Récit

  • À l'assaut du château, escortées de deux guides ou témoins de choses bien étranges : les montagnes. Ils en ont rêvé. Rêve doux, rêve passionné, romanesque, délicat, savant, et ses pointes d'ironie. Du XVIe siècle jusqu'à la photographie contemporaine, une réévaluation parallèle de l'image de paysage et de ses procédés a stimulé leur recherche, qui rend hommage à deux moments dont ils réveillent l'émotion : la Renaissance ou l'invention, les romantiques ou l'instant sublime - à son crépuscule naquit la photographie.
    Ces montagnes, ce sont les Pyrénées ; ce château, c'est celui d'Henri IV ; ces découvreurs tenaces, Enrique Carbó et Didier Sorbé, photographes. Ils n'ont cessé d'explorer, de saisir, de mélanger, d'agiter, en ingénieux chimistes du paysage, en artisans de la perfection. Soigneusement organisé en un subtil et précieux recueil de 47 vues, toutes montagnardes, leurs travaux en altitude semblent se jouer au miroir d'un dispositif de capture installé sur le site même (aile sud des logis royaux, escarpe pittoresque du parc, tranquilles dépendances enfouies dans la verdure face à la chaîne).
    La disparition de Didier Sorbé, en pleine montagne, dans les premiers jours de l'automne 2017, imprime un signe de douleur et de mystère au propos, mais elle interroge sans l'affaiblir la géniale dualité de l'oeuvre d'un même souffle, selon deux langages plastiques traversant toutes les frontières et ne cessant, chacun de son versant, de contempler les montagnes.

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  • Par Ramond de Carbonnières, publié dans le Journal des Mines n° 83, Termidor An II (1803).
    Cette réédition est enrichie d'un commentaire de Rob Day, auteur d'ouvrages et de guides, présentant l'itinéraire de l'ascension récemment reconnu avec Didier Sorbé.
    Ce recueil s'achèvera par une bibliographie sélective sur le Mont-Perdu et son massif établie par Benat Legleu.

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  • Célèbre en son temps - il naquit en 1771 à Leipzig et mourut en 1829 à Mayence - l'écrivain allemand Christian August Fischer a touché avec succès à tous les genres en prose, mais ce sont ses relations de voyage qui constituent le meilleur de son oeuvre. Au premier rang figure son récit épistolaire Voyage d'Amsterdam à Gênes en passant par Madrid et Cadix dans les années 1797 et 1798 qui connut un succès européen. Dans ses quinze premières lettres, Fischer a évoqué sa traversée de la mer du Nord jusqu'à la Gironde, son séjour à Bordeaux, son voyage en diligence à travers les Landes et son étape à Bayonne avant de passer en Espagne. Alternent dans ces pages alertes et colorés; scènes de genre et anecdotes, remarques politiques, observations sur la vie économique et les moeurs des gens rencontrés : autant de pages restituant des réalités géographiques, humaines et historiques que Fischer présenta de nouveau, en y mêlant des éléments de fiction - mais toujours réalistes - dans ses Aventures de voyage, sorte de roman picaresque paru en 1801 qui obtint un succès analogue à celui du livre précédent. Considérée comme un des plus grands hispanistes de son temps, Fischer est aussi l'écrivain allemand qui, le premier, a présenté au public germanique l'ensemble des Pyrénées dans ses Voyages en montagne parus en 1804.
    Fruit d'observations personnelles et de la lecture des premiers pyrénéistes français, le livre s'ouvre par des chapitres qui évoquent sites naturels et gens des Landes, des Pyrénées béarnaises et du Pays basque.

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