Entreprise, économie & droit

  • La crise économique et financière de 2008-2009 soulève une série de questions d'importance majeure. Comment le monde a-t-il fait face aux crises précédentes ? La crise doit-elle remettre sensiblement en cause l'organisation actuelle du système financier international ? Les médias se sont-ils cantonnés dans un rôle d'information ou ont-ils joué un rôle d'acteur ? Que penser des plans de sauvetage des diverses institutions, en Belgique et dans le monde ? Peut-on parler d'un manque de régulation des marchés et des institutions financières ou d'une mauvaise régulation ? Quel rôle imaginer pour les États et les organismes internationaux dans la vie économique ? La crise va-t-elle conduire à plus d'Europe ou ouvrira-t-elle une réflexion globale sur la place de l'humain dans l'économie ? Enfin, dira-t-on demain que l'entrée dans le 21e siècle s'est faite à l'automne 2008 ? Il apparaît, au vu des multiples facettes d'une problématique aussi complexe, que l'analyse de la crise financière et de ses conséquences appelle une approche interdisciplinaire. Cet ouvrage relève ce défi et rassemble les contributions d'économistes, de juristes, de politologues, d'historiens et de spécialistes du monde des médias qui ont accepté de débattre ensemble du sujet lors d'un colloque tenu à Louvain-la-Neuve les 7 et 8 mai 2009.

    Sur commande
  • Une Microéconomie en accord avec les faits ! Cet ouvrage est d'abord un manuel « classique » de microéconomie où sont présentés pédagogiquement tous les thèmes habituels qu'un étudiant en licence est censé devoir maîtriser. A cette fin, des exercices simples avec corrigés, basés le plus souvent sur des cas concrets, sont proposés. C'est aussi un manuel très novateur car il permet - grâce à l'introduction de deux thèses originales - de comprendre, ce dont la microéconomie est actuellement incapable, à savoir : - pourquoi le marché du travail a été si conflictuel historiquement, avec des revendications récurrentes sur les salaires mais aussi la durée du travail, et pourquoi il en a résulté l'édification dans tous les pays d'un Droit du travail caractérisé, en premier lieu, par une limitation de cette durée, abaissée à plusieurs reprises ; - pourquoi l'activité économique a été si irrégulière depuis deux siècles : 1) avec une alternance sur plusieurs décennies de croissance vive, puis de croissance faible (les fluctuations de Kondratieff) ; 2) avec des crises cycliques se répétant tous les 8-9 ans (les cycles de Juglar). In fine, cet ouvrage débouche sur des résultats normatifs qui, pour le marché du travail, se situent à l'opposé des prescriptions habituelles de la microéconomie. Deux enjeux fondamentaux de régulation économique sont pointés : - Le partage de la valeur ajoutée entre rémunération du travail et rémunération du capital au travers de l'indexation du taux de salaire sur les gains de productivité ; Le partage de la demande de travail entre actifs salariés au travers de la fixation et de l'ajustement de sa durée légale. Ce manuel s'adresse à tous les étudiants en LMD, chercheurs et enseignants en économie (universités, écoles d'ingénieurs et de commerce, IEP, lycées).

    Sur commande
  • L'électricité, un service public jacobin ? À rebours des idées reçues, cet ouvrage montre le rôle joué par les pouvoirs locaux dans la construction de ce qui est devenu un pilier de l'État-Providence en France, au XXe siècle. Cette influence, peu abordée dans l'historiographie, doit être mise en regard avec les origines du secteur électrique : un système sociotechnique ancré et organisé au niveau communal. Jamais effacée, cette « matrice » a façonné de manière durable la gestion du service public. Elle explique le maintien de plusieurs prérogatives locales au moment de la nationalisation (concessions de distribution, régies municipales et départementales, etc.). Elle éclaire la prise de certaines décisions après la création d'Électricité de France, en matière de redistribution sociale (soutien aux usagers domestiques) ou d'aménagement du territoire (péréquation des prix, électrification rurale). En exhumant l'action des pouvoirs locaux et de leur principale organisation représentative, la FNCCR (Fédération nationale des collectivités concédantes et régies), cette autre histoire du service public, racontée « par le bas », nuance la vision d'un État hégémonique. Elle permet aussi de mieux appréhender les mutations actuelles du secteur électrique, à l'heure où les questions de décentralisation refont surface dans les débats politiques.

    Sur commande
  • Voici plus de 40 ans qu'économistes et politiques s'échinent à faire reculer le chômage de masse, la précarité et les inégalités sociales. En vain. Dans tous les pays développés, la situation, examinée sous l'angle du chômage ou des inégalités, s'est dégradée par rapport à celle qui a prévalu durant les « Trente glorieuses ». Parallèlement, le taux de croissance économique n'a cessé de s'affaiblir en dépit d'un endettement public de plus en plus élevé. L'ambition de cet ouvrage est de fournir une explication à cette inversion de tendance et à l'incapacité des décideurs politiques d'enrayer cette dégradation de la situation. Sur la base d'un examen attentif et comparatif de l'histoire économique et sociale des XIXe et XXe siècles, l'auteur montre que cette incapacité vient du fait que le corpus théorique dominant, sur lequel s'appuient la grande majorité des économistes, des commentateurs de l'économie et des décideurs politiques, souffre de deux lacunes majeures. L'une les empêche de comprendre comment fonctionne réellement le marché du travail ; l'autre ne leur permet pas de saisir pleinement ce qui détermine la croissance économique à long terme et quelles conséquences il en résulte pour l'emploi. Cet ouvrage s'adresse, non seulement à tous les étudiants, chercheurs et enseignants en économie (universités, écoles d'ingénieurs et de commerce, IEP, etc.), mais aussi à toute personne soucieuse de comprendre les problèmes économiques et sociaux d'aujourd'hui (chômage de masse, inégalités, précarité, déclassements, crises, etc.).

  • L'Amérique latine est souvent considérée comme un laboratoire de politiques publiques, qui accompagnent le développement de formes néo-libérales de capitalisme. Après les années 2000, l'État social signe son « retour », marqué par une nouvelle génération de politiques sociales d'assistance dites conditionnelles, dans des contextes de réduction des dépenses publiques, d'extension de la marchandisation et d'intense concurrence politique. Cet ouvrage explore les nébuleuses d'acteurs engendrées par la mise en pratique de ces politiques, à partir d'enquêtes ethnographiques menées dans cinq métropoles d'Amérique latine. Il montre comment elles instituent une police des familles, centrée sur les femmes et fondée sur une économie morale valorisant l'éthique du care et de la responsabilité. La gestion et la répartition du travail reproductif s'opèrent par des dispositifs d'activation, d'incitations comportementales et de contrôle de proximité. Ce mode de gouvernement moral des pauvres tend à instaurer un ordre politique qui organise la reproduction sociale et économique et repose sur une division du travail entre sexes, générations et classes sociales. Il nourrit l'essor des opportunités de profit marchand et des positions d'intermédiation. Cette face morale des politiques économiques néolibérales a permis un compromis de gouvernement, qui s'est estompé. S'il se démarque de ce cadre général, le cas de Cuba, aux prises avec une réforme de sa politique sociale, confirme la centralité du care et des injonctions morales dans les politiques publiques.

  • Les peuples politiquement unifiés au sein d'un empire sont séparés les uns des autres par des barrières naturelles (montagnes, mers), mais aussi linguistiques et culturelles. Comment le pouvoir central surmonte-t-il ces barrières pour faire parvenir aux populations les informations qu'il souhaite leur communiquer ? Comment, en sens inverse, les populations soumises font-elles parvenir au pouvoir leurs réponses ou leurs demandes ? Que ce soit par des canaux de transmission officielle ou par des contacts entre particuliers, dans quelle mesure les habitants d'un même empire peuvent-ils être informés d'événements ou de situations parfois très éloignés ? Ce volume vise à examiner tous les moyens permettant la diffusion et la circulation de l'information au sein des empires : services de poste, maillage administratif, envoi d'ambassades, enquêtes et voyages diligentés par le pouvoir, échanges marchands, etc. Il interroge l'efficacité de cette communication à grande échelle, ses acteurs et ses enjeux, à des époques et dans des espaces variés. De l'Antiquité à l'époque contemporaine, les empires ont-ils été des mondes connectés ?  

    Indisponible
  • The articulation between the social and solidarity-based economy (SSE) and territory is not self-evident. For the contributions to this volume, the challenge was one of disentangling these interrelations by avoiding two pitfalls. The first, the idealist perspective, sees SSE as the magic answer to all neoliberalism-related ills. The demystifing perspective, by contrast, emphasizes the relentless routinization and isomorphism of SSE enterprises, which eventually end up resorting to market-oriented and/or public economy oriented models. Local case studies can extricate from this dilemma. Close observation of complex local configurations where public, private, associative and cooperative actors and issues are deeply entangled, enables to achieve a nuanced understanding of the territorial dynamics of the SSE. This book is the result of the International Ciriec working group on SSE and territory (http: //www.ciriec.uliege.be/en/research/commission-es/themes-en-cours/theme-de-recherche-1-2). It emanates from an interdisciplinary dialogue conducted among researchers from nine countries and two continents, Europe and America. If contexts vary from one country to another, the contributions underline the capacity of SSE to elaborate original inputs to social, economic and sustainable local development. Based on original case studies, the contributions illustrate different strategies of SSE organisations in their respective territories. SSE provides an innovative answer to changes in socio-economic and political regulations, by promoting new forms of territorial cooperation. Despite the differences between the case studies, all the chapters of this book contribute towards a balanced approach to the territorial regimes of the SSE which interweaves socio-economic approaches to local and community development, analysis of SSE governance, social mobilizations and territorial policymaking.

    Sur commande
  • Sur commande
  • De l'auteur au lecteur en passant par l'éditeur... du scienti que à l'entrepreneur en passant par l'inventeur... du laboratoire de recherche à l'industrie en passant par l'entreprise..., les connaissances scienti ques se diffusent dans l'économie. Elles sont générées, captées, enrichies, combinées pour resurgir en tant qu'innovations. La valorisation de la recherche, que l'on peut dé nir comme le processus de transformation des savoirs fondamentaux en nouvelles marchandises (technologies, biens de consommation, services divers), constitue la première étape de la concrétisation de la science en tant que force de production. Le marché, les stratégies des entreprises et des entrepreneurs, le cadre institutionnel, ou encore l'action publique incitent la valorisation de la recherche, créent des opportunités d'innovation et orientent les applications technologiques de la recherche. Mais, dans l'économie contemporaine de l'information, de la connaissance et de l'innovation permanente, le passage de la recherche au marché révèle souvent des comportements déviants : fraudes, sélection, appropriation, spéculation, concentration, nanciarisation... Les auteurs de ce volume, après avoir montré les mécanismes de la valo- risation de la recherche actuels et passés, s'interrogent sur leurs risques économiques et sociaux pour constater le besoin d'une véritable socialisa- tion de la production scienti que et du contrôle de ses applications.

    Sur commande
empty