Psychologie / Psychanalyse

  • L'épreuve de la maladie et la domination de l'alcool provoquent chez l'alcoolomane, un grand désordre. Une fois le sujet sevré physiquement du produit, celui-ci va chercher à s'en protéger. Parmi les formes de résistances possibles, l'auteur a retenu l'acceptation de la domination du toxique pour s'en servir d'arme et par là même, entreprendre une expérience positive de santé, avec l'abstinence pour norme. C'est à ce stade que se situe cette recherche : sur les processus d'accrochage et de décrochage au toxique. Pour les découvrir, a été élaboré un protocole de formation reposant sur l'écriture créative. Durant une année, trois abstinents vont consigner dans un carnet de route des fragments de phrases, d'images et de dessins retraçant leur parcours. La première hypothèse suppose que griffonner, écrire au-delà des mots pourrait être un complément, un à côté de l'écriture qui mettrait en image l'indicible. Pourrions-nous y trouver des alliances possibles entre le cognitif et le visuel au profit d'une meilleure communication ? La deuxième hypothèse place les carnets de route dans une démarche esthétique de soin qui peut soutenir dans la relecture existentielle et mettre en exergue les tactiques et les stratégies déployées pour se distancier et s'émanciper.

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  • L a médiation intrigue. Elle inquiète les uns, fascine les autres, sans cesser de questionner sur sa pertinence dans le monde tissé de relations dans lequel nous évoluons désormais.
    On présente habituellement la médiation comme un simple compromis, un possible instrument de désengorgement des tribunaux, voire le signe d'une déjudiciarisation souterraine. Cette approche se révèle réductrice.
    Pacificatrice, restauratrice, la médiation souligne la possibilité d'une transformation et d'un enrichissement de la réponse judiciaire.
    Vecteur d'écoute et de dialogue, elle tente non seulement de résoudre le conflit, mais également de (re)créer un lien inexistant ou rompu. Opérant une démultiplication des perspectives, elle s'efforce d'introduire du sens et, en définitive, de l'humanité dans la vie sociale.
    C'est un défi, assurément. Un défi urgent à relever dans une époque en proie aux poussées de la violence et de l'individualisme. Et un rendez-vous dont nous ne saurions nous affranchir. Car la médiation est en mouvement, dans les faits et les consciences, apparaissant comme une nécessité intérieure et collective.
    Fort de ce constat, essentiel pour le juriste comme pour tout acteur de la vie économique et sociale, le présent ouvrage entend enrichir son approche juridique du regard d'autres disciplines, telles la psychologie, la sociologie et l'histoire.
    Sous l'égide du Centre de recherche juridique Pothier de l'université d'Orléans, dirigé par Olivera Boskovic, professeur de droit privé.

  • " Je pensais que j'étais monstrueuse, que je n'étais pas comme les autres femmes..." Cette addiction à la nourriture qui ne portait pas de nom, qui ne faisait pas partie d'une nosographie spécifique, maladie clandestine vécue dans l'ignorance par la majorité des patientes, fut source d'angoisses et de détresse. Les crises compulsives vécues dans la douleur morale, la culpabilité, l'ambivalence, la mésestime de soi ou la peur panique des formes (peur de grossir, de perdre le contrôle), ont contribué à l'isolement et au non-dit. L'absence de repères thérapeutiques fut source de quête dans les différentes pratiques : Yoga, acupuncture, thalasso, réflexologie, diététique... Avec l'émergence du concept actuel de boulimie et la médiatisation (TV, revues, etc.), ce mal sorti de l'ombre a permis à grand nombre la compréhension de ce désordre et l'orientation vers des psychothérapies adaptées.

    Faty Guessoum est docteur en psychologie clinique et psychopathologie, elle exerce à Paris dans son cabinet.

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