Esotérisme

  • Farabi et l'école d'Alexandrie, est la première étude consacrée à l'ensemble des thèmes de l'oeuvre de celui qui fut l'un des plus grands philosophes arabes.
    Menée au plus près des textes, elle veut répondre à une question centrale qui s'énonce en deux points : quel était pour lui le sens de l'entreprise philosophique dans l'Empire arabe du Xe siècle et quelle fonction la philosophie avait-elle à remplir en égard à la destination de l'homme ? En rupture avec la lecture proposée par Leo Strauss et ses disciples ou égaux, on s'est attaché à démontrer la cohérence et l'unité d'une pensée qui devait résolument influencer Avicenne, mais aussi Avempace, Maïmonide et Averroès.
    Dans le prolongement de la pensée pédagogique des Alexandrins, Farabi conçoit l'Organon, des Catégories à la Poétique. comme un parcours platonicien, depuis la Caverne jusqu'à la cime des intelligibles et retour. Cette ultime version du concordisme néoplatonicien, appuyée à la doctrine de l'analogie de l'être qu'il fut le premier à formuler, constitue à ses yeux la forme achevée d'un savoir dont l'application politique devait assurer le salut de l'homme, tant ici-bas que dans l'au-delà.

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  • Des choses divines et de leur révélation est le testament philosophique de son auteur, Friedrich Heinrich Jacobi. La première évaluation d'ensemble du postkantisme et des grands systèmes idéalistes qu'il y propose, détermine encore l'image que nous pouvons nous faire de la philosophie classique allemande. La querelle qu'elle a déclenchée et la réponse outrancière que lui a apportée Schelling, blessé par la critique du naturalisme que développe la deuxième partie de l'ouvrage, en font le document le plus précieux dont nous disposions pour interpréter les débats qui, durant les premières décennies du XIXe siècle, ont mis aux prises la philosophie de la religion et la théologie spéculative. La discussion des rapports du réalisme et de l'idéalisme religieux, de la révélation de la raison et de la doctrine positive que Jacobi développe d'abord en réponse à Matthias Claudius, puis lors d'un dialogue avec Friedrich Schlegel, non seulement éclaire cette lecture de l'histoire de la philosophie à l'heure de l'avènement du nihilisme, mais permet aussi de comprendre ce que l'auteur entend par ce " vrai rationalisme " qu'il oppose aux philosophes de son temps. Elle donne ainsi à celui qui fut l'un des pères de l'idéalisme allemand avant de devenir son critique le plus acerbe l'occasion de préciser une dernière fois les rapports de la raison et de l'entendement, question qu'avec Kant, il fut l'un des premiers à poser à la pensée moderne.

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  • Dans la civilisation du virtuel, est-il possible de poser la question : qu'en est-il de l'êtreoe La pensée humaine est-elle encore capable de s'affronter aux questions qui donnent un sens à l'homme et lui ouvrent un chemin vers l'Être subsistantoe L'auteur propose une approche originale de l'être : enracinée dans le réalisme philosophique, moderne par son analyse de la découverte scientifique et de l'inspiration artistique.
    Pour entrer en métaphysique, il faut prendre en compte la dimension pneumatique qui est à l'oeuvre dans le « sens de la question » et culmine dans le génie. L'itinéraire de Guérard des Lauriers insiste sur la connaissance de l'être par connaturalité et sur le beau comme « antenne de l'être ». Il intègre les approches des thomistes du XXe siècle, et fait droit à certaines intuitions de Bergson ou Heidegger. Il rend compte de la noblesse et de la difficulté de la « preuve » de Dieu.
    Fondée sur une connaissance approfondie de saint Thomas, augustinienne par sa préoccupation du sujet pensant, cette approche vise à joindre le réel par une démarche exigeante. La pensée occidentale doit relever le défi d'un nihilisme croissant et de la montée de religions peu hospitalières à la raison. Une « philosophie de portée authentiquement métaphysique » (Encyclique Fides et ratio, n. 83) est possible et urgente.

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