Michel Lafon

  • Il y a les procès historiques, les affaires médiatiques, il y a les acquittements parfois et les polémiques souvent.
    Et puis il y a l'homme derrière la robe d'avocat.
    Libre. En colère. Révolté.
    Éric Dupond-Moretti, à la barre, livre ses vérités.

  • Grain de sable

    Jacques Pradel

    « Depuis près de trente ans, je raconte à la radio et à la télévision des histoires criminelles réelles, dont certains scénarios semblent avoir été imaginés par des auteurs de romans policiers. Mais la fameuse formule selon laquelle la réalité dépasse la fiction est rarement prise en défaut. Il peut arriver qu'une enquête s'enlise, faute de témoins, d'indices ou parce que les traces relevées au cours des investigations ne sont pas exploitables... C'est souvent là qu'intervient le hasard ! Ce grain de sable, qu'il mène au succès ou à l'échec d'une investigation, me fascine. Il est toujours présent dans un bon polar, car il facilite le travail de l'auteur en précipitant le criminel dans la spirale de l'échec. Il se manifeste encore plus souvent dans les affaires réelles, comme j'ai pu le constater en plongeant dans les coulisses de certaines. Les histoires que vous allez découvrir dans ce livre en sont la macabre illustration. »

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    1 autre édition :

  • À quoi reconnaît-on un esprit prédateur ? Qu'est-ce qui pousse un criminel à agir ? Naît-on avec des pulsions meurtrières ou sont-elles dues à des circonstances extérieures ? Que ressent-on avant le passage à l'acte ?
    Après avoir étudié et interrogé pendant plus de 25 ans les plus grands tueurs en série, John Douglas est capable d'anticiper leurs gestes, voire de les pousser aux aveux.
    Dans Le Tueur en face de moi, le très célèbre profileur du FBI dévoile ses méthodes au travers d'entretiens avec quatre des plus grands meurtriers de notre époque. En revenant sur ces affaires, il nous laisse entrevoir, au coeur du mal, l'être humain dans toute sa complexité.

  • Actuellement avocat général à la cour d'appel de Paris, Philippe Courroye a été tour à tour juge d'instruction au TGI de Lyon, premier juge d'instruction au pôle financier au TGI de Paris, et procureur du tribunal de Nanterre. Cette vaste expérience nous entraîne ici dans les grands procès des dernières décennies, des affaires criminelles aux scandales financiers qui ont marqué la fin de l'immunité des hommes politiques, en passant par l'erreur judiciaire.
    Mais ce livre est également une réflexion sur les rapports compliqués entre justice, médias et politique, qui peuvent entraver l'indépendance d'esprit de la magistrature. Le procès Bettencourt - une histoire de famille transformée en affaire d'État -, est à cet égard édifiant. Un roman aux rebondissements ubuesques pour le lecteur averti, une crucifixion programmée pour le procureur de Nanterre qu'on est allé jusqu'à accuser d'homicide dans la presse.
    C'est pourtant en toute impartialité qu'aujourd'hui, Philippe Courroye montre à quel point la mission de juge ou de procureur est devenue difficile, notamment du fait de la médiatisation à outrance et de la porosité du secret de l'enquête. Et c'est en serviteur de la justice qu'il aborde les problèmes que doit résoudre la politique pénale. Zones de non-droit berceau de l'islamisme radical, prisons vétustes et en nombre insuffisant d'où l'inexécution de peines, progression de la délinquance des mineurs : autant de réformes à entreprendre pour répondre aux attentes des citoyens, c'est-à-dire de nous tous.

  • L'avocate Fabienne Roy-Nansion est apparue aux journaux télévisés en décembre 2013. Elle venait de se porter volontaire pour défendre Fabienne Kabou, la mère d'Adélaïde, 15 mois, noyée sur la plage de Berck. Sa plaidoirie marquera l'opinion révoltée par cet infanticide.

    Les grands scandales judiciaires, l'avocate connaît. En 2004, elle était plongée au coeur du fiasco d'Outreau, au côté des ténors du barreau Frank Berton et Éric Dupond-Moretti. Avec ses copains de prétoire, Me Roy-Nansion a écumé les cours d'assises du Nord-Pas-de-Calais. Elle a côtoyé de près la souffrance et la misère devant lesquelles elle ne baisse jamais les yeux. Depuis Boulogne-sur-Mer, l'avocate se fait le fil rouge d'un récit vrai, parfois cru et brutal, mais jamais dans le jugement. Son témoignage raconte trente ans de barreau et de nuits passées dans les commissariats d'une France noyée, broyée, rendue invisible.

  • Les aveux

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    S'il fut longtemps considéré comme « la reine des preuves », il est aujourd'hui de bon ton de se méfier de l'aveu. Les annales judiciaires recensent tant de cas où les confessions d'innocents ont été extorquées à force de pression et de manipulations psychologiques ! Sans compter que les progrès de la police technique et scientifique permettent aujourd'hui bien souvent de reconstituer un périple meurtrier en dépit du mutisme d'un suspect. Pour autant, le moment de l'aveu demeure, pour la majorité des enquêteurs, un moment clé de l'enquête. Celui qui ôte le doute, éclaire les zones d'ombre d'une affaire et soulage les proches d'une victime.

    Dominique Rizet et Rémy Bellon reviennent avec minutie sur ce phénomène complexe en donnant, une fois n'est pas coutume, la parole à ceux, gendarmes, policiers, avocats ou journalistes, qui ont su recueillir les confessions de criminels ou tueurs en série tels que Francis Heaulme, Émile Louis ou Thierry Paulin et amener les plus endurcis d'entre eux à se mettre à table...

  • Briser le silence

    Murielle Bolle

    « Ma garde à vue a commencé il y a trente-quatre ans. J'avais quinze ans. Je suis cette gosse aux cheveux roux qui s'est retrouvée chez les gendarmes. Celle dont on a vu le visage dans les journaux, page après page, celle dont les photos défilaient au journal télévisé. Je suis celle qu'on a appelée «la grosse», «la rouquine», «la belle-soeur», «la maîtresse», «la complice». Celle qu'on a traitée de menteuse, aussi, d'idiote, de sans-coeur. D'alibi et puis d'accusatrice.
    Je ne m'étais jamais exprimée. Je n'ai jamais parlé de l'affaire, pas même à la maison. Pour la première fois aujourd'hui, parce que l'injustice est allée trop loin et que je n'en peux plus, j'ai décidé de raconter mon histoire, toute mon histoire. Pour que les gens sachent que nous, les Bolle, nous n'avons jamais fait de mal à personne d'autre qu'à nous-mêmes. Pour qu'on apprenne enfin la vérité. »

  • Recordman des acquittements aux assises, Éric Dupond-Moretti aurait un peu trop tendance, selon ses détracteurs, à faire relaxer tous ses clients. Il nous montre ici que la Justice, elle, à une réelle propension à condamner tous ceux qui paraissent devant elle.
    À travers le récit de plusieurs affaires criminelles dans lesquelles il est intervenu, traitées comme des thrillers dans des chapitres coups de poing, il dénonce les imperfections d'un système qui respecte de moins en moins les droits de la défense.
    Oubli délibéré de la présomption d'innocence, comme si juger consistait surtout à prouver la culpabilité... Écoutes tous azimuts, atteinte non justifiée à la vie privée... Communications intempestives à la presse qui influencent le public et sans doute les jurés... Ruses procédurales qui tordent le cou au déroulement équitable du procès... S'ensuit une guerre de plus en plus dure entre la magistrature et les avocats qui en ont assez d'être traités à leur tour comme des suspects. Sans compter tous les citoyens sans peur et sans reproche qui croyaient jusqu'ici qu'il suffisait, face à un tribunal, d'avoir la conscience tranquille...

  • « La mort, je l'aime comme vous aimez la vie. » Lorsque Samia Maktouf découvre, comme la France entière, les mots - glaçants - prononcés par Mohamed Merah avant qu'il soit abattu par le Raid, elle décide de faire du combat qu'elle mène pour le droit et la justice un combat pour la vie. Fidèle à la devise d'Albert Naud « Les défendre tous », l'avocate franco-tunisienne a aussi bien représenté des figures décriées comme Ziad Takieddine que des réfugiés de Lampedusa, avant de s'engager dans la lutte contre le terrorisme. Depuis, elle assiste les victimes ou proches de victimes des attentats de Toulouse, de l'Hyper Cacher, du 13 novembre ou de la promenade des Anglais...
    Musulmane et laïque, elle livre un témoignage bouleversant sur ces anonymes meurtris par le deuil, et se fait un devoir de pointer les ratés de la lutte antiterroriste. Elle nous incite à nous dresser d'une même voix contre le cancer djihadiste, affirmant haut et fort notre amour de la vie et de la liberté.

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  • On commence par voler des P4 et des bonbons, puis on quitte la cité des Géraniums pour se faire de l'argent « facile », et à dix-neuf ans, on se retrouve à Fresnes pour haute délinquance. De quoi réfléchir. Juré ! Quand il sortira, Jean-Marie fera « plombier », il a son CAP... Mais la vie est si belle, à Montmartre, qu'il replonge. Résultat : à soixante-quatre ans, Jean-Marie Drouet a passé presque la moitié de sa vie en prison. Il le regrette aujourd'hui, mais assume. Sa seule fierté, c'est Ludovic, un bout de chou de deux ans, fils d'une « poupée » qu'il a hébergée et qui s'est fait la malle, lui laissant juste ce message éhonté : « Je m'en vais, occupe-toi de Ludo. » Et là, c'est le bonheur ! Trois années d'échappée belle, immorale mais irrésistible, entre un braqueur au coeur tendre et un môme qui dira de lui plus tard : « C'est mon VRAI père. Il m'a recueilli, aimé, et il a sauvé mes premières années d'enfance. » Mais il n'a pas abandonné ses activités, et quand il se fait reprendre, les services sociaux estiment que la mère du petit, remariée, doit s'en occuper. Ludo se retrouve dans une famille qui ne veut pas de lui, Jean-Marie sombre dans la dépression.
    Ils useront de tous les stratagèmes pour se retrouver, le temps pour Jean-Marie de s'assagir, et pour Ludo, de se remettre d'une adolescence fracassée.

  • Arrêté à 16 ans et condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour le meurtre de deux enfants à Montigny-lès-Metz, Patrick Dils a été innocenté en juin 2002 après trois procès et quinze ans d'incarcération.
    Comment a-t-il apprivoisé l'existence, la trentaine passée, lui qui ne connaissait rien de la vie hors les murs, ou si peu ? Comment a-t-il pansé ses plaies, réconforté ses parents et son frère, détruits par cette affaire ? De quelle façon a-t-il rejoint le monde du travail, réappris à aimer et à être aimé ?
    Patrick Dils vit aujourd'hui près de Bordeaux, avec sa femme Anaïs et ses deux petites filles, dans une jolie maison au milieu des vignes. Une vie simple et heureuse, avec une restriction pourtant...
    Depuis sa sortie de prison en effet, les rebondissements de l'enquête viennent régulièrement le tourmenter. Nouveaux témoins, nouveaux suspects, espoirs déçus... jusqu'au procès de Francis Heaulme, en mai 2017, où l'innocence de Patrick fut clairement remise en cause par certains avocats !
    Francis Heaulme a été condamné. Mais il a beau jurer partout que Patrick Dils n'est pour rien dans ce double crime, il n'a pas avoué.

    Qui pourra libérer Patrick du lourd regard de ceux qui le croient encore coupable ?

  • Au cours d'une carrière mouvementée où il s'est souvent heurté à l'ordre établi, Éric de Montgolfier a eu tout le loisir de débusquer les mensonges des moralistes de tout poil qui tentent de nous courber sous leurs exigences alors qu'eux-mêmes ne s'y plient pas. Dans ce livre, il souhaite rectifier et parfaire l'information des citoyens, sans laquelle il n'est pas de véritable démocratie. Comment voter en connaissance de cause quand on vous livre des renseignements tronqués ?
    Sait-on qu'en France, la plupart des décisions sont prises par des « responsables » qui visent leurs propres avantages avant l'intérêt général ? Qu'en est-il vraiment du pouvoir de la Franc-Maçonnerie qui fait régulièrement la une des journaux ? Pourquoi les hommes politiques peuvent-ils, en fin de carrière, devenir avocats ipso facto ? Qu'est donc cette « réserve parlementaire » ? des fonds publics utilisables à discrétion et surtout en toute discrétion ? Et plutôt que de parler de « réparer » les injustices faites aux femmes dans le passé - ce qui ne coûte rien - ne vaudrait-il pas mieux, une fois pour toutes, à valeur égale, harmoniser salaires et promotions ? Quant à la Justice, l'auteur est bien placé pour éclairer le lecteur sur ses pratiques et ses principaux acteurs, ce qui demeure inconnu à la plupart de ceux qui la subissent.
    Avec son brio habituel, Éric de Montgolfier, dans ce livre dont les anecdotes vécues soutiennent le discours, fait oeuvre d'utilité publique. Ce n'est pas là un règlement de comptes, c'est un désir de les voir s'apurer. Le seul moyen de repartir sur des bases saines.

  • " trop longtemps, je me suis tue ".
    Véronique est une jeune femme bien dans sa peau, heureuse de vivre quand elle rencontre un garçon, sébastien. c'est l'amour fou. un amour total, fusionnel. véronique et sébastien, un couple heureux comme on en croise à chaque coin de rue jusqu'à la première gifle, jusqu'au premier coup. jusqu'à l'engrenage d'une violence quotidienne. une violence à domicile. sébastien frappe, chaque fois plus fort, puis s'excuse.
    Véronique pardonne et se mure dans le silence. un enfer qui durera trois ans. comment une femme moderne, libre, entourée d'amis peut-elle devenir une femme battue ? comment en france, au xxie siècle, peut-on plonger dans l'enfer de la violence conjugale, et cacher à tous ses bleus et sa souffrance ?. dans ce récit poignant, véronique cocardon ne triche jamais. elle raconte sans détour et toujours avec pudeur son histoire d'amour, une histoire qui débute comme un rêve et qui tourne très vite au cauchemar

  • Braquer un transfert de fonds à tokyo ?.
    Il faut être fous, quand on est des petits truands de banlieue parisienne, pour envisager une aventure aussi kamikaze. et pourtant, en décembre 1984, sans armes, sans appuis, sans connaître la langue du pays, nordine tifra et ses copains vont rafler ainsi trois millions d'euros en quelques secondes. ils sont au paradis. seulement la police japonaise a perdu la face, elle va mettre une centaine d'inspecteurs sur l'enquête.
    Et bientôt l'affaire se corse car les yakuzas, membres de la toute-puissante mafia nippone, sont vexés : des étrangers ont osé chasser sur leurs terres ! pour nordine tifra, la cavale commence. j'ai braqué la lune... le récit flamboyant d'un casse spectaculaire, et le parcours d'un gamin de banlieue révolté par les inégalités sociales qui, du haut de sa tour hlm, rêvait de chevaliers au pays du soleil-levant

  • De décembre 1983 à mars 1986, l'écrivain Jean-Edern Hallier fut l'homme le plus écouté de France. Son crime ? Connaître quelques secrets sur la vie privée du président François Mitterrand : la Cagoule, la francisque, le cancer et l'existence d'une fille naturelle. Secrets de Polichinelle, peut-être, mais dont la menace de publication ne fut pas du goût du prince socialiste, car elle les sortait du cercle des initiés. Un duel sans merci allait alors se jouer entre un polémiste que l'on fit passer pour fou et un chef d'Etat paranoïaque. Avec, côté pouvoir, l'arme des écoutes. Aucune personne ayant approché le trublion des Lettres n'allait être épargnée. Anthony Palou, écrivain, journaliste littéraire au Figaro Magazine et qui fut le secrétaire particulier de Jean-Edern Hallier de 1991 à 1997, commente avec brio ces vols d'intimité parfois burlesques, toujours coûteux et la plupart du temps inutiles, indignes en tout cas. Et ainsi, dix ans après sa disparition, Jean-Edern Hallier, " écouté " mais désormais lu, fait encore des ravages.

  • 19 juillet 1916, agence centrale de la Société Générale à Nice.
    Les employés qui pénètrent dans la salle des coffres n'en croient pas leurs yeux : 317 coffres éventrés, le sol jonché de papiers et d'objets délaissés par les voleurs, et un mot collé sur une armoire : " Ni armes, ni violence et sans haine ". Juste 50 millions de francs envolés ! Les cambrioleurs sont passés par les égouts, ce qui leur a demandé des mois de travaux. Le cerveau de ce " casse du siècle " ? Un petit photographe, Albert Spaggiari.
    Christophe Hondelatte nous conte avec une verve étonnante l'incroyable aventure de ce bandit très " médiatique " : arrêté trois mois après son forfait, il s'évade en sautant par la fenêtre du bureau du juge d'instruction et, pendant douze ans, donnera régulièrement de ses nouvelles au public, paradant devant les journalistes et les photographes sous les déguisements et grimages les plus farfelus, sans qu'on puisse jamais lui mettre la main dessus.

  • Ça s'est passé en Seine-et-Marne, dans un charmant village à une demi-heure de Paris, au vu et au su de chacun, dans l'indifférence totale des voisins, des gendarmes, des services sociaux, de la justice et des médecins... « Pourtant, tout le monde savait ».

  • Une quête obsessionnelle ? Non. Une nécessité sans cesse relancée par les faits. 1982 : Kalinka succombe à la suite d'une injection pratiquée par le Dr Krombach, cardiologue, nouveau compagnon de sa mère. L'Allemagne, où réside le médecin, classe l'affaire. Anéanti, André Bamberski dépose une plainte en France... 1985, nouveau choc : il découvre que lors d'une première autopsie, les organes génitaux de sa fille ont été prélevés, puis ont disparu... Il multiplie les interventions et en 1995, la cour d'assises de Paris condamne le Dr Krombach à 15 ans de prison. Mais l'Allemagne refuse d'extrader le condamné ! En 1997, de quoi lever les derniers doutes de M. Bamberski : le cardiologue se voit infliger 2 ans de prison avec sursis pour viol sur mineure ! Le père déterminé poursuit sa traque.

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