Actualités & Reportages

  • Journaliste biélorusse, l'auteure a enquêté durant trois ans. Elle a interrogé les hommes et les femmes de Tchernobyl et retranscrit leurs témoignages sur leurs sentiments, leur souffrance, leur état d'esprit et leur vision de la vie après l'accident. Il en résulte un livre où résonnent les voix des suppliciés de la catastrophe nucléaire.

  • Dans un monde traversé de violence et de changements de toutes natures liés entre autres à notre vision à court terme du progrès, comment lancer une insurrection des consciences, quel sens donner à nos vies et comment agir ? Nicolas Hulot et Frédéric Lenoir, forts de leurs expériences riches et singulières, apportent ici un éclairage nouveau, pratique et spirituel sur les enjeux majeurs du XXIe siècle qui nous concernent tous.
    « Nous ne traversons pas un moment de crise anodin, nous vivons un moment décisif pour l'avenir de l'humanité. Comment s'extraire d'un système devenu fou et des logiques mortifères qui nous mènent à la catastrophe ? Nous avons chacun éprouvé combien les résistances au changement - en nous, comme dans le monde politique et économique - sont grandes. Nous avons vu la beauté de notre planète, la richesse de l'humanité, et nous avons souffert de les voir saccagées.
    Pourtant, comme tant d'autres, nous refusons de nous résigner.
    Un autre monde est à notre portée. Un monde fondé sur l'humilité, la sobriété et le partage. Un monde où les joies profondes seraient plus désirées que les plaisirs éphémères. Un monde plus équitable, plus fraternel, davantage relié à la Terre. Ce monde n'est pas une utopie. Nous pouvons tous contribuer à le faire advenir.
    Mais cela ne sera possible que par une révolution des consciences.
    C'est à cette conversion de notre esprit et de nos modes de vie qu'aimerait contribuer modestement ce livre, fruit du partage de nos réflexions et de nos expériences. ».

    Nicolas Hulot et Frédéric Lenoir

  • Et le bien dans tout ça ?

    Axel Kahn

    • Stock
    • 10 Mars 2021

    «Sois raisonnable et humain !» m'a lancé Jean Kahn, mon père, avant de se donner la mort. Ai-je bien suivi ce fil d'Ariane qui m'a été offert ? Lorsque beaucoup du ruban de la vie a déjà été déroulé, on se retourne parfois pour en juger l'aspect. J'en ai ressenti le besoin pour apprécier la cohérence d'un parcours, confronté aux questions, situations, dilemmes, engagements et combats auxquels j'ai été mêlé. Encore en cette année 2020, j'ai eu à prendre position et à analyser la crise sanitaire de la Covid-19. En tant que Président de la Ligue nationale contre le cancer, mobilisé pour la protection des personnes malades et spécialiste du sujet. Et en tant que citoyen engagé et attentif, explorateur anxieux de la «voie bonne» en tout domaine : la politique, la violence, le Progrès, les technologies, la vie humaine...

    La route a déjà été longue, semée d'embûches comme toute existence, souvent contournée, presque un labyrinthe. Cependant, j'avais, comme Thésée, mon fil d'Ariane. À moi aussi, il a été confié par amour. L'ai-je toujours tenu ? ».

    Axel Kahn

  • REVUE 6 MOIS N.21 ; s'enfuir, mais où ? Nouv.

    Dossier principal.

    UN PEU PLUS PRÈS DES ÉTOILES - Vivre sur Mars, c'est pour demain ou plutôt après demain ?
    LE BONHEUR EST DANS LE BUNKER - Aux États-Unis, le mythe de la petite maison dans la prairie s'adapte à notre époque agitée. Avec du béton armé et 100 pieds sous terre.
    GRANDEUR NATURE - Loin des grandes villes et de leur tumulte, Brice Portolanoa fait le tour du monde des hommes et des femmes qui ont tiré un trait sur leur vie passée pour - enfin ! - être libres.

    Et aussi :
    Le témoin : les habitants de Téhéran continuent à se rendre dans les parcs pour se changer les idées ou briser l'isolement lié à l'épidémie.
    Le jour où... : Beyrouth a volé en éclats.
    Entretien : Jane Evelyn Atwood, un demi-siècle en marge.
    Mémoire : dans les archives des prisons ottomanes, miroir de la Turquie d'aujourd'hui.
    Récit : Murmures de glaces, aux confins de la Russie - Desperados : le plus grand exode du XXIe siècle est vénézuélien - Romances d'Arabie : aimer dans le royaume saoudien.

  • L'horreur du «califat » de Daesh au Levant entre 2014 et 2017 et son terrorisme planétaire ont été une conséquence paradoxale des «printemps arabes» de 2011. Pourtant ceux-ci avaient été célébrés dans l'enthousiasme des slogans démocratiques universels et de la «révolution 2.0».
    Comment s'est installé ce chaos, et peut-on en sortir pour de bon après l'élimination militaire de l'«État islamique»?
    Ce livre replace les événements en contexte, depuis la guerre d'octobre 1973 (du «Kippour» ou du «Ramadan»), suivie de l'explosion des prix du pétrole et de la prolifération du jihad, à travers ses trois grandes phases depuis l'Afghanistan et Al-Qaïda. Puis il propose le premier récit complet rétrospectif des six principaux soulèvements arabes, de la Tunisie à la Syrie.
    Il expose enfin lignes de faille et pressions migratoires en Méditerranée et au Moyen-Orient, et éclaire les choix décisifs qu'auront à faire Emmanuel Macron, Donald Trump ou Vladimir Poutine, ainsi que les peuples et les dirigeants de cette région - mais aussi les citoyens de l'Europe.

    Nourri de quatre décennies d'expérience, de séjours sur le terrain, avec des cartes inédites, Sortir du chaos est de la plume de Passion arabe et offre la précision de Terreur dans l'Hexagone - les deux grands succès récents de l'auteur.

  • En quelques décennies, tout a changé. La France, à l'heure des gilets jaunes, n'a plus rien à voir avec cette nation une et indivisible structurée par un référentiel culturel commun. Or la dynamique de cette métamorphose révèle un archipel d'îles s'ignorant les unes les autres.

    Le socle de la France d'autrefois, sa matrice catho-républicaine, s'est complètement disloqué. Jérôme Fourquet envisage d'abord les conséquences anthropologiques et culturelles de cette érosion. Mais, plus encore, ces mutations profondes de la nouvelle France induisent un effet d'« archipelisation » de la société tout entière : sécession des élites, autonomisation des catégories populaires, formation d'un réduit catholique, instauration d'une société multiculturelle de fait, dislocation des références culturelles communes.

    Dans ce contexte de fragmentation sans précédent, on comprend mieux la crise que traverse notre système politique, où l'agrégation des intérêts particuliers au sein de coalitions larges est tout simplement devenue impossible.

  • Le poisson rouge qui tourne dans son bocal serait incapable de fixer son attention au-delà de 8 secondes. Et le temps de concentration de la génération des Millenials, celle qui a grandi avec les écrans connectés, serait de 9 secondes. Serions-nous devenus des poissons rouges, vidés de notre être, incapables d'attendre ou de réfléchir, reclus dans la transparence, noyés dans un océan de messages, de sollicitations, d'informations, sous le contrôle des algorithmes et des robots ?
    Les empires économiques ont créé une nouvelle servitude avec une détermination implacable. Au coeur du système et de notre vie quotidienne, un projet caché : l'économie de l'attention. Sans rejeter la civilisation numérique, il est temps de reprendre le contrôle pour la transformer.

  • Dans ce nouveau voyage autour du monde au coeur de l'unité du vivant, on fera d'abord plus ample connaissance avec le cochon, si proche de l'homme, mais aussi emblème des ravages de la mondialisation. Au détour des chemins, on croisera beaucoup d'autres animaux tout aussi intéressants et qui portent également en eux de véritables bombes à retardement pour notre santé, entres autres chameaux, canards, pieuvres, chauves-souris et pangolins...
    Animaux, humains, plantes, une est la vie, une est la santé.
    « Figurez-vous que la Terre n'est pas peuplée que d'humains. D'autres êtres, tout aussi vivants que nous, partagent cette copropriété, et pas toujours pour la tranquillité générale.

    De tous les animaux, le cochon nous est le plus proche.

    Il nous accompagne depuis toujours. Nous adorons sa viande, et comme, génétiquement parlant, il nous ressemble comme personne, nous prélevons en lui des valves pour soigner nos coeurs défaillants et de l'insuline pour guérir notre diabète.

    Dans le cochon, tous les dérèglements aussi s'incarnent : l'élevage industriel, la maltraitance, les pollutions. Sans compter les maladies qu'il mitonne au plus profond de son corps bien gras.

    C'est ainsi que pour comprendre notre Terre, ses délices et ses dérives, rien ne vaut un long voyage en compagnie du cochon, de la Bretagne à la Chine, du roi Louis VI au Prix Nobel de médecine Jules Hoffmann, des Métamorphoses d'Ovide aux prophéties (vérifiées) de George Orwell.

    Bien sûr, vous y rencontrerez, mais ne craignez rien, à bonne distance, nombre de personnages intéressants dont quelques virus à l'inventivité redoutable, ma chère chauve-souris, championne de l'immunologie, et le désormais célèbre pangolin.

    Bon voyage aux pays du Vivant ! ».
    Erik Orsenna.

  • S'inspirant de sa carrière militaire comme des multiples rencontres que lui ont valu le succès de ses précédents livres, le général de Villiers dresse le portrait sans ambiguïté d'une France divisée, déboussolée, dépourvue de vision d'avenir dans un monde instable. Les Français ressentent à l'unisson qu'ils sont à un point de bascule, et que vient le moment du courage, d'un équilibre entre ceux qui exercent l'autorité et ceux qui doivent la respecter, entre humanité et fermeté, entre droits et devoirs. C'est ainsi que nous pourrons nous réconcilier, au-delà de nos différences, sur le chemin de l'unité et de l'espérance. Il y a urgence.
    « À la fin d'une conférence, une femme d'une cinquantaine d'années se présente devant moi, visiblement émue, et me dit qu'elle a peur. «Peur pour samedi prochain.» Son mari, Gilet jaune convaincu, prévoit d'aller manifester à Paris. Or l'unité de CRS à laquelle appartient son fils a été désignée pour y assurer le maintien de l'ordre. Ne vont-ils pas se retrouver face à face ? Cette pensée la hante, comment ne pas la comprendre ? À cet instant, j'ai ressenti le déchirement qui s'opère dans notre nation, l'impérieuse nécessité d'une véritable réconciliation nationale. ».

    Après ses deux premiers livres, Servir et Qu'est-ce qu'un chef ?, le général Pierre de Villiers a pris le temps d'une plongée passionnante dans la France, celle des Gilets jaunes, des habitants des villes et des banlieues. Il y a vu une nation profondément divisée et menacée par ses tensions internes, mais aussi par les ruptures d'un monde instable et dangereux. Il y a rencontré des femmes et des hommes entre angoisse et envie de s'en sortir. L'union nationale ne va plus de soi. Les Français ressentent à l'unisson qu'ils sont à un point de bascule, et que vient le moment du courage, d'un équilibre entre ceux qui exercent l'autorité et ceux qui doivent la respecter, entre humanité et fermeté, entre droits et devoirs. C'est ainsi que nous pourrons nous réconcilier, au-delà de nos différences, sur le chemin de l'unité et de l'espérance. Il y a urgence.

  • Journaliste engagé, Hugo Clément se distingue par ses enquêtes coups de poing sur l'environnement. Son journal de guerre écologique sur le terrain est un témoignage sans concession, au plus proche de ceux qui agissent en faveur de la protection de la planète.
    « Nous savons que l'Humanité fait face au plus grand défi de son histoire. Nous savons que les écosystèmes dont nous dépendons menacent de s'écrouler. Nous savons qu'il y a urgence. Le doute n'est plus d'actualité.

    Chaque jour, au coin de la rue ou à l'autre bout de la planète, un nouveau front s'ouvre. Partout, des femmes et des hommes ont décidé de se lever pour sauver ce qui peut encore l'être, ou pour poser les bases d'un nouveau monde. Qu'ils soient scientifiques, activistes, militaires, ou lanceurs d'alerte, ils mettent toutes leurs forces dans la bataille.

    Leur victoire sera la nôtre, leur défaite aussi. Allons renforcer leurs rangs. Unissons-nous pour faire basculer la balance du bon côté. Ensemble, nous pouvons remporter cette nouvelle guerre mondiale. » Auprès de celles et ceux qui s'engagent sur le front de l'environnement, Hugo Clément dessine une carte stratégique des actions à mener. La Terre restera-t-elle une planète habitable pour notre espèce ? Tel est l'enjeu de notre dernier combat.

  • Est-ce la peur qui nous guide ? L'instinct de survie ? Ou le besoin de croire encore en l'humain ? Ce numéro de XXI est un horizon, un humble hommage à ces inconnus qui fabriquent, ça et là, un futur plus juste. Dans le grand théâtre de l'absurde que nous traversons, nous avons envie d'écouter des voix optimistes, courageuses. « Les mots ont le pouvoir d'illuminer la noirceur », disait le dramaturge Samuel Beckett.

    À Marseille, le soin se réinvente au coeur d'une cité. En Amazonie, des « gardiens de la forêt » cessent d'attendre le réveil des grandes puissances et défendent les arbres par les armes. En Angleterre, un avocat prouve qu'enfants de victime et de bourreau peuvent faire la paix. Au Sénégal, une famille interpelle les anciens colons et confronte à ses promesses le chef de l'État français.
    Ils sont soudés ; ils sont nombreux. Ils donnent envie d'y croire. À Beyrouth, une librairie se mobilise dans les décombres de l'explosion qui a fait plus de 200 morts et 300 000 sans-abri l'été dernier. À l'intérieur, on lit, on boit, on déblaie et on reconstruit. Debout. Debout, comme nos libraires, ici en France. Jouissons du pouvoir de lire encore, de lire ensemble.

    Léna Mauger et Marion Quillard

  • En vingt-cinq années, la petite librairie en ligne de Seattle s'est hissée au sommet du commerce mondial. Son fondateur visionnaire, Jeff Bezos, est aujourd'hui l'homme le plus riche de la planète. L'un des plus redoutés aussi car, déjà maître de nos données personnelles, il veut désormais transformer nos vies et investit des milliards dans l'intelligence artificielle.
    Trois années d'une enquête inédite ont permis à Benoît Berthelot de percer à jour les rouages les plus secrets de la galaxie Amazon. Des plus proches collaborateurs de Jeff Bezos aux ouvriers des entrepôts, il a rencontré plus de 150 salariés de l'entreprise, qui lui ont confié des documents exclusifs et confidentiels. Le puzzle, une fois assemblé, dessine le portrait d'un empire tentaculaire et hors de contrôle, un projet de société vertigineux que seuls les consommateurs pourront peut-être remettre en question.

  • Un amour grec

    Zoé Valdés

    • Arthaud
    • 13 Janvier 2021

    « On apprend toujours de la douleur, elle le savait depuis toute petite ; et de la détresse, davantage encore. C'est pourquoi elle a accepté avec humilité cette solitude, qu'elle a - dans une certaine mesure - choisie. Elle s'est juré qu'il n'y aurait plus dorénavant d'autre homme dans sa vie que son fils, Petros, le fruit de sa passion de jeunesse. Petros était son chef-d'oeuvre, l'oeuvre du premier amour. » Dans un Cuba asphyxié par l'oppression, Zé, adolescente, tombe enceinte d'un marin de passage. Reniée par son père, jugée par la société, elle élève son enfant avec l'aide des femmes de sa famille. Son fils Petros deviendra un pianiste de renom dont la carrière le mènera avec sa mère jusqu'en Grèce, sur les traces de son père.

    Grâce à la musicalité singulière d'une langue à la fois simple et poétique, Zoé Valdés retrace un parcours cousu de ruptures et d'exils et transforme les difficultés de la vie en chant d'espoir.

  • "Je peux toucher tes cheveux ? ""Vous fêtez les anniversaires dans ton pays ? ""T'as pas l'air gay, pourtant". "L'important, c'est que tu te sentes bien dans ton corps". "T'as tes règles ou quoi ? "Ces remarques aux faux airs amicaux charrient une tonne de préjugés. Elles sont pesantes précisément parce que les personnes qui les prononcent sont rarement conscientes de leur énormité et des effets qu'elles peuvent produire.
    C'est pourquoi il est important de prendre la mesure de ces micro-agressions et, pourquoi pas, d'en rire. L'idée n'est pas d'organiser le plus grand procès d'intention de l'histoire mais de continuer de militer pour la tolérance afin que chacun puisse vivre paisiblement ses différences. Et puisque ça ne suffira pas, que ces "questions qui tuent" nous fassent hurler, sourire ou pleurer, finalement peu importe, l'idée serait simplement de ne pas s'y habituer.

  • Pensees libres Nouv.

    Pensees libres

    Simone Veil

    « Nous vous aimons, Madame », déclarait l'écrivain Jean d'Ormesson dans son discours de réception à l'Académie française, tant il est vrai que Simone Veil bénéficie d'une place bien particulière dans le coeur et l'histoire des Français. Que ce soit son discours de 1974 à l'Assemblée nationale en faveur de la dépénalisation de l'avortement, ou encore celui prononcé à l'occasion des soixante ans de la libération d'Auschwitz, ses mots résonnent encore puissamment aujourd'hui.

    Cet ouvrage rassemble les plus belles, les plus instructives et les plus inspirantes citations de Simone Veil, afin de faire entendre la voix ferme et douce de cette figure majeure du XXe siècle et d'éprouver la singulière trajectoire qui fut la sienne.

  • Judoka

    Thierry Frémaux

    Qu'est ce qui détermine un caractère, une inclination, un destin ? Peu et beaucoup de choses à la fois. Éventuellement, un lieu géographique ou un milieu social. Peut-être la fréquentation d'un mentor ou l'emprise d'une passion. Une éducation, de toute évidence.

    Né il y a soixante ans de parents optimistes, persuadés du bon fonctionnement des institutions républicaines et installés par choix aux Minguettes, en banlieue lyonnaise ; d'emblée confronté à la diversité des origines et des statuts dans un environnement sans contrainte, Thierry Frémaux se penche avec curiosité sur le chemin parcouru. « Je ne serais pas arrivé là, si... » En remontant le cours de sa vie, le directeur de l'Institut Lumière et Délégué général du Festival de Cannes, familier de la planète cinéma dans son ensemble, de ses institutions comme de ses stars, constate, non sans surprise, que c'est sans doute la pratique du judo qui a déterminé avec le plus d'efficience et de constance ses goûts et sa personnalité. Un exercice qu'il pratiqua avec ardeur et assiduité (jusqu'à devenir ceinture noire !), mais qui, surtout - pour paraphraser la célèbre confidence d'Albert Camus à propos du football -, lui a apporté ce qu'il sait « de plus sûr à propos de la morale et des obligations des hommes ».

    De l'enfance au judo, du judo au cinéma qui nourrit aussi grandement ce récit réjouissant et passionnant, Thierry Frémaux reconstitue l'ossature d'une vie à l'aune d'un art empreint de sagesse. Celui qui lui a offert les bases d'un savoir-vivre ensemble où le respect de l'autre, le contrôle de soi, la modestie et le courage jouent le rôle le plus important.

  • « Je marche dans la rue en levant les yeux au ciel. Il paraît que c'est ultra-efficace pour éviter de pleurer. J'inspire à fond. J'écoute battre mon coeur. Je viens d'entrer dans un tunnel immense... C'est le début du grand huit. Il va falloir que je m'accroche.

    Longtemps, je n'ai pas voulu voir, pas voulu savoir. J'étais dans le déni et la mauvaise foi. J'ai joué à merveille mon rôle d'actrice lumineuse, pétillante et légère. J'avais une double vie : celle à laquelle je voulais croire, et l'autre, celle que je vivais vraiment... Il m'aura fallu dix ans pour accepter la différence de ma fille. Dix ans de fuite, dix ans de combat. Je ne m'attendais pas à un tel voyage.
    Je voudrais aujourd'hui partager ce chemin de rires et de larmes, de colères, de doutes, de joies et d'amour. Parce que, si longue que puisse être la route, si gigantesques que soient les montagnes à franchir, nous avons tous le choix d'être heureux. »

  • Dans ce quatrième numéro, Front Populaire se penche avec rigueur et impartialité sur le sujet de l'immigration. 160 pages d'analyse dans lesquelles nos auteurs n'hésitent pas à briser tous les tabous. Répondront-ils à vos questions ?

  • Police nationale - l'envers du decor Nouv.

  • « Je ne cherche pas à expliquer pourquoi, sept cents ans après la mort de Dante, il vaut encore la peine de lire La Divine Comédie : je raconte la vie d'un homme du Moyen Âge, qui eut des parents, des oncles, des tantes et des grands-parents, qui alla à l'école, tomba amoureux, se maria et eut des enfants, s'engagea dans la politique et fit la guerre, connut des succès et des malheurs, la richesse et la pauvreté. Sauf que cet homme est l'un des plus grands poètes qui aient jamais foulé la terre. » C'est ainsi que l'auteur de cette biographie trépidante nous plonge au coeur de la société violente et multiforme du XIIIe siècle, retraçant ici une bataille au côté d'un Dante chevalier, dévoilant là les mystères entourant son mariage alors qu'il était encore enfant.
    Dante fut un citoyen aisé de Florence, la plus riche ville italienne, c'est-à-dire, à l'époque, la plus riche d'Europe. Une ville guelfe, protégée par le pape, amie du roi de France, où l'on trouvait en abondance argent, immigrants, commerces, chantiers... Dante, lui, ne s'intéressait pas aux affaires, il vivait de rentes et pouvait s'adonner à ses passions, l'étude et l'écriture. Vers l'âge de trente ans, il se découvrit une autre passion, la politique, et s'y jeta à corps perdu - ce qui lui valut le bannissement de la ville.
    En associant la rigueur historiographique à la clarté de l'écriture, comblant les lacunes des précédentes biographies, Alessandro Barbero brosse le portrait vivant d'un homme de son temps, éloigné de la sacralisation du Poète à laquelle nous sommes habitués.

  • La peau des pêches Nouv.

    « J'annonce à mon médecin : nous souhaitons avoir un enfant. De sa voix tranquille il répond : c'est possible. De ce c'est possible dont il ne reste rien, je garde toutefois le souvenir. Talisman d'une époque où avoir un enfant semblait non seulement possible, mais facile. Simple prolongement de l'étreinte amoureuse. Je n'avais aucun doute. Pourquoi en aurais-je eu ? »

  • Glorifié en Occident pour avoir mis fin à la guerre froide et libéré le monde du communisme, Gorbatchev est aujourd'hui haï par les Russes qui le rendent responsable de toutes leurs difficultés. Alors, qui est-il ? Un réformateur visionnaire qui permit la chute du mur de Berlin ? Ou un idéaliste qui voulut détruire le système totalitaire, quitte à trahir les intérêts de son propre pays ? Le Roman vrai de Gorbatchev est une enquête nourrie d'archives inédites et de témoignages encore jamais révélés sur l'une des plus grandes figures du XXe siècle et sur les personnages qui ont gravité autour de lui, de son épouse Raïssa à Alexandre Yakovlev, l'architecte de la perestroïka, en passant par son fantasque rival Boris Eltsine.

    Acteur et témoin privilégié des grands événements qui ont mené à la fin du communisme, Vladimir Fédorovski nous raconte les manipulations, les victoires et les échecs d'un homme au psychisme impénétrable qui a changé la face du monde.

  • " Il peut sembler inconfortable voire risqué de redéfinir les limites de son propre univers. Mais peut-être est-ce encore plus risqué de renoncer et de ne pas essayer de découvrir la vraie saveur de la vie. " De ses expéditions, Erling Kagge, aventurier des temps modernes, tire de multiples enseignements qui sont loin de ne s'appliquer qu'en milieux extrêmes. En dix-sept leçons pratiques, il nous apprend à adopter un esprit d'explorateur au quotidien et à partir en quête de notre pôle à nous, notre Everest à nous, notre rêve à nous.

  • Un virus bien en chair et en os, si je puis me permettre, a démontré que le virus virtuel n'était pas la seule réalité avec laquelle nous avions à compter. Venu de Chine où des pangolins et des chauves-souris ont été incriminés, il a mis le monde à genoux.
    Il a été le révélateur, au sens photographique du terme, des folies de notre époque : impéritie de l'État français, faiblesse extrême de son chef, impuissance de l'Europe de Maastricht, sottise de philosophes qui invitaient à laisser mourir les vieux pour sauver l'économie, cacophonie des scientifiques, volatilisation de l'expertise, agglutination des défenseurs du système dans la haine du professeur Raoult, émergence d'une médecine médiatique, indigence du monde journalistique, rien de très neuf...
    Le covid-19 rappelle une leçon de choses élémentaire : il n'est pas le retour de la mort refoulée, mais la preuve vitaliste que la vie n'est que par la mort qui la rend possible. Tout ce qui est naît, vit, croît et meurt uniquement pour se reproduire - y compris, et surtout, chez les humains. Ce virus veut la vie qui le veut, ce qui induit parfois la mort de ceux qu'il touche. Mais quel tempérament tragique peut et veut encore entendre cette leçon de philosophie vitaliste ?
    Michel Onfray.

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