Esotérisme

  • Rabbi Yonathan (IIe siècle) concevait le Golem comme un embryon dont les membres n'ont pas encore été formés tandis que le Talmud le désigne comme la créature aux dons intellectuels et sociaux demeurés à l'état brut.
    À la suite d'une expérience extatique, un rabbin façonna une statue d'argile, un golem, animée par le pouvoir des lettres hébraïques. Il grava sur son front le mot Emet (vérité), ce qui lui donna vie.
    Mais le Golem, créé au départ pour protéger le ghetto, devint si dangereux que son créateur effaça le E de son front, ce qui transforma l'inscription en Met (mort) et le fit ainsi retourner à la terre.
    Gustav Meyrink (1868-1932), popularisa le mythe à travers son livre Le Golem publié en 1915. Depuis, ce thème fut traité par différents auteurs dont Isaac Bashevis Singer (1904-1991), prix Nobel de littérature en 1978.

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  • Dès le XIIIe siècle, une rumeur persistante affirmait qu'un texte accusant Moïse, Jésus-Christ et Mahomet d'imposture circulait secrètement à travers l'Europe. Au fil des ans, on attribua ce texte à Frédéric H, Boccace, Pomponazzi, Machiavel, Michel Servet, Giordano Bruno, Spinoza, entre autres ; bref à des hommes considérés comme blasphémateurs ou hérétiques.
    Le thème des trois imposteurs fut remis en vogue dans l'Europe des Lumières, où plusieurs livres nommés Traité des trois imposteurs furent publiés et circulèrent clandestinement. L'un d'eux, rédigé en français, est plus connu sous le nom de La Vie et l'esprit de M Benoit Spinoza ou l'Esprit de Spinoza. Le mythique Tractatus de tribus impostoribus médiéval devenait enfin une réalité. Il fut réédité de nombreuses fois avec des variantes plus ou moins importantes et arbitrairement attribué à différents auteurs. Une version, due à son éditeur, le baron d'Holbach, fut publiée en 1777.

  • Qualifié de ``livre culte'' dans un récent catalogue de vente aux enchères, Le
    Symbolisme des jeux de Jean-Marie Lhôte était depuis longtemps introuvable.
    Cette édition reprend fidèlement le texte paru en 1976 aux éditions Berg
    International. En particulier, le texte d'origine étant rédigé à la première
    personne, cette singularité a été conservée, comme si le ``jeu'' était aussi le
    ``je''. Le mot ``symbolisme'' est à prendre ici au sens large, avec légèreté ;
    les jeux sont regardés avec sympathie, analysés dans leurs formes, comparés
    entre eux et mis en résonance entre l'homme et le monde. Ce voyage à travers
    les jeux comporte quatre étapes : 1) L'ordre du monde : jeux considérés selon
    la forme de leurs supports dans l'affrontement et la compétition. 2) Le sort
    des rêves : jeux le plus souvent soumis au hasard, ouverts parfois sur la
    divination. 3) Le plaisir d'être ensemble : jeux de masques et d'illusion en
    relation avec la fête. 4) La magie des objets : jouets enracinés dans le
    mystère des origines. Encadrant ce périple, une introduction L'espace croisé
    des jeux donne une idée de l'univers des jeux dans leur ensemble et une
    conclusion La mémoire des sources permet de se repérer dans le foisonnement des
    écrits antérieurs, à la fois populaires et savants. Le livre se termine avec
    une histoire où l'auteur se trouve confronté à un jeu secret, une curieuse
    énigme. Jean-Marie Lhôte, ancien directeur de la Maison de la Culture d'Amiens
    est considéré comme le plus grand spécialiste français de l'histoire des jeux.
    Il a publié en 1994, aux éditions Flammarion, l'énorme volume, Histoire des
    jeux de société, épuisé depuis longtemps. Il a établi et commenté l'Anthologie
    de la revue Bizarre aux éditions Berg International.

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  • L'oeuvre du célèbre mystique et visionnaire Mohyiddin Ibn 'Arabî (1165-1240), originaire d'Andalousie, a laissé une empreinte profonde sur la tradition ésotérique et spirituelle de l'Islam.
    Elle est synthétisée dans son monumental "Livre des Conquêtes spirituelles de La Mekke" dont il n'existe actuellement aucune traduction en langue. européenne. L'Alchimie du bonheur parfait (Kîmîyâ al-Sa'âda) est un des chapitres les plus développés de cet ouvrage et forme un dense traité d'ésotérisme où l'auteur, s'inspirant du fameux thème spirituel du Mirâj de Mohammad (l'assomption du Prophète), décrit les transfigurations de l'âme du pèlerin dans son ascension à travers les cieux, les demeures paradisiaques, les univers invisibles.
    Le texte se présente comme un récital visionnaire exploitant tous les registres du symbolisme alchimique mis en relation avec les métamorphoses successives de l'âme de l'adepte en quête de sa réalisation métaphysique. Associée à l'exégèse de maints passages du Qorân, la prophétologie y joue un rôle fondamental illustrant la présence nécessaire du guide initiatique qui oriente le pèlerin dans son voyage céleste.
    Les travaux sur l'Alchimie en Islam, et surtout les traductions, sont encore en très petit nombre. L'originalité et la perspective résolument mystique de ce traité en font un document spirituel de première valeur. Il nous instruit sur la signification cosmologique et eschatologique du Grand Oeuvre à travers l'expérience visionnaire du "voyage de l'âme". Cette traduction in extenso du traité d'Ibn 'Arabî est complétée par une présentation et une annotation qui le rendent accessible à un large public.

  • L'image symbolique a souvent été déclinée en signes ou encore en emblèmes si ce n'est en marques. Le signe désigne l'origine ou l'auteur d'un artefact et il est proche de la marque. L'emblème, quant à lui, est un signe de reconnaissance à l'origine individuel, famililal ou tribal avant de devenir national.
    Le mot symbole veut dire "quintessence" et la possibilité d'une action directe sur les choses fut souvent accordée aux symboles tant par les religions que par d'autres systèmes de pensée faisant appel à l'irrationnel.
    Le symbole de la croix, par exemple, bien antérieur au christianisme et non pas signe de reconnaissance entre membres d'une même communauté religieuse si ce n'est objet prophylactique, est une image de l'axe indispensable à l'équilibre du monde. Il représente l'univers, les quatre points cardinaux mais aussi la jonction entre le "monde d'en haut" et celui d'"en bas".
    Pour comprendre le sens premier des symboles et suivre leurs mutations, il fallait un livre comportant plusieurs centaines de dessins accompagnés d'une texte sobre, indiquant seulement au voyageur des points de repère à travers les traditions de l'Orient et de l'Occident. Rien n'y est imposé du dehors, mais le regard est guidé par un bref commentaire.

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