Lattes

  • Elles sont neuf. Neuf femmes avocates que les projecteurs ignorent, préférant leurs confrères, les fameux « ténors du barreau ».

    Chacune de ces avocates a, dans le coeur, un procès particulier, un de ceux dont on ne se remet jamais vraiment. Elles ont défendu Guy Georges, la famille d'Ilan Halimi, Bertrand Cantat, Charles Pasqua, un Premier ministre des Balkans, ou des anonymes accusés de matricide, d'agression sexuelle, de tentative de meurtre. Ces procès, ce qu'ils disent d'elles, elles le racontent pour la première fois.

    Une passionnante plongée dans la psyché des grandes pénalistes qui confirme que la hauteur et la complexité d'un métier sont aussi une affaire de femmes.

  • Mise en examen de Michel Fourniret dans l'assassinat d'Estelle Mouzin (2003), résolution des meurtres de Christelle Maillery (1986) et de Christelle Blétry (1996), réouverture des dossiers des Disparus de l'Isère et de ceux des Oubliés de l'A26, condamnation du tueur en série Émile Louis... À l'origine de ces victoires judiciaires, un tandem d'avocats dévoués aux « cold cases », ces vieilles affaires criminelles que l'on croit - à tort - définitivement enterrées.

    Pour la première fois, Corinne Herrmann et Didier Seban dévoilent les coulisses de leur métier : les années de travail dans l'ombre, les enquêteurs et les magistrats parfois sourds à leurs requêtes, le courage des familles endeuillées, les archives poussiéreuses exhumées de haute lutte, mais aussi les rencontres bouleversantes d'êtres exceptionnels qui transforment leur souffrance en combat.
    Leur récit, très personnel, nous plonge au coeur des grands dossiers judiciaires de ces dernières décennies, au plus près des tueurs et de leurs victimes. Il est aussi un rappel, pétri d'humanité, de ce qui fonde leur engagement : la soif de justice.

  • « On n'est plus à Marseille mais à Rio, dans les favelas ». Ce vendredi 19 novembre 2010, le procureur de la République de Marseille, Jacques Dallest, lâche ces mots devant des dizaines de caméras plantées au pied du bâtiment 37 de la cité du Clos la Rose, l'une des plus « chaudes » des quartiers nord de Marseille. Quelques minutes plus tôt, Jean-Michel Gomez, dit « Michou », a été criblé de balles de kalachnikov alors qu'il discutait avec des copains. Il n'avait que 16 ans. Les tueurs ne se sont pas arrêtés là : dans leur fuite, ils ont « rafalé » Lenny, un minot de 11 ans. Il survivra, par miracle. Les frères Bengler, soupçonnés d'être les tireurs, ont été acquittés après un retentissant procès d'assises.
    En rencontrant la famille de « Michou », mais aussi Lenny, le rescapé aujourd'hui majeur, les acteurs sociaux de ce quartier, ses habitants, Romain Capdepon dépeint l'ambiance et le mode de fonctionnement d'une cité marseillaise. Il retrace également le déroulement d'une soirée qui a marqué un point d'orgue dans l'histoire du narco-banditisme marseillais des dix dernières années. En interrogeant les policiers de la PJ, les avocats, le procureur et le ministre de l'Intérieur de l'époque, il dessine la toile de fond de ce drame : comment, depuis plusieurs années, l'avenir de toute une génération de jeunes de cités est massacré, broyé, par l'engrenage du trafic de drogue.
    L'objectif n'est pas de produire une contre-enquête sur un fait divers historique qui se cherche toujours des coupables mais de relater le parcours tortueux au terme duquel deux enfants se sont retrouvés dans le viseur des tueurs et disséquer comment Marseille a basculé de façon quasi-quotidienne dans une violence d'ampleur inédite.

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  • Pourquoi et comment devient-on terroriste ? Comment légiférer et pourquoi la mission des juges est-elle si périlleuse ? Quelle est la position de la France face à un phénomène qui n'a pas de frontières ? Pour la première fois, un juge, l'une des figures de la galerie Saint-Eloi, nous fait pénétrer au cour d'un système, d'un univers, aussi inquiétant que fascinant. Il n'hésite pas à se mettre dans la peau de ces apprentis terroristes pour dérouler la progression insidieuse vers la déraison. Qu'est-ce qui pousse Stéphane, seize ans, ce garçon issu d'une famille ordinaire, à se convertir soudain à l'Islam et à se radicaliser ? Pourquoi Assya, élevée laïquement en France, décide-t-elle un jour de porter le niqab et de s'inscrire sur un site de rencontres communautaires ? Que part chercher Abou Hamza dans les montagnes afghanes ? Au-delà de ces parcours édifiants, c'est une justice pourtant à la pointe de l'information et de la vigilance qui ne peut être rendue, faute de preuves et de faits : car un terroriste en puissance n'est pas encore un terroriste.

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  • On connaît tous les Trois Petits Cochons et le Grand Méchant Loup. Mais connaît-on aussi bien le Petit Méchant Juge ?
    Pour éclairer notre lanterne, Marc Trévidic, juge d'instruction au pôle antiterroriste du Tribunal de Grande Instance de Paris, nous propose un voyage aussi riche que personnel dans l'histoire et les arcanes de la justice. De la Révolution française à nos jours, il brosse un portrait vivant de la figure du juge, ce lieutenant-criminel devenu, au fil du temps, juge d'instruction, qui semble toujours coincer aux entournures de l'Élysée.
    Dans un monde d'apparences où le pouvoir et la corruption se présentent parfois comme les deux faces d'une même pièce, la justice doit se garder de tous les côtés. Un exercice de haute voltige auquel le Petit Méchant Juge est bien décidé à ne pas renoncer.

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  • Avocat médiatique, grand défenseur des Droits de l'Homme, William Bourdon sillonne le monde au nom de son association Sherpa, tournée vers la notion de responsabilité sociale des entreprises. On comprend que ce professionnel vigilant ait été particulièrement attentif à l'émergence du phénomène des lanceurs d'alertes. Les Snowden, Falciani, Frachon et autres Julian Assange ont ouvert la voie à davantage de transparence et contribué à libérer la parole dans tous les versants de la société. Certes, leurs motivations sont diverses, nourries par un réel souci de l'intérêt général, mais aussi quelquefois par des ressorts plus personnels. Cependant, toutes ces raisons, bonnes ou moins bonnes, ont un objectif commun : assainir une société corrompue dont ils ne veulent plus être les complices. Mais que dit la loi ? Dans quel cadre juridique s'insèrent ces lanceurs d'alertes ?
    Voici donc, pour la première fois, le vade-mecum qui permettra d'accompagner ce nouveau mouvement citoyen.

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  • Que sait-on des Wildenstein ? Leur nom est associé aujourd'hui à l'une des supposées plus grosses fraudes fiscales de ces dernières années, à l'un de ces dossiers noirs du mandat de Nicolas Sarkozy où de riches donateurs de l'UMP sont suspectés de négocier protections et arrangements avec Bercy. Mais la destinée des Wildenstein ne peut se résumer aux seules stratégies d'évitement d'une famille fortunée qui n'aime pas payer ses impôts. Au-delà de l'enjeu fiscal, l'histoire de cette dynastie est aussi fascinante qu'inquiétante. Sa discrétion légendaire occulterait presque l'influence extraordinaire qu'elle a acquise tout au long du XXe siècle sur le monde de l'art. Qui sait que les Wildenstein ont tout pouvoir pour faire et défaire l'expertise d'un tableau de Monet, de Manet, de Gauguin ? Qui connait le contenu de leurs coffres réputés renfermer plus de 10 000 tableaux et qui recèlent plus d'un secret sur les grandes familles de collectionneurs français ? À travers la succession mouvementée du patriarche Daniel Wildenstein, de la bataille judiciaire de sa veuve contre ses beaux-fils, Magali Serre nous plonge dans l'intimité de ce clan qui se jouerait des frontières et des lois. Au point d'en abuser, au point de devenir les marchands les plus admirés, les plus craints et les plus détestés de leur siècle.

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  • La presse aujourd'hui est accusée de tous les maux. On critique les journaux imprimés, parlés ou télévisés, pour ce qu'ils font et ce qu'ils ne font pas, les journalistes pour leur conformisme, leur contestation, voire leur incapacité. Il est temps de faire le point :
    En racontant l'histoire du journalisme moderne, en dénonçant les clichés propagés par eux qui, à droite comme à gauche, veulent décréter ce qui est bon pour le peuple.


    Voici donc le récit d'une odyssée et d'un combat : celui de la vérité contre l'opinion, celui d'une instance qui met en scène les acteurs de l'histoire. Il fallait repousser ces attaques permanentes contre la presse et les médias, contre un quatrième pouvoir qui subvertirait les trois autres.


    Et si la presse n'existait pas oe Le journalisme est indispensable et irremplaçable. Il pourfend les préjugés et les rumeurs. Il accompagne les gens dans leur quête de vérité et de justice. Contre le pouvoir il se bat pour le pouvoir de la parole.


    Francis Balle est vice-Chancelier des Universités de Paris et il dirige, au sein de l'Université de Droit, d'Economie et de Sciences Sociales de Paris, l'Institut de Recherche et d'Etudes sur la Communication.

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