Presses De Sciences Po

  • Le recours - dit « L'affaire du siècle » - devant le tribunal administratif de Paris contre l'État de quatre ONG environnementales pour inaction devant le changement climatique, accompagné d'une pétition ayant recueilli plus de 1,6 million de signatures fin 2019 l'illustre : quand il s'agit de faire valoir des droits, le droit est un outil susceptible de convaincre l'opinion et d'enrôler des institutions dans la défense d'une cause.
    Ainsi, si le droit peut être l'outil unilatéral de la domination, il a aussi un rôle protecteur voire offensif dont cet ouvrage expose les tenants, présente les usages et interroge la portée.


  • la biométrie est présentée aujourd'hui comme la solution technologique la plus appropriée pour faire face aux menace inédites auxquelles l'occident est (ou serait) confronté.
    dans ce contexte, ce livre vient rappeler : l'effort constant de l'etat pour mieux identifier les personnes à des fins policières, administratives et politiques. de l'ancien régime à la france contemporaine, en passant par la troisième république et vichy, l'ouvrage retrace le cheminement mouvementé et les enjeux des processus d'identification. il montre que depuis la période absolutiste, l'etat s'est efforcé de fixer sur papier sa propre population des marginaux jusqu'aux citoyens les mieux intégrés.
    les auteurs font également la lumière sur les pratiques d'encartement de certaines catégories d'individus, dans l'urss stalinienne ou la france des trente glorieuses. on retiendra le cas des étrangers, dont la mise à l'écart administrative contribue à délimiter l'espace national tout autant qu'à prévenir de supposés périls. des initiatives régionalistes au refus britannique d'une mise en, carte des citoyens, les résistances ont été constantes.
    ainsi, la défiance envers l'encartement paraît-elle plus que jamais d'actualité, à l'heure oú la traçabilité des personnes sur internet et la biométrie s'imposent comme des exigences sécuritaires.

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  • L'histoire judiciaire de la répression politique à l'époque révolutionnaire fixe le plus souvent son attention sur l'épisode de la Terreur. Or, dès 1789, les constituants français ont eu à consolider le nouveau régime en cours d'élaboration en décidant du sort à réserver à ses adversaires, bientôt ses ennemis. À ces fins, l'Assemblée nationale invente très vite une incrimination nouvelle, le crime de lèse-nation, destinée à qualifier les actes attentatoires aux nouveaux principes et aux institutions qui en découlent. Chassant le crime traditionnel de lèse-majesté, la lèse-nation désigne alors les crimes politiques les plus graves, devenant ainsi l'un des principaux outils de la protection pénale de la Révolution.
    En s'appuyant sur les archives judiciaires et parlementaires des affaires discutées et parfois jugées au titre de la lèse-nation, l'auteur met en lumière une phase essentielle de la justice politique révolutionnaire, marquée par de fortes tensions entre les aspirations libérales et légalistes de la nouvelle justice, impliquant notamment le renforcement des garanties de tous les accusés, y compris politiques, et les impératifs de la défense du nouveau régime et des nouvelles valeurs.

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  • Les retraites par répartition sont-elles au bord de la faillite ? Les cotisants vont-ils se rebeller contre les prélèvements excessifs, déclenchant une " guerre des générations " ? Faut-il abandonner la répartition et opter pour un " tout capitalisation " ? Peut-on, au contraire, réformer le système existant ? L'auteur présente un diagnostic et propose des solutions.
    Loin d'opposer répartition et capitalisation, il montre que les retraites par répartition relèvent de la finance et sont malades des illusions " sociales " que l'on se fait à leur sujet. Il propose de leur donner un nouveau départ en mettant enfin le droit en accord avec les réalités économiques. La réforme des retraites sera le grand chantier du XXIe siècle. C'est un enjeu formidable. A condition de jouer cette partie avec intelligence, sans s'accrocher au statu quo, on peut la gagner.
    Le livre de Jacques Bichot explique comment.

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  • La loi de 1901 a un siècle.
    En libérant la vie associative des contraintes qui pesaient sur elle, la loi a permis à la société civile de multiplier les initiatives affinitaires, sur tous les fronts de l'action collective. Dans le domaine de l'éducation et de la culture populaire, des sports, de l'entraide et de l'action sanitaire et sociale, de la défense des libertés, de l'environnement. Mais la fécondité de ces initiatives n'est-elle pas menacée par leur dispersion, par les difficultés rencontrées dans les relations avec les pouvoirs publics ? Le cadre de la loi de 1901 est-il réellement adapté à la poursuite de toutes les catégories d'actions ? Ce livre répond à ces questions, à travers cent ans d'histoire du monde associatif.
    En faisant apparaître la diversité des formes de la vie associative, suivant les époques et les secteurs. En tenant compte également du rôle que joueront désormais les institutions européennes. Pour l'auteur, les associations ne contribueront au changement social et au renouvellement de la citoyenneté que si chaque citoyen sait à quoi l'expose le pari associatif auquel on l'invite.

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