Fantasy & Science-fiction

  • Ouvrage fondateur de la science-fiction publié en 1898, "La Guerre des Mondes" a inspiré nombre d'artistes, d'Orson Welles à Steven Spielberg, en passant par E. P. Jacobs... Si Herbert George Wells, son auteur, n'est plus à présenter, il n'en est pas de même pour l'illustrateur. Henrique Alvim-Corrêa, beaucoup moins célèbre que son illustre co-auteur, a pourtant insufflé, dans son interprétation graphique de l'univers de Wells, une puissance jamais égalée, mais souvent copiée... Sa vision des engins extra-terrestres, comme celle des créatures, est l'une des plus angoissantes que ce livre ait jamais inspiré. Wells, lui-même, lorsque Alvim-Corrêa lui adressa ses premières esquisses et dessins, fut si enthousiaste qu'il donna immédiatement son accord au projet, jugeant même le travail de ce dessinateur quasi inconnu, supérieur à celui de Warwick Goble, le premier à avoir illustré le roman en 1898.

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  • La mer traverse l'oeuvre de Jean Ray/John Flanders comme le Fulmar a traversé les Sept Mers durant sa longue carrière.
    La cinquantaine de textes réunis ici, pour la plupart inédits en français, en sont la preuve.
    « Le monde marin apparaît, parfois véhiculant l'épouvante, parfois unique solution, ultime espoir pour oublier le passé et fuir l'horreur, parfois moyen pratique pour découvrir l'aventure. Il recèle le mystère. Derrière l'horizon se cache toujours quelque île étrange, quelque port embrumé où le marin cherche à oublier ses hantises dans des cabarets enfumés.
    Là, une oreille complaisante, devant un verre de whisky, écoutera le récit de ses aventures. » Parmi les « cargo, schooner, yacht, baleinier, quatre-mâts, brick, clipper, steamer, péniche, canot, sous-marin, croiseur » qui sillonnent les océans « rayens », il en est un qui prend une dimension toute particulière : le Fulmar. Il est le « navire-fantôme, navire-imagination, navire-réalité, navire-légende »...
    Alors, embarquons et suivons-le dans ses aventures et celles de son équipage à travers les Sept Mers !

  • Ce Dictionnaire des littératures vampiriques - le tout premier en langue française - est centré, avant tout, sur les oeuvres disponibles en français et suit l'évolution du plus grand mythe de la littérature depuis ses débuts (les poètes, John William Polidori) jusqu'à ses métamorphoses contemporaines (la bit-lit et son troupeau d'écrivains, surtout d'écrivaines). Entre ces deux extrémités chrono lo giques sont traités tous les auteurs qui ont contribué à la survie et à l'évolution du mythe, depuis l'aristocrate hautain et monstrueux (Lord Ruthven, Dracula et certains personnages d'Anne Rice) jusqu'au vampire aseptisé, mis à la mode par Stephenie Meyer.
    Ainsi défilent les vampires « classiques », monstrueux et séducteurs (monstrueuses et séductrices, surtout), les vampires honteux de leur monstruosité, les vampires « réhabilités », les vampires parodiques (ils existaient déjà avant Dracula), les vampires « relatifs » et les vampires du futur, qui entrent dans le domaine de la science-fiction.
    En outre, les auteurs ont traité certains thèmes particuliers comme : théâtre vampirique, littératures vampiriques allemande et italienne, vampires et roman criminel, etc.
    Ouvrage de référence qui ne peut que séduire les aficionados de Dracula et de ses semblables, ce Dictionnaire des littératures vampiriquesest le fruit d'une longue collaboration entre deux des plus éminents spécialistes du thème du vampire en littérature.

  • Par une chaude nuit d'août, une splendide et fantastique lueur a traversé le ciel de siddermorton et... un ange est tombé sur terre !
    Arrivé sans savoir comment de son univers merveilleux, où tout n'est qu'ordre, beauté et plénitude, le voilà désormais confronté à la terrible condition des hommes, à l'étroitesse d'esprit de ceux qu'il croise qui le traitent de fou ou d'imposteur... et à l'étrange douleur de l'amour... incarnation de l'«intolérable différence», l'ange saura-t-il, mais surtout pourra-t-il, surmonter l'angoisse et la souffrance de son nouvel état d'humain ? satire acide et poétique des moeurs de son temps - et peut-être du nôtre -, ce second roman d'H. G. Wells, après La Machine à explorer le temps, est l'une de ses rares incursions dans le domaine du fantastique.

  • Au coeur d'un petit village breton curieusement coupé du reste du monde, et qui tient à le rester, se déroule un étrange cérémonial nocturne où des hommes-loups célèbrent de mystérieux et ancestraux rites de fécondité.
    Une jeune Anglaise, témoin involontaire de ces « sabbats », y disparaît, et, bientôt, on y constate les indubitables manifestations d'Ahès, la princesse-vampire de l'antique cité d'Ys, capable des plus stupéfiantes métamorphoses.
    Commencera alors pour Steven Kane, subtil et inébranlable, accompagné par les Gardiens, adversaires inconditionnels des forces du Mal, une course contre la montre - et contre l'horreur - pour sauver la jeune femme.
    Au cours de cette terrifiante aventure, Kane croisera d'étranges personnages, comme Monsieur de Caradec, inquiétant châtelain que tout le monde appelle « Maître » et qui semble s'intéresser à l'immortalité ; Claire, « l'Intouchable », ravalée au rang de la bête à la suite de mystérieuses et terribles expériences ; ou encore le capitaine Lenoir, géant au poil et à l'âme toute de noirceur...
    Dans cette quête dangereuse où le chasseur peut parfois devenir gibier, le lecteur partagera cette descente aux Enfers doublée d'un duel à mort dans l'atmosphère envoûtante d'une terre où le mystère fait partie du quotidien...

  • Hugh B. Cave illustre à merveille ce que l'on pourrait qualifier de « fantastique de premier niveau ». Ce type de fantastique est centré sur des récits de mystère qui se terminent tous par une explication surnaturelle et terrifiante. Pas question chez Cave de finasseries narratives... Dans ce recueil, majoritairement inédit, le lecteur croisera des statues animées, des nécrophiles, des lycanthropes, de nouvelles dimensions, des vampires et autres aimables créatures... Mais, par-dessus tout, Cave est caractéristique de ce que pouvait être un excellent écrivain de pulps dans les États-Unis des années trente : si mal payé qu'il ne pouvait se préoccuper de problèmes de style, obligé qu'il était, comme il le reconnaît lui-même, « de faire fumer la machine, si l'on voulait faire fumer la marmite », ce qui signifiait accoucher de plus d'un million de mots par an... Certains reprocheront à Cave de ne pas être un esthète ; peut-être, mais quel conteur !

  • Brian Aldiss est né en 1925 à Norfolk (Angleterre). Il vit aujourd'hui à Oxford. Il est l'auteur de plus de quarante ouvrages, pour la plupart de sciencefiction, dont 17 sont traduits en français, en particulier la tétralogie d'Helliconia, Frankenstein délivré, À l'Est de la vie et Mars blanche. Il est également l'auteur d'une importante étude, Billion Years spree, sur la littérature d'anticipation au cours des deux derniers siècles.

    Dans cinq milliards d'années, le Soleil est près d'exploser. La Terre est devenue une jungle omniprésente dont les lianes s'étendent jusqu'à la Lune en une surprenante toile d'araignée tissée par les Travertoises. Au fil des millénaires, en effet, notre satellite a ralenti sa course et surplombe désormais toujours la même face de la Terre. Gren et sa compagne Yattmur, ultimes descendants de la race humaine, parcourent cette jungle, d'un monde à l'autre, à la recherche de leurs semblables et de quelque chose qui ressemblerait à l'Ancien Temps...

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  • Entre l'humour le plus féroce et l'épouvante la plus sombre, chaque texte de thomas owen découvre un repli de l'âme humaine, torturée, terrorisée, à la dérive... À quoi s'ajoutent un art du récit insolite, un sens aigu de la narration, un suspense vertigineux: toutes les qualités nécessaires pour éveiller l'imagination, la provoquer, tenir le lecteur en haleine jusqu'à la chute et lui refuser toute autre échappatoire que celle née du mouvement périlleux de l'intrigue. les oeuvres ont été traduites dans de nombreux pays et l'un de ses textes fut classé, en 1952 - suite au concours du New York Herald Tribune - parmi les «56 meilleures nouvelles du monde». conçu par l'auteur lui-même, Cérémonial nocturne est, par excellence, un livre qui dérange: le livre du trouble et du frisson. aussi, si vous recherchez des sensations à fleur de peau, ce livre est pour vous. sinon, comme le souligne robert margerit, «il est encore temps de fuir»...

  • Cette histoire se déroule il y a 120 millions d'années... La Terre est encore, pour quelques siècles, sous la domination exclusive des grands sauriens... Hind, le dernier de la tribu des Nomades, est désormais mercenaire pour le compte du peuple des Halfs. La Cité le protège et il défend la Cité.  Mais un terrible évènement le chassera hors de celle-ci et marquera à jamais son destin. Il parcourera alors la Terre afin de construire une nouvelle civilisation pour son peuple en affrontant tous les périls et toutes les découvertes de ce monde en plein devenir. Servi par une écriture puissante, ce roman épique, dans la droite ligne de ceux des frères Rosny et préfigurant avec talent et originalité la trilogie de Bernard Werber, est considéré par beaucoup comme un chef-d'oeuvre absolu.

  • « - Les yeux... les yeux de Butsebo ! » « - Ne regardez pas ! Pour l'amour de Dieu, ne regardez pas ! Il faut fuir... l'horreur des horreurs nous attend ! » Quel est donc le pouvoir des yeux de Butsebo ? Ce nom renvoie-t-il à Belzébuth ou reflète-t-il celui de la Gorgone ? Hilduard Syppens, qui se destinait à une vie paisible dans la calme capitale des Flandres, avec pour principale occupation la lecture des aventures de Monsieur Lecoq, le célèbre détective d'Émile Gaboriau, se retrouve au coeur d'une série de meurtres aussi inexplicables qu'horribles. Il devra, dès lors, confronter les méthodes de son auteur favori à une réalité qu'il n'arrivera bientôt plus à contrôler et où tout n'est que masque...
    Dans la lignée du Monstre de Borough ou de Jack-de-Minuit, et non sans échos avec Malpertuis, John Flanders joue allégrement, dans les quatre textes inédits qui composent ce recueil, d'un métissage entre roman policier archaïque et récit fantastique, s'amusant à perdre le lecteur lui-même...

  • «Brocéliande», un nom qui résonne au coeur de l'imaginaire de tous les amoureux de Merveilleux. Si cette forêt magique abrite les légendes qui évoquent le monde arthurien, comme celles de «Merlin et Viviane», de «la Dame de la Fontaine» ou du «Val sans Retour», elle regorge également d'histoires, de contes et de traditions merveilleuses qui lui sont propres et qui restaient, jusqu'à présent, quasiment inconnus...
    C'est l'ambition de ce livre que de regrouper pour la première fois tous les textes épars, et, pour certains, jamais publiés. Des anciens conteurs comme Adolphe Orain, Émile Souvestre, Ernest du Laurens de la Barre, François Cadic ou Anatole Le Braz - dont on découvrira ici un texte totalement inédit - à ceux d'aujourd'hui comme Xavier Lesèche ou Patrick Le Brun, Contes et Légendes de Brocéliande ne pourra être qu'une découverte et un enchantement pour tous ceux qui croyaient connaître l' "Antique» forêt !

  • Bienvenue à ilium, etat de new york, charmante cité industrielle qu'un fleuve vient diviser : sur une rive vivent les administrateurs, ingénieurs et fonctionnaires.
    Sur l'autre, les gens. les petites gens. ceux qui font semblant de travailler dans les brigades de reconstruction et de récupération. ou d'appartenir à une armée désormais inutile. autrefois, ils travaillaient à ilium works et contrôlaient les machines. mais la troisième guerre mondiale est passée par là : presque toute la population a été envoyée au front, et les machines ont prouvé qu'en fin de compte, elles se contrôlaient aussi bien toutes seules.
    Paul proteus est l'administrateur d'ilium works, et s'en sort plutôt bien : la plupart des démobilisés n'ont pas franchement apprécié les joies de l'oisiveté et il a fallu protéger les machines par des lois anti-sabotage. a présent, les gens se tiennent tranquilles. le monde est devenu un endroit très agréable, et on se demande bien pourquoi paul a des états d'âme. si des changements sont nécessaires, les machines y pourvoiront.

  • Réduite à peau de chagrin par le développement urbain et le tourisme, la forêt de Sherwood - résidence ancestrale de la cour d'Obéron et de Titania, souverains des elfes et des fées -, ne peut plus dissimuler le Petit Peuple aux yeux des mortels, ni préserver sa magie.
    Le temps est venu de se remettre en route. Initiée aux joies de la conduite par Sid, un jeune mécanicien bourru capturé par les fées, la reine Titania va prendre la tête de, l'improbable troupe au volant d'un vieux bus pourri, la veille de la Saint-Jean. Direction : la Nouvelle forêt, où tous espèrent régénérer leurs pouvoirs. Mais il n'est pas dans les intentions de l'infâme Morgan Le Fay de les laisser accomplir leur périple, à moins que Titania ne lui cède l'adorable bébé humain qu'elle vient d'enlever ; enfant au destin fabuleux dont Morgan a besoin pour ramener le monde à l'époque d'Avalon, quand la magie régnait et que les hommes la redoutaient...

  • Dans cette Afrique encore inexplorée de la fin du XIXe siècle, c'est au nord du Natal, au coeur d'un territoire sauvage, que pousse une extraordinaire orchidée géante vénérée par une peuplade sanguinaire totalement coupée de la civilisation, les Pongos.
    Mais ils adorent également une autre divinité bien plus dangereuse, un gigantesque gorille blanc, dont le grand prêtre est un bien terrifiant personnage.
    C'est à la quête de cette rarissime fleur sacrée, dont il s'est engagé à rapporter un spécimen à Londres, que se lance l'expédition d'Allan Quatermain, grand chasseur et aventurier devant l'éternel...
    Elle traversera bien des dangers et des aventures au coeur des grandioses paysages de cette envoûtante et mystérieuse Afrique si chère à Sir Henry, le créateur de She et des Mines du rois Salomon...

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  • Avec La Pierre de Lune, William Wilkie Collins (1824-1889) a sans doute inventé le roman policier moderne. Contemporain et ami de Dickens, avec lequel il écrivit plusieurs nouvelles, cet écrivain prolifique et généreux est aussi un maître des atmosphères mystérieuses. Coïncidences tragiques, pressentiments et prémonitions jouent souvent un rôle primordial dans les intrigues tortueuses de ses romans. Aux côtés d'Armadale, de La Femme en blanc et de La Pierre de Lune, ses oeuvres les plus connues, L'Hôtel hanté, publié pour la première fois en 1879, est un modèle du genre.
    La comtesse Narona, héroïne à la fois maléfique et pitoyable - une combinaison familière à Collins, créateur des personnages de « méchants » les plus complexes de la littérature victorienne - épouse en des circonstances douteuses un lord anglais. L'Hôtel hanté raconte, avec l'ironie et le brio habituels de l'auteur, le mystérieux destin de ce mariage contre nature, depuis un cabinet médical de Harley jusqu'aux chambres trop hâtivement rénovées d'un hôtel de Venise. Apparitions, alchimies maléfiques, fièvre et folie habitent jusqu'à son tragique dénouement ce roman.

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  • Si la culture grecque a engendré L'Iliade et L'Odyssée, celle des Franks, La Chanson de Roland, le monde celtique est à l'origine d'une des plus grandes fresques de la littérature d'Occident, La Légende du Roi Arthur et des chevaliers de la Table ronde. Personnage hors du temps, Arthur est le reflet magnifié et désespéré d'un peuple vaincu. Il est le fruit d'un grand rêve collectif d'héroïsme et de gloire, le fantasme d'une unité impossible et, par lui, enfin réalisée. La Légende arthurienne a traversé les siècles, se renouvelant sans cesse grâce à ses continuateurs, de René Barjavel à Marion Zimmer Bradley, en passant par Jean Cocteau ou T. H. White. Parmi eux, Jacques Boulenger, grand spécialiste de civilisation et de littérature médiévales, a su donner à la légende une dimension moderne et universelle, tout en lui conservant son sens mystique et naïf du merveilleux. Une oeuvre majeure de la civilisation occidentale.

  • Marié à une femme frigide et bigote, Hal Yarrow étouffe dans la forme de civilisation imposée par le Clergétat. C'est pourquoi il accepte avec enthousiasme la proposition de Sandalphon Macneff de quitter la Terre à bord de l'astronef le Gabriel, à destination de la planète Ozagen. C'est là que Hal rencontre Jeanette, une jeune fille dont l'origine reste obscure. Avec effroi d'abord, puis avec passion, Hal découvre l'amour charnel, lui qui n'avait jamais vu le corps nu de sa propre femme. Il n'hésite pas à braver la hiérarchie et les saints abbés qui dirigent l'expédition terrienne. Pour protéger son amour, il va jusqu'au meurtre. Mais est-il bien sûr que cette créature, sortie d'on ne
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  • Si la reine Elisabeth 1re avait péri en 1588 sous le couteau d'un assassin, si l'Invincible Armada avait triomphé de la tempête et vaincu, l'histoire aurait suivi un autre cours où la Papauté l'aurait emporté et où le progrès technique aurait été condamné comme démoniaque.
    Au XXe siècle, des locomotives à vapeur tirant jusqu'à cinq wagons disputent les routes aux cavaliers ; les nouvelles sont transmises par des réseaux de sémaphores ; on chasse les sorcières... Mais l'histoire, imperturbable, entraîne dans sa pavane peuples et rois, humbles et riches, filles et garçons et, bien que l'église veille, quelques seigneurs féodaux poursuivent, au coeur des souterrains de leurs châteaux forts, des recherches secrètes dans les sciences prohibées et démoniaques : chimie, physique, électricité...
    Anthony Burgess, l'auteur de Orange Mécanique, a salué Pavane comme l'un des meilleurs romans britanniques jamais parus. Il s'agit incontestablement d'un des plus grands classiques de l'uchronie à côté du Maître de Haut Château de Philip K. Dick, mais également de la littérature de science-fiction, voire de la littérature tout court.

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  • Londres... Le Londres de Dickens ? si cher à l'auteur ? et de Jack l'Éventreur ; celui où se glissent, furtives, les ombres de Fu Manchu ou de Harry Dickson, ou encore celui de "La Marque jaune" ; les quais de Limehouse et le quartier de Whitechapel, sombre labyrinthe de ruelles sordides aux taudis rongés de saumure et de fonge ; le fog, aussi épais et gras que la stout qui coule généreusement dans les bouges enfumés où se croisent marins borgnes, fripouilles aux regards torves et filles à la vertu légère... Londres... Voilà plantés à la fois le décor et le personnage central du Monstre de Borough, ce chef-d'oeuvre d'épouvante méconnu du Maître du genre... Deux autres textes rares, dans la veine du précédent, complètent ce volume, "Le Mystérieux Homme de la pluie" et "La Griffe dans la neige".

  • Assassin, obèse et à moitié fou, Sumner Kagan écume les bas-fonds d'une Terre exposée aux énergies cosmiques les plus funestes, où les distorsions morphologiques sont devenues la norme. Sa seule ambition, alors, consiste à se venger de ses tourmenteurs, à les attirer dans des guet-apens macabres et
    soigneusement orchestrés, qui portent sa signature : SUCRERAT.
    "Nul ne se connaît lui-même" ; Kagan ne sait pas encore qu'il est l'Eth, l'alter-ombre d'un esprit-dieu totalitaire qui règne sur le monde et pourchasse les distors. Mais d'autres le savent, qui ont reconnu en lui un homme génétiquement intact, doué d'une force et d'une faculté d'adaptation prodigieuses qu'ils tenteront d'utiliser à leurs fins propres. Sumner Kagan sera tour à tour manipulé, brisé, réduit en esclavage ; il perdra jusqu'à la possession de son propre corps, usurpé par un esprit-dieu. Au terme de ces épreuves et à la faveur de l'amitié, Kagan parvient cependant à devenir ce qu'il est : non
    pas l'Eth mais lui-même, un homme libre et pénétré de l'amour-vie qui unit les êtres. Livre-univers, roman démesuré, Radix, est avant tout le récit d'une conquête, celle de la liberté, contre les déterminismes et la prédestination, dans l'ouverture à l'autre et au cosmos.

  • Alors qu?il a décidé de prendre de la distance avec son travail et sa famille qui, tous deux, l?ennuie profondément, Mr Barnstaple, suite à un accident de la route, se trouve projeté dans un  parallèle U: topia, Terre jumelle de la nôtre, mais 3 000 ans dans le futur?  Il y découvre une utopie sociale, politique et scientifique en équilibre avec la nature à laquelle il trouve toutes les qualités d?une société idéale. Malheureusement, ce n?est pas le cas de tous les compagnons qui ont subi le même sort que lui et qui refusent obstinément de s?y adapter, tentant même de la remodeler au gré de leurs préjugés tout droits issus de l?ancien monde?
    Bien qu?occulté par des textes plus célèbres d?H. G. Wells,D es Hommes comme des Dieux (Men like Gods), publié en 1923, reste un des meilleurs romans sur l?utopie sociale qui a toujours fasciné l?auteur mais aussi, et peut-être surtout, une fantastique vision prophétique sur l'avenir de nos sociétés malades?

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  • Finn, descendant du dieu Nuadh à la Main-d'Argent, règne en maître et capitaine, du haut de sa forteresse d'Alvainn, sur les Fiana, ordre militaire garant de la paix du royaume d'Irlande.
    Dès lors, tout n'est que prétexte à l'aventure ; à chaque instant, l'amitié, l'honneur, l'amour ou bien encore les injonctions magiques entraînent Finn et les Fiana dans d'étranges contrées au milieu de périls surnaturels.
    Depuis les sîdh hantés par les fils de Dana, en passant par le Pays de l'Éternelle Jeunesse pour finir au Paradis des Chrétiens, la vie des Fiana ne peut se concevoir sans gloire ni aventures.
    C'est à la rencontre de ces hommes, de ces héros des temps anciens, de ce monde primitif où la coupure entre l'homme et les dieux n'était pas encore consommée, que nous entraîne le Cycle de Finn.

  • La voix maudite

    Vernon Lee

    Les trois nouvelles fantastiques regroupées ici sous le titre de La Voix maudite sont profondément marquées par la personnalité hors du commun de l'auteur.
    On doit à ses recherches inédites, à son empathie fusionnelle pour les choses du temps jadis et à l'incomparable magie de sa puissance d'évocation de l'âme du passé, mais aussi à d'irrémédiables tourments intimes, à sa solitude fondamentale et à sa difficulté d'être, une cinquantaine d'ouvrages : récits de voyage, essais sur la peinture, la sculpture, la musique ou la littérature, romans, contes inspirés par les traditions populaires ou la Commedia dell'arte et nouvelles fantastiques.
    Dans La Voix maudite (dont nous présentons la version originale en français), " Winthrop, fantaisie musicale " et " La Vierge aux Sept Poignards ", c'est le retour de l'Histoire qui suscite les songes : dans ces villes mythiques (exquises et mortelles Florence et Venise ; envoûtante Grenade baroque, entre catholicisme et culture arabe), la fascination dangereuse pour le passé et pour l'art est liée à la violence d'un érotisme contenu.
    Les cauchemars sont peuplés de fantômes dignes d'un E.T.A. Hoffmann ou d'un Füssli (portraits animés et statues trop humaines), mais aussi de spectres infiniment plus étranges et inquiétants parce qu'insaisissables : voix assassines assoiffées de chair et de sang, musiques refoulées, chanteurs contre nature idolâtrés et immolés (Farinelli)...

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  • Venant après Le Manoir hanté de Crec'h ar Vran (2008) et Les Proies de la Vampire (2009), voici la troisième anthologie, période 1899 à 1931, consacrée par François Ducos aux détectives des Ténèbres, ces enquêteurs de l'occulte qui répondent avec vigueur aux attaques sournoises de l'au-delà, et ces spécialistes du mental identifiables à leurs méthodes purement psychiques, mais dont l'aide est tout autant espérée lorsque la police et le corps médical traditionnel sont mis en échec.
    Sur les douze récits proposés, dix sont traduits de l'anglais pour la première fois. Certains détectives découverts dans Les Proies de la Vampire, reviennent dans de nouvelles aventures. De nouveaux venus tirés de l'oubli, font une entrée inespérée et tardive sur la scène francophone.
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