce true crime. Cette enquête minutieuse détaille les préparatifs de l'enlèvement, les trois semaines de captivité, puis la fuite des ravisseurs après avoir mis la main sur le pactole.

  • Si les tueurs français et américains ont largement nourri la littérature criminelle et le cinéma, les serial killers d'outre-Manche restaient, jusqu'à ce livre noir, inconnus du grand public.

    Dans l'ombre de Jack l'Éventreur, ce sont des hommes et des femmes noyés dans la masse, cannibales, nécrophiles, éventreurs, empoisonneurs, pédophiles et prédateurs qui ont tué et massacré en nombre durant des décennies.

    La conférencière Emily Tibbatts, fondatrice du site francophone de référence tueursenserie.org et auteur de dizaines de biographies en ligne de serial killers, fait son entrée en librairie avec les longs portraits immersifs et passionnants des dix plus terrifiants tueurs en série de Grande-Bretagne. UK Serial Killers vous plonge dans leur histoire intime et leur traque, le détail de leurs crimes qui vous fera frémir d'horreur, leurs motivations macabres, les progrès des techniques médico-légales, d'enquêtes...
    Et l'ampleur de ces chasses à l'homme.

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  • Trois étapes pour venir rapidement à bout des problèmes relationnels insolubles. Un collègue qui n'arrive jamais à l'heure voulue, qui rend toujours son travail en retard ; un supérieur éternellement insatisfait, désagréable et stressant ; un subordonné qui oublie régulièrement des consignes importantes... Autant de cas et de situations bloquées qu'aucune initiative, aucune action, aucune parole ne semblent parvenir à changer ! Pour débloquer rapidement ces situations difficiles, ce guide pratique propose des méthodes originales, directement issues de l'approche de Palo Alto. II montre en détail comment résoudre ces types de conflits répétitifs : cerner les problèmes sur un plan factuel ; identifier et éviter toute action susceptible de perpétuer le problème ; adopter les meilleures solutions, même les plus surprenantes ou les plus paradoxales. Chaque partie de l'ouvrage donne toutes les clés pour agir dans le bon sens, en illustrant le propos de cas concrets et de témoignages. De nombreux exercices permettent d'adapter la démarche proposée aux problèmes vécus. Un guide pratique, adapté aux relations de travail.

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  • Le 15 janvier 1947, le corps d'une jeune femme, Elizabeth Short, est retrouvé coupé en deux dans un terrain vague de Los Angeles. Ce meurtre particulièrement horrible, - la victime a été battue de façon absolument ignoble avant d'être achevée, puis coupée en deux -, fait aussitôt la une de tous les journaux. L'enquête commence, mais après quelques petites avancées, ne donne rien.
    Deux ans plus tard, un jury d'accusation est convoqué et demande aux enquêteurs du District Attorney de Los Angeles de mener une enquête indépendante : il s'avère qu'inefficace, - les meurtres de femmes continuent -, la police de Los Angeles est aussi très corrompue.
    Les enquêteurs du District Attorney auront bientôt un suspect, mais ne donneront jamais son nom. Et pendant un demi siècle l'affaire passera d'inspecteurs de police en inspecteurs de police sans être jamais résolue.
    Jusqu'au jour de mai 1999, où l'ex-inspecteur des Homicides du LAPD, Steve Hodel, l'auteur de ce livre, tombe, dans les papiers de son père qui vient de décéder, sur une photo qui le bouleverse : celle d'Elizabeth Short. Que vient faire dans le portefeuille de son père la photo du Dahlia Noir oe
    Le flic qu'il est toujours ne peut pas faire autrement que de se lancer dans une enquête qui va lui prendre deux ans de sa vie et, horreur des horreurs, lui donner la solution non seulement de ce meurtre mais de bien d'autres encore,
    - dont celui de la mère de James Ellroy.

  • Le droit a perdu son centre, la "guerre des valeurs" fait rage et l'Etat est submergé par la techno-économie mondiale. Notre système juridique actuel se caractérise dès lors par le nihilisme juridique. A partir de ce constat, à la croisée de la philosophie, de la théorie juridique et de l'histoire du droit, Natalino Irti ne voit plus qu'une "bouée de sauvetage": le formalisme juridique et les choix individuels. Explorant le thème de la nature, des rapports entre droit et économie, de la calculabilité du droit ou encore de la violence, ce penseur européen nous invite à penser notre postmodernité.

    Essai de Natalino Irti publié en Italie en 2004 et traduit de l'italien par Madame Anne-Marie Bertinotti, Paolo Alvazzi del Frate et Nader Hakim, professeur à l'Université de Bordeaux.

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  • Ce livre part d'un seul et unique fait juridique dans l'histoire de l'Occident : le pirate est le prototype de « l'ennemi de l'humanité ».Longtemps avant les droits de l'homme, avant les organisations humanitaires, avant la codification du droit international par les penseurs des Temps Modernes, les hommes d'état de la Rome antique voyaient en lui « l'ennemi de tous ». Comme Cicéron en a fait un jour la remarque, il existe des adversaires avec lesquels un état de droit peut faire des guerres, signer des traités et, si les circonstances le permettent, cesser les hostilités. Ce sont les justes belligérants de l'autre camp, qui, étant par principe les égaux des combattants de la puissance publique, peuvent toujours prétendre à  certains droits. Mais il y a aussi un autre type d'ennemi : un adversaire injuste, indigne de tels droits. C'est le pirate, que Cicéron appelle, pour cette raison, « l'ennemi commun à  tous ».Plus tard, aux Temps Modernes, les philosophes du droit et de la politique ont fait un pas de plus. Ils ont élaboré une idée que l'on peut, historiquement, rattacher en droite ligne à  celle de « pirate » : la notion d' « ennemi de l'humanité », qui nous est aujourd'hui si familière à  tous.Dans ce livre, Daniel Heller- Roazen propose une généalogie de cette idée, cernant les diverses conditions juridiques, politiques et philosophiques dans lesquelles il a été possible de concevoir un sujet aussi exceptionnel qu'un « ennemi de tous ».Le livre de Daniel Heller-Roazen est motivé par une hypothèse : le paradigme du pirate a pris aujourd'hui une importance considérable, extrême. Comment et pourquoi l' « ennemi de tous » est-il devenu une figure contemporaine cruciale Daniel Heller-Roazen est professeur de littérature comparée à  l'Université de Princeton aux états-Unis. Il a publié, dans la même collection, écholalies. Essai sur l'oubli des langues (2007).

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  • André Alciat (1492-1550), fondateur de l'humanisme juridique, est aussi, par ses Emblemata (publiés en latin pour la première fois en 1531 à Augsbourg avec les illustrations de Jorg Breu, réédités enrichis à diverses reprises et traduits en diverses langues jusqu'à la mort de l'auteur), le protos eurétès d'un genre fondé sur l'association dans la page d'un titre, d'une épigramme et d'une image. Ce genre a joui pendant plusieurs siècles d'une fortune considérable dans toute l'Europe et a mobilisé depuis des décennies les travaux de nombreux savants réunis dans une Société internationale.
    Il est donc étonnant que jusqu'à présent on n'ait pu lire cet ouvrage fondateur dans sa forme définitive (les deux-cents onze épigrammes qui en composent le full stream) dans aucune édition moderne, et à plus forte raison traduite et annotée : l'édition avec traduction italienne de Maria Antonietta de Angelis (Salerne, 1984) est fondée sur l'édition Steyner de 1531 (104 emblèmes), celle de Mino Gabriele (Milan, 2009), avec traduction italienne également, ne prend en compte que les éditions de 1531 et 1534. Pierre Laurens a publié en 1997, en fac-simile, l'édition complète en se basant sur l'édition lyonnaise Macé-Bonhomme de 1551 (les 211 emblèmes classés par lieux communs, intégrant notamment les 86 nouveaux emblèmes de l'édition aldine de 1546 et illustrés par les vignettes de Pierre Vase) précédée d'une solide préface et pour la première fois suivie d'une concordance entre les différentes éditions, mais elle ne comportait toutefois ni traduction ni annotation. C'est cette lacune (qui ne l'a pas empêchée d'être regardée jusqu'à aujourd'hui comme l'édition de référence), que la présente publication entend remédier.
    À la préface originelle de Pierre Laurens, mise à jour et sensiblement enrichie par la discussion des contributions postérieures à 1997, s'ajoute désormais, et pour la première fois dans notre langue depuis le XVI e siècle, une traduction inédite. Pierre Laurens a choisi de rendre justice à ce texte poétique en procurant des épigrammes une version française rythmée et suivie vers à vers. Rédigée par Florence Vuilleumier-Laurens, l'annotation, qui fait une place aux problèmes textuels, éclaire à l'intention du lecteur les principales difficultés historiques ou érudites, mais est essentiellement centrée sur l'identification des sources, certaines connues de longue date grâce aux grands commentaires latins de Mignault, Sanchez, Thuyllius, et d'autres (notamment les sources relevant de l'épigraphie et de la numismatique) fruit de la recherche récente dont les deux auteurs ont pris largement leur part.

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  • The Society of Captives, publié aux États-Unis en 1958, est rapidement devenu un classique de la sociologie carcérale, tant sur le plan des nouveautés théoriques que son auteur y développe que sur le plan méthodologique. La limpidité du propos, la brièveté du texte, le ton sobre teinté d'ironie de l'auteur en font aussi un modèle de restitution vivante et agréable des résultats d'une recherche ethnographique. Depuis soixante ans, cet ouvrage est devenu incontournable.
    Encore réédité en anglais en 2007, il demeure la référence la plus citée par les chercheurs qui s'intéressent à la prison. Il n'avait cependant jamais été traduit en français. Cette édition facilitera, aux étudiants et au public du monde francophone intéressé par les problématiques pénitentiaires, l'accès au chef d'oeuvre de Gresham M. Sykes.

    Cette traduction est par ailleurs « augmentée » puisque les coordinateurs ont demandé à des chercheurs contemporains, français et belges, de commenter chacun des sept chapitres de l'ouvrage original. Ces commentaires permettent de contextualiser et d'actualiser le savoir sur les prisons à propos de chacun des thèmes traités : la description du dispositif matériel et moral de la prison, le régime imposé par l'administration, les défaillances du contrôle total des surveillants sur les détenus, les souffrances de l'emprisonnement, les rôles sociaux que l'argot désigne, les conditions d'émergence et d'apaisement des émeutes et, enfin, les « recommandations » que Gresham M. Sykes a adressées aux réformateurs de son temps.

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  • Justice les plus marquantes, et les difficultés qu'elles engendrent. La question de la justice se pose lorsqu'on cherche des solutions aux conflits d'intérêts.
    Kelsen montre qu'aucune valeur absolue ne peut rationnellement prescrire la meilleure solution.
    Ainsi, nous resterons inévitablement avec une pluralité de conceptions rivales de la justice. Il en découle que la morale ne peut être le fondement du droit. C'est ce que Kelsen explique en détail dans "Droit et morale", tiré de sa Théorie pure du droit. Parce que les jugements de valeur dépendent de nos sentiments, seule la tolérance permettra leur discussion critique, encourageant ainsi les institutions démocratiques.

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