• Alors que l'idéal démocratique progresse dans le monde, les « vieilles démocraties » sont en crise. Les partis semblent de plus en plus incapables de fédérer les énergies civiques. Des expériences qui réintroduisent le tirage au sort en politique se multiplient à l'échelle internationale. Les critiques déplorent une dérive « populiste » : leurs réactions ne témoignent-elles pas plutôt d'une certaine peur de la démocratie ?
    Le tirage au sort a une longue histoire politique. Il constitue l'une des dimensions, trop souvent oubliée, du gouvernement du peuple. Inventé avec la démocratie à Athènes, longtemps consubstantiel à la tradition républicaine, pourquoi a-t-il été réservé aux jurys d'assises après les révolutions française et américaine ? Pourquoi fait-il son retour aujourd'hui, et quelle peut être sa légitimité dans le monde contemporain ? À quelles conditions peut-il contribuer à rénover la démocratie, à la rendre plus participative et plus délibérative ? Les mini-publics tirés au sort peuvent-ils s'articuler aux mouvements sociaux ? Une comparaison historique fait-elle sens ?
    Yves Sintomer montre dans ce livre incisif que des logiques politiques nouvelles sont en train d'émerger. La démocratie des modernes, qui se pensait seulement à travers l'élection, laisse la place à des dynamiques plus complexes. Si la politique retrouvait sa crédibilité, ne pourrait-elle pas regagner du poids face aux forces du marché et aux pesanteurs bureaucratiques ? Face à un statu quo intenable, plus que jamais, il devient urgent d'expérimenter.

    Sur commande
  • L'édition n'est plus l'activité artisanale et « héroïque », concentrée dans le Quartier latin de Paris, que l'on se plaît à figurer.
    Martine Prosper, secrétaire générale du Syndicat national Livre-Édition CFDT, propose ici l'examen critique d'un secteur d'activité globalement profitable, qui s'est progressivement soumis au règne des « petits hommes gris », les contrôleurs de gestion. S'attachant en particulier aux aspects structurels et quantitatifs trop souvent confinés dans les rapports officiels, elle dénonce l'hypocrisie d'une situation dans laquelle, sur fond de crise économique, de « révolution numérique », et sous couvert de « prestige du métier », des pratiques sociales rétrogrades se donnent libre cours.
    En cette période de déréglementation systématique du droit du travail, il lui a en outre paru utile de rappeler les principales dispositions légales relatives au travail à domicile, à l'emploi des stagiaires, etc. ? dispositions que ce volume résume en annexes.

    Sur commande
  • Le fanatisme

    Alberto Toscano

    Le livre montre comment cette notion a été (et continue à être) utilisée : d'un côté, les Anglais en Inde et les Français en Afrique qualifiaient de fanatiques irrationnels les indigènes qui avaient le mauvais goût de ne pas vouloir être colonisés. D'un autre côté, les théoriciens de la révolution, ceux de 1793 et de 1917, ont été qualifiés de fanatiques hyperrationnels, de fous furieux qui, au nom d'une raison supérieure, envoyaient les braves gens à la guillotine ou au goulag. Donc, les bons libéraux considèrent toujours que les fanatiques sont ceux qui ne sont pas d'accord avec eux et se conduisent en conséquence.

    Sur commande
  • Contrats de travail, durée du travail, rémunérations, formations, congés, rupture du contrat de travail, risques professionnels, création d'entreprise., toute la vie professionnelle est passée au crible dans ce guide.
    Permettre à chacun de connaître ses droits et ses obligations pour évoluer dans les meilleures conditions possibles au cours de sa vie professionnelle, tel est l'objet de ce guide pratique intégrant toutes les nouveautés réglementaires et législatives.

  • Le 11 novembre 2008, des policiers encagoulés accompagnés de caméras de télévision investissaient une ferme de Tarnac (Corrèze) et plaçaient en détention huit militants dits « anarcho-autonomes ».
    Julien Coupat, que les services du ministère de l'Intérieur considéraient comme le « chef » de ce groupe « à vocation terroriste » et l'auteur présumé d'un livre, L'Insurrection qui vient, devenu depuis un important succès de librairie, sera le dernier d'entre eux à être libéré, en mai 2009, après six mois passés en prison et sans qu'aucun élément tangible ne soit venu étayer sa culpabilité. Alain Brossat propose ici son analyse « à chaud» des différentes réactions alors suscitées, dans la presse et dans les milieux intellectuels, par ce fait divers singulier.Il suggère que, plutôt que d'en appeler à l'innocence des « jeunes de Tarnac », l'on se rende par principe coupable avec eux d'un refus d'obéissance à l'ordre politique des prétendues démocraties de marché.

    Sur commande
  • L'auteur montre que la production sportive et sa violence participent à l'esthétisation des rapports de pouvoir et de domination et donc de la réalité politique. Il analyse ainsi la corporéité ou l'événementialité sportives ou même les relations entre le sport et le management. Il pose notamment la question des rapports entre l'institution sportive et le fascisme.

    Sur commande
  • Continuation des rapports politiques ordinaires, les crises ont aussi une dynamique propre dont l'intelligibilité suppose de s'attacher à ce qui se joue dans les mobilisations constitutives de ces processus et dans les transformations brusques des espaces sociaux dans lesquels les protagonistes sont pris et agissent ; en somme, dans ce qui s'y passe. Les crises politiques ou, mieux, les conjonctures fluides dont ce livre ébauche la théorie apparaissent dès lors sous un jour nouveau : états particuliers des systèmes sociaux, dont l'auteur met en évidence une plasticité insoupçonnée jusqu'alors, mais surtout logiques de situation spécifiques qui contraignent perceptions, calculs et tactiques des acteurs. Paru en 1986, réédité dès 1992 au format poche, ce livre a pris rang de classique. Pour cette troisième édition, l'auteur a remanié l'ouvrage pour en faciliter la lecture et l'a augmenté d'une préface inédite éclairant sa portée pour les débats actuels des sciences sociales.

    Sur commande
  • Les Outre-mer français sont riches d'une grande diversité géographique, biologique, culturelle et économique mais une partie de ces richesses est menacée par le changement climatique. En effet, les caractéristiques de ces territoires leur confèrent une sensibilité spécifique aux facteurs environnementaux. Certains impacts du changement climatique y seront perçus plus tôt et plus vivement qu'ailleurs.
    Savoir ceci incite à agir. Il se pourrait donc que ces territoires voient se manifester très tôt la nouvelle réalité climatique mais qu'ils démontrent aussi le type d'actions que les sociétés humaines savent engager pour y faire face. En complément des politiques de réduction des émissions de gaz à effet de serre, une politique d'adaptation au changement climatique devient une nécessité pour anticiper les évolutions inévitables.
    La planification de l'adaptation ne doit pas être traitée comme une fonction isolée : on doit entièrement l'intégrer dans la conception des politiques de développement durable des territoires. L'adaptation des Outre-mer aura la diversité et la complexité qu'imposent de nombreuses spécificités, des systèmes de ressources variés et des milieux interconnectés. La dimension locale de l'adaptation au changement climatique y apparaît encore plus évidente que dans les collectivités de France métropolitaine.
    Le présent rapport dresse un panorama global, quoique non exhaustif, des enjeux de l'adaptation au changement climatique outre-mer. Il cherche à éclairer les atouts et les faiblesses des dynamiques actuelles, à distinguer les bonnes pratiques et à faire émerger les actions d'adaptation qui pourraient être mises en oeuvre à court terme. Pour l'Onerc, il s'inscrit dans la continuité des rapports thématiques (villes, santé) et transversaux (méthodologie, stratégie, coûts, planification) des précédentes années, afin de fournir un éclairage spécifique pour ces territoires éloignés du continent européen.

    Sur commande
  • De la période qui va de 1968, époque de sa " désapprobation " de l'invasion de la Tchécoslovaquie par l'Union soviétique, jusqu'en 1979, date de l'invasion de l'Afghanistan et de son réalignement sur l'Union soviétique, le P.C.F.
    A traversé une période fatidique de son histoire. Pour comprendre ce revirement d'attitude, il faut établir, d'abord les soubassements historiques et démontrer, ensuite les motivations des acteurs, selon les méthodes de la politologie. Tels sont les enjeux de ce livre, afin de poser le canevas qui clarifiera les mécanismes sociopolitiques internes au P.C.F., de sa perte d'influence et de son déclin politique.
    Georges Marchais a conduit son parti dans une impasse, car tiraillés par leur double fidélité, à l'Union soviétique et aux intérêts du peuple, les militants communistes vont vivre un véritable " écartèlement idéologique ". Ainsi, apparaît clairement l'impasse du jeu politique face au poids des valeurs humaines des militants et électeurs communistes.

  • Les retraites en France subissent, comme dans la plupart des pays européens, une profonde modification depuis la fin des années 1980.
    Des voix se sont élevées devant cette " réforme ", qui constitue une régression sociale d'une ampleur encore sous-estimée, mais elles ont eu peu d'écho, car cette réforme ne se laisse pas identifier facilement comme telle. Le livre de Nicolas Castel, chercheur à l'IDHE-Université Paris-Ouest et à l'Institut européen du salariat, cherche à comprendre pourquoi les grandes confédérations syndicales, qui sont des acteurs de premier plan de la protection social en retranchées derrière l'idée de la retraite comme revenu différé, ont été dans l'incapacité de défendre le système de retraite.
    La réforme a en partie échoué, du fait du peu de succès des produits en capitalisation, mais elle est en passe de réussir son objectif premier : transformer la répartition. En mettant cette dernière au service de la prévoyance et de l'assistance, elle rabat la figure du retraité sur l'image de l'inactif pesant sur les actifs. En déplaçant l'enjeu du débat, ce livre montre comment la conception de la retraite comme salaire continué peut bouleverser notre rapport au temps et au travail.
    En engageant l'ensemble des rapports sociaux de classe, de sexe et jusqu'au sein même de la famille, cette autre vision de la retraite peut contribuer à une salutaire réévaluation sociale et politique du salariat.

    Sur commande
  • Une synthèse des relations entre les présidents de la Ve République française et les grandes figures politiques du monde arabe, de Charles de Gaulle et Hassan II à Nicolas Sarkozy et Mouammar Kadhafi.

    Sur commande
  • Aujourd'hui, en France, parler d'Israël avec sérénité et franchise est devenu impossible. La question est taboue. Quiconque se permet de critiquer l'État juif risque d'être qualifié d'antisémite. Dans la «patrie des Droits de l'Homme et de la liberté d'expression», un délit d'opinion, en politique et en histoire, est établi. En lieu et place de la discussion libre, une dictature de la pensée unique a été instaurée... C'est en 1967, par la voix du président Charles de Gaulle, que la France prit pour la première fois ses distances avec Israël. Sous le régime précédent, ce pays avait bénéficié de grands privilèges, puisque c'est grâce à la IVe République que l'État juif avait acquis la bombe atomique. Les présidents français qui succédèrent au général s'efforcèrent, à son image, de maintenir l'équilibre entre les parties en présence, palestiniennes comme israéliennes. Mais tout changea soudain en 2007, avec l'élection à la présidence de la République de Nicolas Sarkozy. Celui-ci avait longtemps été à la tête d'un parti qualifié de «gaulliste». Mais, sur la question d'Israël, il tourna résolument le dos à la position défendue par le général. Prônant désormais la défense quasi-inconditionnelle d'Israël, Sarkozy met aujourd'hui en oeuvre une politique qui est l'image inversée de celle du fondateur de la Ve République. Pour lui, toute critique d'Israël serait un signe d'antisémitisme. Historien spécialisé dans les mystifications, Paul-Éric Blanrue refuse de verrouiller sa pensée. L'objectif de son livre est de participer à la prise de conscience du danger que représente la nouvelle politique étrangère française. Paul-Éric Blanrue nous ouvre les yeux sur les aspects déjà périmés des choix étranges de Nicolas Sarkozy. Il dévoile pourquoi le président français s'est engagé dans une voie qui va contre les intérêts de son pays et risque d'entraîner bientôt la France dans des conflits majeurs, au Liban, en Iran ou ailleurs. Il décrit un par un les réseaux pro-israéliens qui servent cette stratégie, démontre leur puissance, signale leur aveuglement et fournit les noms des principales personnalités qui en font partie. Il récuse l'assimilation faite systématiquement entre judaïsme et sionisme. Il appelle les juifs de France à se défaire d'urgence de leurs porte-voix officiels, qui ne représentent tout au plus qu'un sixième d'entre eux, et les encourage à se rebeller contre une politique qui, à terme, se révélera désastreuse pour eux comme pour tous les Français. L'auteur avance enfin des propositions qui font revivre la hardiesse traditionnelle de la pensée critique française et qui peuvent à nouveau souder les Français dans un projet généreux, pour en finir avec le communautarisme imprudemment importé des États-Unis.

  • Face aux défis du monde numérisé, notre production cinématographique et audiovisuelle doit sortir de sa posture défensive pour porter l'ambition d'une présence accrue des oeuvres françaises et européennes.
    Pourtant, l'ensemble des analyses de la Cour converge sur le constat d'une dilution des choix de politique publique, facteur de dispersion et d'inefficacité.
    Ses recommandations ont pour objet de permettre les changements nécessaires : consolider une politique fondée sur des coûts et des recettes transparents, enrichie par des données susceptibles d'éclairer la représentation nationale et les citoyens, cibler d'avantage les interventions publiques en fonction de la situation économique et des besoins propres des bénéficiaires.

    Sur commande
  • L'avis du Haut conseil à l'intégration(HCI) intitulé "L'emploi des immigrés dans une situation de sous emploi" s'est intéressé dans un premier temps à la situation des immigrés qui viennent en France, le plus souvent au titre rapprochement de famille au regard de leur insertion dans le marché du travail. Si certains trouvent un emploi dans un nombre de secteurs professionnels bien déterminés, au premier rang desquels le secteur du nettoyage et moins qu'auparavant celui du bâtiment, d'autres connaissent néanmoins de réelles difficultés liées à des qualifications et des compétences insuffisantes ou inadaptées comptetenu de la diminution de l'emploi industriel notamment.
    Tout aussi préoccupante est, pour le Haut Conseil, la situation des descendants directs des immigrés. Bien que scolarisés en France et majoritairement Français, ces jeunes connaissent de réelles difficultés à trouver un emploi.
    Souvent handicapés par un parcours scolaire médiocre, ils peinent à trouver leur place dans l'emploi où le diplôme reste un sésame irremplaçable. Toutefois, les situations restent très diversifiées en fonction de l'origine et du sexe.
    Cet avis propose de nombreuses recommandations pour remédier à ces inégalités et favoriser l'intégration sans occulter les difficultés.

  • Radio France reste un acteur dominant de la radio en France.  Mais, l'entreprise ne semble pas, aujourd'hui, être en mesure de faire face aux défis qui se posent à elle. De plus, sa situation financière est fragilisée, alors que la révolution numérique nécessite des investissements importants et que le chantier de réhabilitation de la Maison de la radio pèse lourdement sur ses comptes. Face à ce constat, la Cour des comptes préconise une remise en ordre de l'organisation et de la gestion de Radio France et l'engagement de réformes de fond, dans le cadre du renouvellement du contrat d'objectifs et de moyens à conclure avec l'État pour la période 2015-2019.

    Sur commande
empty