Robert Laffont

  • Sodoma

    Frédéric Martel

    Le célibat des prêtres ; l'interdiction du préservatif par l'Église ; la culture du secret sur les affaires d'abus sexuels ; la démission du pape Benoît XVI ; la misogynie du clergé ; la fin des vocations sacerdotales ; la fronde contre le pape François : un même secret relie toutes ces questions. Ce secret a longtemps été indicible. Il porte un nom : Sodoma. La ville biblique de Sodome aurait été détruite par Dieu en raison de l'homosexualité de ses habitants. Or, aujourd'hui, c'est au Vatican que l'on trouve l'une des plus grandes communautés homosexuelles au monde.
    Pendant quatre années, Frédéric Martel a vécu en immersion à l'intérieur du Vatican et mené l'enquête sur le terrain dans une trentaine de pays. Il a interrogé des dizaines de cardinaux et rencontré des centaines d'évêques et de prêtres.
    Ce livre révèle la face cachée de l'Église : un système construit depuis les plus petits séminaires jusqu'au Vatican à la fois sur la double vie homosexuelle et sur l'homophobie la plus radicale. La schizophrénie de l'Église est insondable : plus un prélat est homophobe en public, plus il est probable qu'il soit homosexuel en privé.
    « Derrière la rigidité, il y a toujours quelque chose de caché ; dans de nombreux cas, une double vie. » En prononçant ces mots, le pape François nous a confié un secret que cette enquête vertigineuse révèle pour la première fois.
    Sodoma paraît simultanément dans vingt pays.

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  • Procès Sarkozy, écoutes du Parquet national financier, affaire Fillon... : les relations entre la justice et le pouvoir sont au coeur de l'actualité.
    Depuis quarante ans, de François Mitterrand à Emmanuel Macron, les soupçons de collusion entre le pouvoir et la justice font la une des médias et chacun cherche à comprendre pourquoi juges et politiques s'affrontent au sein même de la République.
    S'appuyant sur des témoignages exclusifs, porté par un souci d'analyse scrupuleux, Pierre Rancé plonge ici dans les rouages de grandes affaires pour raconter la justice vue de l'intérieur et décrypter les raisons de cette rivalité.
    Ministres, directeurs de cabinet, avocats, conseillers justice à l'Élysée ou à Matignon, juges d'instruction ou procureurs se sont confiés à lui et s'expriment enfin librement sur le fonctionnement pour le moins complexe et sensible de la justice. Parmi eux, Élisabeth Guigou, Jacques Toubon, Henri Nallet, François Hollande, Éliane Houlette, Fabrice Burgaud, Renaud Van Ruymbeke ou encore Xavière Simeoni.
    À l'heure où le politique cherche à contourner le système judiciaire, leur parole est plus que jamais éclairante et précieuse.

  • Au moment de quitter ses fonctions en 2019, le général d'armée David Galtier était l'un des deux plus haut gradés de la gendarmerie française : figure de la Sécurité intérieure, il a gravi les échelons des ministères de l'Intérieur et de la Défense. Fort de ses quarante années de carrière, il nous entraîne au sein d'une institution qui a su, après le traumatisme des affaires Grégory et Omar Raddad, mobiliser toutes ses capacités en police judiciaire.
    Des meurtres sanglants d'Élodie Kulik et Marie-Christine Hodeau à l'incarcération d'Émile Louis, en passant par les infanticides de Valentin et Jonathan, la traque de Paul Touvier, l'arrestation des pirates du Ponant, le dossier Kouri ou le scandale des prothèses PIP, le général d'armée David Galtier nous fait découvrir une gendarmerie moderne, dotée de moyens scientifiques de pointe, de forces d'intervention très entraînées et d'offices centraux dédiés à la protection de la santé publique et à la lutte contre la délinquance, les mafias et les crimes contre l'humanité. Tour à tour épiques et émouvantes, ces enquêtes témoignent de la vitalité de cette force armée vieille de neuf siècles qui place l'humain au coeur de son action.

  • Le braquage avait défrayé la chronique. Le 26 avril 1988, une improbable bande de malfaiteurs - punk, anarchistes et toxicomanes - avaient kidnappé des convoyeurs de fonds pour se faire ouvrir les coffres de la Brink's à Toulouse. Butin : 11,7 millions de francs en petites coupures (soit 2,8 millions d'euros) et pas un coup de feu tiré. Après des années d'enquête, certains participants sont interpellés et 150 000 francs retrouvés, mais les principaux braqueurs et le reste de l'argent, envolés...
    Parmi eux, Gilles Bertin, leader du groupe punk Camera Silens. Recherché par Interpol, il laisse femme et enfant derrière lui et fuit à Lloret-del-mar, cité balnéaire espagnole, puis à Lisbonne. Avec sa part du butin, il se crée une nouvelle vie loin de la délinquance - un job, une femme, un enfant, des amis.
    Et puis, en 2016, il décide de se rendre. Il veut solder ses comptes, retrouver son identité, son fils aîné, et que son cadet grandisse dans la vérité. Il franchit à pieds les Pyrénées, retrouve à Toulouse son avocat Me Christian Etelin, et se rend à la justice. Condamné en 2004 à dix ans de prison par contumace, sa peine est aujourd'hui commuée à cinq ans avec sursis. Il est libre.
    Dans un récit à la fois dur, émouvant mais aussi souvent très drôle, l'ex-punk repenti raconte son incroyable vie de hors-la-loi : les concerts, la drogue, les mauvaises rencontres, le braquage minute par minute, ses années de clandestinité, la rencontre avec sa femme, les peurs, les fuites, les morts. Un texte d'une incroyable humanité.

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  • Juges en Corse

    Jean-Michel Verne

    « Il ne faut pas rester trop longtemps en Corse. Il faut agir dans la légalité, se garder de certaines fréquentations et, surtout, se tenir éloigné de certaines opérations «barbouzardes». » Ces mots, prononcés par le magistrat Jacques Dallest, révèlent toute la complexité du travail de la justice sur l'île.
    Pressions, menaces, poids des clans et des réseaux, moeurs locales, grand banditisme omniprésent, attentats, coups tordus... Le fonctionnement de la justice insulaire reste très particulier, au moment même où le nationalisme a pris le pouvoir.
    Trois juges et six procureurs qui ont exercé dans l'île jusqu'à aujourd'hui témoignent de leurs difficultés à traiter les affaires. Un enjeu majeur, alors que la Corse pourrait plonger irrémédiablement dans un engrenage dangereux.
    Chacun évoque ses dossiers les plus sensibles. Tous s'expriment avec la volonté de normaliser la vie insulaire et de permettre à l'île de Beauté de poursuivre son développement dans le respect des lois de la République.

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  • Le 7 décembre 2011, un homme vient faire la leçon aux joueurs de l'Olympique de Marseille, pourtant victorieux la veille à Dortmund lors d'un sommet de Ligue des Champions. Dans un huis-clos étouffant, il les met en garde contre leurs « fréquentations nuisibles », contre ces voyous qui rôdent au centre d'entraînement. Cet homme, c'est le chef de l'État lui-même ! En visite officielle dans la cité phocéenne, Nicolas Sarkozy a fait un crochet au stade Vélodrome. Que se passe-t-il pour qu'un président de la République éprouve le besoin de dénoncer l'emprise du Milieu sur le foot français ? Comment en est-on arrivé là ?
    Les Parrains du foot brosse, de Paris à Nîmes en passant par Lens, Créteil et Lyon, le portrait d'un sport marqué par les extorsions de fonds, les matchs truqués, les magouilles sur les transferts, les joueurs séquestrés parce qu'ils n'ont pas choisi les bons agents - ceux qui servent de prête-noms à des braqueurs -, les règlements de compte aux abords des stades....
    Grâce à des centaines de témoignages et de documents inédits, Les Parrains du foot révèle les secrets inavouables qui unissent les mondes du ballon rond et de la mafia dans la plus grande opacité : les liens entre l'Olympique de Marseille et les truands corses de la Brise de mer, puis des Bergers-braqueurs ; les magouilles autour des paris que ces liens sulfureux entraînent ; les manoeuvres des agents de footballeurs qui oeuvrent en réalité pour le grand banditisme ; l'influence démesurée de certaines familles corses au sommet de grands clubs français ; ou encore l'émergence de nouveaux caïds de la drogue, issus des Cités, qui ont la main sur le porte-monnaie des footballeurs...
    Un livre choc, fruit de trois années d'enquête, par trois journalistes chevronnés.

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  • Papillon

    Henri Charrière

    Dans le milieu, on l'appelait Papillon : jamais là où on le croyait, arrivant quand on ne l'attendait plus, " allant de fleur en fleurs ".
    C'étaient les années 30. Et en 1930, justement, il " tombe " : il est arrêté pour un meurtre qu'il n'a pas commis, car Henri Charnière n'est ni barbeau ni tueur. Commence alors la plus fantastique des aventures. Condamné au bagne à vie à Cayenne, grâce à de faux témoignages, il refuse cette peine aussi injuste que démesurée : la grande cavale a pris le départ.

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  • « Pendant six ans, mon rôle a été de pénétrer les réseaux, d'identifier les intermédiaires, de recueillir des informations et de les transmettre. Pour qui ? Pour quoi ? Je l'ignorais et je n'avais pas à le savoir, persuadé que cela contribuait à un combat juste et nécessaire. Malgré les méthodes troubles qu'il m'arrivait d'observer, j'ai cru sincèrement au bien-fondé de ces missions. Après tout, je travaillais directement sous les ordres du patron de l'Office des stups, et je n'avais aucune raison de m'inquiéter quant à la légalité de ces opérations. Mais au fil des mois, le doute s'est épaissi et la méfiance a fini par s'installer. J'étais devenu complice d'un système qui, au prétexte de lutter contre le trafic de drogue, contribuait à sa diffusion massive. Jusqu'à la rupture, aussi brutale que violente ».

    À l'origine d'une enquête judiciaire ouverte par le parquet de Paris pour « trafic de stupéfiants » et visant les méthodes de la police, Hubert Avoine raconte pour la première fois le détail de ses missions, d'abord pour l'Office français des stups, puis pour le département de la Justice américain.
    Un récit sidérant, à la lisière du polar, qui pourrait dissimuler un des plus gros scandales de la Ve République.

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  • Lorsqu'il a déclaré en mars 2016, à propos des actes de pédophilie révélés au sein de l'Église, « Grâce à Dieu, c'est prescrit », le cardinal Barbarin a jeté le trouble et suscité une vive controverse qui n'est jamais retombée. Le primat des Gaules est au sommet de son influence et de son rayonnement, considéré comme un possible papabile, quand il doit faire face à ce scandale sexuel dans lequel se trouvent impliqués des prêtres de son diocèse, dont certains ont été trop longtemps protégés par leur institution.
    Après avoir donné l'impression de vouloir classer un peu vite ces différents dossiers, monseigneur Barbarin devient la cible de toutes les critiques. Il est attaqué d'autant plus fortement qu'il a pris la tête en 2013, de manière ouverte et virulente, des manifestations contre le mariage pour tous au nom de la morale chrétienne.
    Marie-Christine Tabet dévoile les liens établis par le cardinal lyonnais entre les milieux conservateurs, la fraction identitaire des traditionalistes et la communauté catholique, mais aussi les protections et relais parfois politiques dont il a bénéficié depuis le début de son ascension. En enquêtant sur son itinéraire et ses engagements, elle révèle le véritable visage d'un prince de l'Église pris au piège de ses propres contradictions.

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  • Trafics d'etat Nouv.

  • Le maître et l'assassin Nouv.

  • Résister en Corse Nouv.

    Un vaste mouvement citoyen destiné à combattre l'emprise mafieuse se développe dans l'île de Beauté. L'assassinat du militant écologiste Maxime Susini en 2019 a déclenché une véritable prise de conscience collective. Ce livre est une pierre supplémentaire à l'édifice de la résistance : des citoyens - maires, anciens élus ou responsables associatifs - brisent l'omerta en témoignant à visage découvert. Une marque de courage.
    Face aux agissements de ces organisations criminelles et à leurs connexions avec les milieux politiques et économiques insulaires, ils dénoncent non seulement la passivité des nationalistes au pouvoir, mais aussi celle d'un État jugé trop souvent défaillant. L'enjeu : l'avenir de la démocratie en Corse.

    À paraître
  • Maghreb connection Nouv.

  • Guillaume Seznec a été condamné aux travaux forcés à perpétuité le 4 novembre 1924 pour un crime sans cadavre, sans arme et sans aveu. Le 11 avril 2005, la justice elle-même estimait finalement les faits nouveaux apportés par Denis Seznec, le petit-fils du condamné, suffisamment troublants pour faire douter de la culpabilité du bagnard, décédé en 1954.
    En 1977, lorsqu'il dépose une requête en révision auprès du garde des Sceaux, Denis Seznec reprend la lutte de sa mère et, avant elle déjà, de sa grand-mère. Durant vingt-cinq ans, malgré sa persévérance, l'espoir de réussir à faire innocenter son grand-père a été faible, souvent remis en cause. Mais depuis la dernière édition du livre, en 2000, sont survenus des événements encourageants. Outre la progression de son enquête et de son audience auprès de la justice, Denis Seznec raconte comment le dénouement de l'affaire à laquelle il a consacré sa vie va lui permettre de tourner une page jusque-là tronquée - celle de l'injustice et du mensonge.
    Modèle exemplaire de contre-enquête, document de référence, Nous, les Seznec raconte aussi comment Denis Seznec s'est attaqué à l'un des piliers les plus inébranlables de notre république : l'infaillibilité de la justice. En 1989, le vote de la nouvelle loi sur les révisions, dite loi Seznec, institue la possibilité pour les magistrats de revenir sur leurs jugements. Le 11 avril 2005, en donnant le feu vert pour que l'affaire Seznec soit révisée, la justice a montré qu'elle ne vivait plus " dans l'illusion de son infaillibilité ".
    Le 14 décembre 2006, la Justice avait donc rendez-vous avec l'Histoire. Malheureusement, la décision à une courte majorité des magistrats de la Cour de révision rejetait la demande de réhabilitation. La justice croyait clôre alors l'une des plus extraordinaires affaires criminelles et l'une des plus mystérieuses énigmes judiciaires du XXe siècle. Désormais, c'est le grand public - le peuple lui-même d'une certaine façon - qui va être appelé - avec un retentissement certain - à rejuger Guillaume Seznec.

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