Langue française

  • Après La sagesse d'aimer (Prix Seligmann 2017 contre le racisme) et La forge solaire, le troisième tome du « roman vrai » de Zarina Kahn, russo-pakistanaise, philosophe et actrice, nominée en 2005 pour le prix Nobel de la Paix au sein d'un collectif de 1000 femmes.
    La vie engagée et tourmentée d'une « contrebandière de la liberté ».
    Une très belle qualité d'écriture déjà saluée.

  • L'agriculture biologique tente de restaurer un rapport équilibré, fécond, entre l'humain et la terre. Elle nécessite comme toute démarche écologique authentique, une remise en cause plus profonde d'un comportement humain toujours fondé sur la domination. Pour Henri de Pazzis, l'action ne peut être dissociée de la pensée, sous peine de sombrer dans la barbarie et elle n'atteint véritablement son objectif que lorsqu'elle est animée par une intuition poétique, un soubassement métaphysique, une certaine recherche de la beauté. Et c'est ainsi que pour lui la fréquentation des grands auteurs de la littérature, de la poésie et de la philosophie a été, et continue d'être une nourriture quotidienne, en résonnance avec le travail de la terre.
    La révélation d'une plume d'exception.

    /> « Quelques morceaux de bois et l'enfant construit le palais d'un roi très simple. Et il le nomme, sereine noblesse. On y goûte la mousse sur les pierres au bord du chemin, la paix montante de la sève, la bonté de l'homme assis sur le seuil et qui s'apprête au poème. Il dit la marche rude et les vapeurs de la terre et la rosée et la table dressée et la sueur des laboureurs et le devoir d'amour. Elle est vraie cette royauté dont le trône est une pierre et le sceptre un rameau fructifère, et la lignée aussi sûre que le vol d'un oiseau. Il est un chemin qui conduit à la terre des rois bergers. »

  • Dans ce nouveau et savoureux recueil, l'auteur de L'Eté grec et de Chemin faisant nous emporte par sa qualité d'écriture, son humour, son appétence pour les mots, sa poésie délicate et sa culture singulière. Il nous entraîne dans Une forêt de signes où l'on respire Le parfum des légendes et où l'on écoute avec ravissement La cantate des chemins. L'Ode à mes amis les arbres, L'offertoire des vents ou L'homme qui voulut rencontrer le printemps sont autant d'agréables moments à passer en compagnie de celui qui fut aussi un arpenteur émerveillé des chemins et un attentif écrivain-voyageur nous emmenant avec délectation au pays des arganiers, dans sa Bourgogne ou sa Grèce tant aimée.
    Féru de botanique et de biologie, l'amoureux des jardins et des "jardineurs" savait errer dans les bois, discourir savamment sur Le privilège de l'abeille, la mémoire des Libellules ou la Sagesse serpentine, esquisser le portrait d'une vache, passer (au microscope !) Un été chez les Infusoires, déceler La mélancolie du géranium, s'inquiéter de La nostalgie de l'anguille ou réclamer Justice pour les Crapauds.
    La relation de Lacarrière avec la nature est, nous dit Gil Jouanard dans sa belle préface, celle "des nomades du Paléolithique qui habitaient le monde en le nommant"...

  • La sagesse d'aimer

    Zarina Khan

    • Hozhoni
    • 22 Avril 2016

    Et si un enfant naissait de la rencontre d'un prince indien cofondateur du Pakistan et d'une mère russe, elle-même fille d'un officier de la marine du tsar et d'une pianiste en exil ?
    Et si la mère, lieutenant de l'armée française pendant la Seconde Guerre mondiale, réchappait d'une lapidation, devenait diplomate et épousait en secondes noces un ancien nazi qui abuserait de la candeur de l'enfant ?
    Et si la petite fille grandissait en perpétuelle itinérance et quête d'amour entre Tunis et Karachi, Bruxelles et Madrid, Fribourg et Moscou ?
    Et si, musulmane à sa naissance, orthodoxe à 4 ans, elle était élevée par des religieuses dominicaines ?
    Et si elle croisait Adenauer, Franco, Orson Welles, improbable voisin, la danseuse Lucero Tena ou les peintres Manolo Villasenor et Ilya Glazounov qui en feraient le portrait ?
    Et si, face à l'exil, la séparation et la barbarie, la jeune Zarina trouvait toujours la force et la sagesse d'aimer ?
    Peu crédible, dirait un producteur de films de fiction.
    C'est pourtant le roman vrai de cette enfance et de cette adolescence hors normes que nous livre ici la singulière citoyenne du monde qu'elle est devenue.
    Philosophe, actrice, réalisatrice, ZARINA KHAN est servie par son talent d'écrivain et son exceptionnelle mémoire, qui devient la caisse de résonance des sensations, des joies, des deuils et des douleurs qu'elle souhaite bercer, relier, transformer ou rendre vivants à jamais.
    Un récit captivant, jeté sur le papier comme un exutoire, et une écriture saisissante. Une découverte littéraire.

    Sur commande
  • La forge solaire

    Zarina Khan

    • Hozhoni
    • 12 Avril 2018

    Dans La sagesse d'aimer, salué pour la qualité de son écriture et couronné par le Prix Seligmann 2017 contre le racisme, l'actrice et philosophe Zarina Khan avait entamé le récit du « roman vrai » de sa singulière destinée.
    Nous l'avions laissée au sortir de l'enfance, en pleine adolescence tourmen- tée, hésitant à rejoindre son père à Karachi ou sa mère à Moscou. Nous la retrouvons à l'ambassade d'Allemagne dans la froideur oppressante de la Russie des années soixante-dix, confrontée à l'incandescence du volcan de son être, à l'amour naissant, véritable « forge solaire » où s'édifie son individualité. Le spectre du nazisme et le visage de son beau-père qui la ty- rannise en viennent à se confondre. Cependant, en vraie « contrebandière de la liberté », elle va peu à peu s'ouvrir un chemin à travers philosophie, jubilations littéraires, et le théâtre qui redonne sa place au corps meurtri.
    C'est alors qu'elle élabore des outils « pour la paix » qui l'emmèneront plus tard dans les zones de conflit et les pays en guerre...

    Sur commande
  • L'écrivain Jean Biès a tenu, entre juillet 1950 et décembre 2007, un journal intime dans lequel il relate ses rencontres, ses réflexions, son métier de professeur et son activité d'écrivain. Ce texte laisse apparaître sa quête personnelle, poétique et spirituelle, mais aussi son amour pour sa femme, dont l'entrée dans la maladie interrompt le cours de son écriture.

    Sur commande
empty