Prive

  • Le pouvoir entretient une relation particulière avec le monde des spectacles. Souvent les princes se sont mis en scène au travers de protocoles minutieux. Parfois, ils ont eux-mêmes fait l'objet de spectacles dans lesquels les acteurs leur ont attribués des rôles taillés sur mesure allant du drame au burlesque.
    Cependant, les spectacles ne se jouent pas seulement pour la Cour, dans les résidences royales ou impériales. Dès le XVIe siècle, les princes comprennent l'utilité politique des pièces de théâtre, qui peuvent servir à montrer leur puissance et à assurer leur propagande. Ils saisissent l'intérêt social de ces divertissements, appréciés et recherchés au sein des couches les plus aisées de la population. Autour de trois thèmes - la construction des salles, leur fonctionnement et leur programmation -, sont ici réunies vingt-neuf contributions répondant à une recherche européenne, comparatiste et interdisciplinaire destinée à confronter la vision des juristes, des historiens, des politistes et des sociologues.

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  • À peine plus de 40 ans après l'entrée en vigueur, en France, de la loi « informatique et libertés », le droit des données à caractère personnel semble avoir progressé de manière spectaculaire. Durant l'année 2018, le nouveau règlement européen (dit « RGPD ») est entré en application. Une loi, puis une ordonnance ont adapté le droit interne français en conséquence. La première partie de l'année 2019 a été marquée par la montée en puissance des sanctions prononcées par la CNIL.

    Certaines contributions rassemblées dans cet ouvrage abordent des questions transversales touchant à la nouvelle réglementation, comme son champ d'application territorial, la concurrence du modèle américain, l'étendue de la notion de responsable de traitement, l'existence de droits post-mortem sur les données, ou les limites du principe de transparence face à l'opacité des algorithmes prédictifs. D'autres se concentrent sur un secteur particulier, qu'il s'agisse de la banque, de la santé, de l'assurance ou des données relatives aux responsables publics.

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  • L'ouvrage est la publication d'un colloque qui a lui-même été le point d'orgue d'une recherche collective, financée par l'Agence Nationale Recherche (ANR). Outre le CEPRISCA, Le Laboratoires d'Etudes Sociolinguistiques sur les Contacts de Langues et la Politique Linguistique (LESCLaP), qui se consacre notamment à la détermination des définitions et dictionnaires en linguistique, y a été également associé. Cette recherche a consisté à collecter les définitions textuelles de tous les codes de droit positif afin d'enrichir la connaissance du droit par une méthode exhaustive de son exploration substantielle. Il en est ressortit un certain nombre de constats, communs ou variables aux différentes branches du droit.
    L'ouvrage est donc consacré aux définitions légales dans les différentes branches du droit (notamment droit fiscal, droit pénal, droit européen, droit civil, droit médical) et bénéficie de l'éclairage de linguistes, spécialistes de la définition lexicographique, et de philosophes.

  • on le surnomme l'amiral, le cow-boy, ou encore le shérif.
    il porte toujours sur lui un 357 magnum, se déplace sous protection, dans une voiture blindée. son nom : jean-louis bruguière. il a été juge d'instruction. pendant vingt-cinq ans, il a traqué les terroristes de tous bords, des corses, des bretons, des islamistes plus ou moins liés à ben laden. une lutte sans pitié, au nom du peuple français et de la raison d'etat. comment un juge peut-il rester indépendant quand il se voit confier les affaires les plus sensibles de la république ? l'histoire du juge jean-louis bruguière commence sous les jupes de madame claude, la célèbre maquerelle, dont il démantèle le réseau.
    il désamorce alors un scandale qui risquait de gêner le président de la république, valéry giscard d'estaing. tout ça pour quelques photos compromettantes.. . un quart de siècle plus tard, il franchit le rubicond. il se lance en politique sous la bannière de l'ump. pour bruguière, c'est donc l'heure des bilans, celui des victimes collatérales de sa lutte contre le terrorisme. et il y en a beaucoup !

  • Qui est Renaud Van Ruymbeke Quelle personnalité se dissimule derrière ce visage austère, désormais familier du grand public ? Quels ressorts animent cet homme devenu, au fil des ans, une figure de la vie publique hexagonale ? En réponse à ces questions - et à tant d'autres -, le plus célèbre magistrat du pays, celui qui incarne presque physiquement la fonction de juge d'instruction, a accepté, pour la première fois, de se confier longuement. L'occasion de revisiter, avec lui, les enquêtes les plus sensibles qu'il a eu à instruire ces trente dernières années dossiers Boulin, Urba, Dickinson, Elf, frégates de Taiwan et, bien sûr, Clearstream et son fameux corbeau, qui ont failli causer sa perte... Autant d'affaires d'Etat que Van Ruymbeke, depuis toujours, semble aimanter. Comme si, à chaque fois, cet esprit libre, devenu le symbole de la lutte contre le blanchiment, les paradis fiscaux et la corruption internationale, devait se confronter au pouvoir en place et déjouer les pièges qui lui sont tendus. A la fois détesté et jalousé dans sa corporation, très apprécié des avocats, redouté des politiques, Renaud Van Ruymbeke, qui revendique l'originalité de ses méthodes, est incontestablement un magistrat atypique. Outre des confidences de celui que ses collègues surnomment " VR ", cet ouvrage s'est nourri de multiples témoignages - pas toujours favorables à l'intéressé -, qui éclairent d'un jour nouveau son parcours extraordinaire. Au fil de ce récit, ponctué de révélations et d'anecdotes inédites, se dessine le portrait d'un juge hors norme, d'un homme attachant aussi, qui s'apprête à tourner une page importante de sa vie en quittant l'instruction. La fin d'une carrière, peut-être. Le début d'un destin, sans doute.

  • Bal des outres

    Eric Halphen

    • Prive
    • 4 Mai 2006

    Éric Halphen est magistrat en disponibilité. Son dernier document en 2002, Sept ans de solitude, s'est écoulé à 200 000 exemplaires.
    Après Outreau, et l'effondrement médiatique du juge Burgaud, sommes-nous confrontés aux défauts d'un homme ou à ceux d'une fonction (juge d'instruction)?
    Comme toujours, la réponse n'est pas si simple. Au-delà des lacunes visibles de l'enquête, mettre en cause à travers un individu un corps tout entier pose la question: à qui profite le meurtre du juge?
    En observant de près la liste de ceux qui appellent à la disparition du juge d'instruction, Éric Halphen montre l'opération largement politique à l'oeuvre derrière la fausse indignation.
    L'objet de ce livre est de se pencher au chevet d'une justice malade et de proposer. Mi-pamphlet, mi-essai, Le Bal des Outrés aura surtout pour mission d'éclairer chaque citoyen, justiciable en puissance, sur la justice des hommes, par essence faillible, et du même coup sur le fonctionnement de notre démocratie.

  • Karima le prix du silence

    Karima

    • Prive
    • 13 Avril 2006

    À Karima, la société a volé dix ans de sa vie.
    Dix années de jeunesse envolées à jamais, parce que personne n'a voulu écouter ni croire sa parole. À 17 ans, Karima avait les rêves ordinaires
    d'une fille du Nord. Travailler, se marier, avoir un foyer, des enfants. Un caïd de quartier en a décidé autrement. Karima est jeune, jolie et agréable : elle sera à lui. Face aux premiers assauts, Karima résiste. Élevée avec sa soeur par une mère kabyle qui ne plaisante pas avec la moralité, elle n'a rien d'une fille facile, encore moins d'une allumeuse. Elle ne sort pas avec les
    garçons. Alors, le caïd menace. Soit elle cède et se tait, soit il s'en prendra à sa soeur, à sa mère, à sa grand-mère. Pour la convaincre, il lui montre la carabine posée dans le coffre de la voiture. Terrorisée, Karima va laisser cet
    homme, de quatorze ans son aîné, saccager son corps. Pendant des mois,
    il va la battre, la violer, parfois plusieurs fois par jour. Pour l'avoir sous la main
    à sa guise, il va la séquestrer dans un foyer. Libérée par une de ses tantes, Karima parvient à échapper aux griffes de son bourreau. Elle dépose plusieurs plaintes contre son agresseur, en vain. Aucune poursuite n'est engagée contre ce brave homme qui touche le RMI, possède trois voitures puissantes
    mais a ses entrées au commissariat de Roubaix. Pire, jouissant de son impunité, il continue de harceler Karima. Alors, un soir, elle demande à un autre garçon du quartier d'intervenir. Pas un enfant de choeur non plus celui-ci, il est craint par beaucoup. Karima veut juste qu'il dise à l'autre de la laisser tranquille. C'est tout. Quelques heures plus tard, une altercation oppose les deux garçons, des coups de feu sont échangés. Le tourmenteur de Karima est tué, son assassin prend la fuite, et la police arrête Karima pour « complicité
    d'assassinat ». De victime, elle est devenue coupable, et part croupir trois mois à la prison de Lille. Remise en liberté provisoire, elle va devoir quitter le Nord avec sa mère pour échapper à la vengeance des amis de son violeur, en
    attendant son procès. Elle vit de petits boulots, faute de pouvoir enfin construire sa vie. Comment Karima pourrait-elle espérer de la Justice, après tant de dénis ? Pour elle, l'avenir, c'est de retourner en prison pour un crime qu'elle n'a pas commis. Les jurés de la Cour d'assises de Douai ont mis fin à ce cauchemar. Acquittée en juin 2004, Karima peut fermer cette longue parenthèse. Elle n'a plus rien, croule sous les dettes et vit dans la peur
    d'une vengeance imbécile. Mais elle a décidé de relever la tête et
    de parler à visage découvert.
    Ce récit, c'est celui d'une gamine perdue face à un redoutable prédateur,
    d'une petite victime abandonnée par ceux qui devaient la défendre.

  • Le 1er mars 2005, Édouard Stern est retrouvé assassiné dans son appartement genevois. De permanence ce jour-là, le juge Michel-Alexandre Graber ne sait pas qu'il vient d'hériter d'un dossier ultrasensible. La nouvelle de la mort de la trente-huitième fortune française secoue le monde de la finance. Un banquier en tenue latex, exécuté de quatre balles... À Londres, New York, Paris, on ne parle que de cela. Genève la calviniste ne goûte guère ce genre de publicité. On sait qu'en fouillant dans les eaux troubles et
    profondes de la haute finance internationale, la justice risque de remuer la vase. L'arrestation rapide de Cécile Brossard, maîtresse attitrée du banquier et meurtrière présumée n'apaise pas les craintes de l'entourage d'Édouard Stern qui redoute un grand déballage de sa vie privée et de ses affaires. En 2002, avec le départ du procureur général de la république et canton de Genève,
    Bernard Bertossa, la place financière avait pourtant retrouvé le sommeil. Depuis cette affaire où se mêlent sexe, argent et pouvoir s'agite à nouveau le spectre de l'opprobre et du scandale.
    Lorsqu'il retrouve les hommes de la police criminelle dans l'appartement d'Édouard Stern, le « petit » juge ignore encore que son enquête intéresse les plus hautes autorités françaises. Il est surveillé. Son enquête devient l'otage d'une terrible lutte d'influence au sommet de l'État français.

  • Je m'appelle William, j'ai trente-trois ans et je suis infirmier dans une belle maison de retraite, renommée, au cœur de Paris. Un matin, cet hiver, en plein travail, j'ai été victime d'une intoxication au monoxyde de carbone. On ne peut pas parler d'accident. J'ai simplement failli mourir parce que le groupe qui m'emploie est prêt à tout pour faire des économies. Même à risquer la vie de son personnel. Même à sacrifier les personnes âgées qui le font vivre. Même à laisser une place à la maltraitance pour gagner 10 euros. Je travaille pourtant dans une des maisons de retraite les plus chères de Paris, parmi les premières dans les classements.
    En France, la maltraitance est devenue le quotidien de bon nombre d'institutions pour personnes âgées. Manque d'effectifs, manque de moyens, les raisons sont innombrables, mais elles nous ramènent toutes à une seule question : quelle place réserve-t-on à la vieillesse dans notre société et dans nos propres vies ?

    Que va-t-on faire de vous, qui allez vivre bien plus longtemps que vos parents, que vos grands-parents ? Un enfant sur deux né en 2009 finira centenaire. Vivre vieux, oui, mais à quel prix ?

  • Découvrez Le tour du monde des lois farfelues et absurdes, le livre de Tamagochan. Nul n?est censé ignorer la loi. Mais il faut avouer que parfois, on a du mal à comprendre sa légitimité. Dans ce recueil illustré, à la fois incisif et bienveillant, Tamagochan vous en donne des exemples des plus inattendus :
    Il est interdit de mourir au Parlement, sous peine d?être arrêté. Royaume-Uni Il est illégal d?avoir une panne d?essence sur l?autoroute. France Il est interdit de s?embrasser sur des rails de chemin de fer. France Il est illégal de réveiller les ours pour les photographier, mais légal de les tuer. Alaska Il est interdit d?attacher une girafe à un lampadaire. Géorgie Il est illégal de payer pour assister à la représentation d?un pianiste manchot. Indiana Embarquez pour un tour du monde des plus grandes fantaisies des parlementaires, et offrez-vous un fou rire sans autre forme de procès.

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