Faits de société / Actualité

  • Le 5 novembre 2009, à 10 heures du matin, Toni Musulin appuie doucement sur l'accélérateur de son fourgon blindé. À l'arrière de son véhicule, 11,6 millions d'euros enfermés dans des sacs.
    En quelques jours, le convoyeur anonyme de la Loomis devient un personnage public. Il est « l'auteur du casse du siècle », construction médiatique fantasmée autour d'un mode opératoire sans arme ni violence, autour d'un butin d'un montant sans précédent.
    Depuis sa cavale, Toni Musulin observe, terré et atterré, sa photo et son nom circuler en boucle sur Internet. Il sait, dès les premiers jours, en raison de cette médiatisation, qu'il ne récupérera pas les neuf millions laissés dans sa planque. Il voit s'écrouler le plan qu'il a monté mois après mois, détails après détails. Après deux semaines d'errance, il décide de se rendre. Mais refuse depuis de s'exprimer. Face aux enquêteurs, il opte pour le mutisme total. Face au juge, il joue avec le personnage qui lui a été attribué. Pour la première fois, grâce à des entretiens réalisés avec l'auteur depuis la prison, il parle.
    Il raconte ce jour du 5 novembre. Ceux qui ont suivi. Il parle de lui. De son histoire. Des 2,5 millions qui manquent toujours au butin. Et après lesquels la police court toujours.

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  • Même nom, même prénom, même famille. et même destin : daniel legrand père et daniel legrand fils sont arrêtés le 14 novembre 2001. soupçonnés de pédophilie dans l'affaire d'outreau, ils passent trois ans en prison. en attendant leur procès, ils vivent les mêmes tourments : angoisse, désespoir, humiliations, stupeur face à ce qui leur arrive. et inquiétude permanente de l'un pour l'autre.
    Histoire commune est leur récit. un récit à deux voix, sans haine ni pathos, où le père, ouvrier du nord au caractère entier et pudique, raconte comment les épreuves traversées n'ont pas suffi à le faire plier face aux pressions d'un juge convaincu de sa culpabilité. où le fils, vingt ans à l'époque, nous fait partager avec sensibilité les raisons qui l'ont poussé, lui, à courber l'échine : à bout de nerfs, séparé de sa famille, totalement perdu, le jeune homme décide de faire de faux aveux. avant de se rétracter, il va jusqu'à inventer le meurtre d'une petite fille, mensonge qui fera définitivement basculer le dossier dans une hystérie médiatique et judiciaire.
    Aujourd'hui l'histoire n'est pas terminée. après l'acquittement, la reconstruction ne se fait pas sans mal. médicaments, angoisse, et même drogue pendant quelque temps : le fils ne va pas toujours bien. alors le père s'inquiète.
    Histoire commune en devenir donc. avec, en filigrane de ces témoignages, les sentiments profonds qui unissent les deux daniel legrand et qui, sans mots ni grandes déclarations, les ont maintenus à flots pendant le voyage. sans oublier le soutien sans faille de leur famille qui, elle aussi, a permis de garder la lumière au fond des cachots. l'affaire d'outreau est aussi une histoire d'amour.

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  • 9m2

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    • 9 Avril 2014

    « Dans la vie, quand on veut éviter une agression, on change de trottoir. Pas en prison ».

    Vanessa, c'est 9-3 : un surnom qui vient à la fois de son lieu de naissance et du désir de s'inventer une nouvelle identité dans les onze maisons d'arrêt où Vanessa, à l'âge de 23 ans, va purger différentes peines. Son crime ? Son si grand crime qui lui vaut d'avoir passé tout ce temps dans un univers de violence et d'ensauvagement, à côté de criminelles endurcies ? Une escroquerie en bande organisée, une fraude aux banques avec son cortège de chèques falsifiés et ses récidives.
    Ce récit, écrit dans une prose âpre, drôle parfois, tragique, est absolument unique dans la littérature carcérale : une voix de femme, une boule d'énergie pure, de violence, de vitalité, l'initiation d'une apprentie voleuse qui réagit au quart de tour, se rebelle, se cabre, et qui, au fil d'une descente aux enfers progressive, avec parfois de lumineuses rencontres, gardiennes ou codétenues, finit par trouver, dans la maison d'arrêt de Nice, un peu d'humanité et, pourquoi pas, une forme de rédemption.

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