Curapp-ess Editions

  • " Juridicisation ", " judiciarisation ", " juridictionnalisation ", ou encore " politique saisie par le droit ", les expressions se multiplient aujourd'hui qui cherchent à rendre compte de l'emprise supposée du droit et de ses professionnels.
    Le droit serait devenu - mais s'agit-il là d'une nouveauté ? - un enjeu décisif pour qui souhaite comprendre les sociétés contemporaines. Pourtant, comme le montre l'invocation de ces notions aux contours imprécis, les terrains d'enquête sur la réalité de la portée sociale du droit restent à ce jour largement en friche. Issu d'un colloque tenu au CURAPP à Amiens les 14 et 15 novembre 2002, le présent ouvrage entend témoigner de la possibilité et de la fécondité du regard des sciences sociales sur des phénomènes qui apparaissent encore trop souvent comme une affaire de spécialistes.
    Au travers de méthodes et d'objets d'étude diversifiés, les textes réunis cherchent à saisir les interrelations entre droit, politique et société. Les terrains d'enquête rassemblés traitent des professionnels du droit comme des profanes qui s'en saisissent, traversent des processus historiques et des logiques situées, et s'inscrivent dans des configurations nationales ou des dynamiques internationales.
    La multiplicité des angles choisis par les différents auteurs fait ressortir la fécondité du croisement entre droit et sciences sociales et invite à analyser la portée sociale du droit sans le réduire à la simple expression de rapports de force ou à un discours auto-suffisant.

  • Les textes réunis dans ce volume tentent de décrypter à partir de champs disciplinaires divers le procès et ses mécanismes qui sont au principe de la production de la vérité.
    Ils rendent compte de la complexité du procès qui n'est qu'une combinaison infinie de pouvoirs, une démultiplication des acteurs judiciaires et non judiciaires, une diversification des rôles, une inversion des répliques, des jeux de langage infiniment enchevêtrés. le lecteur découvre au fil des pages des procès aux enjeux divers : politiques, sociaux et/ou culturels, la mise en oeuvre de dispositifs de production de vérité tels que le plaidoyer de culpabilité, le repentir ou le pardon.
    Au terme de toutes les riches contributions, à aucun moment, il n'a été fait de conclusions hâtives. il est montré les limites de l'acte de juger, comment le juge est conduit à renoncer à prononcer une vérité juridique absolue au profit d'une vérité juridique relative à " l'état des sciences ".

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