• Dans les quartiers pauvres de Marseille, on devient délinquant par vocation ou par ennui. Du shit mal coupé qui fait de l'argent facile autant qu'il rend fou aux règlements de comptes à la kalachnikov, Philippe Pujol raconte cette jeunesse perdue et sa misère. Et pendant que ces enfants dressés en bêtes sauvages s'entre-dévorent, élus corrompus et marchands de sommeil se repaissent de ce charnier.

  • C'est à une repolitisation des questions urbaines que ce livre, dont le propos est centré sur le devenir des quartiers populaires, aspire à contribuer. Il mobilise en particulier le concept de gentrification, dans la continuité des travaux de la géographie radicale.

    L'auteur vise à remettre à l'avant-plan la violence des logiques de gentrification, à contre-courant des usages aseptisés du terme, mais aussi à s'intéresser à ce qui va contre ces logiques, ce qui les contrecarre, les freine ou leur résiste, par des mobilisations collectives ou par le maintien d'usages populaires de l'espace, remettant ainsi en question l'apparence inéluctable de la gentrification.

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  • La résistance cognitive : c'est la capacité de notre cerveau à inhiber les automatismes de pensée pour nous permettre de réfléchir. Une découverte fondamentale d'Olivier Houdé. Le chercheur nous explique la genèse de cette découverte au travers de nombreux exemples chez les bébés, les enfants et les adolescents. Et nous montre comment la mettre en oeuvre pour améliorer l'apprentissage à tout âge. Mais cela va bien au-delà : cette capacité est également essentielle dans de nombreuses situations de la vie de tous les jours.
    Nous devons en effet apprendre à résister aux automatismes de pensée lorsqu'il sont simplificateurs et dangereux. C'est tout l'enjeu du développement de l'esprit critique. Un enjeu de société.

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  • L'institution HLM gère aujourd'hui 4,5 millions de logements accueillant près de 10 millions de personnes : c'est dire l'importance du logement social dans le parc immobilier français et son rôle dans l'économie de l'habitat. Or, ce secteur traverse depuis quelques années une crise importante : dépréciation de son image, paupérisation grandissante des locataires, dégradation du bâti, déliquescence des liens sociaux, enfermement territorial...
    Cet ouvrage se propose de retracer l'histoire de l'habitat social et de faire la synthèse des concepts qu'il mobilise, alors que la question des banlieues sensibles, des politiques de la ville, des cités HLM reléguées, est au coeur de polémiques politicomédiatiques récurrentes.

  • Les territoires périurbains sont des zones qui se situent « autour » de la ville. Ni tout à fait urbains ni tout à fait ruraux, ils sont le reflet des choix urbanistiques du xx siècle. On les juge aujourd'hui avec sévérité : ils seraient l'espace du repli sur soi, de l'égoïsme et de l'homogénéité sociale ; ils seraient une dénaturation du monde rural depuis l'arrivée des néoruraux dans des lotissements « sans âme » ; ils seraient également un sous-espace urbain dépourvu de centralité. Pire : ils ne seraient pas écologiques, gaspillant l'espace et multipliant les infrastructures routières tout en dévorant espaces agricoles et naturels.
    Pourtant, les études menées depuis une quarantaine d'années permettent de nuancer ces visions caricaturales. Elles rendent justice à un espace diversifié, pluriel et socialement ouvert. C'est même au coeur du périurbain que s'inventent des pratiques parmi les plus innovantes (énergie alternative, agriculture bio et solidaire, gouvernance participative, aménagement, animation culturelle...).

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  • Après l'écroulement brutal de trois immeubles dans le centre de Marseille le 5 novembre 2018 - huit morts, des milliers de délogés -, les habitants se sont mobilisés, investissant l'espace public pour crier aux oreilles du pouvoir leur tristesse, leur indignation et leur colère.
    Graffitis, pochoirs, pancartes, banderoles, bouquets, bougies, slogans, photographies, vidéos, dessins, tribunes, chroniques, discours, tweets... les textes et images rassemblés dans cet ouvrage constituent un véritable récit documentaire, mémoire émotionnelle de cet événement qui a fait date. Mais ce drame n'est pas seulement le symptôme d'une ville fissurée et politiquement exsangue. Il parle de tant d'autres effondrements et de tant d'autres appels au respect. Au-delà du simple constat local, s'engage ici une réflexion sur les processus non avoués de gentrification des centres urbains et sur la participation des habitants à la gestion de leur ville.

  • En ce début de siècle, un constat s'impose : l'urbanisation est planétaire. Un standard de vie, plus ou moins homogène, se répand partout, avec son cortège de normes de consommation, de comportements types, de valeurs collectives et de pratiques individuelles qui déséquilibrent les écosystèmes.
    C'est cette révolution aux expressions paradoxales que Thierry Paquot explore ici sous ses multiples formes territoriales - bidonville, mégalopole, enclave résidentielle sécurisée, ville moyenne, global city, urbain diffus. L'auteur pointe les défis à relever : la « bonne » occupation des sols face à l'extension des zones urbaines et à la réduction des terres agricoles ; la « bonne » manière de se déplacer, dans un monde confronté à la pénurie probable de pétrole et à la multiplication des mobilités ordinaires (tourisme de masse, shopping, pratiques sportives.) ; la « bonne » façon d'assurer à tous un confort urbain minimal, en favorisant une décroissance raisonnée de certaines consommations ; la « bonne » gouvernance, qui exige l'invention de nouvelles pratiques démocratiques ; la « bonne » habitabilité entre soi et les autres.
    Seule une écologie existentielle respectueuse de la diversité culturelle, de l'éventail des croyances et des rites, de l'incroyable différence des temporalités qui régissent et animent la vie de tout homo urbanus peut assurer à tous un devenir urbain.

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  • Métromarxisme évoque le rapport du marxisme à la ville à travers des chapitres biographiques sur Marx, Walter Benjamin, Guy Debord et David Harvey.

    Chaque partie propose une analyse accessible de la contribution de chacun de ses auteurs à une théorie de la ville.

    Il suggère que l'interaction entre la ville en tant que centre de la vie économique et sociale et son potentiel de changement a généré un corpus majeur. Ces travaux furent essentiels pour faire avancer des transformations politiques et sociales.

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  • Ce numéro s'intéresse aux villes remplaçant les États : Que peuvent les villes en tant qu'institution ? Que font-elles ?
    Pourquoi de plus en plus de villes se substituent aux États (climat, justice sociale, logement, transports, accueil des migrants...). Pourquoi maintiennent-elles la pression sur les États (diplomatie, désobéissance civile...) ?
    Pour répondre au sujet, Regards s'est entretenu avec Ada Colau, Maire de Barcelone, ville très engagée dans les réseaux de villes, très active en faveur du communalisme.

  • Après un premier récit graphique consacré à la Brigade de répression du banditisme, intitulé Enquêtes générales, Titwane et Raynal Pellicer ont obtenu l'autorisation exceptionnelle de suivre les policiers de la Brigade criminelle à Paris. Une immersion de quatre mois au sein des seins, le mythique « 36, quai des Orfèvres ». La « Crim' », l'ancienne Brigade du Chef créée en 1912, est toujours considérée comme le plus prestigieux des services de la Police judiciaire parisienne et liée aux plus grandes affaires criminelles : de Petiot à Guy Georges. Ce livre relate le quotidien de plusieurs groupes d'enquêtes de droit commun et de la Section anti-terroriste et propose un large panorama d'affaires, du crime passionnel aux règlements de comptes liés aux arnaques à la taxe carbone, en passant par les filières syriennes.
    Quelques jours avant le début de l'immersion, un ancien flic de la BRB, devenu procédurier à la Brigade criminelle prévenait sur un ton amical : « À la BRB tu as eu affaire à des voleurs de pommes. Mais ici chaque histoire est un drame, ici, tu vas croiser le mal. »

  • Cécile Delarue, après avoir vécu neuf ans à Los Angeles, y avoir eu deux enfants, s'apprête à rentrer en France. Ce départ est un déchirement, mais aussi l'occasion de raconter son long séjour sur cette planète si éloignée de la nôtre : la Californie, Los Angeles, une ville disproportionnée où le conformisme social côtoie l'excentricité la plus échevelée, où l'assujettissement général à l'"industry" (le cinéma) rejoint la quête frénétique de la perfection à tous les échelons de la société.
    Cécile Delarue dresse, au fil de scènes de la vie quotidienne souvent burlesques, parfois mélancoliques, un portrait de cette côte ouest viscéralement anti-Trump, où reste quelque chose de l'idéal américain, mais rongé par le contrôle généralisé, l'angoisse de l'échec, le politiquement correct, l'aliénation au clinquant, les délires narcissiques ou les délires tout court. Et surtout la peur de la précarité et de la pauvreté, qui se répandent sur les collines d'Hollywood.

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  • Campements de sans-abri, bâtiments vétustes, habitat bon marché, lotissements pavillonnaires, condominiums, quartiers fermés : la question du logement modèle les villes occidentales.
    Comment le logement est-il produit et distribué dans différentes sociétés ? À quels besoins répond-il ? Quelle est la fonction du logement social ? Que signifie l'incitation à l'accession à la propriété ? Pourquoi le logement est-il devenu une «marchandise » ? Quels sont les aspects sociologiques du marché ? En quoi consistent les politiques mobilisant l'État, les associations, les collectivités locales et diverses institutions ? Quel est le rôle des ménages ? Quelles sont leurs stratégies résidentielles face aux transformations urbaines ? Que signifie « habiter » et « cohabiter » ? Dans quelles mesures les normes d'urbanisme durable peuvent-elles transformer les pratiques ?
    Mobilisant les travaux issus des recherches en sciences sociales, l'auteur offre une synthèse accessible à un large public sur cette question majeure, au coeur de nombreux problèmes sociaux contemporains.

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  • La dynamique planétaire d'urbanisation passe par l'extension des bidonvilles dans les pays en développement. C'est un huitième de l'humanité qui vit aujourd'hui dans ces espaces. Parallèlement, le retour des bidonvilles et des campements illégaux en France suscite inquiétude, voire alarmisme, sur fond de « crise des migrants ». Pour certains, les bidonvilles doivent être éradiqués comme des foyers d'insalubrité et de criminalité. Pour d'autres, ils constituent un laboratoire de la ville durable, à la fois piétonne, écologique, participative et recyclable. Et si les bidonvilles, au lieu de renvoyer uniquement à un passé effrayant, inventaient aussi des solutions pour l'avenir ?

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  • "La crise du logement dans les métropoles menace l'équilibre de nos sociétés.
    Une seule solution?: repenser la propriété privée !

    Partout, on exhorte à toujours plus de mobilité vers les grandes villes, alors même que les prix de l'immobilier ne cessent d'augmenter et d'exclure. Le foncier est aujourd'hui la ressource la plus rare au monde?! De Paris à San Francisco, de Lyon à Shanghai, de Nantes à Tokyo, les métropoles sont devenues des châteaux forts qu'on regarde de loin avec envie.
    Or seules ces métropoles génèrent de la croissance. Et plus que les richesses, ce sont les opportunités de progression sociale qui s'y concentrent. Rien n'arrêtera ce phénomène de métropolisation qui touche tous les pays, émergents comme développés.
    Pour l'entrepreneur et essayiste Robin Rivaton, une métropolisation heureuse est possible à condition de faire baisser drastiquement les prix de l'immobilier. Cela passe par des mesures radicales?: confisquer, construire et contrôler, pour mieux redistribuer."

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  • Tel un journal de bord, Mathilde Levesque a compilé tous les traits d'esprit les plus drôles de ses élèves. Avec tendresse et réalisme, elle rend compte des relations qui s'établissent entre un enseignant et sa classe à travers ces dialogues authentiques, truffés de punchlines.

    Un sens de la repartie décapant !

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  • Cyril Tisserand a grandi en banlieue parisienne. Dès son adolescence, il est confronté à la violence et au communautarisme et ne peut se résoudre à rester spectateur de l'injustice et de la pauvreté. Son premier élan le pousse à défendre les plus fragiles et, pour ce faire, le mène vers les sports de combats.

    Puis, à partir de sa conversion, son désir d'agir se renforce mais sa réponse est différente : l'amour est le chemin du bonheur, plus fort que la violence et la haine, il peut changer le monde !

    À la suite de l'appel de Jean-Paul II à « bâtir la civilisation de l'amour », il s'installe dans le quartier de Bondy nord en Seine-Saint-Denis pour vivre au plus près de ceux qu'il veut aimer et servir. Il fonde alors l'association Le Rocher, Oasis des cités, qui propose aux habitants de la cité rencontres, fraternités et travail éducatif et social.

    Cyril Tisserand nous offre le témoignage d'une vie, la sienne, un parcours à la fois biographique et intérieur. À travers l'évocation de sa propre expérience, il définit un projet éthique appuyé sur la foi religieuse et présente des pistes sur ce qui peut être fait dans le domaine social. Cette réflexion, dans un monde contemporain dominé par la violence, est une véritable méthode pour bâtir la civilisation de l'amour, un appel pour tous les bâtisseurs d'espérance !

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  • La Seine Saint-Denis est un territoire social et politique singulier, un territoire médiatisé et stigmatisé - le « 9.3 » - qui a connu aux cours des quatre dernières décennies de profondes mutations. La Seine-Saint-Denis reste emblématique des banlieues populaires, de leur histoire et de leurs transformations. Alors que certains observateurs défendent que les enjeux d'intégration et de cohésion, sociales et urbaines auraient quitté la banlieue pour se déplacer vers les grandes périphéries des métropoles, cet ouvrage a pour ambition de rappeler et de démontrer que les banlieues populaires ont constitué et constituent encore aujourd'hui un fait social majeur de notre époque.

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  • Pour beaucoup, l'affaire est entendue : d'ici peu, une dizaine d'années tout au plus, le véhicule autonome (VA) aura envahi nos vies, bouleversé nos villes, transformé nos modes de déplacement voire réglé la question du réchauffement climatique. À n'en pas douter, le véhicule autonome sera la première application d'envergure de l'intelligence artificielle.
    Faut-il prendre pour argent comptant ces affirmations souvent approximatives ?
    Pour la première fois, deux des meilleurs spécialistes de la question passent au crible toutes ces certitudes. Ils ont travaillé un an pour cet essai critique, collecté les études disponibles dans le monde entier, débattu de leurs points d'accord et de désaccord. Ils livrent la première analyse d'envergure sur le véhicule autonome.
    La fascination suscitée par l'intelligence artificielle et la compétition entre géants de l'ancien monde (les constructeurs automobiles) et du nouveau (les géants du numérique) ont focalisé l'attention sur les questions technologiques et industrielles. Mais comment un objet aussi disruptif que le VA pourrait-il ne pas bouleverser aussi nos vies, notre expérience de l'espace, de la ville, de la mobilité et ainsi dessiner un nouveau monde, pour le pire ou le meilleur ?* Les auteurs dressent les contours des évolutions sociétales possibles, des plus attendues aux plus surprenantes.
    Quelle pourraient être la place des pouvoirs publics et celle des opérateurs des VA ? Quels seront les garants juridiques des déplacements ? Ira-t-on vers l'apparition de tiers de confiance inédits ? Le VA servira-t-il principalement à des usages individuels ou collectifs, personnels, familiaux ou professionnels ? Le VA peut- il contribuer à une décélération du nombre de déplacements individuels, à un bouleversement de l'économie des transports en commun ? Quelles seront ses conséquences sur la transition énergétique et l'évolution d'un marché mondial des transports hautement concurrentiel ?

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  • Comment vivre et travailler à Paris et l'empêcher de devenir une ville musée ? À l'heure où les actions contre le réchauffement climatique et pour la justice sociale doivent se conjuguer, Nicolas Bonnet démontre par l'exemple que la capitale est capable de relever ces défis.
    À l'origine des mesures favorisant la relocalisation de la production dans la capitale à travers un label « Fabriqué à Paris », le président du groupe communiste au Conseil de Paris démontre que la fabrication en Chine des tours Eiffel et autres souvenirs proposés aux touristes en visite à Paris n'est pas une fatalité. Exemple à l'appui, il raconte comment des femmes et des hommes ont pu maintenir et développer leur activité dans la capitale grâce au label « Fabriqué » à Paris et grâce à des loyers modérés pratiqués par la Ville.
    Second volet d'une possible transformation de Paris en ville écologique et sociale, la question de l'alimentation et des circuits courts. En étant à l'initiative de la création de deux halles alimentaires dans deux arrondissements parisiens, Nicolas Bonnet ouvre la possibilité d'un lien nouveau entre la production maraîchère des environs de Paris et le souhait des Parisiens de manger des produits de qualité à des prix abordables tout en garantissant une juste rémunération des producteurs.
    En s'appuyant sur la richesse des métiers de ses habitants et la nécessité de circuits courts pour une alimentation de qualité, Nicolas Bonnet propose de changer le modèle économique de Paris pour qu'elle devienne une ville écologique et populaire.

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  • La « théorie du lotissement » est une idée neuve qui repose sur un concept simple : ma maison a d'autant plus de valeur que la maison de mon voisin a de la valeur ! Par extension, Loïck Roche propose une théorie selon laquelle plutôt que de rabaisser mon concurrent, je dois au contraire souhaiter que celui-ci soit le plus fort possible pour que la qualité de son établissement entraîne le mien vers le haut.
     En 80 pages, il propose une façon radicalement nouvelle d'envisager les relations entre les entreprises, entre les partis politiques, entre les organisations, entre les personnes. Objectif : créer une valeur d'ensemble forte qui permettra de gagner en compétitivité, de créer de la croissance, de l'emploi et in fine de sortir de la crise.
     L'auteur propose un changement profond de notre manière de penser : ne plus se réjouir du malheur des autres, ne plus se positionner par rapport aux faiblesses de son concurrent, mais se réjouir de la réussite de ses confrères ; la clé pour réussir dans le monde de demain.

  • Parler de la « crise » des banlieues sugge`re que nous ferions face a` un proble`me provisoire dont il serait possible de venir a` bout par un traitement adapte´.
    Pourtant la lec¸on des historiens est claire : les banlieues sont depuis toujours aux marges de la ville, mais au coeur d'une question sociale, urbaine et politique en perpe´tuelle recomposition. Ce livre mêle des re´flexions de jeunes chercheurs novateurs et de personnalite´s incontournables sur la question des banlieues.
    Dans une perspective a` la fois historique et comparative avec d'autres pays europe´ens, il essaie de faire e´voluer un de´bat bloque´ depuis trop longtemps. Car la croyance franc¸aise d'une crise passage`re alimente une constante de´sillusion sur l'efficacite´ de la politique de la ville.
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  • Comment réunir et fédérer autour d'un projet alors qu'aujourd'hui, l'annonce d'un aménagement, grand ou petit, suscite régulièrement une levée de boucliers et nourrit des oppositions qui finissent souvent par se coaliser ? Chacun a bien évidemment en tête le projet d'aéroport à Notre- Dame-des-Landes... De quoi le « non » est-il le nom ? Une réponse aux inquiétudes individuelles et aux craintes collectives d'un avenir qui ne serait plus porteur d'espoir ?
    Nous proposerons des réponses à ces interrogations en questionnant un philosophe des controverses, des sociologues... Nous irons aussi à la rencontre d'entreprises qui avouent volontiers que dorénavant, lors de la mise en oeuvre d'un projet, 80 % du temps est consacré à son « acceptation », ce qui implique son pendant, la concertation.
    Il est aussi encore possible de « faire projet », comme à La Chantrerie, au bord de l'Erdre à Nantes, qui s'annonce « territoire du faire ensemble » :
    Le projet collectif d'une chaufferie bois et d'un réseau de chaleur n'y a pas rencontré la contestation soulevée au sud de l'agglomération par la chaufferie « Californie » à Rezé. Bien au contraire une dynamique collective avec étudiants, salariés, chercheurs et habitants est née et s'est engagée sur le terrain des transitions.

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  • À l'échelle mondiale la population est devenue majoritairement urbaine : 4 milliards d'individus habitent désormais en ville, soit plus de 50 % de la population mondiale. En France, près de 80 % des habitants de l'hexagone résident actuellement en ville. La ville est notre quotidien, elle est centrale.
    Cette synthèse analyse cette réalité en prenant en compte les discours et les débats sociopolitiques sur les problèmes urbains tout en rendant compte le plus fidèlement possible des manières diverses d'habiter, d'être en société et de vivre au quotidien dans les villes d'aujourd'hui.

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