Esotérisme

  • Nous sommes six amis de Marcel Légaut et nous faisons l'expérience de la fécondité humaine et spirituelle de ses écrits qui nous éveillent à l'essentiel. Au cours de quatre week-ends, nous nous sommes retrouvés pour nous dire en quoi la voie spirituelle proposée par Marcel Légaut faisait écho en nous. Cet ouvrage est le fruit de ces rencontres. À travers les huit thèmes abordés nous vous proposons de découvrir - ou de redécouvrir - en quoi cette voie est novatrice, audacieuse, existentielle, essentielle...
    Nous présentons ici son socle qui est la recherche par chacun de sa propre humanité, unique et singulière, exigence incontournable pour tout être humain, croyant de foi religieuse, agnostique ou athée. Pour Marcel Légaut, il s'agit, non pas d'exposer des considérations théoriques, mais de partager son propre cheminement d'homme affronté aux réalités de son existence. Pour le chrétien qu'il était, c'est à partir de cette base qu'il a fait l'approche du mystère de Jésus et du mystère de Dieu.
    Marcel Légaut nous a quittés en 1990, il y a tout juste trente ans. En lien avec l'Association Culturelle Marcel Légaut (ACML), celles et ceux qui l'ont connu, ses lectrices et ses lecteurs continuent de vivre aujourd'hui de son expérience et de sa démarche, parce qu'ils croient qu'elles sont source de maturation, d'approfondissement et d'humanisation. « L'essentiel ne s'enseigne pas. Il se révèle à chacun dans l'intime comme une annonciation que murmure l'espérance » (Marcel Légaut, Méditation d'un chrétien du XXe siècle, 1983).

    Les auteurs de ce livre sont pour la plupart des membres actifs de l'Association Culturelle Marcel Légaut. Guy Lecomte en a été l'un des présidents. Jacques Musset publie cette année un livre intitulé Marcel Légaut, L'appel à vivre vrai. Serge Couderc, Bernard Lamy, Jacques Musset et Joseph Thomas animent des rencontres spirituelles. Pierre Lebonnois témoigne ici de sa vie à la lumière de l'itinéraire et de l'expérience de Marcel Légaut.

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  • Au milieu des années 1960, en Centrafrique, le pays banda connaît une formidable effervescence anti-fétichiste. Un jeune homme appelé Ngoutidé se lance dans une entreprise de destruction ostentatoire d'objets cultuels et appelle à se convertir au christianisme. Pour les missionnaires qui en furent les témoins, l'envergure de cette oeuvre iconoclaste évoque celle d'un « incendie de brousse » brûlant les « fétiches » et les symboles des anciens cultes initiatiques de la société banda. Cinquante ans après la retombée du mouvement et la disparition de son inspirateur, Ngoutidé continue d'être loué comme prophète dans une région où la précarité et l'insécurité contribuent à réactiver l'imaginaire de la sorcellerie et la violence des accusations de l'autre mortifère. Pour les Banda, le danger sorcellaire est l'expression d'une dépossession culturelle des savoirs et des pouvoirs traditionnels qui permettaient à leurs ancêtres de composer avec les forces de l'invisible. Ce discours de la dépossession met en lumière l'ambivalence de la glorification posthume du « plus grand des Banda », pourtant tenu pour responsable de l'éradication des coutumes anciennes. Cet ouvrage invite à comprendre le rôle capital des représentations contemporaines de la sorcellerie dans la vision que les Centrafricains se font de leur propre histoire au sein des conflits identitaires actuels. A partir d'enquêtes ethnographiques menées en Centrafrique et de matériaux d'archives inédits, cet ouvrage revient sur l'histoire de l'entreprise missionnaire en Afrique équatoriale et illustre, à la lumière de la trajectoire de mouvements prophétiques de la région, les changements intervenus dans les représentations de la sorcellerie, des débuts de la rencontre coloniale à l'insécurité et à la violence qui règnent aujourd'hui en Centrafrique.

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