Littérature générale

  • Dans cette évocation de la campagne de Russie à laquelle il participa en tant que chasseur alpin italien, Rigoni Stern fait revivre à nos yeux les moments forts de sa vie.
    Au-delà des hostilités imposées et de l'absurdité des combats, les contacts humains avec la population locale, élémentaires et essentiels, demeurent. Trente ans après, l'auteur du Sergent dans la neige, revient dans les steppes russes parcourir à nouveau le tragique itinéraire où la plupart de ses camarades sont tombés. Passé et présent alternent, mais l'identité des souffrances vécues rapproche les deux camps autrefois opposés ; l'auteur retrouve alors les qualités de l'âme russe découvertes dans les camps de prisonniers.
    La guerre n'a pas épargné non plus le plateau d'Asiago, en Vénétie, haut lieu de la Résistance. De tout cela, Rigoni Stern porte témoignage. Avec un réalisme sobre, nourri d'émotion et de poésie face à la nature, il fait sortir de l'anonymat des humbles qui, forcés par les horreurs de la guerre à se révéler, acquièrent une dimension légendaire.

  • « J'aimais éperdument la comtesse de... ; j'avais vingt ans, et j'étais ingénu ; elle me trompa, je me fâchai, elle me quitta. J'étais ingénu, je la regrettai ; j'avais vingt ans, elle me pardonna : et comme j'avais vingt ans, que j'étais ingénu, toujours trompé, mais plus quitté, je me croyais l'amant le mieux aimé, partant le plus heureux des hommes. » L'esprit le plus vif, la fermeté dans la manière dont cette histoire de dupes est conduite, cette brièveté de trait qui fait mouche dès les premières lignes: ce sont là quelques-uns des mérites de ce fragile et parfait chef-d'oeuvre, dur et fini comme un bijou.

  • Après la révolution de 1917, les Cosaques de Russie, de Géorgie, d'Arménie, du Caucase combattent le pouvoir révolutionnaire, puis s'enfuient à l'étranger. Lorsque les nazis déclenchent les hostilités contre l'URSS, ils engagent les cosaques, leur promettant une terre en échange. Quand l'offensive allemande échoue, les cosaques se retrouvent en Carnie, au nord du Frioul. Ils vivent là de façon précaire, avec femme, enfants, chevaux et chameaux... Lorsque le IIIe Reich s'effondre définitivement, les cosaques négocient avec les Anglais , mais ceux-ci vont les trahir et les livrer aux soviétiques. Certains seront pendus, d'autres s'enfuient, d'autres enfin se jettent collectivement dans la Drave, du haut d'un pont. Voilà les faits historiques. Pour raconter l'histoire de Krasnov, le chef cosaque, Magris choisit la fiction d'un vieux prêtre, qui cherche, non pas à reconstituer la vérité de Krasnov mais à débusquer les raisons de tous les mensonges, de toutes les trahisons, de toutes les duperies qui tissent cette farce sanglante.

    Sur commande
  • De la veille de la colonisation à nos jours, la condition féminine en Afrique noire a connu d'extraordinaires mutations, à des rythmes différents d'un point à l'autre du Continent, du Sénégal à l'Afrique du Sud et du Kenya au Zaïre.
    Dans ce monde où modes de vie anciens et nouveaux se côtoient et se mêlent, la vie, le rôle et les activités des femmes offrent un éventail de situations extrêmement diversifiées. En un siècle, tout y a changé, à commencer par le déplacement, à un rythme accéléré, des femmes de la campagne vers les villes. De leurs tâches quotidiennes à leurs activités économiques, de leur éducation à leur sexualité, de leur influence sociale à leur rôle politique, de leur affectivité à leur créativité, tout contribue à faire des femmes africaines un des moteurs de leurs sociétés.
    Connaître leur histoire, c'est comprendre le rôle essentiel qu'elles ont joué dans l'histoire du Continent, mais aussi, par l'espoir dont elles sont porteuses, les possibilités d'évolution des sociétés africaines.

  • Narrant sur des modes très variés, du burlesque au tragique, la naissance et les premières années d'un enfant naturel sans nom et sans fortune, puis ses amours avec la fille d'un richissime lord anglais pendant la guerre franco-anglaise de 1776-1783 et les années sombres de la Révolution française, L'Enfant du carnaval, publié en 1796, a connu trente ans de franc succès. C'est l'un des premiers romans populaires français, et l'amorce, par son rythme effréné d'aventures à jet continu, des romans de Paul de Kock et de Ponson du Terrail.
    Dans ce roman truculent, à rebondissements multiples, le burlesque, le picaresque sont mis à contribution en même temps que le pathétique et le dramatique.
    Pigault-Lebrun, montreur d'images, nous offre également les portraits hauts en couleurs de nombreux types sociaux de la bourgeoisie de province et du peuple de Paris.

    Sur commande
  • « J'ai écrit cette comédie à l'âge de dix-huit ans » annonce Rousseau dans sa préface. L'intrigue a pour prétexte la mystification dont est victime un jeune fat à qui la soeur, par malice, fait voir un portrait de lui-même déguisé en femme et qui devient amoureux de la femme représentée, en qui il ne se reconnaît pas. Adroitement construite, comique, émouvante, cette pièce est la satire des erreurs où sont entraînés de jeunes êtres par l'engouement pour une mode ridicule ou par une sensibilité irréfléchie. Elle est intéressante par la bonne humeur, la sensibilité de ses jeunes héros. Narcisse est une pièce heureuse. Cette comédie est précédée d'une longue préface de Rousseau dans laquelle il défend ses idées. Et l'une des plus importantes est que la société civilisée repose sur l'imposture des uns et la méconnaissance de soi qui fait des autres des complices ou des victimes.

    Sur commande
  • Les conquêtes d'Alexandre répandirent le grec jusqu'aux confins de l'Ancien Monde. Outre les Hellènes, des Egyptiens, des Syriens, des Hébreux, des Romains même allaient commercer, composer, chanter, philosopher et dogmatiser dans la langue nouvelle. Cette carrière universelle qui s'ouvrait à la culture née jadis en Hellade inaugura un nouvel âge, cette époque dite " hellénistique " qui allait assister aussi au bouleversement de l'ordre politique du monde : les cités-Etats de l'âge classique s'effacèrent devant les grandes monarchies des successeurs d'Alexandre, lesquelles à leur tour durent se fondre dans la domination romaine. C'est l'histoire de cette révolution culturelle que retrace le présent ouvrage, suite de l'Histoire de la littérature grecque d'Homère à Aristote publiée dans la même collection. Il évoque notamment toutes les formes nouvelles de culture qui, surgissant au cours de cet âge nouveau, en font le père de la modernité : la chronique se transforme avec Polybe en histoire universelle, elle-même charpentée par la première philosophie de l'histoire, d'inspiration stoïcienne ; Plutarque invente la réflexion historique, cependant que les lettres voient naître le roman, la poésie bucolique, la comédie de moeurs, la vogue de la satire et de la parodie. La science, avec Archimède et Ptolémée, accomplit des progrès décisifs, tandis que la philosophie procède à de vastes synthèses prétendant rendre compte de l'ordre du cosmos.
    Enfin l'époque hellénistique accueille avec ferveur les cultes orientaux, qui viennent s'unir aux traditions locales pour créer des formes syncrétiques de religiosité nouvelle. La principale de ces religions est le christianisme, qui use du grec pour propager son message dans tout le bassin méditerranéen. La façon dont il se mêle à l'héritage culturel hellénique, notamment à sa philosophie néoplatonicienne, est déterminante pour toute la civilisation ultérieure. Cette vaste aventure de l'esprit est dépeinte dans un récit qui, alliant la richesse à la clarté, révèle les racines de l'Occident moderne.

    Sur commande
  • En octobre 1884, Joseph et Élizabeth Pennell, jeunes américains, récemment mariés, entreprennent, en tricycle, un voyage entre Florence et Rome. Ils sont encouragés par leurs amis qui leur promettent une mort certaine dans cette contrée où sévissent les brigands, le choléra et la malaria ! Vaillamment pourtant, les Pennell, perchés sur leur drôle de machine, empruntent les routes de Toscane et d'Ombrie sous le regard ébahi des populations locales. Leurs
    tribulations où s'entremêlent le passé et le présent, les légendes et la réalité font de ce livre un document tout à fait original. Publié en 1887, L'Italie à vélocipède est un classique de la littérature de voyage. Le livre est illustré par les dessins de Joseph Pennell.

    Sur commande
  • Dès le début du XVIIIe siècle, la littérature met en scène et construit une figure de l'esclave qui dit, non sans ambiguïté, sa souffrance et sa révolte et qui prête sa voix à toutes sortes de revendications libertaires ultérieures. L'entrée des esclaves dans la fiction chez des auteurs comme Montesquieu, madame de Staël, Flaubert, Olympe de Gouges, Hugo etc. montre toute la richesse d'un thème qui traverse les siècles (de la fin du XVIIe au début du XXe) et les genres (roman, poésie, théâtre) et sera toujours utilisé pour dénoncer différentes formes d'oppression, de discrimination - de la femme, de l'ouvrier, du peuple.

    Sur commande
  • Dans ce grand cycle romanesque, Galdós, le « Balzac espagnol » dépeint l'ascension sociale d'un usurier sordide dans l'Espagne de la fin du XIXe siècle. Marqué de façon définitive par la mort de son jeune fils promis à un grand avenir, Torquemada épouse Fidelia, jeune aristocrate ruinée qui fera de lui un personnage de la haute société madrilène. La description de cette ascension permet à Galdós d'écrire une véritable parabole sociale, plaidant en faveur de l'Espagne, pour un mariage de raison entre la bourgeoisie enrichie et une aristocratie aussi hautaine que désargentée. Il brosse ainsi un portrait exact, drôle et tendre des relations entre deux mondes que les événements amènent à se croiser pour la première fois.
    Les personnages décrits avec un humour féroce, sont loin d'être des archétypes sociaux : vivants au point d'en être attachants, ils se voient brillamment campés dans une intrigue alerte que rythme un style dont la richesse sait jouer sur tous les registres.
    Grande figure de la vie politique et littéraire du XIXe siècle, Galdós (1843-1920) est considéré comme l'un des auteurs majeurs de la littérature espagnole.

  • L'oeuvre de Rétif de la Bretonne - plus de 200 ouvrages - apparaît, comme emblématique de la grande mutation sociale qui au cours de la Révolution française opposa les valeurs communautaires de l'Ancien régime et les valeurs individuelles de la civilisation urbaine. Rétif, en observateur éclairé du monde extérieur, greffe toutes ses fictions sur une expérience vécue. Romancier de la paysannerie et du petit peuple des villes happé par la modernité urbaine, Rétif exprime admirablement cette tension entre une communauté rurale et familiale fondée sur des liens affectifs et spirituels à laquelle se serait substituée une civilisation urbaine fonctionnelle et impersonnelle.

    Sur commande
  • Avec une précision parfois clinique, presque cruelle, Musil exprime ici sa fascination pour la femme, le corps de la femme, et surtout la perception qu'elle-même peut en avoir, dans le vain écoulement de sa vie ou dans le brusque éveil de ses sens.
    La «maison enchantée», ce n'est donc pas seulement la grande demeure vide où se consume Victoria, l'héroïne d'un de ces quatre récits (tous inédits en français). C'est la tour imprenable qu'est pour Musil le corps de l'autre, cet espace intime que l'on peut certes explorer, mais non voir avec les yeux de son habitante; investir, saturer, mais jamais véritablement posséder.

    Sur commande
  • La structure est fort simple. Une aristocrate française entreprend un voyage vers Madrid où elle doit retrouver une parente qui s'y est installée. Elle écrit alors à sa cousine restée en France ; ce faisant elle offre un des plus passionnants tableaux de l'Espagne à la fin du 17e siècle. En effet, le récit est riche d'observations en tous genres : description minutieuse des routes empruntées et des auberges, peinture des châteaux et des églises visités, des paysages et des villages traversés. Madame d'Aulnoy présente les habitants des régions qu'elle découvre à travers les modes, la gastronomie, les pratiques sociales, la musique, le théâtre. Elle n'oublie pas d'inclure des anecdotes piquantes à propos de la vie de cour, et de faire le portrait des grands seigneurs espagnols. Le succès de l'oeuvre tient tant à la curiosité que suscite alors l'Espagne, qu'à la qualité de l'écriture et du style de Mme d'Aulnoy.
    C'est sans conteste le plus célèbre récit de voyages dans la péninsule Ibérique de l'âge classique. Il n'existe aucune édition modernisée de ce texte.

    Sur commande
  • Le présent ouvrage envisage les rapports entre le conte merveilleux et les arts du spectacle, depuis les opéras de la fin du XVIIe siècle jusqu'aux premières tentatives cinématographiques du XIXe. Durant cette période, en effet, le goût du merveilleux, du magique et du surnaturel est essentiel au spectacle théâtral.
    Rien de ce qui se développe dans les arts du spectacle n'est indépendant du conte de fées et de son prolongement dans le conte oriental : le conte de fées littéraire subit dès sa naissance l'influence de l'opéra, dont il tend à intégrer les scénographies, les airs, les chorégraphies ; le conte oriental emprunte à la farce, à la sotie, à la parade, use des artifices de l'illusion théâtrale et intègre sous les figures du charlatan et du fakir tout un monde picaresque spécialisé dans la mystification par le jeu, les décors et tous les artifices scéniques.

    Sur commande
  • Parvenu au milieu de sa vie, Landolfi décide d'être lui-même le sujet de son prochain livre.
    « Je dirai que je me suis toujours tourné et retourné dans la vie comme un malade inquiet dans son lit. » L'enregistrement des petits faits quotidiens de la vie de province n'est que le point de départ de subtiles digressions : en procédant ainsi à sa propre « analyse » Landolfi porte une interrogation angoissée sur la valeur de la création et le sens même de la réalité pour aboutir à un constat d'impuissance : l'écriture, qui fut jadis pour lui « la seule réalité », va rejoindre dans un néant commun l'amour et le jeu. Paradoxalement ce bilan de mort crée un individu bien vivant.
    Celui qui s'est acharné à se dénigrer lui-même nous paraît inexplicablement attachant et humain. Sans doute parce que la succession d'actes manqués, les idylles ratées, le jeu suicidaire, les impasses de l'art réveillent en nous, ses contemporains, plus d'échos que leur contraire.

    Sur commande
  • Avec une rare habileté, Borgese saisit un instant de crise dans la vie de ses personnages pour nous dévoiler leurs aspirations ou les mobiles profonds de leurs actions.
    Au-delà de l'apparente banalité des relations sociales, des codes rigides de la vie mondaine, se cachent le désordre des pensées et l'irrationnel des comportements. De ce décalage permanent, Borgese tire des ressorts dramatiques d'une grande richesse de sensibilité et force le carcan des conventions pour y observer les pulsions de l'âme humaine.

    Sur commande
  • Dans la galerie des privilégiés qui tinrent une place dans la vie de Julie de Lespinasse, l'homme auquel elle donna le plus sa confiance et sa sympathie, juste après d'Alembert, est certainement Condorcet.
    La correspondance que nous publions est le témoignage de cette amitié sincère et totale. Elle éclaire un aspect de la personnalité de Condorcet que l'image du savant, du philosophe et de l'homme public occulte le plus souvent. De Julie de Lespinasse, l'histoire a surtout retenu sa liaison passionnée avec le comte de Guibert et les admirables lettres d'amour qui en sont le témoignage. On verra ici que cette femme sensible n'était pas moins douée dans le registre de la tendre amitié que dans celui de la passion fatale.

  • Dans ce grand cycle romanesque, Galdós, le « Balzac espagnol » dépeint l'ascension sociale d'un usurier sordide dans l'Espagne de la fin du XIXe siècle. Marqué de façon définitive par la mort de son jeune fils promis à un grand avenir, Torquemada épouse Fidelia, jeune aristocrate ruinée qui fera de lui un personnage de la haute société madrilène. La description de cette ascension permet à Galdós d'écrire une véritable parabole sociale, plaidant en faveur de l'Espagne, pour un mariage de raison entre la bourgeoisie enrichie et une aristocratie aussi hautaine que désargentée. Il brosse ainsi un portrait exact, drôle et tendre des relations entre deux mondes que les événements amènent à se croiser pour la première fois.
    Les personnages décrits avec un humour féroce, sont loin d'être des archétypes sociaux : vivants au point d'en être attachants, ils se voient brillamment campés dans une intrigue alerte que rythme un style dont la richesse sait jouer sur tous les registres.
    Grande figure de la vie politique et littéraire du XIXe siècle, Galdós (1843-1920) est considéré comme l'un des auteurs majeurs de la littérature espagnole.

  • Dans ce grand cycle romanesque, Galdós, le « Balzac espagnol » dépeint l'ascension sociale d'un usurier sordide dans l'Espagne de la fin du XIXe siècle. Marqué de façon définitive par la mort de son jeune fils promis à un grand avenir, Torquemada épouse Fidelia, jeune aristocrate ruinée qui fera de lui un personnage de la haute société madrilène. La description de cette ascension permet à Galdós d'écrire une véritable parabole sociale, plaidant en faveur de l'Espagne, pour un mariage de raison entre la bourgeoisie enrichie et une aristocratie aussi hautaine que désargentée. Il brosse ainsi un portrait exact, drôle et tendre des relations entre deux mondes que les événements amènent à se croiser pour la première fois.
    Les personnages décrits avec un humour féroce, sont loin d'être des archétypes sociaux : vivants au point d'en être attachants, ils se voient brillamment campés dans une intrigue alerte que rythme un style dont la richesse sait jouer sur tous les registres.
    Grande figure de la vie politique et littéraire du XIXe siècle, Galdós (1843-1920) est considéré comme l'un des auteurs majeurs de la littérature espagnole.

    Sur commande
  • Correspondance 1787-1805

    Constant

    Edition préfacée, établie et annotée par Jean-Daniel Candaux Entre Benjamin Constant et Isabelle de Charrière, la rencontre fut révélation : l'enchantement qu'ils éprouvèrent lors de leurs entretiens de 1787 se poursuivit sous forme épistolaire jusqu'à la disparition d'Isabelle en 1805. Certes, à travers bien des tumultes : si la relation entre le jeune ambitieux et sa grande aînée demeura platonique, elle ne fut pas exempte de passion. Ferveur, déceptions, réconciliations, complicité rythment le discours écrit, à la fois familier et brillant, décousu et provoquant, au fil duquel se révèlent les facettes de la personnalité de l'auteur d'Adolphe, son intelligence analytique et clairvoyante, tout comme le caractère fascinant d'une des plus fines et des plus célèbres romancières de son temps.
    Mais, dans cette correspondance, c'est aussi tout l'esprit d'une époque qui se reflète, indissolublement lié aux tourments politiques. Témoignage social sur la cour de Brunswick ou le monde des aristocrates français émigrés, c'est aussi un témoignage intellectuel de premier ordre : réunis dans la condamnation de l'Ancien Régime lors de la prise de la Bastille, les correspondants divergent lors de la Terreur, excusable aux yeux de l'un, criminelle à ceux de l'autre.
    Ce duo fait revivre, grâce a son exceptionnelle indépendance d'esprit, l'Europe littéraire et politique des Révolutions.

    Sur commande
  • Texte intégral conforme à l'édition de 1772.
    Présentation de Alain Clerval.


    C.-J. Dorat a laissé un chef-d'oeuvre : Les Malheurs de l'inconstance. Ce roman qui servit de modèle aux Liaisons dangereuses, l'égale à bien des égards par l'analyse des sentiments, des stratégies amoureuses et par les rebondissements dramatiques qui en découlent.
    Le Duc de ***, libertin perverti, éconduit par Madame de Syrcé, décide de se venger : « Je n'ai pu la déterminer en ma faveur, je veux la séduire par procuration ». Il confie cette mission à son cousin, le Comte de Mirbelle, dont le coeur est déjà pris par une Anglaise, Lady Sidley. Le lecteur assiste, complice involontaire, un peu voyeur, aux manoeuvres perverses du Duc et aux hésitations de Mirbelle. Il s'émeut à la richesse des sentiments de Madame de Syrcé et à la fermeté de Lady Sidley.
    Tous les personnages sont en place pour un drame dont le déroulement semble inéluctable et d'où émergent deux lumineux visages de femmes : Madame de Syrcé plus belle et plus touchante dans son abandon que dans sa résistance ; Lady Sidley que le doute n'effleure jamais et que la certitude brise.
    Des sentiments éternels et l'admirable écriture du XVIIIe siècle.

    Sur commande
  • édition présentée, établie et annotée par Valérie Cossy Cette oeuvre est le roman du lien d'un père à son fils, avec tout ce que ce lien comporte d'illusions, de malentendus, de craintes, de connivences et d'espérances.
    Le texte commence à la naissance de William en 1780 et s'arrête en 1799. Les problèmes de l'éducation, la critique des préjugés, la diffusion des Lumières, les relations entre nobles et roturiers, entre générations, entre hommes et femmes, ces grands thèmes qui traversent toute la littérature du XVIIIe siècle sont ici abordés à la lumière d'une chronique familiale très concrète et dans le contexte d'un moment dramatique de l'histoire européenne.
    On retrouve dans ce roman la pénétration psychologique d'Isabelle de Charrière, son sens de l'originalité des êtres, sa profonde tolérance teintée de scepticisme et de désillusion. oeuvre attachante, Sir Walter Finch et son fils William non seulement est d'un vif intérêt romanesque, mais nous invite à des réflexions de la plus directe actualité.

    Sur commande
  • En matière de réflexion esthétique et littéraire, les Éléments de littérature publiés en 1787, constituent la somme la plus achevée que nous ait livrée le XVIIIe siècle. L'ouvrage se présente à la façon d'un dictionnaire : 192 entrées
    thématiques passent en revue les catégories essentielles de l'analyse littéraire, depuis abondance jusqu'à vraisemblance, en passant par comédie, dénouement, pastiche ou traduction. Cet ensemble sonne le glas de la poétique classique : il y est question, non plus de belles-lettres, mais de littérature et Marmontel est l'un des premiers à employer ce terme dans l'acception que nous connaissons aujourd'hui.
    Le changement est considérable : à un univers encadré par des règles se substitue une production présentée dans sa diversité historique et géographique : Marmontel, pétri de culture classique, innove en évoquant la littérature du Moyen Age, ou en citant les poètes allemands, anglais, italiens. Compulsés par des générations d'élèves, d'étudiants, d'amateurs et d'écrivains, les Éléments de littérature n'ont pas été réédités depuis près de 150 ans. Ils constituent pourtant un instrument irremplaçable pour lire et comprendre la production littéraire du XVIIIe siècle et sont un jalon
    essentiel de la réflexion sur la littérature entre Boileau et Hugo.

    Sur commande
  • Dans ce roman par lettres, les deux épistoliers, liés par une amitié sincère,
    explorent les difficultés de l'amour et du mariage. Deux intrigues, menées à vive allure, se déroulent en parallèle : Adélaïde, jeune veuve, est amoureuse de Montalais, homme marié. Son amie madame de Martigues, femme très libre ne capitule qu'à la dernière minute devant son soupirant : "Pauvre Piennes ! Il va faire une grande perte, j'étais son amie, je serai sa femme, quelle différence!". Une grande partie du charme de ce livre est dans son écriture, son style incisif, fougueux, qui sert sans faillir la modernité de l'histoire.

    Sur commande
empty