Calmann-levy

  • Hors procédure

    Patrick Ramaël

    La justice est-elle indépendante ?   « Perquisition au 55 rue du faubourg Saint-Honoré », à Paris. C'est la seule indication que le juge Ramaël donne au parquet pour annoncer une visite à l'Élysée. Entré presque par effraction dans le Saint des Saints du pouvoir exécutif - une première dans l'histoire de la République -, il repart, le dossier qu'il recherchait sous le bras, après des échanges houleux avec les occupants des lieux. En 2005, c'était aussi incognito, en qualité « d'exploitant agricole », qu'il était entré sur le territoire marocain, pour exécuter une commission rogatoire sur laquelle tergiversait le pouvoir chérifien. Les mandats d'arrêt qu'il a lancés en 2007 à l'encontre de dignitaires marocains, le jour même où Nicolas Sarkozy arrivait à Tanger pour une visite officielle, ont ravivé de manière spectaculaire l'affaire toujours sensible de la disparition en 1965 de Mehdi ben Barka, l'opposant de Hassan II. Ce témoignage unique fait pénétrer le lecteur au coeur du quotidien d'un cabinet d'instruction. Avec beaucoup d'honnêteté, le magistrat accepte de montrer non seulement les coulisses de la justice, mais aussi ses méthodes personnelles, ses doutes et ses difficultés. Il a ainsi fait l'objet d'une procédure disciplinaire qui finira par tourner court. Patrick Ramaël raconte comment le pouvoir exécutif a souvent la tentation de contrôler des investigations qui peuvent mener au plus haut niveau politique ou, comme ce fut le cas sous Nicolas Sarkozy, de supprimer cette fonction spécifiquement française de magistrat-enquêteur indépendant, fonction qui connaît pourtant aujourd'hui une nouvelle jeunesse.

  • La bataille judiciaire est sortie des prétoires, elle se joue désormais aussi bien dans l'arène médiatique que sur les réseaux sociaux : il s'agit souvent de gagner l'opinion publique à sa cause, plus que de convaincre le juge. Les ténors du barreau n'hésitent plus, pour certains, à fouler aux pieds le secret de l'instruction ou la présomption d'innocence. Les plus courtisés par la presse, entraînés par des communicants chevronnés, vont jusqu'à divulguer les procès verbaux pour contrer la partie adverse, empêcher un non-lieu ou peser sur le travail des magistrats. Le jeu est risqué. Quelques-uns s'y sont brûlé les ailes.

    Dans un monde où la communication est devenue une arme de destruction massive capable d'infléchir le cours d'un procès, les grands fauves du barreau aiguisent leurs griffes et rugissent d'autant plus fort.

    Au terme d'une longue enquête au coeur des palais de justice et dans les coulisses des cabinets, Valérie de Senneville et Isabelle Horlans ont mis au jour les stratégies, les méthodes et les secrets des plus illustres avocats, tels Éric Dupond- Moretti, David Koubbi, Jean Veil, Georges Kiejman ou encore Henri Leclerc.

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  • Rendre la justice Nouv.

    Soixante-cinq des plus grands noms de la magistrature, parmi lesquels François Molins, procureur général près la Cour de cassation, ou Jean-Michel Hayat, premier président de la cour d'appel de Paris, mais aussi des juges des enfants, des avocats généraux, des procureurs, des membres du Conseil constitutionnel, du Conseil d'État, du Conseil supérieur de la magistrature, qui officient aussi bien dans des tribunaux de commerce que dans l'antiterrorisme, à Paris en province et en outre-mer, prennent la parole et nous disent ce qu'est rendre la Justice au quotidien... Comment ? Avec quels moyens ?
    Chacune de leurs voix se propose de comprendre un pan des rouages de la machinerie judiciaire et de saisir toute la difficulté d'un métier où l'impartialité, l'intégrité, la recherche perpétuelle de ce qui est juste, font loi. Mais nos gardiens de la justice restent des hommes, faillibles parfois, sensibles - car l'humain n'est jamais loin, et s'il peut être la source de cas de conscience cornéliens, il est aussi ce qui permet d'apporter un peu de lumière dans une profession labyrinthique.

    À paraître
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