Musique classique

  • Mozart ? Encore ! Alors que la plupart des musicologues se sont penchés sur sa vie, son oeuvre... Oui, Mozart. D'abord parce que je suis en quelque sorte née avec lui dans mon oreille, grâce à mes parents. Un père contrebassiste et chef d'orchestre, une maman violoniste. Puis le conservatoire, où il m'apparut didactique, décortiqué, à des années lumières de ce que j'en savais à travers les voix des amis musiciens de mes parents. Enfin, il y eut ce jour, suivi de beaucoup d'autres où, lettre après lettre, je suis entrée dans sa vie. Et ce n'était plus le « divin Mozart », par essence inaccessible, mais le plus attachant des amis. Un génie qui avait le pouvoir de faire jaillir, du désordre de nos émotions, ce qu'il y avait de plus troublant, de plus pur, de plus inattendu aussi.
    Mozart tellement libre, loyal, courageux, insolent, pratiquant avec délices un érotisme joyeux et mettant en musique cette mélancolie déchirante qui n'appartient, dans sa retenue et son élégance, qu'à lui. En le jouant, en l'écoutant et en le réécoutant, en « violant » ses lettres, j'ai eu le désir de le raconter tel qu'en lui-même, en son temps, balayant au passage les pieux mensonges dont on l'a fardé. Adieu donc à Leopold, le père fouettard, exhibant à tout-va son prodige d'enfant ! Adieu à Constanze costumée en épouse sotte et inculte, à Salieri, le faux assassin du génie, à l'enterrement sous la neige, au corps jeté sans plus de cérémonie, dans la fosse commune et bienvenue à celui que, je l'espère, vous ne verrez plus tout à fait de la même manière après avoir lu ce dictionnaire amoureux.

  • De sa première composition à l'âge de trois ans et demi jusqu'à son dernier concert à la veille de sa mort en 1921, Saint-Saëns aura été un compositeur prolifique. Enfant prodige, il se produit au piano dès l'âge de onze ans, avant d'être nommé organiste à la paroisse de Saint-Merri, puis à La Madeleine. Ses talents de virtuose et d'improvisateur suscitent très tôt l'admiration de ses contemporains, au premier rang desquels Liszt et Berlioz. Avec bonheur, Saint-Saëns aura enrichi tous les répertoires, et contribué à promouvoir la musique française à l'étranger. La sienne comme celles des autres - Fauré, Messager, Franck... Véritable globe-trotter, il aura conquis son public à Ceylan, New York, aux Îles Canaries, mais aussi en Allemagne, en Égypte et en Algérie, en Amérique du Sud...
    Assurément, Saint-Saëns est un esprit libre. Et il l'aura fait savoir : de son vivant, il passe pour un original au caractère bien trempé, redouté pour ses prises de parole dans la presse, et ce dans les nombreux domaines qui attisent sa curiosité - politique, beaux-arts, littérature, sciences... Mais ses amis, qui comptent les plus grands artistes de son temps, dévoilent aussi un homme à l'humour irrésistible et à la conversation éblouissante...
    À travers ce catalogue richement illustré, écrit par les meilleurs spécialistes, laissons-nous charmer par cet inclassable génie, ce « Roi des esprits de la musique et du chant qui, comme l'écrit Marcel Proust, possède tous les secrets ».

  • Beethoven, toujours : trente-deux sonates pour quel infini ? Nouv.

    Peut-on imaginer un dialogue entre un musicien contemporain et Beethoven ? La scène se passe dans l'atelier de Michaël Levinas, là où le pianiste travaille et explore depuis plusieurs décennies l'oeuvre de cet immense compositeur. Son incessante interprétation des Trente-deux Sonates, qu'il a jouées plusieurs fois en concert et auxquelles il a consacré une partie de son enseignement au Conservatoire national supérieur de musique de Paris, est ancrée dans une tradition dont il remonte le temps et dans un avenir qui est encore à écrire. Ces entretiens sont l'occasion pour le lecteur, musicien ou mélomane, de suivre en temps réel le mouvement d'une lecture/relecture infinie.

  • Opéras, musique de chambre, symphonies, concertos...

    Des Carmina Burana (XIIe siècle) aux oeuvres musicales les plus contemporaines, l'ouvrage propose une sélection de 1 001 oeuvres classiques remarquables présentées avec un enregistrement jugé particulièrement réussi. Les plus grands compositeurs, de Mozart à Messiaen et de Bach à Poulenc, côtoient quelques figures moins emblématiques, mais dignes d'être découvertes. La riche iconographie du livre - portraits des compositeurs, photographies de grands interprètes, reproductions de partitions originales - est un atout supplémentaire, qui ne laissera pas l'amateur indifférent.

  • Près de quarante ans après sa disparition, le seul nom de Glenn Gould (1932-1982) est devenu un sésame. Au-delà de sa réputation d'interprète, le grand pianiste canadien représente aujourd'hui un mythe culturel, un parcours hors norme et un personnage savoureusement excentrique que ce volume permet de découvrir.
    Pour un public toujours nombreux et fervent, Gould s'identifie à Bach, aux Variations Goldberg notamment, comme Callas à Verdi ou Karajan à Beethoven. Il demeure l'une des personnalités les plus marquantes du monde musical. Non seulement comme pianiste, mais aussi comme compositeur, écrivain, sociologue, théoricien et prophète de nouveaux modes de communication, comme moraliste enfin. « Je suis, disait-il, un écrivain canadien et un homme de communication qui joue du piano à ses moments perdus.» Bruno Monsaingeon a réuni, traduit et publié l'intégralité de ses écrits. Ces textes, que leur contenu soit d'ordre autobiographique, philosophique, anthropologique ou purement musical, qu'ils relèvent de l'art du portrait ou celui de l'interview, ont marqué la pensée contemporaine et révèlent tout un pan méconnu de la personnalité et du génie de Gould. Regroupés pour la première fois, ils sont l'oeuvre d'un écrivain dont la réflexion sur la musique atteint à l'universel.

    Ce volume contient : « Dans l'antre de l'alchimiste », par Bruno Monsaingeon - Non, je ne suis pas du tout un excentrique - Le Dernier Puritain - Contrepoint à la ligne - « Glenn Gould au-delà du temps », par Bruno Monsaingeon.

  • « Plus que toute autre, l'oeuvre de Beethoven possède le don de la migration perpétuelle, et rend un sens au mot galvaudé d'"immortelle". Ce privilège est celui de l'esprit moderne ».

    Pas de meilleur point de vue que celui d'un autre compositeur pour pénétrer le dédale créatif de Beethoven. André Boucourechliev met ici en évidence tout ce qui lie l'atelier du compositeur au monde, au contexte historique et psychologique qui entoure chaque création. Ce livre est une notice poétique, un mode d'emploi, la clef d'un trésor, un passeport : on ne saurait partir en expédition auditive sans lui.

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  • Brahms ecclésiaste

    André Tubeuf

    « Tout ce qu'il a ressenti, tout ce qu'il a accompli, il l'a fait pour la part de nous-mêmes qui reste intemporelle, et aussi attenante au surnaturel. [...] Si on vous demande vers où un soir tardif d'automne cet homme-là nous a quittés, il faudra répondre : Abseits, à l'écart. Non pas de l'autre côté. Ici même mais à part. Mais il a vu l'autre côté. Sa musique pleinement le fait là, amical, hospitalier, ouvrant ses grands bras pour que nous nous y jetions, enfants que nous sommes, et ne cesserons pas d'être, toujours affamés et de pain et de chant. » Ce livre n'est pas un livre ordinaire sur l'oeuvre et la vie de l'un des plus grands compositeurs de tous les temps. Il est aussi, et avant tout, le fruit d'une longue et intense méditation à partir de deux pages essentielles écrites d'après les Écritures saintes, qui se répondent à presque trente années de distance : le Requiem et les Quatre chants sérieux, composés un an avant la mort de Brahms.
    Pages de deuil, mais aussi de salut, elle se donnent la main par-delà le temps, dégageant une autre image de Brahms, très personnelle, intime et proche de nous, où l'enfance et la mort correspondent, au-delà de toute « vanité »...

  • Ravel

    Vladimir Jankelevitch

    « Cette musique, disons qu'elle fut tout de suite lucide et clairement consciente de ses intentions. Lucide, plutôt que précoce : car il ne court sur son compte aucune de ces anecdotes fabuleuses avec lesquelles se fabrique à l'ordinaire l'hagiographie des enfants prodiges ; il n'a pas, comme les nourrissons mythologiques, étranglé deux boas dans son berceau ni composé un concerto à trois ans ; même il fut, somme toute, un assez mauvais élève [...] ».

    Ce célèbre texte de Jankélévitch n'a rien d'une monographie ordinaire : nourri par une grande connaissance de l'oeuvre, se gardant de suivre simplement la chronologie, il nous plonge dans l'atmosphère d'une époque pour s'ouvrir sur une réflexion sur l'art de Ravel, et sur l'art en général.

    Philosophe, musicien et musicologue, Vladimir Jankélévitch (1903-1985) a occupé la chaire de philosophie morale à la Sorbonne de 1951 à 1979. Il est l'auteur d'une oeuvre considérable, traduite dans le monde entier.

    Préface inédite d'Alexandre Tharaud. Discographie inédite de François Hudry.

  • À l'âge de quarante-trois ans, une veille de carnaval, Robert Schumann (1810-1856) se jette dans le Rhin. Sauvé par des mariniers, il est aussitôt interné dans un établissement psychiatrique proche de Bonn. Loin de ses proches, il ne compose plus, son état se dégrade de jour en jour et il y meurt deux ans et demi plus tard.
    Quelle fut précisément la folie de ce compositeur dont l'oeuvre si géniale se situe à l'apogée du romantisme allemand ? Tourmentée tout au long de son existence, sa musique influença-t-elle cette maladie ? En retour, son travail de création joua-t-il un rôle dans l'évolution de sa pathologie ?
    Partant des éléments biographiques, musicaux et psychanalytiques, s'appuyant sur des documents psychiatriques encore inédits, Philippe André rétablit la réalité d'une destinée particulièrement tragique et douloureuse, celle du plus poète de tous les musiciens.
    Cette nouvelle édition d'un ouvrage paru chez Lattès en 1982 a été totalement remaniée et augmentée.

  • Vie de Beethoven

    Romain Rolland

    • Omnia
    • 13 Juin 2019

    L'intention de Romain Rolland dans cette biographie de Ludwig van Beethoven, parue pour la première en 1903 aux Cahiers de la Quinzaine de Charles Péguy, est de faire respirer aux hommes « le souffle des héros ». Du compositeur il dresse un portrait élevé : « J'appelle héros seuls ceux qui furent grands par le coeur. » C'est grâce à l'héroïsme que Beethoven fut plus fort que son propre destin. Ce sujet ne quittera d'ailleurs jamais l'esprit de Rolland.
    Voici, racontée depuis son enfance triste et misérable jusqu'à la maladie qui le conduisit à la mort, la vie d'un homme qui a beaucoup souffert et qui pourtant a fait de la Joie un thème central de son oeuvre. Comme le souligne Jean Lacoste dans sa longue présentation, il ne s'agit pas ici d'une oeuvre de musicologie : « La vie de Beethoven ne relève pas seulement de l'histoire de la musique ; elle doit apporter par son exemple un soutien et un réconfort, la présence d'un ami, d'un confident. C'est probablement cette dimension humaine, cette leçon de «résilience» - pour employer un terme récent - que Rolland retrouve dans la figure fraternelle de Beethoven. » Au moment où l'oeuvre de Romain Rolland connaît un second souffle, cette Vie de Beethoven apporte un éclairage décisif à la connaissance de cette pensée inspirée et généreuse.

    Jean Lacoste est philosophe et germaniste. Auteur de plusieurs ouvrages sur Goethe, il a également traduit Nietzsche et Walter Benjamin. Depuis de nombreuses années, il s'intéresse à l'oeuvre de Romain Rolland, dont il a établi l'édition du Journal de Vézelay 1938-1944 (Bartillat, 2012).

  • À travers son style littéraire simple et souple, Ian Bostridge emporte avec lui érudits et amateurs au coeur du romantisme allemand. Rédigé sous forme d'une enquête historique, cette étude très documentée sera autant l'occasion pour les spécialistes d'approfondir leurs connaissances que pour les curieux de découvrir cette oeuvre unique de Schubert. Cet ouvrage traduit de l'anglais connait un grand succès outre-manche.

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  • « Chez Chopin, seule la musique répond à la musique. Son oeuvre, à proprement parler, ne figure rien. Ni l'amour, ni la nature, ni l'humanité. Seul le vase clos et infini de la musique. » Indépendante de sa vie même, l'oeuvre de Chopin se dérobe, par sa nature, aux circonstances qui la voient naître. Elle s'affirme ainsi comme l'expression la plus affirmée de la solitude absolue du créateur.
    Elle révèle la dualité de son être comme de son expression - de son génie même : français et polonais, classique et romantique, révolutionnaire et conservateur, sociable et renfermé, mondain et secret... Toute sa vie, le musicien restera un exilé du monde.
    Chaque chapitre du livre s'appuie sur les oeuvres les plus importantes de Chopin, liées aux périodes essentielles de son existence, de la Pologne à Nohant, en passant par Majorque et Paris, comme autant de cheminements significatifs de son évolution.

  • Verdi l'insoumis

    Sylvain Fort

    Verdi est un compositeur pour notre temps. Mystérieusement, il porte, comme son oeuvre, des traits qui caractérisent notre époque. Traits non seulement esthétiques, mais aussi moraux et, en un sens, politiques. Verdi, au long de ses opéras, parle des humiliés, des offensés, des mal-lotis ; il donne voix à ce que l'humiliation sociale suscite : la colère, la peur, et donc le désir de vengeance, l'instinct de sacrifice, le goût idéaliste des causes perdues, l'avidité du pouvoir. Aucun autre compositeur d'opéra n'a fait entendre de façon aussi puissante les élans profonds des âmes blessées, pour la simple raison que Verdi les a ressentis dans sa chair, en a fait l'épreuve dans sa vie d'homme.
    Ainsi ses opéras continuent-ils, aujourd'hui encore, de déchirer le voile des conventions et des accommodements faciles, alors que nous vivons toujours sous l'empire de ces conventions, des préjugés, des apparences. Verdi fut un homme en colère, un anticonformiste poussant parfois jusqu'à la cruauté l'expression de ses indignations ou de sa rage face à certaines situations. C'est cette insoumission foncière face aux injonctions de la mode, de la censure et des convenances, qui donne à son oeuvre la puissance qui lui a permis de traverser le temps et de rencontrer aujourd'hui encore nos rêves et nos révoltes. Sylvain Fort livre ici de cet insurgé un portrait qui n'est pas sans échos avec l'état de nos sociétés contemporaines.

  • Tout a été dit sur Bach, sa vie, son oeuvre, mais pas assez ce qui fait aujourd'hui son urgence. Au jour où l'esprit et l'art sont déboussolés, où règnent l'incommunication, l'exclusion, le malentendu, seul Bach sait encore rassembler et réconcilier. Sa musique manifeste un ordre et un sens auxquels tous peuvent consentir. Elle nous recentre. Elle nous fait citoyens du meilleur des mondes. Il faut découvrir ce Bach salutaire, en qui continue de rayonner l'authentique optimisme des Lumières.
    Explorant l'oeuvre du compositeur, cet essai montre à quel point ne font qu'un le Bach esprit souverain, qui conçoit et combine, et le Bach serviteur, sans cesse appliqué à faire de la musique le pain quotidien de tous.
    Un essai magistral sur ce créateur universel par le plus grand penseur français d'aujourd'hui sur la musique.

  • Depuis trois quarts de siècle, le kobbé est l'ouvrage de référence des amateurs d'opéra dans le monde entier.
    Paru pour la première fois en 1922 quatre ans après la mort accidentelle de son auteur, gustave kobbé (1857-1918), écrasé par un hydravion alors qu'il faisait du bateau au large de long island -, cette bible des mélomanes a connu d'innombrables rééditions et de nombreuses traductions. a trois reprises (1954, 1976, 1985), lord harewood - qui a dirigé pendant plus de vingt ans le royal opera house de londres, puis l'opéra de covent garden - a complété et mis à jour cet incomparable instrument de travail.
    Aujourd'hui, il présente, secondé par antony peattie, une version entièrement renouvelée.
    Cet ouvrage s'est enrichi de 60 oeuvres nouvelles, présentées ici pour la première fois, portant ainsi de 400 à près de 500 les opéras du monde entier qui sont analysés. une dizaine de compositeurs, anciens et modernes, font ainsi leur entrée dans le " nouveau kobbé ", témoignant de la vitalité d'un genre et du renouvellement constant du répertoire.
    De plus, afin de tenir compte du lecteur français, certains opéras particulièrement appréciés dans notre pays ou redécouverts récemment viennent enrichir la version originale de ce livre. pour rendre la consultation plus aisée, le " nouveau kobbé " présente les compositeurs de tous les temps et de tous les pays par ordre alphabétique. les opéras sont classés par compositeur dans l'ordre de leur création et, pour chacun d'entre eux, sont rappelées les plus importantes mises en scène, y compris les plus récentes.

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  • Variations sauvages

    Hélène Grimaud

    • Pocket
    • 7 Octobre 2004

    « Je n'ai aucune nostalgie de l'enfance. » Dès les premiers mots, Hélène Grimaud donne le ton de son étonnant récit. L'itinéraire de cette pianiste française de renommée internationale emprunte mille chemins buissonniers ; on la suit, de seuil en seuil, à travers son adolescence prodige, sa rupture avec le milieu parisien, son exil aux États-Unis, les doutes et la solitude à New York jusqu'à cette nuit où son regard croise celui d'Alawa, la louve d'où viendra la renaissance.
    Éloge des mains, bestiaire fantastique, contes mystérieux, profils inattendus d'artistes et de musiciens dessinent le fil rouge de ce livre dont l'éclat des facettes forme le portrait unique d'une rebelle absolue.
    Variations sauvages est un hymne vibrant à la musique et à la liberté, un plaidoyer pour la reconnaissance des loups et la sauvegarde de la nature.
    Un petit traité d'insoumission à l'usage de tous les enfants terribles.

  • Daniel Barenboïm est une légende vivante de la musique. Né en 1942 à Buenos Aires, il a donné son premier concert de pianiste à 7 ans, jusqu'à devenir aujourd'hui, à 76 ans, un chef d'orchestre acclamé dans le monde entier.

    La trajectoire de Daniel Barenboïm est celle d'un virtuose. À 12 ans, le chef d'orchestre et compositeur Wilhelm Furtwägler lui propose de jouer un concerto avec l'Orchestre de la Philharmonie de Berlin. Son père refuse, il est trop tôt pour un enfant juif de se produire en Allemagne ! Parrainé par le grand pianiste Arthur Rubinstein, il commence alors une carrière de soliste dans le monde entier. Après avoir épousé la violoncelliste Jacqueline du Pré à Jérusalem, durant la guerre des Six Jours, il devient le directeur musical de l'Orchestre de Paris, puis de l'Orchestre symphonique de Chicago, et il dirige aujourd'hui depuis plus de vingt-cinq ans la Staatskapelle de Berlin.
    Citoyen du monde (il a été nommé porte-parole de la paix par les Nations unies), Daniel Barenboïm est aussi un homme de conviction. En 1999, convaincu que « la musique est le langage de la paix », il crée avec son ami le Palestinien Edward Saïd le West-Eastern Divan, un orchestre unique de jeunes musiciens israéliens et arabes issus du Moyen-Orient. Pilier du festival de Bayreuth, il tentera en 2001, malgré le tabou, d'imposer la musique de Wagner en Israël. Boulimique de travail, il a créé des écoles de musique, un nouvel auditorium à Berlin (la Boulez Saal), une compagnie d'enregistrement sur YouTube et a même conçu un nouveau piano à cordes parallèles (« le Barenboïm »).
    Véritable monstre sacré de la direction d'orchestre, Daniel Barenboïm est sur scène presque tous les jours depuis 70 ans. Il n'a pas d'autre passionque la musique.

  • Retrouvez tout ce qu'il faut savoir sur la musique classique : les plus grands compositeurs, leurs plus grandes oeuvres, les plus grands interprètes. Découvrez quels compositeurs furent à l'origine des courants musicaux que sont le classicisme, le baroque, le romantisme... Apprenez à différencier une cantate d'une suite, un quatuor d'un concerto. Comprenez quelle nuance se cache sous les termes comme "mineur, majeur, opus".

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  • Maître du temps et du timbre, Henri Dutilleux (1916-2013) a oeuvré dans des genres aussi éloignés que l'art symphonique ou la musique de film, de scène et de ballet. Passeur entre différents langages musicaux du XXe siècle comme entre plusieurs générations de musiciens et de mélomanes, il n'a cessé de prendre la plume ou la parole : hommages aux grands aînés (Beethoven, Schoenberg, Debussy, Ravel, Stravinski) et aux contemporains (de Poulenc à Jolivet en passant par Roland-Manuel, Nadia Boulanger et Pierre Schaeffer), entretiens, réponses à des enquêtes ou émissions radiophoniques. Ces textes apparaissent comme les balises d'une vie d'artiste sensible aux inscriptions dans la mémoire et, au-delà, retracent une histoire de la musique française à travers près de sept décennies (1941-2007). Le catalogue de l'oeuvre (soixante-treize notices) présenté dans la seconde partie de l'ouvrage témoigne d'une quête continue de formes toujours réinventées.
    Si la voix d'Henri Dutilleux porte aujourd'hui encore dans l'esprit des jeunes musiciens de tous bords esthétiques, c'est parce qu'elle engage au mouvement et non à la doctrine ; à la reconnaissance d'un certain degré de liberté dans le domaine de l'art.

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  • Franz Schubert est à la fois le plus célèbre, le plus prolifique et le moins joué des grands compositeurs. C'est en effet lui qui a signé le plus grand nombre d'opus : 1 000 oeuvres écrites entre 13 et 31 ans. Mais si absolument tout le monde connaît son nom (immanquablement associé, dans notre pays, à un malheureux poisson à la sauce « Frère Jacques »), qui - en dehors de la sphère germanique - donne aujourd'hui en récital ses dernières grandes sonates pour piano ou programme ses quinze opéras, ses sept messes, ses 300 oeuvres chorales ou ses neuf symphonies ? Et lorsque, comme c'est si souvent le cas, l'extraordinaire musique de chambre de Schubert illustre des films à succès, combien de spectateurs lui en attribuent-ils la paternité ?
    À la différence des livres déjà existant sur Schubert, cet essai, qui s'appuye sur une bande-son de plus de 2 heures 30 de musique, s'est donné pour objectif de faire entendre à ses lecteurs ces pages ignorées. Et d'expliquer comment quelqu'un de si ordinaire a pu laisser tant de pages universelles tout en étant profondément germaniques, bouleversantes mais préservées de tout effet grandiloquent.
    Comme si la musique lui coulait directement du coeur.
    Expliquer comment Franz Schubert a si bien su « faire parler la musique et chanter les mots » - comme l'écrivit à sa mort son ami le poète Grillparzer.

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  • Dans chacun des cinquante portraits qui composent cet ouvrage sont retracées la vie et la carrière de la cantatrice, analysée la spécificité de son art, permettant au lecteur de connaître les caractères de son répertoire et de sa discographie.
    Remarquablement documenté et accompagné d'une iconographie riche et originale, l'ensemble constitue une précieuse introduction à l'intelligence de l'art lyrique.
    De Géraldine Farrar à Edita Gruberova pour les sopranos, et de Conchita Supervia à Grace Bumbry pour les mezzos, en passant par Maria Callas, Elisabeth Schwarzkopf ou Kathleen Ferrier, un CD contenant près de 8 heures de musique donne à entendre chacune dans un air particulièrement représentatif de son art.

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  • Né à la Côte-saint-André (Isère), Hector Berlioz (1803- 1869), était destiné à la profession de médecin comme son père. Il abandonne cependant ses études dès 1921 pour se consacrer à la musique et entre au Conservatoire de Paris dans les classes de Reicha, Lesueur et Cherubini. Il obtient le prix de Rome en 1830. C'est pourtant seulement dans des traités qu'il avait découvert l'harmonie, et il en écrira un grand qui reste encore aujourd'hui une référence. Sa musique influencée par les compositeurs allemands Weber et Beethoven traduit des sentiments passionnés, déclarant : «Les règles de ma musique sont l'expression passionnée, l'ardeur intense, le rythme animé et les aspects surprenants.» Bien que peu compris du public à ses débuts, Berlioz est une des gloires de la musique française. Il est l'auteur de nombreuses mélodies, d'opéras (Benvenuto Cellini, Les Troyens), d'une symphonie dramatique Roméo et Juliette, d'un Requiem ainsi que de plusieurs oeuvres symphoniques dont la Symphonie fantastique qui reste son chef-d'oeuvre. Compositeur entier et passionné, il a laissé dans ses Mémoires un étonnant témoignage de la musique en son temps .
    2019 célèbre donc les 150 ans de sa disparition.

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