Récit de voyage

  • Je suis parti depuis deux semaines seulement, c'est bien peu de temps. Mais il me semble avoir vécu plus en l'espace de ces quelques jours qu'en une année de ma vie routinière. Je me sens si loin de chez moi. Si loin de l'existence que je menais il y a peu encore. C'est comme si, exilé, j'avais pénétré de nouveaux mondes. Des mondes intérieurs. Tout y est différent : l'environnement, le pays, la langue, le climat, la nourriture, le relief, la végétation, mais plus important encore, mon mode de vie, ma capacité à penser, la foi et le coeur que je mets dans chaque instant. L'intensité qui m'habite. Ce ne sont ni les jours ni les kilomètres qui font la distance. C'est le regard que je porte sur ce qui m'entoure, c'est cette façon de ressentir. Je les avais oubliés, je les redécouvre. C'est tout ce qui fait de moi un être vivant.

  • La vie est variable aussi bien que l'Euripe» disait Apollinaire. Il en va de même pour les villes, qui varient sans cesse d'un regard à un autre regard. A l'heure de la mondialisation et du tout-venant, ce tour du monde troque la consommation de masse contre l'impression subjective que l'on peut avoir d'une ville. Ce collectif ressemble plus à la palette bariolée d'un peintre qu'à un guide du routard. Une vingtaine d'auteurs couchent sur le papier la nudité pittoresque de grandes capitales mais aussi de villes plus modestes. Chaque auteur a son timbre, sa sensibilité, sa nuance. Du reste on se rend compte que finalement les villes ne flottent pas dans la chemise du monde. De Rio de Janeiro à Alger, ou de Beyrouth à New York, il n'y a qu'un pas pour l'imagination, un petit pas pour feuilleter notre monde pas plus grand qu'un village.

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  • Ces "Nouvelles lettres d'Italie" relatent la Via Francigena, vieux pèlerinage datant du dixième siècle. De Fribourg, notre ancien Conseiller fédéral prit son bâton de pèlerin le 22 décembre 2014 en direction de la ville éternelle. La traversée de l'Italie constitue non seulement une quête de beauté mais c'est aussi une traversée des siècles. La marche étant une incitation à la méditation permet à notre véloce septuagénaire de se pencher sur le passé et l'avenir de notre civilisation.

  • Une vingtaine de villes suisses en perpétuelles mutations sont décrites par des écrivains qui ont un lien particulier et affectif avec celles-ci. Ce renouvellement du regard est bienvenu car souvent le lien que l'on entretient avec notre lieu d'habitation est marqué par le poids des habitudes. Et, avec les villes qui se trouvent à l'autre bout de la Suisse, on entretient parfois des préjugés par méconnaissance. Ce tour de Suisse non-dénué de charme et d'ironie invite le lecteur à modifier la perception qu'il a de lui-même et à voir ses voisins sous une autre lumière. Livre heureux et bienvenu où comme l'oiseau, on sautille de branche en branche, de découvertes en découvertes.

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  • Le Monde vu par le petit bout de la spirale. Géographiquement, du plus près au plus éloigné. Le point de départ de ma spirale, c´est donc la Suisse, le Canton de Vaud, Lausanne ma ville. J´y suis né. En gros, j´y ai toujours vécu. J´y mourrai sans doute, malgré des velléités périodiques?: m´acheter une gare désaffectée au centre de la Sicile, m´installer dans une des vieilles bâtisses coloniales en bois vermoulu de l´Avenue Eduardo Mondaine à Beira Mozambique, terminer ma course dans une petite ville française du Gers, pour autant qu´elle ait un bistrot, une bibliothèque publique, Internet et de bonnes liaisons ferroviaires. En attendant, au gré de la vie et des surprises qu´elle me réserve, je prends quelques notes, dans un calepin que j´ai toujours à portée de main. 368 chroniques qui font ici d´Olivier Sillig, habituellement romancier, un spécialiste de plus?! mais un spécialiste de la vie dans les ruelles du monde.

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  • «Un nombre infini de raisons poussent le voyageur à s´affranchir de sa résignation sédentaire. Du plus loin qu´il m´en souvienne, j´ai douté de mes dispositions à rompre les amarres car je n´étais pas né avec le destin de creuser un sillon dans la mer c´est pourquoi j´ai longtemps tiré des bords à grands traits de plume sur des pages blanches. Puis l´heure est venue d´accomplir la promesse que je m´étais faite sur les bancs de l´école, tandis que l´institutrice déroulait sur le tableau noir une carte du monde. Je fus submergé par une petite vague encore insignifiante, sans conséquence immédiate, mais qui n´a cessé de grossir jusqu´à déferler sur ma vie. C´est là que tout a commencé.»

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  • « Mes nombreux voyages entre Baltique et mer Noire, parcours souvent sinueux dans l'espace, le temps et la mémoire, me marquèrent profondément et contribuèrent largement à me construire et à faire de ce que je suis devenu aujourd'hui. » En effet, les nombreux voyages effectués par Raymond Durous s'inscrivent dans une recherche de vérité historique. Interroger l'esprit des lieux, faire revivre la mémoire des disparus et transmettre à la nouvelle génération ce fil historique si ténu et tragique soit-il. Pourquoi nous, Européens, avons-nous été si ignobles et si cruels ? Voulons-nous vraiment le savoir ? Ce sont ces questions que le lecteur perçoit entre les lignes de ces récits de voyages effectués avec ses enfants, en couple et en solitaire. Les faits sont là. Les camps de concentration, les goulags : c'était hier. Les taches de sang ne sont pas effacées et l'homme recommence à guerroyer sous d'autres latitudes pour des raisons tout aussi chimériques. Avec ce livre, Raymond Durous mise sur la mémoire et le savoir pour éviter une répétition du drame sordide. Parions avec lui que tout n'est pas perdu et que la paix est encore possible. Telle est la principale vertu de ce livre. Le lecteur qui s'aventurera sur les pas de notre pédagogue découvrira avec bonheur et profit des descriptions de paysages peu connus, des villes à l'architecture sublime, des fleuves qui trimbalent des idées et de vastes plaines où le vent qui siffle entre les arbres nous rappelle les morceaux de Chopin, Sibelius, Smetana, Bartok. La grande musique donne le ton à ce livre de bourlingues et de quêtes de l'autre.

  • Émue dès l'enfance par une Russie imaginaire et littéraire, Frédérique Burnand a d'abord découvert ce vaste pays en touriste ; bouleversée par ses voyages, elle s'est aussitôt mise à étudier le russe. En 2012, elle est partie travailler durant plusieurs semaines dans un hôpital en Russie ; ses entretiens avec des malades du coeur lui ont ouvert les yeux sur une réalité russe au quotidien. «Jours de Russie« retrace quelques étapes de cette découverte en profondeur. Le témoignage de Frédérique Burnand nous saisit et ne nous lâche plus : l'auteure porte sur la Russie un regard attentif ; ce qui l'intéresse, c'est ce que sont et pensent véritablement les gens. Elle n'émet pas de jugement. C'est un vrai bonheur pour moi de lire son ouvrage. Je m'étais dit : « J'ai passé les trente premières années de mon existence en Russie, qu'aurait à m'apprendre une étrangère ? » Mais c'est tout le contraire : j'ai lu ces pages d'une traite. Un texte admirable ! Nicolas Bokov, préfacier

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  • Tu regardes fixement la page, le dessin déjà fini avant d'avoir été commencé. Tu cherches à rendre visible quelque chose, moins un objet, moins une personne, moins un lieu que ce qui en irradie, ce qui le rend particulier et le relie à toi. Tu te sens un peu plus proche de celui qui a tissé le tapis, du scribe qui a imaginé ces petites bouilles rondes, du fenouil sauvage qui a poussé près de la forteresse, du café apporté par la serveuse à qui tu donnes quinze ans et qui refuse de porter des stilettos à plateaux. L'oeil doit décider. Tu as 30, 15, 45 minutes pour saisir ce que tu voudrais sauver de l'incendie, ce que tu voudrais montrer à qui ne l'a encore jamais vu.

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