Sciences humaines & sociales

  • Depuis la première édition de ce livre, en 2017, tout confi rme et rend plus urgent son diagnostic.
    Car tous les maux de l'époque sont redoublés par le mal analysé ici, que la démocratie est la seule à a ronter : la violence intérieure entre les humains. Avec ses formes précises : cynisme, racisme, ultralibéralisme.
    Que ce mal soit « chronique » ne veut pas dire qu'on ne peut rien faire, bien au contraire. Car s'il peut atteindre des pics mortels, il peut également connaître des progrès vitaux, avec les bons remèdes. On pourra ainsi répondre à tous les maux du moment.

  • Paternité cachée, non-dits d'une guerre, d'un viol, drame que l'on a tu... Il existe des secrets qui font mal et provoquent des dégâts psychologiques, pesant de tout leur poids, de manière inconsciente, sur l'identité d'une personne.
    Barbara Couvert explique ici comment un secret de famille se construit, perdure et se transmet. Et comment il doit être dévoilé pour permettre à un traumatisme de se révéler, à une parole de se dire afin de sortir des « syndromes d'anniversaire » qui emprisonnent certains dans des drames à répétition.
    Un ouvrage très accessible, illustré par une multitude d'histoires authentiques et littéraires, pour entrer au coeur du secret de famille.

  • Le pouvoir exerce une fascination, parce qu'il engendre la puissance et peut opérer de vraies transformations. Qu'est-ce qu'avoir du pouvoir ? Qu'est-ce qui fonde le pouvoir qu'un homme peut exercer sur d'autres hommes ?
    Pour répondre à ces questions, Charles Pépin s'attarde sur le pouvoir de l'homme politique, du chef d'entreprise, d'un ami qui sait se faire écouter, du prêtre par rapport à ceux qui se confient à lui, du professeur dans sa classe...
    Et même d'une oeuvre d'art.
    Une réponse s'impose alors dans chacun de ces cas : avoir du pouvoir, c'est être capable de le transmettre.

  • Ce livre rassemble les derniers textes de Krishnamurti et aborde les thèmes qui lui sont chers : les vertus du doute et la liberté de l'esprit, les rapports de la pensée et du temps, la méditation, l'intelligence de l'amour, l'écologie... En poète, en marcheur infatigable, il livre les réflexions apaisantes que lui inspire l'observation de la nature, qui prépare à ouvrir son esprit. Cette leçon de vie s'achève par une réflexion sur la mort. « La mort n'est pas une chose horrible, une chose à éviter, à différer, mais plutôt une compagne de chaque jour. De cette perception naît alors un sens extraordinaire de l'immensité. »

  • Quand la vieillesse ne prend pas des allures de sagesse, mais dévaste les capacités mentales, psychiques ou corporelles, doit-on lire ce déclin comme une simple destruction des facultés et des acquisitions d'une existence ? Ce dépouillement n'est-il pas au contraire l'occasion d'une lente et dernière transformation ?
    C'est le pari que fait Aude Zeller, en relatant les six dernières années de vie de sa mère et l'accompagnement dont elle a bénéficié. Ce récit comble un vide dans notre connaissance de la vieillesse : le savoir psychanalytique et la spiritualité chrétienne s'y épaulent de façon très féconde.

  • L'éternité reçue

    Martin Steffens

    Ce livre est à la fois sauvage et réfléchi. Sauvage parce qu'il exclut d'emblée les paix morbides, qui, sous couvert d'apprivoiser la mort, empoisonnent la vie. Il clame en premier lieu que nous ne sommes pas faits pour mourir. Mais ce cri oblige à une méditation plus profonde. Nous devons mourir à notre désir de maîtrise.
    Ce consentement à la mort se nomme amour. Mourir à soi-même, c'est tuer ce qui, dans notre vie, est obsédé par la vie. Ces « petites morts », lues à partir de la pensée de Simone Weil, indiquent un chemin de dépossession et de plénitude. À l'heure où nous serons dessaisis de tout, c'est notre propre vie qui nous sera redonnée. Il faudra bien l'éternité pour prendre la mesure de cette étrange nouvelle.

  • Plus le monde menace de s'écrouler, plus il faut abreuver les populations de promesses exorbitantes. Tel est le rôle du transhumanisme, qui prétend nous « augmenter », nous doter de capacités faramineuses. Ces promesses sont autant de leurres, destinées à nous faire accepter l'artificialisation croissante de nos vies.
    Se détourner ? Cela n'est pas si simple. Le transhumanisme nous trompe parce qu'il joue en nous sur des ressorts puissants. Se donner une chance de désamorcer la fascination qu'il exerce, et le malheur qu'il propage, réclame de mettre au jour ce qui, dans nos façons de vivre et nos modes de pensée, nous rend si vulnérables à ses illusions.

  • La maladie est la meilleure solution possible pour un individu, à un moment donné de sa vie et en fonction des éléments dont il dispose.
    À travers ses maux, notre corps nous parle. Écoutons les messages que nos douleurs nous adressent : ils nous parlent de nos besoins, de nos manques, de notre attitude face à l'existence... Ces messages peuvent nous aider à répondre aux questions que nous pose la vie.
    Isabelle Filliozat et Hélène Roubeix ont écrit ce texte à une époque où la dimension psychosomatique était quasiment inconnue. Réimprimé de nombreuses fois, il est complété par l'étude réalisée par Isabelle Filliozat sur les facteurs psychiques intervenant dans la genèse du cancer du sein.
    Clair, concis et toujours d'actualité, ce livre vous accompagnera dans la compréhension du sens de vos maladies.

  • La paix est une science, un art, une culture. Et pour Maria Montessori, qui qualifiait sa pédagogie d'« éducation à la paix », elle s'apprend. Car ce qui se joue au niveau de la famille, de la classe, du quartier, se retrouve aussi dans les rapports entre les nations.
    En favorisant les potentiels de l'enfant, en lui apprenant l'autonomie, la coopération et le respect de l'autre, on contribue à bâtir le citoyen qu'il deviendra. Dans ces textes plus que jamais d'actualité, Maria Montessori souligne l'importance de construire dès l'enfance une culture de paix.

  • Ce texte posthume, dont Nietzsche avoual'importance dans son orientation vers la philosophie, fut dicté à l'un deses amis en 1873. L'auteur de La Naissance de la tragédie y expose une conceptiondu langage qui restera la même tout au long de son oeuvre.
    Il s'y attaque à laprétention philosophique d'élaborer un système comme une «pyramide deconcepts». Contre l'idée d'un discours entièrement rationnel, il faitvaloir les droits de la métaphore, cette force instinctive qui produit desimages, bien avant que l'homme ne songe à établir une rigueur théorique fondéesur les distinctions lexicales et les conventions morales.
    Le philologue est ainsi devenu philosophe, mais son style sera celui d'un«poète-prophète».

  • Comment faire en sorte que l'éducation de l'enfant rejaillisse à sa manière sur le destin de toute l'humanité ? Toute sa vie, la grande pédagogue que fut Maria Montessori (1870- 1952) a tenté de répondre à cette question.
    Dans cet ouvrage, elle insiste en particulier sur deux convictions fortes. Elle voit d'abord dans l'éducation le seul moyen de construire la paix entre les hommes. Elle explique ensuite combien, pour assurer la formation de l'homme de demain, il faut aider l'enfant à grandir comme être de liberté et de créativité, comme être ouvert à tous les possibles.
    Écrit en Inde et publié en pour la première fois en 1949, ce texte apparaît comme le testament spirituel de Maria Montessori et livre la clef de toute son oeuvre.

  • Depuis des siècles, toute une tradition populaire d'humour et de sagesse marque le monde de la Méditerranée.
    Conteur, écrivain, André Nahum offre ici avec les farces de Ch'hâ (ou Jeha ou Goha), personnage mythique du bassin méditerranéen, une anthologie d'histoires, d'expressions et de proverbes utilisés par les juifs de Tunisie.
    Certains ont été adoptés et adaptés par les juifs à partir du folklore arabe, d'autres sont spécifiquement juifs.
    Ces contes et proverbes ont été recueillis, pour la plupart, auprès de personnes originaires d'Afrique du Nord et d'Egypte.
    Expressions de la sagesse populaire, ils ont accompagné vingt siècles de présence juive au Maghreb, avec des alternances de bonheur et de tristesse, de crainte et d'espérance et une indéfectible confiance en Dieu.
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  • La Pensée et le mouvant est le dernier livre publié par Henri Bergson de son vivant, en 1934. Rassemblant des articles ou conférences (parus entre 1903 et 1923) et introduit par deux essais alors inédits, ce volume constitue, selon son auteur, une « initiation à la vraie méthode philosophique ».
    Cette édition présente et commente les deux parties de l'introduction du recueil de Bergson, respectivement intitulées « Croissance de la vérité. Mouvement rétrograde du vrai » et « De la position des problèmes ». Ces deux essais traitent de questions qui ont trait à la philosophie de l'histoire et au rapport entre la métaphysique et la science. Ils reviennent aussi sur les concepts d'intuition et de mysticisme. Ils constituent donc, en tant que tels, une excellente entrée dans la pensée de Bergson.

  • La conversation n'est pas qu'un passe-temps destiné à nous divertir : elle est une occasion d'entrelacer notre existence à celle des autres, en toute liberté et selon notre humeur.
    Mais comment la distinguer du dialogue ou de l'entretien ? La correspondance et la causerie ne sont-elles pas des formes plus achevées de la conversation ? Pouvons-nous converser avec Dieu, avec les poètes, entre amoureux ? Comment éloigner les goujats, les fâcheux, qui n'ont rien à attendre de nous, les ironistes aussi, à la froideur dérangeante ?
    Dans cette satire joyeuse, la conversation n'est plus considérée comme l'apanage des nantis. Chacun de nous peut y participer. Nous découvrons alors notre capacité à plaire et à savoir écouter.

  • Bien avant le langage, c'est avec ses tensions et ses détentes, ses pleurs et ses sourires que le bébé manifeste sa vie affective à son entourage.
    L'adulte en appui sur son histoire personnelle, sur ses ressentis et ses fantasmes répond à ces manifestations toniques et émotionnelles.
    Grâce à ces échanges précoces, à partir d'une même matrice, le corporel et le psychisme de l'enfant se différencient et créent un ensemble de liens psychomoteurs qui le personnalisent.
    L'organisation tonique et motrice du nouveauné apparaît donc au premier plan du travail de recherche de Suzanne Robert-Ouvray, qui propose ici une véritable théorie interdisciplinaire de la psychomotricité. L'auteur répond ainsi dans cet essai à de nombreuses questions sur la nature des liens psychomoteurs et ouvre également des perspectives nouvelles au niveau psychopathologique.

  • Notre époque ne sait plus faire confiance. Les autres (l'étranger, le voisin, le collaborateur, l'être aimé ou l'enfant) nous inquiètent dès que leur liberté les conduit un peu au-delà de nos attentes.
    Nous les voudrions fiables, lisibles, transparents alors même que leur force ultime réside peut-être davantage dans cette surprise, cette imprévisibilité que leur différence nous promet. Faire confiance, c'est accepter de se rendre vulnérable, pour viser l'autre au-delà de toute attente et créer la possibilité d'échanges profonds et renouvelés.

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