• Les ultraterrestres ; une exploration de la planète trail Nouv.

    « Au cours de cette plongée dans l'ultra, j'ai appris qu'il est presque impossible de savoir ce qui nous pousse à faire ce sport de dingues. Bien sûr, on veut gagner, on veut finir, on veut faire de notre mieux, on veut trouver ses limites, on veut que nos proches soient fiers de nous... Tout ça est vrai, mais ça n'explique pas grand-chose. Ce qui nous anime, c'est un besoin irrépressible, un désir profond et primitif d'aller braver la mort et d'en revenir. » Adharanand Finn, auteur d'une enquête remarquée sur les marathoniens kényans, court son premier trail pour un reportage. Deux ans plus tard, il est au départ du mythique UTMB. En chemin, il aura rencontré les plus grands champions de la course d'endurance, explorant les motivations de ces passionnés... et surtout les siennes.

  • SOS Himalaya Nouv.

    SOS Himalaya

    Denis Urubko

    • Guerin
    • 8 Avril 2021

    La France a découvert Denis Urubko en janvier 2018 lorsqu'il s'est porté au secours d'Élisabeth Revol, en perdition au Nanga Parbat. Abnégation : il renonce au K2 dont il tentait l'ascension hivernale ; suspense : la paroi du Nanga est immense et les infos floues ; exploit : il gravit 1 200 mètres de paroi en pleine nuit ; chance ou miracle : il retrouve la Française dans les ténèbres. Urubko raconte ce secours dans le détail pour la première fois.

    Mais il n'en était pas à son premier exploit : au moins six fois, il a ramené des alpinistes de la « zone de la mort », ces hautes altitudes où chacun est trop obsédé par sa propre survie pour penser aux autres. Si Urubko peut jouer les saint-bernards, c'est qu'il est un as des 8 000, doué, entraîné et affûté. Il a su raconter ces histoires extraordinaires avec une voix talentueuse et singulière, où l'humour le dispute à l'orgueil.

  • Il a souvent été comparé à Alex Ferguson, mythique entraîneur du club de football de Manchester United. En réalité, il est incomparable : Guy Novès, est le plus grand entraîneur de l'histoire du rugby français. Ailier international consacré avec le Stade Toulousain, il est devenu ensuite un technicien fabuleux, façonnant le palmarès du club de sa vie jusqu'à en faire une référence intouchable : 10 titres de champion de France et quatre victoires en Coupe d'Europe comme entraîneur.

    En 2015, Guy Novès a choisi de relever un dernier défi : conduire le XV de France jusqu'au Mondial 2019 au Japon. Il a été privé de ce rêve en décembre 2017 suite à un licenciement jugé infondé par le tribunal des Prud'hommes.

    Obtenir justice, encore un combat gagné après des mois de travail et de souffrance. Les propositions pour revenir sur un banc n'ont pas cessé et la considération à son égard reste immense, comme en témoignent les mots de Guilhem Guirado, capitaine des Bleus, après le Mondial. Mais l'homme a choisi sur cette ultime victoire d'annoncer en octobre 2019 sa retraite comme entraîneur. La fin d'une histoire racontée par le maître.

  • « Vous étiez mon entraîneur. Je venais d'avoir quinze ans. Et vous m'avez violée. Il aura fallu trente ans pour que ma colère cachée se transforme enfin en cri public. Vous avez détruit ma vie, Monsieur O., pendant que vous meniez tranquillement la vôtre. Aujourd'hui, je veux balayer ma honte, la faire changer de camp. Mais je veux aussi dénoncer le monde sportif qui vous a protégé, et vous protège encore à l'heure où j'écris ces lignes. Quand j'ai voulu parler, à plusieurs reprises, je n'ai pas pu le faire. Aujourd'hui, avec ce livre, je sors de ce silence assassin. Et j'appelle toutes les victimes à en faire autant. »

  • La saga des Ecrins

    François Labande

    • Guerin
    • 11 Février 2021

    Les Écrins sont un Himalaya au coeur des Alpes, sans pylônes, ni câbles, ni téléphériques, et aujourd'hui vierge de 4G et interdit aux drones. Le dernier espace de « wilderness », parc national depuis 1973, où alpinistes et randonneurs peuvent mettre leur pas dans ceux des pionniers. C'est l'histoire de ces pionniers que raconte François Labande, une histoire qui débute par l'ascension du premier grand sommet du massif, le Pelvoux, en 1828, puis épouse l'évolution de l'alpinisme.

    De sommets vierges en face redoutables, en été puis en hiver ou en solitaire, on survole des sommets aux noms glaçants et attirants : Meije, Olan, Doigt de Dieu... Ailefroide. Ce dernier vient d'être « réveillé » par le succès du récit graphique de Jean-Marc Rochette - qui signe l'illustration de couverture. François Labande, montagnard engagé, amoureux de son massif, signe l'ouvrage de référence sur les Écrins. Le massif a sa tribu d'afficionados, ils ont fait le succès jamais démenti du livre.

  • Foot : la machine à broyer

    Eric Champel

    • Solar
    • 11 Février 2021

    À travers le récit des jeunes années des anciens coéquipiers ou adversaires de Mbappé dont la carrière s'est arrêtée en chemin, du portrait d'agents sans scrupule, de présidents de clubs champions du trading joueurs, Éric Champel mène une enquête sans précédent sur le football français au XXIe siècle. Le foot, c'est aujourd'hui une machine à rêve qui broie sans pitié les destins de 50 000 jeunes chaque année.
    Le journaliste à l'origine des révélations sur le Qatargate a remonté les filières des mafias qui infiltre ce sport où l'argent coule à flot, où la violence ordinaire déborde dans les centres de formation, où la santé même des apprentis footballeurs est mise en danger.
    Un récit implacable illustré par de nombreux témoins qui osent enfin parler à découvert de la face cachée du foot.

  • Toujours y croire

    Olivier Giroud

    • Plon
    • 10 Septembre 2020

    « Je me suis construit dans l'adversité. J'ai passé ma carrière à prouver. Que je méritais ma place. Que j'étais légitime à mon poste ou dans une équipe. J'ai parfois eu le sentiment que la vie était injuste, mais je n'ai jamais renoncé. » La vie d'Olivier Giroud n'est pas un long fleuve tranquille. Aujourd'hui troisième meilleur buteur de l'Équipe de France, derrière Michel Platini et Thierry Henry, l'attaquant est tour à tour porté aux nues puis critiqué par la presse. Passionné de ballon rond depuis petit, le gamin de Froges, prêt à tous les sacrifices, s'est acharné à croire en ses ambitions. Et il a réussi. Son éducation fondée sur le travail, le respect et l'humilité, sa force de caractère et sa foi inébranlable en Jésus l'ont mené au sommet. À trente-quatre ans, il a toujours faim de victoires et de titres.

    Habituellement si discret, Olivier Giroud se confie sans fard : son enfance, l'argent, la notoriété, les coups durs, sa famille, sa rivalité supposée avec Benzema, les attaques dont il est la cible...

    Voici l'histoire d'un joueur que rien ne prédestinait à une carrière hors-normes, mais qui, à force de détermination, a réalisé ses rêves les plus fous.

  • Bleu à l'âme

    Christophe Dominici

    Joueur talentueux, ancien ailier du XV de France, Christophe Dominici est brutalement décédé le 24 novembre 2020, à l'âge de 48 ans. La nouvelle de sa mort a provoqué un choc et une très vive émotion dans le milieu du rugby et, plus largement, chez tous les amoureux du sport, chacun se souvenant de ses exploits à Toulon, à Paris et en équipe de France.
    Cette nouvelle édition de l'ouvrage très personnel qu'il a publié en 2007 est enrichi d'une Lettre à mon fils, signée de son père, Jean Dominici. Quatre personnalités du rugby lui rendent également hommage dans des préfaces : Yann Delaigue, son coéquipier au Racing Club de Toulon, Max Guazzini, ancien président du Stade Français Paris, Fabien Galthié, coéquipier de Christophe Dominici à Paris et en équipe de France, devenu ensuite son entraîneur, actuel sélectionneur du XV de France, et Bernard Laporte, ancien sélectionneur et président de la Fédération française de rugby.
    Bleu à l'âme n'est pas une autobiographie comme les autres. Le livre de Christophe Dominici est une confession bouleversante, celle d'un homme qui ne cache pas ses doutes et ses souffrances, et qui, sans doute, portait en lui les germes du drame à venir. Douleur immense de la perte brutale d'une grande soeur adorée ; dépression terrible lorsque sa femme Ingrid décide de le quitter. Jamais impudique mais toujours sincère, Christophe Dominici met à nu ses paradoxes, les subtilités du psychisme d'un champion d'exception. Le portrait d'un joueur vif et subtil, tantôt désarmant de simplicité, tantôt fougueux, à qui la vie a beaucoup donné mais aussi beaucoup repris.

  • Tour à tour poète, critique, humoriste, moraliste, il passe au crible notre époque et ses moeurs, son enfance, ses désirs et ses rêves, en essayiste et en conteur. Ses propos inédits sur un monde disparu forment ensemble un portrait et dessinent la philosophie d'un aventurier, libre dans tous les sens du terme.

  • Petits désastres

    Sam Beaugey

    • Guerin
    • 18 Février 2021

    Sam Beaugey est parti chercher un sens (forcément vertical) à sa vie sur les parois du Yosemite. Inlassablement, il tente de gravir le fameux El Capitan et son kilomètre de granit vertical, et toujours il s'y casse les dents. Petits désastres raconte cette quête souvent cocasse, avec ses envolées solitaires jubilatoires : vers le haut par les voies les plus difficiles et vers le bas par le moyen express du base jump.

    Après Sales gosses, son autobiographie, voici un récit grinçant qui accompagne une réflexion sur la persévérance et l'échec. Jusqu'où persévérer ? À quel moment renoncer ? Comment rebondir après un échec ?

  • Le plus charismatique des entraîneurs sportifs nous emmène dans les coulisses de ses emblématiques victoires. Doté d'un caractère de meneur forgé dans une famille de réfugiés italiens, antifascistes et communistes, le sélectionneur le plus titré du monde connaît bien les hommes.
    Dans ce livre, Claude Onesta démontre que son insolente réussite est une philosophie de vie que chacun peut adopter. Ses principaux modèles sont des figures de gauche bien connues pour leur engagement jusqu'au-boutiste : Voltaire, Jaurès et Che Guevara. « Je me sens porteur dans le jeu du même message de liberté, de révolte, que véhiculaient ces hommes-là. Résister et faire plier l'adversaire. » Avec sa verve incomparable et authentique, Claude Onesta raconte à coeur ouvert son histoire.
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  • Trois marches. Et la dernière, la plus haute, que l'on grimpe dans la lumière. L'or dans les mains, la victoire, les acclamations, l'éclat des flashs, les caméras, la joie et la fête. L'apprentissage des valeurs et des règles. Cet idéal fraternel et solidaire. L'idée du partage. Des rencontres. On serait tous ensemble, sans condition de naissance, d'origine, de sexe ou de richesse, à se serrer les coudes dans l'effort, le dépassement de soi, à s'apprendre, apprendre l'autre, en faisant équipe.
    Mais, à l'ombre des podiums, l'image est en fait écornée. Celle que l'on ne montre pas, que l'on ne dit pas a de quoi inquiéter. Les dérives de la société sont entrées dans cet univers, masquées par les victoires, la fête, le partage et le respect des règles et de l'adversaire. Certains préfèrent les taire, ne rien voir - « on règle ça entre nous » - pour ne pas abîmer l'image d'Epinal, continuer de faire rêver et rêver aussi que le sport serait épargné par les déviances de la société. Ceux, trop rares, qui osent briser la loi du silence, du déni, sont - à quelques rares exceptions - marginalisés, décrédibilisés. Alors la peur s'installe et les victimes se taisent. Un silence, comme nous l'avons vu dans l'omerta sur les abus sexuels du patinage qui abime bien plus le sport qu'il ne le protège.
    Sexisme. Violence sexuelle. Homophobie. Racisme. Violence des supporters. Communautarisme. Prosélytisme. Radicalisation. Manipulation. Voici l'histoire des uns, le courage des autres, les politiques en vigueur, ce que l'on fait, ce que l'on ne fait pas, ce qu'il reste à faire. Pour protéger le sport, et ceux qui le font, et continuer à rêver, les yeux bien ouverts, c'est cette histoire-là, celle de la face cachée du sport, que ce livre va raconter.

  • Guardiola, l'éloge du style Nouv.

    L'histoire de Pep Guardiola, c'est l'histoire d'un gamin qui était ramasseur de balles, joueur puis capitaine au FC Barcelone avant de devenir l'entraîneur le plus titré de ces vingt-cinq dernières années.
    Cruijff, Bielsa, Valdano, van Gaal, Menotti : Pep Guardiola est l'héritier d'une longue tradition de romantiques et d'idéalistes qui voient dans le football une autre manière de contempler la beauté.
    Ce récit part à la recherche des influences, des secrets et des méthodes qui ont fait de Pep Guardiola l'entraîneur le plus influent et le plus admiré de son époque.
    De Barcelone à Manchester City en passant par le Bayern Munich, le football selon Guardiola, c'est d'abord une certaine manière de voir le monde. Pep, c'est un style.

  • Cher football français

    Daniel Riolo

    « Chaque semaine, la Ligue 1 se met une balle dans le pied. Ça ne suffit pas pour mourir. Mais ça peut pourrir, gangrener. C'est une mort à petit feu.
    On ne l'aime plus, mais on la suit encore. Un paradoxe. Combien de temps ça va tenir, on va tenir ? Pour l'instant, c'est une sorte de miracle permanent. Le mari cocu s'accroche. Il pense qu'elle va revenir. Qu'elle va changer. Chaque été, on part en vacances avec l'idée que ça va s'améliorer. Est-ce que ça peut être pire ?
    Le miracle reprend forme en août. Le mercato vend de l'espoir. On perd les meilleurs et on fantasme sur les nouveaux. Les entraîneurs affichent des ambitions nouvelles, les dirigeants confirment. En août, tout est toujours plus beau.
    Quand le bronzage disparaît, les premières journées d'automne, les premiers matches de Coupe d'Europe renversent tout. Pas de doute, on est toujours aussi nul. Non seulement, on ne progresse pas, mais pire, on régresse. N'importe quelle équipe du trou du cul de l'Europe peut battre une équipe de L1. Ça n'empêche pas nos présidents de pleurer sur le manque de moyens financiers qui serait la cause des déboires européens. L'excuse ne marche plus, sauf sur les simples d'esprit. Dans leur communication, nos dirigeants ont décidé que la L1 faisait partie des cinq grands championnats européens. Une belle invention. On a créé un club dont on serait membre. La classe !
    Combien de temps ça va tenir ? La L1, c'est un mix de Lourdes et Lisieux. Les audiences restent stables. Les affluences aux stades aussi. On sait qu'on est cocu, mais on est habitué, alors ça fait moins mal. On paye sa place au stade, son abonnement télé. Souffrir a un coût. On est cocu et sado maso !
    Oui, on paye pour voir ce spectacle affligeant. Ces erreurs techniques à la pelle. Ces bourrins qui n'ont de joueurs de foot que le salaire. Mais ce qui désespère le plus, c'est le manque de motivation général. Le «j'men foutisme» global, la passion inexistante.
    Le plus gros miracle, c'est le milliard ! MediaPro a claqué un milliard pour notre L1. Eu égard à ce que la L1 propose, c'est comme acheter une Fiat au prix d'une Ferrari. La L1 s'est maquillé comme une voiture volée et MediaPro a sorti le chéquier ! Le boss de la LFP, le concessionnaire de notre L1, peut être élu commercial de la décennie ! A côté, le «casse du Palm Beach», c'est un vol de sac à main. »

  • « Sans le vélo, mon horizon n'aurait jamais dépassé la haie d'un champ, dans le Limousin. » Raymond Poulidor savait d'où il venait. Et il y revenait, toujours. Son port d'attache, Saint-Léonard-de-Noblat, se situe en plein coeur de la France. C'est un petit village niché sur le chemin de Compostelle où il a appris à traire les vaches de la ferme familiale mais où il a aussi acquis le bon sens du pays limousin, la sagesse, la patience, le travail bien fait.

    La casquette souvent de traviole mais les idées bien en place, l'éternel deuxième a couru quatorze Tours de France. Il paraît que les Français, en ce temps-là, n'aimaient pas tellement les gagnants, à la différence de ceux de maintenant. On était alors Anquetilistes ou Poulidoristes, une sorte de lutte des classes, même si l'un comme l'autre des deux antagonistes s'étaient présentés aussi démunis au départ de la vie. Ils auraient donc coupé la France en deux, mais c'est vite dit parce que dans toute sa ruralité d'alors, elle penchait quand même sacrément du côté de Poulidor. Il avait « percé » au temps des chanteurs yé-yé. Deux ans après Johnny, le voilà qui partait à son tour. Lui qui avait couru sous De Gaulle, Pompidou et Giscard s'en allait deux mois à peine après Chirac.

    Ceux qui ont grandi dans les années 1960 et 1970 n'avaient jamais connu un monde sans Poulidor. Mais ce n'est pas le souvenir des Tours d'enfance qui remuait en nous les nostalgies. Son exploit fut de ne jamais être vintage, mais intemporel. Tout changeait autour de nous et rien ne changeait tant qu'il était là. Lui restait le même. Au milieu de tout le chambard, quelque part, il était notre rassurance. « Poupou » s'était transmis de grand-père en petit-fils. Chacun pouvait se reconnaître en lui qui ne ressemblait à personne.

  • « Le bout du rouleau est un endroit prodigieux. C'est le seul endroit au monde, avec celui des rêves, où la réalité se mélange à l'imaginaire. Un endroit de rêve, en somme. » Comment Stephen Venables peut-il descendre de l'Everest avec un alpiniste disparu qui glisse sur son violoncelle ? Pourquoi Carlos Carsolio, adepte de la « réalité étendue », se met-il à courir tout nu dans la neige par moins 20° ? Élisabeth Revol rêve-t-elle quand elle échange sa chaussure contre une tasse de thé, une nuit d'hiver au Nanga Parbat ? Thomas Vennin relie le fil des plus étonnantes histoires d'hallucinations vécues en montagne. Convoquant la science et les témoins, il dresse la première géographie complète de ce paysage mental méconnu dans cette petite anthologie des délires d'altitude.

  • Son visage a fait le tour des médias du monde entier. À 26 ans, grâce à une photographie prise au Parc des Princes sur laquelle Grégoire Akcelrod porte le maillot du PSG, le CSKA Sofia, le meilleur club bulgare habitué des coupes d'Europe a cru voir en lui une star parisienne ! Et décide de le recruter !
    Le début d'un rêve ? Il est vrai que, dès son plus jeune âge, Grégoire n'a qu'un objectif : devenir footballeur professionnel. Malgré l'opposition de son père, mais avec le soutien de sa grand-mère - l'ex-compagne de Maurice Chevalier -, il y parviendra, devenant l'un des rares footballeurs français à avoir tenté sa chance sur tous les continents, ou presque.
    Dans cet incroyable récit autobiographique à la fois drôle et émouvant, Grégoire Akcelrod raconte son parcours hors norme, qui prouve qu'il faut toujours croire à ses rêves. Alors, filou ou obstiné ? Imposteur ou génie ayant compris avant les autres les règles du milieu ? Le « Rocancourt du foot » raconte sa folle aventure.

  • « L'eau, la pierre, le ciel, bref la montagne, voilà mon prisme personnel pour atteindre «la chair du monde». Je ne me prends pas pour Cézanne, bien sûr, mais je trouve que c'est exactement ce qui se passe pour sa Sainte-Victoire : c'est à travers elle que s'organise sa vision du monde en général, quel que soit l'objet de son tableau. Mon regard propre sur les choses est entièrement structuré par ce que je pourrais appeler les forces tectoniques de la montagne. La montagne n'est pas seulement ce que je regarde, elle est l'intérieur de mon oeil ».

    Jean-Marc Rochette, maître de la bande dessinée (Le Transperceneige, Ailefroide - Altitude 3954...), s'entretient de sa peinture avec Fabrice Gabriel, écrivain et directeur de la Fondation pour l'action culturelle internationale en montagne (Facim). Neuf conversations érudites et passionnées entre Paris, Berlin et les Alpes.

  • Pratiquer une activité sportive, c'est se faire du bien, à l'esprit comme au corps, mais c'est aussi un moyen de faire groupe, de faire équipe, d'oeuvrer ensemble.
    Fondateur d'une association qui utilise la pratique sportive comme levier d'éducation et de changement social, David Blough a entendu mille et une variantes de ces inspirations morales. Il en a eu assez des détournements, des exagérations, des dissimulations que cachent ces envolées lyriques.
    En détaillant les différentes vertus qu'on attribue au sport, il démontre que sa pratique est trop souvent prise pour couvrir un manque de politique publique, pour redorer le blason de régimes peu recommandables, pour produire du grand spectacle au profit de multinationales dont l'éthique est le cadet des soucis. Bref du « sport washing ».

  • Autopsie

    ,

    SEPTEMBRE 2019 ;

    Qui suis-je ?
    Quand je lis les journaux, je n'ai pas envie de me connaître. Je suis devenu un fait divers dans les tabloïds. Un people immonde, un délit de plutôt belle gueule, un « ça ne m'étonne pas de lui ». Je n'ai plus de palmarès, plus de statistiques élogieuses, aucune offre juteuse pendant un mercato d'été, je n'ai plus que des conquêtes qui exposent avec obscénité notre vie intime sur Instagram. J'ai voulu être célèbre. J'ai cherché toute ma vie la chaleur des spots et mon nom sur papier glacé. J'ai rêvé de femmes sex-symbol. J'ai couru après le ballon et après la notoriété. J'ai été adoré en 2018 quand la France est devenue cham- pionne du monde. Ma moustache en gri gri, mon zozotement et mon bagout en bon client médiatique. Invité, convoité, complimenté, dragué, sucé, blindé. J'ai été grisé par cette étoile sans jouer. On m'a bien aimé, je crois...

    Qui suis-je ?
    Aujourd'hui, les compliments ont disparu : « monstre, men- teur, violent, pervers narcissique, sociopathe, harceleur »... Mon sourire en bandoulière ne me suffit plus. Je suis montré du doigt, insulté, stigmatisé, effacé des personnes fréquentables, menacé de mort sur les réseaux sociaux, coupable et condamné. Ai-je « torturé physiquement et émotionnellement » ? N'aurais-je « aucun respect pour les femmes, sauf ma mère » ? Tout le monde sait, parle, je passe sur BFM entre les guerres et les grèves, je suis une métastase de me too. Rami, ce porc n'a pas violé, n'a pas agressé, mais il aurait pu, vous avez lu ce qu'elle a écrit. Ma famille est là comme toujours. La merde se répand partout et les mauvaises langues se délient. « Ils le protègent, comme ils ont toujours laissé faire les hommes violents chez eux. Ils devraient avoir honte. Leur père, qui les a abandonnés, avait plusieurs femmes. » Tellement choquant ce bâtard. Il faut qu'il paye. Bien fait pour sa morgue. C'est un mauvais Français, un mauvais musulman, un mauvais gars, un mauvais père, un mauvais footballeur.

    JANVIER 2020 ;

    Qui suis-je ?
    Je suis fils, je suis frère, je suis non pratiquant, je suis sportif, je suis défenseur, j'étais international, je suis papa, je suis amoureux, je suis infidèle, je suis ambitieux, je suis drôle, je suis festif, je suis en colère, je suis une saloperie, je suis un sourire, je suis numéro 23, je suis riche, je suis dépensier, je ne suis pas assez riche, je suis seul, je suis extra sportif, je suis excessif, je suis clean, je suis frimeur, je suis célibataire, je grossis, je picole, je sèche, je suis bipolaire, je suis à Fenerbahçe, je suis sur le banc à Fenerbahçe, je ne suis plus sur aucune feuille de match, je suis Sans Club Fixe...

    J'ai passé un été 2019 dans la lessiveuse. J'ai été viré de mon club, l'Olympique de Marseille pour faute grave après une procédure disciplinaire, j'ai gagné 13756 euros pour l'Association Solidarités Femmes grâce à un combat dans la boue à Fort Boyard, j'ai perdu mon partenariat avec l'association, je relis les accusations sans présomption d'innocence « il m'a broyé les deux mains », « il m'a balancé par les cheveux »... Je refais le film des dernières semaines, mes caresses, mes étreintes, mes baisers, mes plans cul, mes paroles, mes disputes. Je répertorie dans mes souvenirs ce que j'ai mal fait. Je cherche. Il y a des trucs forcément. Je suis en train de tout perdre. Jusqu'à présent, je n'avais jamais échoué. Peut-être parfois, mais c'était en loucedé. Là, c'est ma première sortie de route aux yeux de tous.

    Qui suis-je ?
    Et comment en suis-je arrivé là ?

  • « J'ai 52 ans, cinq enfants, et un bateau avec lequel j'ai fait le tour du monde. Pour participer à cette aventure du Vendée Globe, j'ai tout cédé, tout sacrifié, tout vendu. Aujourd'hui, je ne possède rien, ni carrière, ni chez-moi. Mais j'ai peut-être conquis le bien le plus précieux : ma liberté. » Le livre de Sébastien Destremau n'est pas l'histoire d'une course, c'est l'histoire d'une vie. Dix-huitième et dernier à avoir franchi la ligne d'arrivée aux Sables-d'Olonne, le 11 mars 2017, celui qui n'avait jamais fait une course en solitaire a remporté une formidable victoire sur lui-même.

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