Sciences humaines & sociales

  • 50 questions sur les bébés, les enfants, les adolescents et comment devenir des parents ordinaires ici et dans le monde Nouv.

    Ce livre rassemble des chroniques faites par Marie Rose Moro à la Radio sur RFI de 2017 à 2019 ou dans la presse écrite jusque 2020. Comment devenir et être de bons parents ? Cet ouvrage cherche à adoucir la tâche des parents et les questions incessantes qu'ils pensent parfois singulières mais qui, le plus souvent, rejoignent celles de tous les autres parents dans le monde entier. Les questions sont partout les mêmes, les réponses données parfois diffèrent. Les sujets concernent les bébés ordinaires, étranges mais sublimes et la manière de les attendre, de les nourrir, de les bercer, de se séparer d'eux... Elles concernent les enfants qui, on peut se demander s'ils sont devenus sacrés, s'ils comprennent ce que c'est que la mort, pourquoi ils n'aiment pas déménager ou encore s'ils jouent partout de la même manière et pourquoi ils nous mentent parfois... Les adolescents et leurs parents nous questionnent aussi : mais qu'entend t'on par adolescent ? Et cette fameuse crise d'adolescence, est-elle universelle ? Et tant d'autres questions comme celles qui voudraient que nos adolescents soient tous LGBT et qu'ils aiment les piercings et les tatouages... Les questions portent aussi sur comment devenir de bons parents tout simplement, être mère ou père ? On se demandera si les mères sont sacrées ? Si on peut avoir plusieurs mères et comment être père ici et ailleurs... On se demandera comme être de bons parents adoptants et la question bien difficile des réactions face à la mort d'un enfant ...
    Enfin, comment se soucier et prendre soins de nos enfants et de leurs parents...
    On cherchera à savoir si les mots peuvent guérir ou comment aider les enfants à bien apprendre quand le monde de l'école et celui de la maison sont très éloignés ? Ou encore comment protéger les petits ... Ce livre aidera les parents et les professionnels d'où qu'ils soient à trouver leurs propres manières de faire avec les enfants, de faire famille, voir nouvelles familles, et de participer à la réinvention du monde, au quotidien. Il les aidera aussi à alléger les douleurs du quotidien, celles de l'enfance ou de l'adolescence et les leurs en tant que parents aussi.

  • Palestine, la force de l'espoir... un défi pour l'ensemble du peuple palestinien, meurtri par l'occupation, la discrimination, par un apartheid maintenant avéré.
    Un défi pour ces hommes et ces femmes qui se battent pour garder leur terre confisquée chaque jour davantage, contre les arrestations sans fondement, la destruction de leurs maisons, le maillage incessant de colonies illégales.
    Un défi pour ceux qui, en Israël, font entendre leur voix et dénoncent les dangers d'une politique raciste et identitaire.
    Un défi pour toute la société civile qui, à travers le monde, n'a de cesse d'exiger le respect du Droit international et les droits de l'Homme..Cette terre, je la parcours depuis plus de 50 ans, témoin permanent d'une incroyable histoire qui se dilue dans le silence assourdissant de notre communauté internationale.
    Sur l'insistance de beaucoup d'amis, de familles, de militants, avec beaucoup d'humilité, j'ai fini par accepter d'être leur porte-parole. « Tu nous connais bien, écris... » Seront-ils entendus ? Ils m'ont beaucoup appris, ils ont été et sont sans doute encore déterminants dans mon engagement sur le chemin de la justice et de la solidarité.
    Puissent ces paroles ouvrir le coeur et l'esprit de tous ceux qui jusqu'à maintenant n'ont qu'une image trop souvent déformée de ce beau et étonnant pays qui a pour nom : Palestine.

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  • Entretien avec Piero Coppo, l'un des fondateurs de l'ethnopsychiatrie en Italie, nous permet de prendre la mesure du chemin parcouru depuis la révolution psychiatrique initiée par l'école phénoménologique en Italie.
    DossierLa revue L'autre réunit dans son dossier « Nouvelles pratiques transculturelles » des spécialistes de la clinique transculturelle pour rendre compte d'une pratique en pleine expansion dans des contextes nouveaux.
    En permettant une interprétation soucieuse des diversités et de leur inclusion, la clinique transculturelle apporte un regard singulier sur des questions qui interrogent le rapport à l'autre.
    Le dossier montre comment la clinique transculturelle, et les dispositifs novateurs qu'elle propose, s'ancrent sur des terrains jusqu'alors peu balisés (à l'école, au tribunal) pour répondre à des besoins croissants des institutions vis-à-vis des populations migrantes.
    En écho au dossier, les articles scientifiques originaux soulèvent des questions d'actualité, nous entrainent sur le terrain humanitaire, ou auprès des mineurs non accompagnés, et mettent en lumière les rapports de pouvoir à l'oeuvre en psychanalyse à l'ère des luttes féministes noires américaines.

  • Dans le numéro 59 de la revue L'autre, la revue transculturelle de référence qui fait dialoguer les cultures autour des grandes questions de société vous lirez un dossier sur l'observation et l'étude des bébés dans le monde, étonnant voyage à travers les différentes manières de naître humain, et de devenir parent. Des universitaires de renom, psychologues, psychanalystes et anthropologues, nous éclairent sur la relation mère / bébé, ce que l'on transmet à l'enfant, et comment on l'appréhende dans la clinique et le terrain.
    L'article à ne pas manquer est celui de la grande anthropologue française Jeanne Favret-Saada, qui reprend le travail d'une vie, son ethnographie de la sorcellerie dans les bocages normands, en la comparant aux sorcelleries importées de l'Afrique ou des Antilles rencontrées en ethnopsychiatrie. Il y a enfin dans ce numéro une grande diversité des sujets évoqués : la prise en charge de la radicalisation au Canada, les pères turcs éloignés par la migration et un entretien entre l'Uruguay et l'Italie avec le psychanalyste exilé Marcelo Vinar, une belle personne à connaitre.

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  • Dans le numéro 60 de la revue L'autre, la revue transculturelle de référence qui fait dialoguer les cultures autour des grandes questions de société, suite et fin du dossier sur l'observation et l'étude des bébés dans le monde publié dans le précédent numéro 59 de notre revue.
    Étonnant voyage à travers les différentes manières de naître humain et de devenir parent. Des universitaires de renom, psychologues, psychanalystes et anthropologues, continuent à confronter leurs regards sur la relation mère / bébé, ce que l'on transmet à l'enfant et comment on l'appréhende, qu'on soit chercheur ou praticien.
    Vous trouverez également l'entretien de l'anthropologue Michel Agier, qui appelle à ancrer l'anthropologie dans la sphère publique et à l'appréhender comme une manière d'être au monde, une démarche ouverte à tous ceux qui seraient en mesure d'opérer le décentrement de soi et du «nous ». .
    Dans ce numéro une grande diversité des sujets évoqués : la prise en charge des enfants soldats en Centrafrique, la place de l'identité postcoloniale pour les adolescents franco-algériens à l'école, l'expérience de la perte lors de la migration en Afrique de l'Ouest et des notes de recherche sur la pratique du tatouage.

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  • Entretien : L'entretien avec Sybille de Pury, célèbre linguiste qui a posé les jalons de l'utilisation de la langue en ethnopsychiatrie, apporte un éclairage important et résonne avec l'expérience de terrain relaté sous forme de réflexion clinique par un interprète au sein d'une psychothérapie.

    Dossier : Dans son numéro 61, la revue L'autre réunit pour la première fois des spécialistes reconnus des médiations transculturelles en Italie, en France et au Canada afin de rendre compte d'une pratique en pleine expansion dans de nombreux contextes : les hôpitaux, les écoles et le domaine de la protection de l'enfance. Les articles proposés passent en revue les fondements théoriques de la médiation transculturelle, ainsi que la place centrale du médiateur culturel au sein des nouveaux dispositifs développés par les professionnels

  • Le numéro 58 de la revue L'autre, intitulé "Françoise Héritier, leçons apprises" constitue un hommage à la grande anthropologue disparue fin 2017. Des textes en hommage, écrits par des femmes qui ont été ses élèves et ses collègues (Véronique Nahoum-Grappe, Sylvie Fainzang, Michèle Fièloux, Marie Rose Moro, Claire Mestre), mais aussi des textes témoignant de la puissance et de l'acuité de la pensée de Françoise Héritier pour comprendre les problèmes d'aujourd'hui :
    L'universalité de la crise d'adolescence en question ; Le regard sur l'anorexie renouvelé par "la valence différentielle des sexes", la transidentité, l'inégalité femmes/hommes dans la demande d'asile.

    Des articles originaux et notes de recherche complètent ce numéro. Il sera question de métissage franco-japonais, des représentations des violences sexuelles sur les enfants abusés au Cameroun, de la vie et des questionnements des lesbiennes musulmanes, des travaux de recherche sur le travail en médiation artistique pour renforcer l'interculturation.

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  • Entretien : Avec François Sironi par Claire Mestre.
    Très bel entretien de Françoise Sironi, dont la « psychologie engagée » a marqué les études sur les traumatismes de guerre. Françoise Sironi est maître de conférences en psychologie clinique et psychopathologique à l'Université Paris 8. Elle a été experte psychologue auprès de la Cour d'Appel de Paris et est actuellement experte psychologue à la Cour pénale de La Haye.
    Dossier : Le dossier intitulé "Les enfants et la guerre" traite des effets de la guerre sur les enfants, dans des contextes différents et auprès de populations variées (camps de réfugiés au Burundi ; camps de réfugiés syriens ; guerre en Centrafrique).
    Il témoigne des blessures et des manques infligés par la guerre, des traumatismes psychiques affectant les enfants, aborde les questions de la transmission transgénérationnelle du traumatisme, interroge la relation mère-enfant dans le contexte de la guerre ; questionne le regard de l'historien sur l'enfant dans la guerre au travers les productions enfantines, leurs dessins.

  • Le dossier de ce numéro « Morts ou vifs » présente une perspective croisée entre anthropologues et psychanalystes au sujet des relations fictives, imaginaires, et rituelles entre les vivants et les morts. La question du deuil, mais aussi celle de la manière dont les morts sont convoqués, dans certaines sociétés, pour comprendre les tourments des vivants seront approfondies à travers plusieurs contextes : le génocide cambodgien, Madagascar, Burkina-Faso, les gitans d'Andalousie. Un sujet important qui est au coeur de toute la clinique et qui se trouve ici éclairé de manière originale et pluridisciplinaire.
    Le grand entretien de la revue est consacré à Marie-Pierre Ulloa, enseignante-chercheuse à l'université de Stanford où elle enseigne l'histoire intellectuelle et culturelle du monde francophone. Elle y présente notamment son travail sur le « nouveau rêve américain » de la diaspora du Maghreb en Californie.
    Bien d'autres sujets seront abordés dans ce numéro : la condition de psychologue expatrié, la rencontre surprenante d'un psychiatre algérien avec l'extrême-sud de son pays, les effets du processus d'interculturation sur la mémoire autobiographique. On retrouvera également les rubriques habituelles du supplément de l'autre : débats, actualités, notes de terrain, livres.

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  • Les jeunes filles d'origine maghrébine représentent un thème populaire aussi bien dans le monde de la recherche que celui des médias et de la politique.
    Ce livre se pose en rupture avec le discours qui y domine. Il s'attache à donner d'autres voix à cette population. L'auteur analyse des entretiens menés avec des jeunes filles d'origine maghrébine. Ces analyses révèlent la complexité et la multiplicité de leur construction identitaire et des relations avec leurs parents et leurs familles. Six récits de vie de jeunes filles âgées de seize à vingt-cinq ans permettent d'illustrer ces processus.
    De manière créative, parfois douloureuse, elles expérimentent différentes manières d'être une jeune fille d'origine maghrébine en France. Ces expérimentations identitaires se cristallisent souvent autour de la religion musulmane ainsi que des normes de virginité et d'endogamie. Au-delà de la dimension traditionnelle de ces normes au Maghreb, leur fonction symbolique pour l'identité est analysée dans le contexte des relations complexes entre la France et les populations maghrébines, dans le passé et a fortiori aujourd'hui.
    Ces normes ne sont cependant nullement rigides mais toujours sujettes à des renégociations et redéfinitions multiples et créatives pour les jeunes filles d'origine maghrébine.

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  • Ce livre est à lire comme l'on écoute l'enregistrement d'un concert de jazz à juan-les-pins : si vous l'ouvrez, vont s'éparpiller sur votre table les bruits, les musiques, les rires, les murmures du sixième colloque de la revue l'autre dont il reprend les principales interventions.
    De nombreuses facettes du jeu, play et game, sont exposées ici par des chercheurs de renom (dan n. stern„ des cliniciens expérimentés (lionel railly,thierry baubet, lisa ouss-ryngaert), des anthropologues dont les travaux font date (jacqueline rabain-jamain, carmen opipari et sylvie timbert) et tant d'autres. ils abordent le jeu qui permet de construire les premières relations, qui est un dialogue en train d'éclore, le jeu qui exprime, le jeu qui soigne, le jeu qui épanouit les compétences de l'enfant, le jeu qui permet de penser, d'élaborer les expériences et les vécus intimes.
    Lorsque la capacité à jouer est touchée, chez les enfants blessés dans leur cerveau, dans leur élan vital, dans leurs croyances et leur sécurité de base, il faut quand même s'appuyer sur le jeu pour relancer la capacité à jouer, paradoxe qui met en lumière la fonction de résilience du jeu et de l'imagination pour l'être humain. l'universalité du jeu se décline selon chaque période de l'histoire de l'humanité et du développement de chacun, selon chaque langue, chaque culture et participe ainsi des processus d'affiliation, retrouvant ses racines qui plongent dans le sacré, sa proximité avec les mythes et les initiations.
    A la fois sérieux et plaisir, sacré et transgression, frère du rêve et compétition, le jeu appartient à tous, il est notre moyen le plus précieux pour traverser la vie. les contributeurs de ce livre nous montrent tout ce que l'on peut tirer de ce curieux petit lego : le jeu.

  • Le dossier est consacré au développement, à la validation et à l'usage d'un tout nouveau test (l'ELAL) développé à l'hôpital Avicenne (Bobigny).
    Nous avons maintenant à notre disposition, et pour la première fois sur le plan international, un test d'évaluation du langage en langue maternelle des enfants vivant dans un contexte multilingue, ce qui est de plus en plus fréquent dans le monde. Il permet de valoriser les compétences des enfants dans leurs langues maternelles et, quel que soit leur niveau de langage. Toute compétence dans leur langue maternelle est bonne à prendre pour ces enfants tant sur le plan linguistique, cognitif, qu'affectif ou relationnel.
    Cette langue maternelle permet à l'enfant de s'inscrire dans la langue qui lui a été transmise, dans son histoire, dans son système de relations. Notre ambition est que ce test, au-delà de ses capacités à évaluer les compétences des enfants dans leurs langues maternelles, soit un outil performatif de valorisation de ses habilités langagières comme l'est devenu le Brazelton pour les compétences des bébés, par exemple. L'ELAL est aussi un outil de prévention et de recherche. On trouvera une présentation du test, de son utilisation en situation transculturelle, les travaux qui ont permis sa validation (en France, Mauritanie, Sri Lanka, Maroc, Algérie), et une bibliographie complète sur le sujet.
    L'entretien est consacré à l'anthropologue Jean-Pierre OLIVIER DE SARDAN, grand spécialiste du Niger où il a notamment développé une socio-anthropologie des actions de développement telles qu'elles se déroulent sur le terrain.
    Egalement dans ce numéro, des articles sur les enfants nés de viols pendant le génocide rwandais, les funérailles des migrants morts en mer, l'apport de l'histoire des mentalités à la psychopathologie, les châtiments corporels de l'enfant, avec un beau texte du pédopsychiatre Christian Lachal : "Bien traiter l'enfant, c'est le reconnaître en tant qu'humain comme les autres, dans sa culture et dans ses droits."

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  • Comment les enfants parlent-ils de la mort ? Comment en parler avec eux et répondre à leurs déroutantes questions ? Comment les accompagner sur le chemin du chagrin lorsqu'ils sont touchés par un deuil ? Autant de questions qui plongent les adultes dans le désarroi, qu'ils soient professionnels de l'enfance, parents, proches... Bébés, petits ou adolescents, les enfants confrontés à la mort se retrouvent bien souvent seuls face à leurs ressentis, à leurs questions, à leur détresse, car les adultes n'osent pas leur en parler et préfèrent se dire qu'ils sont trop petits ", " trop jeunes pour comprendre " et qu'ils vont oublier ". Cet ouvrage est issu de la riche expérience de l'auteur dans la prise en charge d'enfants et de familles brutalement endeuillés par la maladie, par un accident, par une catastrophe, par une agression ou par un suicide. Hélène Romano, docteur en psychopathologie, psychologue clinicienne et psychothérapeute propose de répondre aux questions qui lui sont le plus souvent posées par les enfants et par leurs parents lorsque la mort vient bouleverser leur vie. Thierry Baubet, psychiatre, a participé à la rédaction de certains chapitres. Cet ouvrage n'a pas pour objectif d'apporter des recettes toutes faites : chaque enfant est unique, chaque histoire est singulière et chaque chemin sera à co-construire de façon différente avec l'enfant, ses proches et ceux, professionnels ou non, qui les accompagneront. L'idée est de permettre de mieux comprendre ce que peut représenter la mort pour l'enfant, ce qu'il peut se poser comme questions, les façons dont il peut réagir face à la perte d'un être cher, les attitudes et les propos qui peuvent l'apaiser. Ce livre est dédié aux parents et à tous ceux qui s'occupent d'enfants, pour que le jour où la mort viendra, chacun puisse trouver les ressources nécessaires pour ne pas laisser l'enfant seul, pour pouvoir l'accompagner sur le chemin du chagrin et lui permettre de continuer de vivre.

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  • " a partir du moment oú nous sommes revenus à la maison, en 1945, jusqu'à la libération des camps, on y croyait encore.
    on attendait maman, on écoutait les listes à la radio. papa allait à paris pour voir devant l'hôtel lutétia les listes qui étaient affichées. pendant des années, je ne pouvais pas parler. j'assistais aux manifestations, mais je ne témoignais pas, je ne parlais de rien. j'en étais absolument incapable, j'étouffais, je pleurais. " ce livre décrit le cheminement contemporain d'un groupe spécifique d'enfants juifs, orphelins de la shoah, qui ont survécu au génocide, cachés et traqués.
    soixante ans plus tard, la communauté de destin de leurs parents déportés par le même convoi, partis de france pour auschwitz en 1942, sera le lien pour la création d'une association. les récits des uns et des autres permettent de percevoir les multiples itinéraires oú chacun avait encore à élaborer les traumatismes d'une enfance saccagée. mais au-delà des douleurs, cet ouvrage, dans son
    approche originale, explore les dynamiques personnelles et collectives, étayées par le groupe, qui transforment les anciens " enfants cachés " en passeurs de mémoire et d'histoire, pour ne pas les figer comme le dernier maillon d'une chaîne brisée.


  • Voilà un livre de référence pour tous ceux qui s'intéressent au trauma, à l'interculturalité, aux situations de violence organisée et aux interventions humanitaires chez l'enfant et l'adolescent, qu'ils soient médecins, psychologues, travailleurs sociaux, paramédicaux, enseignants, juristes, etc.
    Cet ouvrage, écrit par des professionnels de terrain, est l'occasion de jeter un regard rétrospectif sur plus de dix années de pratique de soins psychiques en situation humanitaire. Une réflexion qui porte aussi bien sur des questions théoriques que sur le sens de nos interventions. Quel tribut psychique les bébés, enfants, et adolescents paient-ils aux situations de violence et de guerre ? Comment intervenir dans de tels contextes auprès d'eux ? Comment agir sans nuire, en respectant les mécanismes adaptatifs subtils qui se mettent en place ? Comment intervenir alors que la situation de violence continue ? Toutes ces questions sont abordées au travers d'exemples concrets, reflétant le quotidien du travail du soignant dans ces situations.
    Il est question de bébés, d'enfants, d'adolescents et de leurs familles... Au fil de cet ouvrage, dans lequel plusieurs psychothérapies sont relatées, le lecteur pourra rencontrer des enfants palestiniens, des bébés kosovars, des adolescents guatémaltèques, et bien d'autres... Autant de rencontres qui transforment patients et thérapeutes... On se doit d'agir et de penser en situation humanitaire : agir parce qu'au même titre que les interventions médicales, sanitaires, nutritionnelles, l'intervention psychologique peut, dans certains cas, s'avérer prioritaire.
    Penser aussi parce que nous sommes invités en permanence à mieux comprendre les effets du trauma sur les bébés, les enfants, les adolescents et leurs familles, afin d'ajuster nos dispositifs de soins.

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  • Dans la tradition marocaine, le rêve est un message de l'Au-delà, ou encore un voyage dans un autre monde où l'on peut rencontrer réellement toutes sortes de personnages surnaturels.
    Est-il possible de respecter cette conception culturelle différente de la nôtre au cours de la thérapie ethnopsychanalytique que nous proposons à nos patients migrants ? L'auteur répond clairement par l'affirmative à cette question. A travers l'étude détaillée de cinq thérapies de patients marocains immigrés en Belgique, elle montre que les interprétations traditionnelles marocaines peuvent coexister sans dommage avec les interprétations psychanalytiques classiques : les unes et les autres semblent se féconder mutuellement.
    Parallèlement, Danièle Pierre poursuit une réflexion théorique sur le rêve en retournant aux textes fondateurs de la psychanalyse.
    Cent ans après sa parution, on redécouvre ainsi toute l'actualité de la Traumdeutung, mise à l'épreuve de la clinique ethnopsychanalytique, car c'est un concept freudien - le concept d'élaboration secondaire - qui permet de penser le rêve dans sa dimension à la fois universelle et spécifiquement culturelle.

  • Cultures et therapies

    Mesmin C

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  • " De simple militant, j'ai bien vite été élu chef de cellule, puis chef de groupe, puis chef de la kasma de notre région.
    Je ne faisais pratiquement que militer dans le Parti. Au grand désespoir de ma grand-mère qui ne comprenait pas que je ne sois pas comme les autres militants du village. Un jour elle s'en plaignit auprès d'un ami, Yantren Chabane : - Pourquoi vous ne l'aidez pas un peu? Ali est tout le temps pris par le Parti, alors que vous vous occupez bien des travaux de vos champs ! - Mais Yemma Hadjila, il travaille pour son pays ! lui répondit Yantren.
    - Je ne comprends pas comment on peut travailler pour son pays et abandonner ses propres terres ! lui dit elle alors. En kabyle, la terre et le pays porte le même nom : Tamurt. Logiquement, je devais commencer par m'occuper de nos propres parcelles plutôt que du pays tout entier ! "

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  • Soigner malgré tout, quelles que soient les situations, ici et ailleurs.
    Tel est le propos de ce livre adressé à tous ceux qui - médecins, psychologues, travailleurs sociaux, para-médicaux, enseignants, juristes, anthropologues, etc. - s'intéressent au trauma, à l'interculturalité, aux situations de violences organisées, aux interventions humanitaires, et à la prise en charge des migrants en France. Écrit par des professionnels de terrain, il porte un regard rétrospectif sur plus de dix années de pratique de soins psychiques en situation humanitaire.
    Quelle est l'influence de la culture sur la souffrance traumatique ? Quels sont ses effets sur la demande d'aide ? Est-il possible d'articuler programmes thérapeutiques destinés à l'individu et soutien aux communautés affectées ? En d'autres termes : quelles sont les interventions possibles et souhaitables ? Ces questions, dont la portée n'est pas seulement théorique, appellent des réponses multiples et complexes.
    Abordées au travers d'exemples concrets, qui reflètent le quotidien du travail de soignant, elles soulèvent aussi le problème de la souffrance psychique chez les soignants exposés à un danger extrême ou à la violence. En situation humanitaire - où l'intervention psychologique peut s'avérer prioritaire au même titre que les interventions médicales, sanitaires, nutritionnelles - on se doit d'agir mais aussi de penser, parce que nous sommes invités en permanence à mieux comprendre les effets du trauma sur les populations, afin d'ajuster nos dispositifs d'action et de soins.

  • Comment soigner les patients traumatisés et plus particulièrement les mères et les bébés traumatisés ? Comment les thérapeutes en sont-ils affectés ? Cet ouvrage, préfacé par Marie Rose Moro, est issu de l'expérience partagée des chercheurs et cliniciens qui travaillent quotidiennement avec des patients confrontés à des traumatismes psychiques, en France et sur le terrain humanitaire.
    Christian Lachal, pédopsychiatre et psychanalyste, consultant à Médecins Sans Frontières, propose une nouvelle approche du concept de contre-transfert, à partir du constat que quelque chose se transmet entre patients traumatisés et thérapeutes quand ils se rencontrent, mais aussi entre les mères traumatisées et leurs bébés. Ce que ressentent les thérapeutes, ce qu'ils vivent pendant ces entretiens, ce qu'ils imaginent et ce qu'ils créent sont des modalités de réaction à ce qui leur est transmis du traumatisme.
    Ils peuvent s'en servir d'outils pour se forger une armure qui les protègent de l'intensité de ce qui est transmis ou au contraire les utiliser pour mieux comprendre leurs patients. L'auteur appuie ici son analyse clinique sur les connaissances actuelles concernant le développement des bébés, et sur le concept de contre-transfert, qu'il expose et analyse dans cette situation particulière. Ceux qui s'occupent de patients traumatisés ont souvent tendance à chercher des recettes simples.
    Cet ouvrage n'a pas pour but de compliquer les choses mais de comprendre pourquoi et comment le traumatisme se transmet. Au-delà des thérapeutes, ce sont tous ceux qui rencontrent des personnes traumatisées qui sont concernés. Ils trouveront dans ce livre des clefs pour mieux comprendre ces personnes et utiliser leurs propres réactions pour les aider. Car l'homme porte en lui à la fois ce qui défait et ce qui peut reconstruire son identité et ses liens à l'" espèce humaine ", selon la belle expression de Robert Antelme.

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