• Bien que la communauté juive soit de plus en plus attaquée sur le sol français, Yann Boissière veut croire qu'elle a toute sa place dans la vie de la nation et qu'elle a les atouts pour apporter sa contribution à notre vivre-ensemble.
    Passant en revue les grands enjeux qui interrogent les juifs de France - l'antisémitisme, la laïcité, le rapport à Israël, le dialogue interreligieux -, l'auteur montre comment le judaïsme peut aujourd'hui faire oeuvre de paix et de liant au sein du cadre républicain.
    Un essai enthousiaste et roboratif, un cri d'amour pour la France.

  • « C'est de l'hébreu pour moi ! » Cette expression populaire marque bien le sentiment d'étrangeté que suscite souvent la langue dans laquelle est écrite la Bible. Pourtant, au même titre que le grec et le latin, l'hébreu est à la source notre patrimoine culturel et spirituel. Tel est le paradoxe que relève Julien Darmon, et qui le conduit à déconstruire les préjugés ancestraux pesant sur une langue réputée « difficile », lointaine parce que « sémitique », « langue morte » qui aurait été réveillée uniquement par le sionisme, etc.
    Une fois écartés ces obstacles imaginaires, l'hébreu nous livre son génie propre : celui des 22 lettres de son alphabet qui peuvent se combiner d'une manière quasi infinie, donnant au texte « divin » une extraordinaire polysémie. Tout fait sens dans l'écriture de la Torah, et la tradition juive se caractérise par une incomparable liberté d'interprétation. Les chrétiens eux-mêmes gagneraient à s'initier à la langue dans laquelle priait Jésus, dont les paroles prennent des connotations insoupçonnées à la lumière de leurs résonances sémitiques. Julien Darmon en livre maints exemples et démontre ainsi que, loin de lui être opposé, l'Esprit réside au coeur de la Lettre.

  • Le Coran est-il antisémite ? L'islam véhicule-t-il une « haine du Juif » qui le rend incompatible avec les valeurs occidentales ? Le regard de l'islamologue est indispensable pour dépassionner le débat et sortir des jugements à l'emporte-pièce. Sans rien masquer des aspects les plus problématiques, le grand savant Meïr M. Bar-Asher fait le point sur ce dossier brûlant. Il passe en revue l'image des « fils d'Israël » et des « Juifs » dans le Coran et le Hadîth, ainsi que les bases coraniques du statut de dhimmi. IL s'attarde également sur l'apport extraordinaire de la tradition juive à l'exégèse musulmane du Coran, ainsi que sur les parallèles entre les lois religieuses juive et musulmane, halakha et sharia. Il montre surtout que la question du rapport de la tradition islamique à la figure du Juif et au judaïsme est complexe, et qu'on ne saurait la ramener à la caricature qu'en donnent tant les prédicateurs islamistes que les islamophobes.
    Un ouvrage accessible, essentiel pour comprendre les enjeux de société actuels.

  • Contrairement à ce qu'affirment tous les fondamentalismes, la transmission d'un héritage ne doit pas être une réplication à l'identique. Elle dépend d'une infidélité partielle, garante de surgissements inattendus, aujourd'hui comme hier.
    Mariant filiation et rupture, la tradition juive ne se renouvelle qu'en étant bousculée et nourrie par sa rencontre avec d'autres. Delphine Horvilleur illustre brillamment cette vision ouverte de la religion et revisite, loin des interprétations convenues, quelques épisodes fameux de la Genèse. Elle montre aussi sa capacité à repenser les grands problèmes contemporains à partir de la tradition rabbinique.
    Procédant avec clarté et humour, elle aborde successivement trois thèmes : comment, selon le judaïsme, se fabriquent un parent, une identité et un désir, c'est-à-dire la possibilité d'enfanter l'avenir.
      Pétillant d'intelligence. Jean-François Birker, La Croix.

  • Comment lire la Torah ? Toute lecture fondamentaliste d'un livre saint met en péril la liberté, en le figeant dans une vérité immuable. Toute lecture historique et critique comprend ce livre en fonction de son contexte historique d'écriture, mais en omettant la question du sens de ce livre pour les lecteurs d'aujourd'hui. Le présent ouvrage montre comment une lecture spirituelle selon la tradition juive permet de sortir de cette impasse : la langue des textes étudiés porte des significations à déployer dans le temps, grâce à leurs innombrables lecteurs ; elle ne sépare jamais la quête de la vérité d'un travail exigeant sur soi-même. Dès lors, lire la Torah, c'est aussi voyager dans l'histoire, avec d'autres hommes et femmes. La Torah parle bien de notre présent, et ne donne pas de solutions.

  • La découverte inespérée des registres du collège Gambetta, grâce à l'acharnement de Claude Smadja, l'un des initiateurs du Comité Tlemcen, a permis que le nom de ma soeur Bella soit gravé avec ceux de ses camarades d'école assassinés comme elle

  • L'histoire que Simon Schama entreprend de nous conter ici raconte l'héroïsme de la vie quotidienne autant que les grandes tragédies. Elle n'est pas l'histoire d'une culture à part, mais celle d'un monde juif immergé dans les peuples au milieu desquels il a vécu et marqué par eux. C'est en cela que l'histoire des Juifs est l'histoire de tous.
    L'histoire que Simon Schama entreprend de nous conter ici est à nulle autre pareille.
    Tout au long des dernières décennies, des découvertes archéologiques ont renouvelé notre vision de la manière dont a vu le jour la Bible, qui allait devenir le patrimoine d'une bonne partie de la planète. D'une extrémité du monde juif à l'autre ont été exhumées des mosaïques qui bouleversent notre idée de ce qu'étaient une synagogue et le culte juif, mais aussi de tout ce que cette religion, dans ses formes, partageait avec le paganisme et le christianisme primitif.
    Cette histoire s'étend sur les millénaires et les continents - de l'Inde à l'Andalousie, des bazars du Caire aux rues d'Oxford. Elle nous emmène d'un royaume juif dans les montagnes de l'Arabie du Sud à une synagogue syrienne aux murs peints étincelants, en passant par la colonie juive installée dans l'île d'Éléphantine, en Haute-Égypte, dès le vie siècle avant notre ère.
    Simon Schama nous conte avec maestria cette épopée où l'héroïsme de la vie quotidienne côtoie les grandes tragédies, et pose son regard d'historien de l'art sur les trésors qu'elle nous a légués. L'histoire des Juifs n'est pas, comme on l'imagine souvent, celle d'une culture à part, mais celle d'un monde juif immergé dans les peuples au milieu desquels il a vécu et marqué par eux, des Égyptiens aux Grecs, des Arabes aux chrétiens. C'est en cela qu'elle est l'histoire de tous.

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  • Le judaïsme ne saurait se réduire à un ensemble spécifique de croyances et de rites. Cette religion propose une culture globale qui recouvre à la fois un enseignement doctrinal, un système de lois très développé, un mode de vie particulier et un système social étendu. Fondé sur des formes de savoirs et des modèles intellectuels, éthiques et politiques instruits par des textes écrits et des traditions orales, le judaïsme repose également sur sa société particulière, définie par le peuple juif mais aussi par les convertis qui se joignent à lui, quelle que soit leur origine.
    Cette culture globale est plurimillénaire : une bibliothèque juive traditionnelle contient à la fois des ouvrages de la haute antiquité (Bible) et de l'antiquité tardive (Talmud, Midrach), et un très grand nombre de textes et d'études, relayés depuis l'époque médiévale, qui vont du commentaire biblique ou talmudique au traité philosophique ou cabalistique. Au-delà des textes, la tradition hébraïque enveloppe de fait toutes les dimensions de la vie, depuis les idées les plus hautes de la métaphysique jusqu'aux détails les plus pointus de la relation de chacun à son corps, aux objets du monde et à autrui.

  • Le Zohar, ou Livre de la splendeur, est un classique de la mystique juive, et le livre le plus achevé de la Kabbale.
    De ce commentaire de la Loi (qui suit le plan des cinq premiers livres de la Bible), notre volume présente des extraits choisis pour leur vivacité colorée dans la description de la vie spirituelle, pour leur acuité dans l'exégèse de l'Écriture, pour le caractère multiple de la pensée sur l'âme, la vie de la foi, l'amour humain et l'amour divin, la souffrance et la mort, l'exil et la rédemption.
    Gershom Scholem, dont la compétence en matière de mystique juive reste mondialement reconnue, fait, dans l'Introduction, le point de ce que l'on sait aujourd'hui de cette oeuvre majeure et de son auteur.

  • À côté de la Bible - la Loi écrite -, le Talmud constitue la Loi orale, l'enseignement jamais interrompu de la tradition juive, sa mémoire et les racines de sa culture.

    Réflexion à partir de ce texte sacré, Le Livre brûlé se déploie en trois livres : le premier présente une introduction à l'univers talmudique ; le deuxième commente deux textes importants de la Michna et de la Guémara, qu'il confronte aux réflexions philosophiques contemporaines ; le troisième, enfin, interroge la figure énigmatique d'un maître hassidique, Rabbi Nahman de Braslav, qui, sentant la mort venir, détruisit par le feu un de ses écrits...

    Ces trois livres en suscitent d'autres, à l'infini, et posent la même question : ne faut-il pas « détruire » les livres pour donner naissance à la pensée, pour créer le renouvellement du sens ? Pour que la fidélité aux écritures ne se pétrifie pas en refus aveugle du temps et de l'Histoire ?

  • Les Juifs seraient absents de la mémoire historique de la France. À contre-courant de cette idée, ce livre propose de relire le processus de construction de l'histoire des Juifs de France en partant à la recherche de ses sources. Centré sur le XIXe siècle, il prend pour point de départ les ardents débats relatifs à la citoyenneté des Juifs sous la Révolution française.
    Tandis que la recherche historique se voit portée en France, à partir des années 1830, par la volonté politique de mise en ordre du passé archivé au sein des dépôts publics, de nombreux documents se voient identifiés, classés, inventoriés et publiés. Parmi eux, des documents relatifs à l'histoire des Juifs. Certains sont disséminés dans les fonds des archives locales, d'autres au contraire sont retrouvés au coeur même des collections les plus prestigieuses de la royauté française. Parallèlement, la fièvre archéologique qui gagne les élites provinciales cherchant à célébrer les racines chrétiennes de la France, fait émerger, presque par hasard, des inscriptions hébraïques. Celles-ci sont néanmoins intégrées difficilement et marginalement au domaine alors florissant des antiquités nationales.
    Il faudra attendre la fin du XIXe siècle pour qu'un cercle restreint de savants ancre une histoire française des Juifs depuis le Moyen Âge, non pas séparée, mais intégrée à l'histoire de France. Cette histoire « judéo-française », répondant à distance aux attaques antisémites de la presse nationalisted'alors, permet de révéler la part juive insoupçonnée de l'histoire de France. Mais cette reconnaissance a un prix : la perte et la dislocation de nombreuses archives issues des anciennes communautés juives de France, fragilisant à terme la possibilité de reconstituer leur histoire « intérieure ».

  • Les crimes et attentats antijuifs, commis ces dernières années par des djihadistes et consorts, nous rappellent cruellement combien l'antisémitisme exacerbé et violent est loin d'avoir disparu.

    Des observateurs et intellectuels ont alors dénoncé les contenus antisémites du Coran et de la tradition prophétique (Sunna), responsables, selon eux, de la haine contemporaine de l'altérité juive moderne puisque, en tout état de cause, l'antisémitisme radical, celui qui s'est déployé en Europe à la fin du XIXe siècle, serait devenu marginal en Occident.

    Pourtant, en analysant soigneusement les sources canoniques de l'islam (Coran et Sunna), on constate que la religion musulmane, dans son essence, n'est pas hostile aux juifs. Mieux, l'islam n'a jamais considéré les juifs comme étant «?le peuple déicide?». Une croyance typiquement chrétienne à l'origine de la détestation extrême des juifs dans l'Europe, du Moyen Âge à l'époque moderne?; avec toutes les conséquences désastreuses que l'on sait. Cela dit, l'islamisme intransigeant, promoteur d'un antisémitisme hybride, et le wahhabisme, matrice d'un antijudaïsme islamique, contribueront indéniablement à la stigmatisation outrancière des juifs, et ce dans un contexte de crise civilisationnelle que traverse le monde arabe et de rejet de l'État d'Israël perçu, dès sa création en 1948, comme un fait colonial inacceptable.

    Malik Bezouh dresse ici une histoire comparée de l'antijudaïsme et de l'antisémitisme en Orient et en Occident qui démonte les idées reçues de part et d'autre.

  • L'histoire des Hébreux nous est essentiellement connue par la Bible. Mais entre l'Histoire et la foi, où se situe la réalité du peuple d'Israël ?

    Se fondant sur les progrès de l'archéologie, Richard Lebeau confronte le récit biblique aux découvertes archéologiques. Il raconte le destin exceptionnel de ces nomades venus de Mésopotamie, d'Égypte et de Canaan, rassemblés, vers 1 200 avant J.-C., autour du culte d'un Dieu unique - Yavhé - et d'un roi. Malgré les conquêtes, les exodes et les tentatives d'assimilation, les Hébreux ont su préserver leur identité, réécrivant sans cesse leur passé, jusqu'à leur expulsion de la Terre sainte par les Romains en 135 de notre ère.

  • Le Guide des égarés apparaît dans l'histoire des idées comme l'une des plus illustres oeuvres philosophiques de tous les temps.
    Maïmonide (1135-1204) est resté une figure majeure du judaïsme rabbinique. Mais sa connaissance de la philosophie fit de lui l'apôtre d'une religion rationnelle, épurée des superstitions, qui vise essentiellement l'instauration d'une société vraiment humaine.
    Écrit pour des intellectuels écartelés entre la tradition religieuse et la pensée scientifique et philosophique de l'époque, Le Guide des égarés tente surtout de mettre en accord l'enseignement de la Bible et de ses commentaires, avec la philosophie d'Aristote. Reconnu très vite comme une oeuvre maîtresse, il influença de manière décisive la pensée juive, chrétienne et musulmane.
    De portée universelle, Le Guide ne constitue pas moins une analyse approfondie du judaïsme, dans ses aspects rituels comme dans le domaine de ses croyances. Il propose une compréhension rationnelle de la Bible et du Talmud, dégagée de l'autorité et des dogmes des institutions juives qui lui en tiennent rigueur pendant des siècles.
    Le Traité des huit chapitres opère la synthèse de l'Éthique d'Aristote et de la morale juive traditionnelle ; ce qui a pour conséquence inattendue de faire de lui le premier traité de psychologie et de psychothérapie de l'histoire.

  • Qu'est-ce que le judaïsme ? une histoire, une religion, une identité, une mémoire, une étiquette, une loi, un livreoe depuis les temps bibliques jusqu'à l'époque de l'état hébreux, le judaïsme n'a cessé de se transformer.
    Pour débrouiller cet écheveau, une centaine de chercheurs du monde entier ont exploré la vie quotidienne juive, le cycle des fêtes, les multiples aspects de la pensée juive, les principaux concepts du talmud, la différence entre achkenazes et sefarades, l'importance du hassidisme, les rapports entre le judaïsme et l'islam, l'enseignement des prophètes, et mille autres faits touchant aux relations entre le judaïsme et l'histoire du monde occidental.
    Sont ainsi expliquées, à travers quelque mille cinq cents articles, pour les juifs et les non-juifs - qui partagent d'ailleurs souvent la même méconnaissance du judaïsme les notions "d'ablution", de "chabbat", de "circoncision", de "torah" ou de "yiddish".
    Une esquisse de l'histoire du peuple juif, illustrée par de nombreuses cartes, et un calendrier juif complètent ce dictionnaire encyclopédique du judaïsme, dont l'original américain a été spécialement adapté pour le lecteur français.
    Un index thématique, enfin, facilitant au lecteur la circulation à travers tout l'ouvrage, fait de ce dictionnaire un outil de travail hors pair et unique en français.

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  • Qu'est-ce vraiment que la Cabale, cette grande mystique du judaïsme ? Contre les fantasmes que ce mot inspire, voici l'étude la plus sûre et la plus complète du maître en la matière.
    Traitant des centres d'intérêt majeurs de la cabale, de leur nature, de leur signification, de leur émergence et de leur développement, cette approche se double d'une approche historique. À partir de l'étude des sources originelles, Moshe Idel décrit la mystique juive du Moyen Âge au XIXe siècle. Il montre que la cabale possède des sources antiques qui précèdent la théologie gnostique. Il dépeint dans le détail les techniques mystiques pratiquées et il termine par une analyse de l'herméneutique cabaliste qui en renouvelle l'écriture.
    Cet ouvrage, qui jouit d'une reconnaissance internationale, a été traduit en plusieurs langues et suscite toujours des débats passionnants, et parfois passionnés.

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  • Les non-juifs curieux d'approfondir cette religion étroitement liée à l'histoire et dotée d'une profondeur spirituelle, mystique et méditative découvriront les différents courants au sein de la communauté (Ashkénazes, Sépharades et réformateurs, orthodoxes et libéraux), les célébrations et leur signification et reviendront sur l'histoire du peuple juif depuis sa genèse jusqu'au génocide de la Shoah.
    Les juifs en quête de repères y trouveront des informations claires sur la pratique pour aborder la judaïté sous tous ses aspects : l'histoire du peuple juif (de la genèse du peuple à l'holocauste) ; la pratique du culte ; les fêtes et célébrations (leurs déroulements et leurs significations).
    Enfin, dans la partie des dix vous trouverez dix personnalités juives que l'on doit connaître et les réponses à dix questions fréquentes sur le judaïsme.

  • Le Christ juif

    Daniel Boyarin

    On sait qui fut Jésus-Christ pour les premiers chrétiens : le Messie. Mais pour les juifs qui furent son contemporain ? Avec un grand courage et une rare science, mais aussi avec tact et humour, Daniel Boyarin ébranle nos idées reçues sur les origines du judaïsme et du christianisme, ainsi que sur leur séparation.
    On ne ressort pas indemne de la lecture de ce livre qui nous offre un regard neuf sur les sources de notre culture, sur l'histoire des monothéismes, sur la genèse des Écritures et de nos mentalités.
    Une plongée en immersion qui rend intelligent.
    Déjà un classique.

  • C'est par ce livre passionnant, issu de conférences données au Jewish Theological Seminary de New York, publié aux États-Unis en 1941 et traduit pour la première fois en français chez Payot en 1950, que Gershom Scholem acquiert une renommée mondiale. Le judaïsme a développé dès ses débuts un courant mystique puissant et original dont l'influence sera considérable tout au long de l'histoire. Ses notions fondamentales sont complexes, ses courants sont divers : Sephiroth, merkaba, gnose, kabbalisme, hassidisme, zohar, mais aussi Abraham Abulafia, Isaac Luria, Sabatai Zevi - autant d'idées multiples, autant de personnalités marquantes qui constituent un univers sans cesse en mouvement, dont Scholem propose ici une analyse claire et complète dans laquelle il fait la synthèse de son savoir.
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  • Rachel Ertel a consacré sa vie à faire connaître et reconnaître la littérature yiddish aux lecteurs francophones. Par ses essais, ses traductions et son enseignement, elle a oeuvré pour la sauvegarde et la transmission de ce riche espace culturel.
    Son parcours personnel est bouleversant : c'est celui d'une petite fille aux parents écrivains rescapés de la Shoah, qui fut déportée en URSS pendant la guerre avant de trouver refuge en France et de voyager aux États-Unis ; c'est aussi celui d'une femme de conviction, déracinée mais passionnée, amie des artistes, des poètes et des grands auteurs yiddish du XXe siècle. Au fil des souvenirs convoqués émergent les grandes problématiques au coeur de la création littéraire, et en particulier les enjeux de toute traduction : Comment transmettre une mémoire perdue, ressusciter un monde aboli ? Comment transposer une langue mourante, liée à un vécu et à une destruction hors parole, en une langue vivante ? Comment concilier le deuil de la langue et la jouissance esthétique de la translation, de la transposition, de l'écriture ?
    À travers la voix forte d'une grande passeuse de la mémoire du monde yiddish, nous entendons la langue des assassinés. Rachel Ertel nous rappelle que l'Anéantissement est au-delà des pleurs, du temps, comme une entaille dans l'histoire de l'humanité, dont seule l'écriture peut porter témoignage, afin qu'il ne soit jamais oublié.
    Rachel Ertel a enseigné la littérature américaine à Paris 7 où elle a fondé le Centre d'études judéo-américaines. Elle est également présidente d'honneur de la maison de la culture yiddish.
    Stéphane Bou est journaliste.

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  • Comme le Baal Chem Tov, fondateur du hassidisme, un siècle avant lui, Rabbi Leiner cherche à penser comment l'âme humaine peut parvenir à se réconcilier avec sa source divine. C'est pour lui l'essentiel face à la violence qui prévaut en ce monde.
    Son livre, dont certains jugèrent les audaces hérétiques, est le premier livre hassidique publié sans les approbations traditionnelles. De quel ordre est la rivalité entre les deux fils de Jacob, Juda et Joseph ?
    Juda, porte une pure grâce à la « racine de sa vie » : il reçoit la révélation de toujours « regarder vers l'Éternel ». Joseph, atteste au contraire de la primauté absolue de la Loi (halakha). Comme Juda, R. Leiner propose une approche individualiste de la spiritualité.
    Selon lui, Dieu reste absent pour la plupart des humains, qui ne sont jamais directement éclairés par Lui ; mais il est présent aussi, car la Torah et les rites restent un guide sûr pour vivre en ce monde-ci sans avoir à faire des choix. Ne plus ressentir le besoin de la Loi ne dispense donc pas de la nécessité de lui rester fidèle. Le risque est de se faire des illusions sur l'illumination dont on jouit.
    L'assassinat de Rabbi Mordechai Joseph Eleazar de Radzyn, dernier descendant de Rabbi Leiner, bouleversa les juifs du Ghetto de Varsovie. R. Leiner n'a jamais soutenu que la malignité humaine est voulue par Dieu. Il enseigne qu'unir sa volonté propre à la Sienne et pressentir sa puissance au plus secret de soi constitue la voie d'une libération de ses illusions sur Lui, sur soi et sur le monde. C'est t(rès différent.

  • Nul n'était mieux qualifié que l'autour de ce livre - docteur en philosophie et rabbin de la synagogue de birmingham - pour entreprendre le véritable tour de force qu'il a réussi en réalisant la synthèse de l'enseignement contenu dans le talmud.
    La richesse de son information n'a d'égale que la maîtrise avec laquelle il répartit son savoir en une suite de chapitres aussi clairs que précis. cet ouvrage, pendant longtemps encore, rendra d'inestimables services à ses lecteurs.

  • 'Au-delà des images toutes faites ou des seules pratiques religieuses extérieures, comment appréhender en profondeur l'esprit du judaïsme, son essence même ?
    Comment comprendre cette tradition qui à la fois s'enracine fermement dans le texte de la Torah et se déploie dans la polyphonie souvent discordante du Talmud, du Midrash et de la Cabbale ?
    Pour Bernard Hadjadj, son enjeu fondamental est de « réparer » une âme humaine blessée et éloignée de son Dieu, non pas pour la « soumettre », mais pour la rendre à sa responsabilité. L'héritage de Moïse témoigne de ce mouvement de libération en vue d'une liberté assumée comme une mission pour la Création tout entière. Moïse n'est pas seulement l'éclaireur de la sortie d'Égypte, il est aussi l'accompagnateur de l'épreuve au désert et l'accoucheur du peuple d'Israël à la fidélité de la Loi, en dépit de ses multiples révoltes.
    Toujours vivant, l'esprit du judaïsme invite à approfondir de manière positive la relation entre don de Dieu et autonomie humaine, sens de la justice et ouverture à la vie.

  • Le rythme frénétique de notre société laisse peu de place aux questionnements sur le sens de la vie. S'inspirant de textes millénaires et contemporains de la sagesse juive, le rabbin Pauline Bebe propose une véritable philosophie du quotidien, à la fois spirituelle et concrète, afin de vivre pleinement sa vie et non de la rêver.
    Avec finesse et clarté, elle interroge les grands thèmes de l'existence : le bonheur, la liberté, le travail, le rire, l'amour, la science, le pardon, l'indifférence, l'ennui... Sa lecture non conventionnelle de ces sujets amène à réfléchir par nous-même. Loin des réponses toutes faites, sans dogmatisme, ce message universel qui allie tradition et modernité s'adresse à tous ceux qui, croyants et non-croyants, aspirent à une vie pleine de sens.

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