• Réfléchir sur les identités des populations de l'âge du Fer constitue une tâche fondamentale pour la recherche protohistorique.
    L'unique objectif de cet essai est de contribuer à partager des connaissances souvent bien peu accessibles et mal diffusées ; afin de tenter d'écrire un pan méconnu de notre passé, qui est aussi celui de l'humanité.
    C'est à l'âge du Fer que se posent les bases ethniques historiques de l'Europe d'aujourd'hui.
    C'est à ce moment qu'émergent les glorieuses cités-états de la civilisation grecque, qu'Alexandre chevauche en Asie, que Rome conquiert l'Italie pour devenir un Empire, et que les Celtes commencent à faire parler d'eux.
    Loin d'être coupées du monde, les populations d'entre Garonne et Pyrénées, correspondant au complexe culturel dit « aquitain », s'intègrent parfaitement dans la civilisation occidentale de leur temps et contribuent pleinement au développement de cet héritage européen, tout en témoignant d'une facette originale qui leur est propre.

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  • Au XIXe siècle, les Pyrénées sont à la mode. Les célébrités de la fortune, de la politique, des arts et des lettres s'y donnent rendez-vous : Talleyrand, la duchesse d'Angoulême, George Sand, Baudelaire, Flaubert, Chateaubriand, Hugo, Rossini, Eugénie de Montijo, Napoléon III... séjournent dans ces montagnes. Les Pyrénées deviennent un lieu d'échanges grâce au tourisme, aux stations thermales, à l'amélioration des moyens de transport, aux pèlerinages qui se multiplient après les apparitions de la Vierge à Bernadette Soubirous. Les nombreux récits de voyage, publiés tout au long du siècle, permettent de saisir comment vivaient les Pyrénéens au coeur de ces massifs où les activités traditionnelles côtoient alors les activités liées au tourisme naissant.

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  • Histoire de Bayonne

    Serge Pacaud

    • Geste
    • 3 Mars 2021

    Un beau livre retraçant l'histoire de Bayonne. De l'âge de pierre à aujourd'hui, vous pourrez découvrir ce qui a caractérisé la ville de Bayonne pendant des siècles, le tout accompagné de nombreuses photographies pour mieux illustrer les propos de l'auteur. Ainsi vous pourrez apprendre et comprendre les complexités et l'histoire de cette ville basque.

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  • Durant les trois siècles qui précèdent la révolution, la vie pyrénéenne conserve sa forme la plus originale. Les populations de la chaîne jouissent encore de leurs principaux pivilèges ; leurs relations avec le versant espagnol demeurent des plus étroites ; leurs contacts avec le «monde extérieur» s'avèrent assez épisodiques et superficiels pour ne point altérer leurs forces vives et spécifiques. Grâce à de nombreux documents, il est possible de reconstituer dans le détail la vie des Pyrénéens : leur vie publique (au sein d'organisations valléennes et communales très autonomes), leur vie de labeur (au champs, sur les pâturages, en forêt, au fond des mines, dans les villes thermales...), et leur vie privée (vie familiale, croyances, distractions...).

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  • Un cheminement sur le littoral et à l'intérieur du Pays basque.
    Confrontation des images anciennes et d'aujourd'hui : paysages, viles et villages, Rugby, pelote basque, fêtes, corridas et marchés pontuent ce livre souvenir...

    Illustré par plus de 300 photos, cet album raconte le Pays Basque de la fin du XIXe siècle à nos jours, en passant par les photos des années 50 à 90 issues des archives du journal Sud Ouest.
    Plurielle, l'identité basque surgit de ces documents.
    Se superposent cartes jaunies, clichés noir et blanc, sépia ou couleur. Dans chaque chapitre on pourra comparer photos anciennes et images d'aujourd'hui, complétées par des documents inédits.

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  • Capitale européenne des industries aéronautiques et spatiales, siège mondial d'Airbus, capitale de la nouvelle région Occitanie, Toulouse n'a jamais autant brillé qu'en 2016. Mais sa longue histoire plonge ses racines 2 000 ans dans le passé. Brillante ville romaine (« la Palladienne »), capitale du royaume des Wisigoths, cible de la croisade contre les Albigeois, siège du deuxième parlement de France, Cité savante et « sainte » de la Renaissance et de l'époque moderne, Toulouse a su devenir une ville de recherche et de high Tech en restant ouverte au monde, à la culture et au bien-vivre. Autant d'atouts pour postuler à une inscription d'ensemble au patrimoine mondial de l'UNESCO après les classements de Saint-Sernin et du Canal du Midi.
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    Jean-Marie Pailler, professeur émérite d'Histoire romaine à l'Université de Toulouse-Jean Jaurès. Annie Thomas, diplômée d'Histoire, ancienne élève à l'ENA, responsable syndicale de la CFDT et diplomate. Jack Thomas, professeur émérite d'Histoire contemporaine à l'Université de Toulouse Jean-Jaurès.

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  • Le Béarn, en tant qu'entité juridique et politique, n'a existé qu'entre le Xe siècle et 1620. C'est peu, eu égard à la profondeur historique de cette terre et des hommes qui l'ont peuplée, et au vif sentiment béarnais constamment exprimé depuis, et encore aujourd'hui.
    Qu'il nous soit permis enfin de réaffirmer que faire de l'histoire locale, dans notre esprit, ne revient nullement à s'enfermer dans un petit coin de «province», à se recroqueviller... On peut le faire en ouvrant sur le monde des fenêtres aussi larges que lorsqu'on fait de l'histoire dite «nationale». En somme, faire l'histoire du Béarn n'implique pas un rétrécissement du champ de conscience, mais simplement un changement de point de vue, de point d'ancrage pour regarder le monde. Or, pourquoi le monde vu d'ici serait-il plus petit que le monde vu d'ailleurs ?

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  • Ce livre, sur la ville rose, entre belles images, roman noir ou encore guide pour touristes de passage, emprunte à bien des genres. Il marie des éclairages, des registres et des subjectivités différentes et particulières, à la fois hétérogènes, proches et lointaines, respectueuses des diversités d'appréciation et de jugements. Il entremêle des styles et des regards, uniques et singuliers ; il mélange les langues comme dans un collage se superposent et se juxtaposent des images pour en faire une ; il réunit des jeunes pousses pleines d'avenir, une brochette de musiciens en fiction romanesque, et même un groupe d'éminents historiens aussi savants qu'attachants, des gens de plume aux parcours professionnels et intellectuels et aux appartenances sociales et générationnelles dissemblables. Un melting- pot de passions en mots et écritures et d'amoureux de notre cité gasconne de briques et d'accent où les sens se déclinent sans grammaire ni contraintes.
    Une composition à quinze auteurs, écrivains, enseignants, hommes ou femmes de spectacles, un bouquet de bons et beaux mots, mots d'esprit et de coeur juxtaposés et mêlés, loin des généralités réductrices. Une démarche champêtre et florale pour mieux exhaler les parfums odorants et pour offrir une brassée multicolore.
    Près de cent entrées imbriquées, des notices autour d'un mot ; cette approche impressionniste de sensibilités aussi intimes que complémentaires laisse aux lecteurs le choix de l'ordre de lecture. Le classement alphabétique ne contraint en rien un choix linéaire, il n'est rien d'autre qu'une façon d'aller à ses goûts et à ses inclinations. Aucune volonté d'exhaustivité, aucun désir de se montrer définitif, un objet juste identifiable, comme un manuel de bricoleurs sans autre prétention que de faire partager des sensations.
    Pour reprendre les mots d'André Breton, dans le manifeste du surréalisme : « tout est bon pour obtenir de certaines associations la soudaineté désirable ».
    Chacun y trouvera, peut-être y découvrira, les charmes de l'aquarelle, des clichés magnifiés, des inconnues extraordinaires, des liserés brouillés, des envolées poétiques, des paroles en retrait, des phrases en pointillé, des ellipses à prolonger, ou encore des rigueurs factuelles. Il peut y avoir aussi des regrets ou des oublis comme en sont capables des amoureux transis.
    L'amour est souvent à n'en pas douter exclusif, et les sentiments toujours d'une aveuglante lumière.

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  • À partir de documents divers - archives publiques, études universitaires, presse locale et nationale -, José Cubero retrace les étapes de l'industrialisation des Hautes-Pyrénées qui furent un département durablement rural. Un Arsenal est d'abord implanté à Tarbes dès 1871, puis les industries de la Défense nationale voient le jour pendant la Grande guerre grâce à l'électricité avant le véritable décollage industriel du début des années 1920.
    Mais cette histoire est aussi une histoire sociale, celle des hommes qui ont participé à cette aventure, avec leurs espoirs, leurs luttes, mais aussi leurs divisions et leurs échecs, une histoire à « hauteur d'homme ». Avec aussi la nécessité de faire appel à des travailleurs étrangers : travailleurs coloniaux lors des deux conflits mondiaux, espagnols mais aussi bien sûr paysans déracinés.
    Ceux-ci conservent opiniâtrement des liens avec leurs origines et constituent pendant plusieurs décennies le type même des ouvrierspaysans.
    Après la Seconde Guerre mondiale et la remise en route de l'appareil productif hérité de l'entre-deux-guerres, l'éloignement des centres de décision et l'absence d'un terreau de petites et moyennes entreprises frappent le département. Cependant, malgré la fermeture d'un certain nombre d'usines, la création du pôle universitaire a facilité l'association entre la recherche et le développement.
    Ce qui a permis l'éclosion de ces petites et moyennes entreprises performantes qui avaient tant manqué par le passé et de soustraitants implantés dans le terreau local mais inscrits dans la mondialisation.

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  • Les Pyrénées... On dit d'elles que ce sont des montagnes jeunes, mais pour nous, enfants des estives, ce sont les plus belles ! De la Méditerranée au golfe de Gascogne, leurs sommets parfois couronnés de neiges éternelles, tutoient les nuages, hiver comme été, en traversant six départements. Véritable frontière naturelle entre la France et l'Espagne, elles furent pour beaucoup synonyme de liberté, notamment pour tous ces Républicains espagnols qui fuyaient le régime franquiste. Epargnés par une arbitraire ligne démarcation, c'est là que nous avons grandi, en zone libre, l'hiver dans les vallées et l'été au coeur des estives... Notre enfance, rythmée par les saisons, s'est passionnée pour le courage des contrebandiers qui n'hésitaient pas à défier l'autorité et nous étions fiers d'accompagner les bergers lorsque la transhumance faisait résonner les sonnailles jusqu'au fond des vallées. Nos hivers étaient blancs et froids, nos étés verts et pentus. Le progrès gagne nos sommets, bousculant parfois nos traditions. Nos Pyrénées se transforment d'autant plus que les sports de glisse se démocratisent. Mais nos racines pyrénéennes ont la dent dure et nous gardons tous au fond de nous, un coin de ce paysage où nous avons grandi heureux !

  • Avec ce livre, l'occasion nous est donnée de parcourir Toulouse, d'observer ses fontaines monumentales, d'écouter leurs eaux, échos de de la Garonne.
    Ces fontaines évoquent une histoire, un passé, chantent les louanges des héros.
    Leur création vous est racontée autour de l'artisan, du sculpteur, de l'architecte qui les ont offertes aux grandes places de la cité rose.
    Plus de 200 photographies nous les font découvrir, depuis leur cadre environnemental jusqu'au moindre détail.
    « Dans chaque fontaine commence et s'achève la genèse du flux vital, sans cesse renouvelé dans le chuintement du liquide diamanté... » A l' intérieur de ce livre 2 grands circuits de visites des fontaines à suivre à l'aide de flashcodes sur votre smartphone ou sur tablette.
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  • Toulouse a toujours compté dans l'histoire de France. Capitale de l'Aquitaine mérovingienne, affaiblie ensuite par la croisade albigeoise, elle connaît un vrai « siècle d'or » grâce à l'exportation du pastel entre les XVI e et XVII e siècles. Plus tard, la forte industrialisation au lendemain de la Première Guerre mondiale donne naissance à l'une des métropoles les plus dynamiques aujourd'hui en Europe.
    Ville innovante, ville savante, Toulouse s'est hissée au rang de capitale européenne grâce à des technologies de pointe autour de la médecine, de la pharmacie, du numérique, de l'espace et de l'aéronautique. Ader, Mermoz, Saint-Exupéry, Latécoère, sont autant des noms qui restent intimement liés à son histoire.

    Cette nouvelle Histoire de Toulouse, écrite et dirigée par des historiens de renom, constitue l'ouvrage de référence sur l'histoire de Toulouse et de sa métropole.

  • Regroupant plus de 450 cartes postales du début du siècle, Le Pays Basque à travers la carte postale ancienne est une invitation à un voyage dans le temps. L'ouvrage relate notamment la vie économique de la région à la Belle Époque, présente les grandes cités telles qu'elles étaient il y a 100 ans, et détaille les coutumes et l'art de vivre au quotidien des Basques au début du XXe siècle.
    L'iconographie est issue des fonds de collectionneurs membres du Club Cartophile de l'Entre-deux-Mers, l'un des plus importants de France.

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  • Les infâmes

    Emile Desplanque

    USURIERS, TENANCIERS DE MAISONS DE JEU, PROSTITUÉES, PROXÉNÈTES, GEÔLIERS ET BOURREAUX, TOUS CEUX QUI EXERÇAIENT LES MÉTIERS SEMI-CRIMINELS SE TROUVAIENT DANS UN ETAT PARTICULIER : ILS PORTAIENT UNE MARQUE CARACTÉRISTIQUE, ILS ÉTAIENT INFÂMES.
    Le grand mérite d'Émile Desplanque a été de réaliser un travail très novateur en se penchant sur ces problèmes d'histoire des mentalités et comportements sociaux, totalement ignorés de son temps, où on ne s'intéressait guère qu'a l'histoire événementielle et aux grands personnages, mais non aux «petits» et aux «obscurs». Les déviances, les marginalités constituaient la partie la plus spectaculaire de ces comportements collectifs, il était logique qu'ils attirent d'abord l'attention d'une époque soucieuse d'ordre moral et de «normalité». L 'auteur n'y échappe pas, mais son originalité est de les aborder en historien.

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  • En 1855, les «Bains Dominique» occupent une petite plage de Ciboure, en contrebas de la Corniche. Un premier bâtiment est construit. Après la première guerre mondiale, il est fait appel à l'architecte William Marcel pour construire un établissement de bain qui sera aussi dancing, restaurant.
    Plusieurs projets seront étudiés.
    Quand le superbe bâtiment sort complet. Nous sommes en pleines Années folles et toute la côte basque chic se rue sur l'établissement de Ciboure qui devient le haut lieu de la vie nocturne des étés basques.
    L'ouvrage revient sur les travaux de l'architecte, avec de superbes plans et croquis.
    Il évoque aussi les nuits dingues et le charme singulier de ce bâtiment sis au dessus d'une petite plage qui existe encore aujourd'hui, mais que l'on ne peut rejoindre qu'à la nage...

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  • Née à Clavette en 1947, Elisabeth NAUD est une fille du pays, qui retranscrit, à travers un choix judicieux d'articles de journaux de l'époque, une atmosphère qui passe de la légèreté à l'angoisse au fur et à mesure des événements survenus au cours de l'année 1914, comme ont dû le ressentir, avec une certaine sidération, ceux de nos ancêtres vivant ce dur moment de l'histoire.
    La première moitié de l'année relate des sujets badins, des programmes de festivités, mais aussi des querelles électorales, des rapports sur l'agriculture et bien d'autres articles, de toute sorte - toujours bien écrits - et qui, très vite au fil des pages, nous immergent dans la vie de la Belle Époque, dont personne ne devinait alors que c'était les derniers moments.
    Puis, le 1 er août 1914, c'est la mobilisation générale et la terrible réalité de la guerre car, même s'il est clair que les journaux avaient reçu l'ordre de ne pas inquiéter les populations, on ne pouvait pas cacher l'hécatombe des morts, ni les blessés qui arrivaient à La Rochelle par trains entiers dès les premiers mois de la guerre, ni non plus les réfugiés belges débarquant au port de La Pallice.
    On comprend entre les lignes, malgré la censure, on remarque des détails qui plantent partout des décors et des ambiances, en cette année où la douceur de vivre a cédé la place au chaos.

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  • Les Pyrénées recèlent dans leur sous-sol un capital hydrominéral exceptionnel: on a en effet dénombré plus de 500 sources thermales (dont 148 furent exploitées) sur le seul versant français. Si leurs propriétés thérapeutiques étaient déjà connues et exploitées par les Romains à Luchon, Bagnères-de-Bigorre ou Cauterets, ce n'est qu'à partir de la fin du 18e siècle, encouragé par une littérature médicale abondante et des résultats probants, que le «recours aux eaux» devient une prescription régulière de la médecine. S'ouvre alors l'âge d'or des stations thermales des Pyrénées qui culminera du Second Empire jusqu'à la 1ière Guerre Mondiale. Les villes d'eaux se multiplient, se transforment et s'embellissent; l'arrivée du train et le percement de routes qui desservent petit à petit toutes les stations, la présence de têtes couronnées, d'aristocrates, hommes d'État et nouveaux bourgeois aisés en font le «rendez-vous de l'Europe élégante». Au pied de ces paysages grandioses désormais attirants et sublimés, artistes et écrivains célèbres contribuent par leurs oeuvres et récits empreints d'élans romantiques, à exalter le «voyage aux Pyrénées». Ce n'est plus seulement pour la cure qu'on vient aux Pyrénées, mais pour la villégiature et les loisirs : jeux, concerts, bals, champs de course... découverte de la montagne. Magnifié par une riche iconographie (Cartes postales anciennes, affiches célèbres...) cet ouvrage vous permettra de mieux connaître les qualités thérapeutiques ainsi que la grande (et la petite) histoire de ces stations thermales, actuelles ou disparues, qui sont la fierté de nos Pyrénées.

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  • Histoire du peuple basque

    Jean Pinatel

    • Arteaz
    • 3 Octobre 2020

    Mon père, Jean Pinatel est né le 9 juin 1913 à Urcuit et est mort le 3 avril 1999 à Biarritz.
    A la France dont il fut un inspecteur général de l'administration au Ministère de l'intérieur où il consacra sa vie à étudier le phénomène criminel sur lequel il publia plusieurs livres qui font encore aujourdhui référence.
    Au Pays Basque où retraité à Biarritz, il se réappropria la langue Basque et consacra son temps à écrire cette « histoire du peuple Basque » qui constitue une riche synthèse de tout ce qui avait été écrit sur le sujet avant 1990.

  • Le «populicide» des Basques sous la Révolution. Beaucoup d'écrits et des monuments rappellent le «populicide» - terme utilisé par le révolutionnaire Gracchus Babeuf dans son pamphlet «Du système de dépopulation.» - de l'Ouest de la France, de la Vendée au Pays Nantais, et au-delà. Mais bien peu d'ouvrages ont été consacrés à la déportation des Basques du Labourd et des confins bas-navarrais en ce tragique mois de février 1794. Des archives disparues dans des incendies ou des traces effacées intentionnellement n'ont laissé subsister que des mémoires conservées dans certaines familles et des inscriptions recueillies au XIXe siècle par quelques chercheurs courageux sur les tombes dans les cimetières encore intacts jalonnant le chemin de croix des déportés. Par un froid intense, leur long cortège s'étira jusque des contrées éloignées - au Cantal et en Lauraguais - accompagné de charrettes où l'on avait jeté pêle-mêle ceux qui ne pouvaient marcher par eux-mêmes : vieillards, femmes en train d'accoucher, enfants en bas-âge et grabataires. Soumis à des travaux forcés, publics ou chez les particuliers, les rares survivants ne furent autorisés à rentrer au Pays Basque que huit mois plus tard, pour trouver leurs maisons dévastées, pillées et brûlées, la terre en friche ou les récoltes volées, les bourgs vidés de leur population. La ruine était totale. Elle provoqua un appauvrissement dans le pays, cause d'émigration de générations de jeunes basques, une décadence de l'esprit civique et, partant, une atonie dans la vie politique au XIXe siècle.

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  • Le Pic du Midi de Bigorre, que l'on croyait être la plus haute cime des Pyrénées, devient dès la Renaissance un terrain de prédilection pour des savants et parfois au péril de leur vie ! Cartographes, botanistes, physiciens, météorologues et astronomes y ont écrit des pages importantes des sciences : étude du rayonnement cosmique et de particules venus du fin fond du cosmos, cartographie de la surface lunaire, observation des comètes, des planètes et des corps qui composent l'univers, découverte d'un nouveau satellite de Saturne... Sentinelle en avant de la chaîne, dominant majestueusement la plaine du haut de ses 2877 m., il est un site majeur du pyrénéisme. Gravi depuis plus de 5 siècles, par des artistes, des lettrés et des érudits, les témoignages ne manquent pas pour découvrir l'histoire de ce grand site pyrénéen désormais accessible à tous.

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  • Notre enfance en pays gascon, terre de Gascogne, est partagé entre le Béarn, patrie d'Henri IV, les Landes maritimes et sylvestres, le Gers, pays des mousquetaires et de l'Armagnac et les cimes enneigées des Hautes-Pyrénées et de la Bigorre. Bien que traversé par la ligne de démarcation dans les années 1940, notre courageux pays gascon s'en tire relativement bien tout en préservant sa douceur de vivre. Notre accent roule comme les rivières de nos campagnes, tandis que labours, semailles et fenaisons tentent de faire chanter cette terre qui nous assure tant bien que mal ce pain quotidien dont nous manquons. En 1951, la découverte du gisement de gaz naturel de Lacq va bousculer cette douceur de vivre. La main-d'oeuvre afflue de toute la France amenant avec elle des traditions nouvelles. Ce gaz qui sera distribué par gazoducs dans toute la France à partir de 1965 va contribuer à l'essor industriel de la France... une fierté pour notre terre gasconne ! Enfants de Gascogne, nous nous accrochons à notre terre, celles de nos ancêtres. Nous partageons comme eux la passion de la poule au pot, de la garbure et du rugby, un rugby gascon qui écrira quelques belles pages du Quinze de France. Nous quittons l'école communale et son instituteur pour le lycée de la grande ville et ses professeurs diplômés. Un autre avenir se dessine pour nous, celui du modernisme, même si perdure au fond de nous la nostalgie et les traditions de ce pays gascon qui nous a vu naître.

  • Un témoignage sans prétention historique mais soucieux de rapporter un vécu à travers la réalité des événements.

    Comment naît un mouvement d'inorganisés, regroupés par affinités et ponctuellement ? Quelles sources, quels courants à l'origine de ce mouvement ? Qui a aujourd'hui entendu parler des groupes libertaires autonomes, transparents et affinitaires ? Quel trajet jusqu'à la mouvance toulousaine plus anti-autoritaire que libertaire ? Comment cette mouvance secoua, amusa, choqua, la vie toulousaine dans les années 1970-1980...

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