Sciences humaines & sociales

  • Génération engagée Nouv.

    Depuis plusieurs décennies, l'abstention ne cesse de progresser élection après élection et le lien entre la classe politique et les citoyens, en particulier les plus jeunes, semble se déliter toujours davantage.

    Est-ce à dire que nos modèles démocratiques sont condamnés à l'implosion ? Quel avenir pour une jeunesse confrontée de plein fouet à cet essoufflement politique, mais aussi à l'urgence climatique, à la menace terroriste ou encore à la deflagration sanitaire et économique déclenchée par la propagation du coronavirus ?

    Dos au mur face à ces crises protéiformes, la "génération Z" est trop souvent caricaturée et dévalorisée dans les médias et l'imaginaire collectif. Cet ouvrage fait au contraire le pari qu'un sursaut est encore possible, à condition de montrer un autre visage de cette nouvelle génération : engagée, audacieuse, passionnée. C'est une véritable "société de l'engagement" qu'il s'agit désormais de bâtir, en faisant confiance à la jeunesse et en s'appuyant sur les milliers d'initiatives citoyennes qui pullulent loin des projecteurs aux quatre coins de la France.

    Délaissant les structures traditionnelles, la nouvelle génération n'est pourtant pas "moins" engagée que les précédentes ; elle s'engage simplement différemment, à travers de nouveaux outils et canaux, que ce livre entend décrypter.

    Forts de leurs expériences d'étudiants et leaders associatifs engagés, Grégoire Cazcarra et Léna Van Nieuwenhuyse se font, à travers cet ouvrage, les porte-voix d'une jeunesse prête à relever les grands défis de demain. Ils donnent aussi la parole à de nombreux "grands témoins" au fil de l'ouvrage : experts, intellectuels, personnalités politiques et médiatiques de tous bords, mais aussi et surtout jeunes figures montantes aux parcours inspirants.

    Préface de Sarah El Hairy, Secrétaire d'État auprès du ministre de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports, chargee de la Jeunesse et de l'Engagement.

    Postface de Maître Bertrand Périer, Avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation, auteur et enseignant spécialiste d'art oratoire.

  • Kadhafi : du héros gênant... à l'ami encombrant Nouv.

    Il s'est opposé à la France, aux Etats-Unis, à l'Occident, qu'il a nargué pendant quatre bonnes décennies. Il a fait rêver les Africains d'Etats-Unis de l'Afrique, avant de les traiter comme des moins que rien dans son pays. Khadafi est passé successivement de héros révolutionnaire à ennemi de l'Occident et du monde "libre" , avant de redevenir brièvement fréquentable aux yeux de l'Occident. Ami gênant de plusieurs leaders africains, sa disparition, accueillie avec soulagement, ouvre cependant l'incertitude dans son pays et la région du Sahel, et ailleurs en Afrique.

  • Entre les années soixante-dix et quatre-vingt, le Tchad s'est avéré être un laboratoire pour la modernisation des services de renseignement français. Cet ouvrage nous plonge dans les territoires d'Afrique subsaharienne, au coeur des intérêts mêlés des puissances occidentales, des guerriers du Tchad et de la Libye. Il pénètre dans les méandres des terribles services intérieurs tchadiens, du SDECE et de la DGSE, voyage dans le Tibesti avec les négociateurs de l'affaire Claustre, analyse la défiance franco-américaine d'alors, combat avec les Tchadiens et les mercenaires en zone désertique...

    Analyse inédite des arcanes du renseignement français moderne, indispensable pour en cerner l'évolution au fil de l'histoire, ce livre aide également à comprendre la situation dans toute la région subsaharienne et les enjeux sécuritaires actuels.

    "Dans un style enlevé et vivant, l'auteur propose des portraits d'acteurs français, tchadiens et américains du renseignement qu'il croise avec des récits de grands témoins (...) Une invitation au voyage au milieu des grands espaces désertiques sahéliens dans la tête des acteurs des guerres post-coloniales et des décideurs politiques et militaires." Pierre de BOUSQUET.

    Ancien directeur de la DST, ancien coordonnateur national du renseignement, actuel directeur de cabinet du ministre de l'intérieur.

  • En janvier 1959, la guérilla castriste prend le pouvoir à Cuba. En décembre 1989, les forces armées des États-Unis interviennent au Panama contre le gouvernement de Manuel Noriega.

    Entre ces deux dates, le modèle révolutionnaire cubain inspire les guérillas révolutionnaires d'Amérique Latine. Véritable modèle ou repoussoir pour ses ennemis politiques, le régime de Fidel Castro devient ainsi le chef de file de l'action révolutionnaire dans la région.

    Au-delà de ce premier constat, cet ouvrage aborde également l'importance de la réalité locale de chaque pays dans l'émergence et l'évolution des mouvements de guérillas. En effet, les traditions politiques, les crises internes et les caractéristiques locales tendent à produire un paysage révolutionnaire hétérogène dans son ensemble. Les guérillas sont ainsi le produit de l'influence révolutionnaire cubaine et du contexte national dans lequel elles se développent.

    Ce livre présente les situations nationales selon une classification inédite : les Etats révolutionnaires, les dictatures contre-révolutionnaires, les conflits armés, la "Guerre Sale" et les foyers révolutionnaires périphériques. L'impasse progressive dans laquelle se trouve la plupart de ces pays dans les années 1970-1980 contribue à amorcer un changement au cours des décennies suivantes à travers différents processus transitoires.

  • La crise de la Covid-19 a mis en lumière les causes profondes de la paralysie de la France et les limites de notre sécurité tant nationale que globale : gestion de crise sanitaire inconséquente, désindustrialisation ; atteintes aux libertés individuelles ; perte de souveraineté sur l'échiquier mondial...

    En comparant notre stratégie de sécurité nationale avec celle des grandes puissances mondiales, les auteurs essaient d'imaginer comment sera la France demain dans le concert des nations avant de terminer par une proposition de réajustement de la politique de sécurité nationale.

    Ils exposent une stratégie innovante pour que la France s'approprie les formats modernes de puissance afin de répondre à ses intérêts vitaux. Faute de quoi, elle sortira de l'Histoire...

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  • Dès les débuts des printemps arabes et suite à l'intervention occidentale en Libye pour renverser Kadhafi en 2011, le Kremlin se lança alors dans une politique pro-active. En effet, échaudés par l'affaire libyenne, où les Russes se sont sentis floués, ils vont d'abord en Syrie, soutenir diplomatiquement Assad aux prises avec un soulèvement populaire qui dégénérera très vite en guerre civile. Puis, le 30 septembre 2015, les forces militaires russes interviendront directement dans le conflit syrien. Alors que plusieurs observateurs prédisaient un nouvel Afghanistan pour Moscou et son inévitable échec dans sa politique moyen-orientale, force est de constater qu'il n'en fut rien.

    Aujourd'hui, que cela nous plaise ou non, et par suite de ses succès militaires et diplomatiques en Syrie, la Russie est devenue incontournable. Elle reste le maître du jeu et est même le nouveau "juge de paix" de la région vers qui tous les grands acteurs, Israéliens, Égyptiens, Saoudiens, Iraniens, Turcs et autres, se tournent à présent. Dans Poutine d'Arabie, Roland Lombardi nous explique comment et pourquoi nous en sommes arrivés là...

    Préface de Jean-François Coustillière, Contre-amiral (2S), président d'Euromed-IHEDN.

  • Cet essai déconstruit les grands mythes du "penser global", porteurs de faux espoirs. À savoir, cet ordonnancement du monde auquel nous aspirons et qui n'a jamais vraiment existé, les illusions d'une souveraineté européenne que nous recherchons en vain et, enfin, ce "mariage" impossible entre le capitalisme et l'écologie.

    Les auteurs centrent leur propos sur un questionnement majeur : comment réconcilier les peuples avec la mondialisation ? Pour cela, l'ouvrage a l'ambition de décrire le monde des possibles, pour peu que nous reconnaissions la vitalité salutaire de ce qui constitue le socle de nos identités, le cadre rassurant d'États-nations au sein d'une Europe stratège ainsi que la nécessité de réinventer le capitalisme "citoyen" du XXIe siècle, fondé sur une réelle prise en compte du temps long.

    Alors que la pandémie de coronavirus bouscule nos évidences, cet ouvrage vise à éclairer les lecteurs sur les défis majeurs qui s'imposent à toute l'humanité.

    Au moment où les civilisations s'entrechoquent et face aux crises multiples qui traversent le monde, ce livre, dépassant en cela tous les lieux communs, propose de nouveaux horizons souhaitables.

    Après la sidération, il porte un regard raisonné sur l'avenir de la mondialisation, bien au-delà des peurs, des doutes et des controverses confuses sur le "monde d'après".

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  • Le XXIe siècle est celui du choc des puissances. L'extension du domaine de la guerre aux nouveaux espaces économiques, virtuels ou cognitifs a ouvert une ère de conflictualité systémique.

    Cette rupture stratégique est encore mal appréhendée en France, où inhibitions et approches idéalistes faussent l'analyse des rapports de force et de leur évolution.

    Spécialiste des problématiques de puissance, Raphaël Chauvancy en définit le concept et le replace au coeur d'une analyse méthodique.

    En remontant le fil des causalités, il éclaire l'arrière-plan des cas concrets dont il illustre sa démonstration. Il s'inscrit ainsi dans le temps long pour proposer une grille de lecture globale et accessible.

    Ouvrage de référence, Les nouveaux visages de la guerre ouvre la voie à une pensée stratégique alternative, adaptée au nouveau monde multipolaire.

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  • L'espace est un théâtre d'affrontement relativement récent. Sa conquête a commencé en 1957 dans un monde bipolaire où le secret prévalait sur tout et où les doctrines communistes et capitalistes s'affrontaient dans le rationnel de la technologie, mais aussi dans l'irrationnel du mythe.

    Les années 1991-2000, où domine la "coopétition", semblent plus aseptisées. L'arrivée ambitieuse de nouveaux entrants démocratise l'accès à l'espace, entraînant progressivement une complexification des rapports de force.

    Les États accélèrent leur développement technique, ayant compris que la sauvegarde de leur souveraineté s'est significativement déplacée vers la maîtrise de l'espace. Il voit donc l'avènement de programmes publics et privés, véritables bras armés des États. Et son exploitation va devoir faire l'objet d'une régulation juridique de plus en plus complexe.

    L'espace devient un enjeu ultime d'influence. On recourt dorénavant à l'ensemble de l'arsenal de guerre économique moderne. Nouvelles réalités, nouveaux conflits larvés...

    Ce livre s'attache à les décrypter.

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  • La France a sans doute atteint son apogée à la veille de la Révolution. Sous Louis XVI, demeuré dans les mémoires le roi faible, elle porte paradoxalement sa puissance à un niveau inégalé.
    Le système diplomatique français neutralise alors l'Europe par un jeu de bascule et d'équilibre qui assure la paix au détriment des ambitions territoriales. Bien équipées et entraînées, les armées du roi garantissent l'ordre international. Reconstituée après les désastres de la guerre de Sept Ans, la marine bouscule quant à elle les Anglais qui découvrent l'amertume de la défaite et apprennent à partager l'empire des mers.
    Le commerce prospère. Les ports de l'Atlantique bruissent d'activité. À la tête de la seconde flotte commerciale du monde, les armateurs de Nantes, Bordeaux et Marseille élargissent les marchés régnicoles. Une proto-industrie prometteuse se développe. Les Français produisent alors plus de fer que l'Angleterre. L'État est endetté, mais la France est riche.
    Elle est aussi influente. Il n'est pas une personne de qualité dans l'ancien et le Nouveau Monde qui ne parle le français, langue de l'esprit assurément, mais aussi de ce badinage qui s'appelle l'art de vivre. Les sociétés scientifiques de Paris participent de plain-pied à la transformation du monde dont les rouages et les principes ouvrent à l'homme des perspectives nouvelles.
    Malgré des zones d'ombre trop connues, une population nombreuse et industrieuse peut alors regarder l'avenir avec confiance. Une vision stratégique à long terme ouvre des voies prometteuses. Inattendu, l'effondrement n'en sera que plus violent.
    Cette étude portant sur la France de Louis XVI jusqu'à la veille de la Révolution ne se contente pas d'explorer les arcanes d'une période charnière et d'en révéler les lignes de force. Elle développe une réflexion sur la notion de puissance ; dégage des principes et des constantes, éclaire notre époque en resituant les évènements et leur causalité dans le temps long. Livre d'histoire, assurément, il est plus encore un ouvrage de stratégie.

  • Réseaux, les nouvelles règles du jeu : les comprendre, les identifier Nouv.

    Face à une crise, la réponse de la société est souvent binaire. Pour certains, il n'y a pas de solution miracle sans l'intervention de l'Etat, à l'origine de tous les bienfaits et de tous les maux perçus par la population. Pour d'autres, au contraire, l'Etat doit s'effacer derrière le marché pour résoudre avec efficacité les problèmes, en libérant les énergies dans la concurrence. Au-delà des débats stériles pour savoir s'il faut plus d'encadrement, ou davantage de laisser-faire, nous considérons que la société évolue inexorablement vers une troisième voie, celle de la collaboration dans les réseaux de confiance.
    Les réseaux s'imposent comme un nouveau mode de communication, de socialisation, et d'éducation, capable de créer et de répartir les richesses en dehors des règles du marché. Sous certaines conditions, ils offrent un cadre plus efficace que celui de l'Etat, pour défendre l'intérêt général à l'échelle des territoires ou des communautés d'individus. En empruntant la voie des réseaux, il est ainsi possible de réconcilier liberté et solidarité, de manière à sortir de l'impasse idéologique dans l'affrontement stérile entre l'Etat et le marché.
    Le livre apporte des réponses, sur la crise d'autorité, sur la faillite des corps intermédiaires, sur la démission du pouvoir, dans une société de plus en plus horizontale, en décalage avec la verticalité des institutions. Faut-il continuer à réglementer sans se soucier de la liberté? ? Quelle est la place de la confiance par rapport au contrôle ?? Pourquoi est-il nécessaire de collaborer dans une société individualiste ?? Le livre répond à ces problèmes d'actualité.

  • Après l'école des nouveaux "espions", "Soft Powers" poursuit le voyage sur Les sentiers de la guerre économique. Ce récit, d'abord personnel, d'une aventure collective entre mythes et réalités, faux-semblants et non-dits, propose un voyage initiatique, tire des enseignements de nombreux cas vécus ou observés, et propose des pistes de réflexion sur le soft power comme clé de voûte de la nouvelle guerre économique systémique. Il invite à explorer les stratégies d'influence des États, des entreprises ou des ONG, en les replaçant sur les échiquiers invisibles de la mondialisation. Plus que jamais, le pouvoir gère, avec une subtilité extrême, le désordre qu'il prend en charge par des systèmes de communication, des normes, des stratégies ouvertes... et des dominations masquées et déguisées.
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    "Soft Powers" dévoile ainsi le dessous des cartes de l'influence, présente ses acteurs et décrypte ses méthodes, jusqu'à initier une véritable réflexion sur le sens de ce pouvoir feutré qui enveloppe de toute part. Il questionne également la posture de la France et de l'Europe, prises en étau entre deux hyperpuissances, et invite à réapprendre à observer le réel pour en finir avec les dénis de réalité ou la déconstruction permanente qui nous conduisent de défaite en défaite. La longue marche sur les sentiers de la guerre économique est donc encore loin d'être terminée !

    Les échiquiers invisibles. Métro, Louvre, Tour Eiffel. Bas les masques ! Idées- Action. Small World ! "Open Society", really ? Transparence internationale. Vert Pacifique. La Compagnie française des Pétroles. La guerre pour, par et contre l'information. La guerre des labos. Une petite pilule rose. Des barbouzes sur le campus. La course aux étoiles. "Visit US !" La Nouvelle-France. Lobby or not lobby ? Agilité ou paralysie...

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  • La fin du franc CFA

    Loup Viallet

    Le franc CFA est en sursis. Pour ses nombreux détracteurs, ce pilier des relations franco-africaines postcoloniales est à la fois le symbole du néocolonialisme de la France en Afrique et l'une des principales entraves au développement des pays qui l'ont en partage. Pourtant, si la Guinée-Conakry, la Mauritanie ou Madagascar ont choisi de sortir de la zone franc il y a plus d'un demi-siècle, le franc CFA a aussi suscité l'adhésion de nouveaux membres et les quinze États subsahariens qui le détiennent ne semblent pas encore prêts à l'abandonner. Quant à l'influence politique et économique de la France parmi les pays de la zone franc, elle n'a jamais cessé de décroître depuis les débuts de la coopération monétaire. Ce qu'on appelait autrefois « le pré carré français » est désormais ouvert au monde entier et représente une part infime des intérêts économiques français sur le continent africain. Ce livre met à jour les conséquences d'un abandon collectif du franc CFA sur les pays africains, sur leurs relations avec la France et avec le reste du monde. Il dévoile la vision mythologique des relations franco-africaines sur laquelle repose le discours décolonial et propose des solutions politiques réalistes afin de sortir la coopération monétaire franco-africaine de l'impasse dans laquelle elle se trouve.

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  • La crise Covid-19 dépassera, et de loin, les contours de l'épidémie elle- même. À l'heure où cet ouvrage est imprimé, l'épidémie s'éteint. Jamais une crise sanitaire n'aura suscité autant de polémiques, de discordes, de révélations, de mensonges, dont l'ultra-médiatisation aura parachevé l'outrance voire l'absurde.

    La psychose d'angoisse délibérément installée et entretenue fait faussement croire à une soumission acceptée de mesures coercitives qui font mains basses sur les libertés fondamentales. La dictature du sanitaire triomphant est en marche.

    Lorsque les comptes seront faits, il apparaîtra que les conséquences sanitaires collatérales seront bien plus importantes que celles de l'épidémie elle-même.

    En attendant, un des enseignements essentiels de cette crise est la nécessité de s'impliquer à titre individuel dans des stratégies de prévention. Cela est possible. C'est le message que ce livre tient à diffuser.

    L'avenir de notre santé est entre nos mains;

  • C'est un état de fait inéluctable, la grande majorité des savoirs de l'humanité est à la portée de tous, tout le temps, sous réserve d'avoir de la batterie et du réseau. Notre société vit une véritable révolution anthropologique où le numérique transforme nos manières de vivre et par conséquent, nos modes de penser. Les armées n'y échappent pas.

    Il y a une centaine d'années, Lyautey estimait que celui qui n'est que militaire n'est qu'un mauvais militaire, que celui qui n'est que professeur n'est qu'un mauvais professeur, que celui qui n'est qu'industriel n'est qu'un mauvais industriel. Selon lui, l'homme complet, celui qui veut remplir sa pleine destinée et être digne de mener des hommes, être un chef en un mot, doit avoir ses lanternes ouvertes sur tout ce qui fait l'honneur de l'humanité. C'est encore une autre dimension que d'ajouter à l'ère numérique ces changements générationnels qui engendrent des jeunes moins "denses" devant l'adversité, mais dont la vision stratégique demeure pertinente. L'officier moderne n'a pas d'autre choix que de s'adapter s'il veut commander ces soldats nouveaux.

    Alternant témoignages, expériences vécues, outils à s'approprier et notions sociologiques, cet ouvrage s'adresse aux officiers, sous-officiers, hommes du rang, mais également à ceux qui managent et qui souhaitent porter un regard sur le soldat d'aujourd'hui, sur ce que pourrait-être l'officier nouveau et sur la rencontre entre ces deux étrangers, dans un but commun partagé.

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  • L'expansion économique devient le but premier des pays qui en ont pris conscience. L'Afrique est le théâtre d'opérations permanent, sur lequel se traduisent les extrémismes de tout bord qui viennent brouiller les cartes entre terrorisme islamique, nationalisme, ethnicisme. Le champ de bataille des matières premières recouvre maintes réalités. L'Afrique ne transforme pas, ou peu, elle extrait, produit, elle n'a pas son indépendance énergétique et agricole.
    Elle est prisonnière de ses vieux démons issus de son histoire : corruption, mono-industrie, élites immuables, incapacité à choisir son modèle économique et explosion démographique. L'Afrique a-t-elle la capacité d'innover et la possibilité d'absorber cette population, de la faire vivre et d'en faire un atout ? Ces nouveaux Africains voudront-ils vivre dans un continent aux immenses possibilités, mais qui sera aussi confronté aux bouleversements climatiques ? Les facteurs d'instabilité politiques jouent un rôle essentiel dans la migration des jeunes vers l'occident.
    La question du droit d'asile est aussi souvent présentée comme prépondérante. L'Afrique pourrait répondre de manière plus efficace aux défis qui l'attendent en parlant d'une et même voix. Mais un raisonnement continental apparaît complexe et difficile à mettre en oeuvre et faire de l'Afrique une nation puissante. Il semble nécessaire de repenser les rapports entre les pays africains, la Chine et les Etats-Unis en remettant à plat les relations avec la Chine, les Etats-Unis et l'Europe.
    La réflexion sur l'avenir de la relation entre l'Europe est l'Afrique est fondamentale. L'Europe a les moyens de se tourner vers les pays africains, en a-t-elle la volonté? L'Europe peut-elle suivre les préconisations allemandes ? Imaginer l'avenir de la relation entre l'Europe et l'Afrique est-il utopique ou juste fondamental ? Poser la question, c'est y répondre !

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  • Qu'on y songe, le monde change, il change d'axe. Ce n'est pas un axe atlantique qui structure et domine le monde, c'est un axe entre les démocraties libérales, qui rencontrent des difficultés, et les régimes autoritaires, en particulier la Chine, en pleine ascension.

    Une ligne de force de laquelle émergent la Russie, la Chine ou encore la Turquie. Trois pays desquels la France se serait inconsidérément éloignée...

    L'Eurasie représenterait-elle la "Nouvelle Frontière" de l'expansion vers l'Est de l'ensemble européen ? Et la prise de conscience de cette évidence pourrait-elle permettre à la France de jouer un rôle moteur dans cette projection d'influence et de puissance ?

    La Russie doit être intégrée à l'espace européen et nous devons faire en sorte qu'elle ne soit plus une menace. L'avenir de l'Europe est eurasiatique, pas euroatlantique. Nous avons, nous Occidentaux, contribué à faire ressurgir la menace russe. Nous avons raté l'après-guerre froide, car nous n'avons pas réussi à réintégrer la Russie dans le jeu des démocraties.

    Tout laisse à penser que nous sommes très probablement dans une période de "point de bascule".

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  • Pour la première fois, ce livre envisage de replacer le moment gaullien (1958-1969) dans l'histoire longue de l'héritage capétien. Il dépasse en effet une vision souvent trop courte et cloisonnée de l'Histoire. Dans la pensée des auteurs, la Révolution française de 1789 n'a pas mis un terme à la monarchie française mais a tout simplement introduit une parenthèse d'instabilité politique délégitimant l'autorité et la légitimité du monarque, figure de l'Etat et du peuple. A l'opposé des théories maurrassiennes et républicanistes, ils démontrent les similitudes du régime capétien et de la République gaullienne, jusqu'à penser celle-ci comme la fille mort-née, mais légitime de la monarchie française ?

    A l'heure où la chose publique est trop souvent dévoyée par la communication et le marketing politique, les auteurs proposent une grille de lecture inédite de notre histoire nous permettant de mieux comprendre la période gaullienne à laquelle se réfèrent si souvent nos hommes politiques, de gauche comme de droite. A lire de toute urgence...

  • Depuis sa victoire en novembre 2016, le président américain Donald Trump livre une guerre quotidienne aux médias traditionnels qu'il a érigés en "ennemis du peuple". Il ne cesse de les attaquer au fil de discours qui incitent ses électeurs à la violence physique, mais aussi sur Twitter dans des messages rageurs où il condamne leur supposée malhonnêteté. Trump dénigre et harcèle les journalistes, menace les rédactions de mesures de rétorsion, portant à croire que le premier amendement à la Constitution, qui garantit la liberté de la presse, est en sursis.

    Pour autant, quatre ans plus tard, les grands médias nationaux n'ont pas été terrassés. Ils connaissent au contraire des records de ventes et d'audience en jouant les gardiens de la liberté de la presse, argument éthique et commercial qui a trouvé un écho favorable parmi les opposants à Trump. Ils ont, en outre, renoué avec la tradition du journalisme d'investigation, mus par le devoir d'informer les citoyens dans une Amérique où le président est devenu le premier pourvoyeur de contre-vérités. Ces déconvenues apparaissent comme autant de défaites pour Trump qui poussent à se demander s'il n'aurait pas perdu la guerre qu'il a lui-même initiée.

    Pour Alexis Pichard, l'ambition de l'actuel locataire de la Maison-Blanche ne serait pas tant de vaincre ceux qu'il appelle les "Médias Fake News", mais plutôt de maintenir l'illusion d'une guerre qu'il exploite habilement à des fins politiques et électorales. C'est là ce qu'il entend démontrer au fil d'une analyse d'ampleur qui apporte une compréhension précise des relations complexes et instrumentalisées entre Trump et les médias.

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  • Sommes-nous vraiment en guerre contre le terrorisme ? La question mérite non seulement d'être posée d'un point de vue opérationnel mais aussi politique. Si la réponse est oui, encore faut-il préciser de quelle sorte de guerre il s'agit, et si la réponse est non, il importe de déterminer pourquoi nos gouvernements successifs l'affirment. Finalement, il semblerait bien que nous n'ayons guère de stratégie dans la lutte contre le terrorisme. Or, faute de stratégie globale et complètement adaptée à une situation sans précédent, cette "guerre d'un nouveau genre" ne peut être gagnée.

    Face à la confusion générale sur le sujet, la thèse des deux auteurs de ce livre est que le concept de "guerre au terrorisme" est par nature porteur de son propre échec. Il nous empêche en réalité de comprendre la nature exacte du terrorisme islamiste et de saisir que le salafisme est le carburant du djihadisme.

    Au bout du compte, dans chacun des camps, il s'agit d'une guerre de l'information, maniant les messages idéologiques, les mots, les perceptions et les images, d'un combat dont les champs de bataille sont les esprits...

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  • Beaucoup de choses ont été alléguées, colportées, dites et écrites sur tout ce qui tourne autour des Services de Renseignements israéliens (SR) considérés comme les meilleurs du monde. Le présent ouvrage s'efforce de retracer la saga des Services secrets de l'État hébreu, mais aussi de donner un aperçu de leurs activités et de leur manière de conduire leurs opérations dans le cadre des crises récurrentes qu'ont connues le Proche et Moyen-Orient.

    Ce livre démystifie en grande partie la légende qui entoure ces SR israéliens. À côté des chapitres consacrés à chacun des SR ayant existé en Terre Promise (côté israélien), l'auteur choisit de revenir sur quelques affaires emblématiques de l'histoire de ces centrales de Renseignement d'un genre un peu particulier.

    De fait, il n'entrait pas dans l'objet de ce livre de traiter de manière détaillée de faits comme la traque des criminels nazis - excepté celle d'Eichmann - ni l'intégralité de la guerre de l'ombre qui oppose, d'un côté, les SR de l'État hébreu et de l'autre les Palestiniens ou les Iraniens. Sur ce point seront abordées la traque des auteurs de la tragédie de Munich, ainsi que la guerre qui oppose, notamment par le biais de la stratégie de la décapitation, Tel-Aviv aux mouvements d'opposition armée palestiniens.

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  • Comment l'Algérie qui a défié la puissance coloniale française a-t-elle pu sombrer dans le chaos des années 1990 ? Pour répondre à cette question, il faut remonter le temps pour situer la dérive : celle de la primauté du militaire sur le politique et la confiscation de l'indépendance par l'armée des frontières. Le coup d'Etat contre le GPRA, durant l'été 1962, ouvre une série de violences dont a été victime la volonté populaire et la véritable légitimité historique.
    L'armée des frontières, qui prendra le pouvoir, étouffe alors la vie politique, fait taire les divergences, écarte les récalcitrants et élimine les opposants. C'est ainsi que les véritables héros de la Révolution algérienne seront emprisonnés, exilés ou assassinés. Leurs noms seront bannis de l'histoire officielle, laquelle sera dédiée à la gloire des nouveaux maîtres d'Alger. Mais la société évolue et les contradictions feront éclater le vernis qui cachait la triste réalité algérienne.
    Le modèle socio-économique et politique n'arrivait plus à contenir les aspirations des masses à plus d'égalité, de liberté et de bien-être social et implosera en octobre 1988. La révolte du peuple sera détournée à des fins de luttes de clans et de recomposition du régime, au prix de répression et de privation. Le noyau dur du système, l'armée, fera sombrer le pays dans le chaos et la guerre civile.
    C'est désarmé et résigné que le peuple assiste le 29 juin 1992 à l'exécution en direct, sur la télévision, du président Mohamed Boudiaf, l'un des pères de la révolution algérienne. Cet assassinat politique finira par enlever tout crédit à l'armée qui prétendait sauver le pays du projet moyenâgeux des islamistes et plongera le pays dans l'épisode le plus sombre de son histoire contemporaine. Après une décennie de guerre civile s'ensuivront les 20 ans de malédiction de Bouteflika dont la fin de règne inaugure une nouvelle confrontation entre le peuple et l'armée, incarnée par Ahmed Gaïd Salah, un rôle difficile à tenir pour "un héritier par défaut" du "Système".

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  • "Les Trente Honteuses" sont l'histoire des relations entre la France, Israël et le Liban, durant une période qui s'étend de la fin de la guerre d'Algérie (1962) à la fin de la guerre civile libanaise (1990). Mais elles sont aussi, l'histoire des trente années qui ont finalement creusé le tombeau de l'influence française dans le monde arabo-musulman en général. Issu d'une thèse universitaire soutenue en 2015 à l'IREMAM (Institut de Recherches et d'Etudes sur les Mondes arabes et musulmans) d'Aix Marseille Université, il est le premier ouvrage d'un spécialiste qui mette en perspective la politique arabe de la France et les relations franco-israéliennes notamment au travers de la guerre du Liban (1975-1990).

    Avec une préface d'Alain Chouet, ancien chef du Service de renseignement de sécurité de la DGSE.

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