Psychanalyse

  • Onze heures du soir, quand les lumières vacillent, plus proche du réel.
    Il est nécessaire de saluer les domaines limitrophes, les concepts hasardeux; sans les épuiser. respecter le cours du temps, suivre le fil des choses, les arborisations; même par ces temps d'étiage, bien loin des déluges mystiques. la borde, un lieu-dit oú quelque chose peut encore se dire : seule condition pour pouvoir entendre, pour pouvoir s'entendre, par respect d'oubli, au plus proche de ce qu'on peut exciper de l'existence psychotique, tout à fait étrangère à quelque "psychose littéraire".

    Essais de psychothérapie institutionnelle.
    C'est beaucoup dire. essai de cerner, de délimiter un champ spécifique de ce qui est là, à fleur de peau, à la limite d'une phobie.

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  • « On ne propose pas dans ce livre une lecture exhaustive de «l'oeuvre» de «Jacques Derrida».
    Corpus inachevé, morcelé, décentré, bousculant sens dessus dessous le logos traditionnel, le texte derridien ne se prête à aucun relevé de thèmes, à l'énoncé d'aucune thèse. À l'identité d'un signifié garantie par l'identité d'un auteur s'oppose l'étrange et inquiétante «disruption de l'écriture» effaçant nom propre, paternité et tout sens déchiffrable. Simplement donc trois lectures en marge des écrits d'un philosophe désormais incontournable.
    Elles montrent comment le texte derridien croise, entre autres, celui de la psychanalyse ; comment celle-ci le fait proliférer et se trouve par lui sollicitée, déplacée, transformée. » S. K.

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  • « Pourquoi rit-on ? En tentant de répondre à cette très sérieuse question, Freud et l'auteur de ce livre prennent au piège le mot d'esprit, ce coquin, ce Janus double face, qui, par ses ruses et ses traquenards, par ses tours et ses passes magiques, dignes du plus grand hypnotiseur, sidère, méduse, force le rire, sans que l'on sache ni de quoi ni pourquoi l'on rit. Et l'«on» rit pourtant, de façon neutre et anonyme, communiant, dans ce rire qui se propage contagieusement, avec toute l'assemblée fraternelle des hommes colportant de bouche en bouche la bonne nouvelle, l'annonce d'une terrible victoire : celle remportée sur la société et ses interdits qui, le temps d'une fête (totémique), le temps d'un mot, se trouvent levés dans l'euphorie, pour le plus grand allègement général. » S. K.

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  • La chose meme

    Froment-Meurice

    • Galilee
    • 4 Février 1992
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  • « . revient de vacances. À l'heure dite, on sonne. Ça n'a donc pas été oublié ? Fait entrer l'autre qui s'étend. S'assoit, loge son dos dans l'inclination habituelle du fauteuil, retrouve sous ses bras le contact familier des accoudoirs, pose ses pieds sur le tabouret. Écoute.
    Écoute la source qui sourd. Source où ils coulent les mots de l'autre, cours doux-amer où ils boivent l'un et l'autre. Non pas qu'ils soient morts de soif les semaines passées. Ils vivaient peut-être même plus à l'aise, en repos loin des courants souterrains, oublieux des remous issus des trous d'ombre ou nés des creux du lit de terre, dévastateurs ou révélateurs, que l'analyse fait maintenant ressurgir en leur donnant une chance de devenir bénéfiques.
    Effets d'irrigation pour l'analyste. D'où germe une écriture composite, à la rencontre des mots, au croisement des voix, latérale et fragmentaire. Trace en plus, creusée par la peine et le plaisir et où jouent les fantasmes, rêves et souvenirs de l'un et de l'autre, où s'inscrit la pesée de leur vie. » J. R.-D.

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  • La croyance même

    Luce Irigaray

    « Le plus formidable fort-da s'envoie vous le savez même et surtout quand vous refusez d'y croire vous y croyez de la présence de la mère, dans la mère outre voile à celle de Dieu outre ciel, outre horizon visible.
    En attendant qu'arrive ce déchiffrement des corps des membranes, des muqueuses par sympathie en attendant, donc un ange, des anges parfois annoncent médiation, médiateurs des nouvelles concernant le lieu où se tiendrait la présence divine. » L. I.

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  • Enfances Narcisse

    Nouvet C

    • Galilee
    • 22 Octobre 2009

    Le moi a ses enfances qu'il préfère oublier. Narcisse s'en fait le témoin. Bien malgré lui. Dans le visage que le miroir reflète ou la voix que l'écho renvoie, une enfance persiste dont il ne veut rien savoir. Cette enfance est, tout à la fois, une agonie et une chance. Une agonie, car elle intime à un moi un peu trop sûr de lui qu'il ne naît à lui-même qu'en perdant la voix qu'il croit avoir et le moi qu'il croit être. Une chance, car la perte qui le frappe est, qu'il accepte de le reconnaître ou non, ouverture à l'autre. Elle l'ouvre également à la possibilité d'une écriture. Pour Ovide, le chemin vers l'écriture passe en effet par Narcisse - et par ses enfances.

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  • « La multiplication des commentaires, exégèses ou constats de décès, rend d'autant plus pressante la question : qu'est-ce qu'une lecture de Freud ?
    C'est la notion de legs d'une théorie écrite, obligation décriée mais incontournable, qui se trouve interrogée ici - non séparée de sa pratique : rencontre de l'héritier avec le livre, travail à double sens de l'appropriation de l'un par l'autre, modalités d'une lecture ouvrant l'espace d'une écriture. Rencontres et affrontements auxquels Freud a si peu échappé que ses écrits, jalonnés d'évocations de livres dévorés, donnent à des noms d'auteurs un statut théorique latent, inscrit, mais à lire - modèle déposé d'une démarche où littérature et écriture scientifique ont partie liée. Goethe, en particulier avec Wilhelm Meister, aura été l'un de ces noms.
    C'est cet implicite des lecteurs de Freud que ce travail déplie, parcourant les trajets de Freud lecteur, exposant ceux du lecteur de Freud.
    De l'aller-retour constant et jamais achevé entre «il lit» et «il écrit», surgit un prototype d'écriture des lectures à partir de la fonction de la métaphore visuelle chez Freud. Rôle organique des yeux dans la perception et l'observation, leur intervention dans la prise de possession de l'imprimé, jusqu'à leur mise à l'écart (qui régit l'aveuglement d'oedipe), pour le déploiement de la représentation et de la recherche : vers la matérialisation de l'écrit.
    Mises en scènes de Freud lisant et écrivant, qui désigne l'oeuvre, les transferts et les correspondances qu'elle inclut, comme un dialogue intertextuel (les livres lus destinés aux livres à écrire) : conversation inépuisable, matrice de lectures, incitation à la pensée interdite de repos. » P. L.

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  • Hypnoses

    Collectif

    • Galilee
    • 3 Avril 1984

    On ne traite pas ici de l'hypnose pour elle-même. Mais de quelques pensées troublées ou fascinées par elle : hypnoses de Hegel, de Freud, de Descartes, ou de quelques autres. Ainsi, dans l'ordre des trois essais qui composent le livre : le rôle singulier que joue l'hypnose dans l'analyse par Hegel du développement de la conscience ; le rapport complexe de Freud à l'hypnose de son maître Charcot, que la psychanalyse prétend exclure ; la naissance de la pensée dans l'imitation mimique et machinale de l'autre, examinée à travers divers auteurs. Y a-t-il, en général, une hypnose de la pensée, et qui ne soit pas un sommeil de la raison ?

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  • 1855. Que Thomas Ashley, jeune étudiant sorti d'Oxford, tente de réformer la mine d'argent que lui légua son père dans la cordillère des Andes, est-ce l'utopie ? Que Thomas Ashley retrouve une amie d'enfance, est-ce l'amour ? Un critique du Times commente le roman au fur et à mesure qu'il se déroule. Claude Spaak l'a nommé « Mister Skaap ». Ainsi l'auteur se juge lui-même sans complaisance. Est-ce l'originalité d'Amour et Utopie ?

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  • Quatre psychanalystes, après un parcours commun de lectures et de discussions qui les mène à confronter leur discipline avec ce qu'ils peuvent percevoir des courants de pensée contemporains et voisins, en reviennent au coeur du texte psychanalytique : les écrits de Freud. Frappés par les enseignements de cette relecture, à la fois étoffée et rendue plus critique autant par les apports de leur parcours théorique que par leur pratique, ils décident d'enregistrer leurs entretiens dans la perspective d'une publication. On trouvera dans ce volume les commentaires de neuf textes freudiens, lus en français, en anglais et en allemand avec les références conjointes, textes réputés d'inégale portée, dont l'enchaînement et le rapprochement, opérés sans esprit de système ou d'école, ont paru éloquents. Il s'agit de : « Voies nouvelles de la thérapeutique psychanalytique », « Une difficulté de la psychanalyse », « Le tabou de la virginité », « Sur le plus général des rabaissements de la vie amoureuse », « Considérations actuelles sur la guerre et la mort », « Remémoration, répétition, élaboration », « La dynamique du transfert », « Observation sur l'amour de transfert », « Complément métapsychologique à la théorie du rêve ». Les auteurs espèrent que le champ freudien sillonné de la sorte par un travail en commun qui vise à en extraire de nouvelles ressources plutôt qu'à en contrôler l'accès ou en revendiquer la propriété, constituera pour d'autres le lieu de récoltes possibles.

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  • « Ces textes de psychanalyse critique se proposent d'identifier les mécanismes à l'oeuvre - la projection notamment - dans le champ psychanalytique autour du nom-corps Lacan à partir d'une étude sur le Séminaire I, et dans le champ politique autour du mot-corps Camp à partir d'une étude sur l'institutionnalisation des camps de la mort nazis.
    Face à la dramatisation ambiante, le mouvement psychanalytique français se donne un corps dans l'urgence, corps/enfant dont la mère adoptive est la langue française et le père emprunté Lacan.
    Il n'en faut pas plus - mais pas moins non plus - pour qu'une conception apocalyptique se mette à travailler la psychanalyse en tant qu'institution et en tant qu'interprétation.
    La psychanalyse française est-elle dans le désir de Lacan ? » G. H.

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  • « La théorie de la spirale se pose au-delà de tout organicisme. De toute doctrine du mal nécessaire. C'est aussi une façon de préciser la dissidence de l'inconscient voire la portée de la psychanalyse. À une époque d'anthropologisme, de suprématie d'une systématique universelle qui traite la culture comme le sel et le tabac. Ignorant tout autre savoir qui ne soit technologique ou universitaire, bref domestique. Méconnaissant tout autre coupure qui ne soit épistémologique pour rendre le temps mesurable et instrumental le langage. Les vicissitudes de la logique mathématique déploient la banqueroute du discours scientifique. Elle dissout tout ce qui s'édifie sub specie aeternitatis. Elle tient au xxe siècle la place qu'occupait le droit avec Vico au xviiie. Dans l'indifférable jouissance. Dans l'inéliminable malentendu même en parlant apertis verbis. Dans l'impossibilité de soumettre le parcours au modèle de l'alternative et à l'économie de la mort et de créer le secret sur la base de l'inconscient collectif. Rectification, vérification, falsification : l'épistémologie contemporaine se répartit entre ces trois formes de prévision de la vérité. Entre ces trois modèles d'élusion de la pragmatique. Entre ces trois machines pour l'estrade de l'éternel. En définitive entre ces trois boycottages de la logique. Le soixante-huitisme déjà avait atteint l'acmé de la prédominance de l'épistémologie sur la logique. L'anthropologisme fait encore un effort en faveur d'un régime d'ignorance plus quotidien.
    L'anthropologisme élude le temps de parole pour instituer la parole sur le temps. Par la médecine comme métaphore de l'action politique qui vise à guérir de l'inconscient. Par la sexologie qui établit le concept d'identité sexuelle sur la biologie. Par l'art comme musée d'une jouissance assignable. Par l'histoire comme restitution d'une mémoire d'archives plutôt qu'entraînée par l'oubli. Enfin et surtout par la politique de l'inceste qui, sur le modèle d'une rivalité qui est phobique, édifie la république de la mélancolie. En une absence de l'éthique par l'institution de l'oeil pour l'oeil. » A. V.

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  • Parler de généalogie, c'est toujours questionner cette notion du devenir qui lie de l'intérieur le corps propre et l'histoire, individuelle ou collective. Cette étude tente de comprendre comment Antonin Artaud a questionné l'identité du corps en fonction d'un ordre généalogique. Il s'agit non seulement de son propre corps, mais aussi d'une certaine conception traditionnelle du corps, politique, juridique, médicale : le corps anatomique ou organique. Pour Artaud, un corps propre, quel qu'il soit, est toujours un corps approprié ou assujetti à l'ordre dominant d'une généalogie, d'une filiation linéaire ou d'une tradition, non seulement d'un père et d'une mère, mais aussi d'une sexualité figée, d'une langue dite naturelle, d'une date et d'un lieu de naissance, autant de normes qui l'aliènent et le soumettent aux nécessités reproductives d'un corps social, criminel et cannibale. Toute altérité, toute extériorité et toute collectivité représentent, pour Artaud, une forme d'aliénation, d'emprisonnement de ce corps en devenir, en mutation, de ce corps fait d'autres corps, que je nommerai corps hybride. L'oeuvre d'Artaud, des premiers textes surréalistes aux derniers carnets de Rodez, non seulement questionne l'identité culturelle de notre corps occidental, aliéné, interné, soumis à l'autorité du pouvoir, mais surtout engage l'immense travail d'une " réfection du corps ", pour délivrer ce qu'il appelle un " corps sans organe ". Ce travail, cet engagement, soulève des enjeux tout aussi bien politiques - une autre idée du corps collectif - que littéraires - une autre idée de la langue toujours liée aux impératifs de la communication et du sens. Mais c'est aussi la question de l'autobiographie qui se pose ici. Comment parler de soi, de sa vie, comment développer une " écriture de soi ", dès lors que vole en éclats cette idée organique du corps sur laquelle se fondent tous les idéaux identitaires de notre société ?

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