Mon Petit Editeur

  • À l'extrémité nord de la plage, nous nous sommes assis entre les rochers. Nous sommes restés longtemps sans prononcer un mot, à regarder l'océan, sans oser esquisser un geste, en respirant à peine, afin de préserver cet instant. Je ne me souviens plus dans quel ordre et comment se déroula la suite, mais je n'oublierai pas quand vos yeux se peuplèrent de villes englouties. Sur la plage déserte, un cheval d'amadou, se dressa sous la lune. Ma fleur à ventre de négresse, se mit à battre au rythme des tambours.

  • La touque

    Pierre Melendez

    « Imen et Bérengère la cherchent dans tous les coins et recoins de l'appartement. Son corps est blanc, son bouchon rouge vif. Elle ne craint ni la foudre, ni les naufrages. Elle est le compagnon de référence des fleuves rapides et des lents océans, idéale pour le transport en pirogue. Elle est coussin solide, bouée de sauvetage, confortable fauteuil, profond récipient, garde-manger étanche et coffre-fort rassurant. Elle est un pot intime et personnel. Elle franchit les sauts périlleux, elle plonge à l'aveuglette, elle ne craint ni la foudre, ni les horaires fantaisistes, ni les roches immergées, ni les pertes de contrôle. On l'appelle la touque, récipient indispensable à la vie en Guyane, qui se forge dès sa conception la vitalité d'un infini récipient de fer-blanc. Sa moyenne contenance permet le transport de produits légers indispensables à l'homme moderne : les cigarettes à l'abri des eaux, le briquet à la flamme de la même façon protégée, un litre de rhum qui remplacera n'importe quel médicament, un peu d'argent pour racheter l'un et l'autre, sans oublier quelques frusques de rechange et des papiers d'identité. »

  • Début du XXIe siècle, Donatien, jeune homme idéaliste et atypique en quête de bonheur, va passer quarante jours en Anjou pour des raisons professionnelles. Là, la Destinée mettra sur sa route deux jeunes femmes au charme physique quasi identique, mais aux antipodes l´une de l´autre : Ève, totalement libérée, séductrice, adepte d´un hédonisme raffiné, puis Marie, d´une égale beauté, mais vertueuse et toute en retenue... Il lui faudra donc faire un choix décisif entre ces deux êtres en fonction de sa propre conception de l´existence...

  • Elle n'aimait pas le silence. Il avait un côté inquiétant et oppressant. Allongée sur son lit, elle aimait s'y lover les jours de vacances et week-ends pour les grasses matinées. De plus, les baldaquins rendaient les choses beaucoup plus féeriques. Telle une princesse déchue, elle aimait particulièrement s'y blottir afin de s'isoler, se faire la plus petite possible pour que le reste du monde puisse l'oublier. Pourtant devenir invisible lui était impossible. Mais aujourd'hui,c'était décidé, elle répondait à Raphaël ! Raphaël...

  • Je m'étais levée du pied que j'espérais être le bon, prête me semblait-il pour affronter mon image dans le miroir. Il était temps de regarder la situation en face. J'étais prête et presque forte en entrant dans ma salle de bain ; je m'étais postée fièrement face à mon miroir et je m'étais vue. Ma tête, bouffie de larmes inutiles, des yeux cernés d'insomniaque et au coin de mes lèvres apparaissaient déjà quelques rides tombantes dans un rictus douloureux. La situation était bien là, elle me faisait face dans le miroir. Posée sur le bord du chemin, larguée comme une vieille chaussette, zappée comme on appuie sur une télécommande, dégagée d'une simple pichenette. Cassée comme un jouet qui n'amuse plus. Transparente. L'idiote de service. Écrasée machinalement d'un revers de main comme on écrase un moustique. Pot de colle gluant. Vulgaire parasite. Vieux truc abandonné dans une malle au grenier. Mouchoir usagé. C'est à peu près ça que j'avais vu dans ma glace.

  • L'été deux-mille douze tirait doucement à sa fin. Août venait de s'effacer sous la pluie et de céder la place à septembre. Depuis les premiers jours du neuvième mois de l'année, Bruxelles semblait avoir opté pour un chapeau bleu foncé et ne daignait plus s'en séparer. La capitale belge paraissait également bien décidée à séquestrer le soleil en son ciel. Le jaune étincelant de l'astre solaire redonnait joie et énergie à ses rues et à ses jardins. Les rires fusaient de toutes parts sur les terrasses tels des feux d'artifice sonores, renvoyant aux oubliettes les soirées ternes et pluvieuses des journées précédentes. Laura passa la tête à travers la fenêtre grande ouverte du salon. Une brise légère faisait valser la robe verte des grands arbres sur la Place du Châtelain. Le marché battait son plein et le parvis était noir de monde comme tous les mercredis de beau temps. Ses amies Solène, Charlotte et Natasha n'allaient plus tarder à arriver ! "Au-delà des Dunes" est un roman initiatique. Un regard positif et poétique sur la vie. C'est une ode à la joie et au bonheur.

  • Souvent pour m'endormir, j'imagine un rêve, toujours le même. Hélas, il ne se termine jamais puisque je m'endors avant la fin. Un jour, j'ai eu envie de connaître cette fin, et c'est ainsi qu'est né "Le Chapeau". Cet ouvrage est une histoire d'amour qui traverse les siècles. Le style sensible, poétique et mystérieux vous transportera vers un univers imaginaire, qui met en opposition un romantisme lyrique avec un quotidien terne mais teinté d'humour. L'intrigue accaparante vous permettra de vous évader vers d'autres horizons, réels ou non...

  • Deux jeunes couples, à l'occasion d'une semaine de vacances au printemps, vont faire une virée au coeur secret de la Camargue. Imbroglio sentimental et heurts de caractères sur fond couleur locale et nature préservée mais éprouvante, marquent l'intermède.

  • Alex, jeune lieutenant de l'armée française et Julie, jeune fille de seize ans, se rencontrent au premier jour de la guerre, en septembre 1939. Ils savent dès le début que leur histoire sera semée d'embûches, mais les épreuves qu'ils vont devoir affronter ne sont pas celles auxquelles ils s'attendaient. Les épreuves vont-elles avoir raison de leur histoire, ou leurs sentiments seront-ils plus forts ?

  • Le 19 janvier 2007, à 13h05, âgée de 49 ans, moi Maria Delasalle je décédais d'un cancer. Neuf mois de lutte contre le crabe, contre cette tumeur sournoise, pour finalement devoir jeter l'éponge comme un vulgaire poids plume qui manquerait d'entraînement. Après mon décès, mon mari Vincent, auteur-réalisateur, entreprit de raconter notre histoire. Ma présence « Post-Mortem » lui fut d'une grande utilité, enfin je l'espère. Pour ma part, cet état de transition me donna l'occasion d'affronter une fois de plus une dangereuse libertine, style Sarko girl, fashion victime en bas nylon Body-Touch et Stiletto de chez Lanvin. Un corps de rêve contre une âme en partance. Mon dernier round !

  • « En nous considérant, tous, autour de cette table, j'eus un pincement au coeur. Nous étions là, nous les jeunes adultes typiques devenus amis suite à des histoires de baise et d'alcool, fauchés, plein de doutes, un peu tristes et toujours prêts à nous envoyer n'importe quelle substance, pourvu qu'on oublie nos personnes. C'était touchant et surtout très bête. Mais aucun de nous n'avait d'alternative. Nous ne connaissions ni le problème, ni la solution, mais nous laissions tout brûler, et nous avec. Pour voir. » C'est l'histoire d'une fille qui s'en fout. Qui aurait bien voulu surtout. Alex est une jeune femme qui ne croit plus en rien, surtout pas en l'amour. À une époque où le cynisme est de mise, elle se contente de survoler la vie, une cigarette à la bouche, sans jamais se retourner. Mais Raphaël va lui apprendre à ses dépens qu'on ne peut pas échapper à ses sentiments. Sur fond d'alcool, de nuits blanches et de rencontres hautes en couleur, il déclenchera en elle une longue bataille entre passion et survie dont l'issue restera, jusqu'au bout, incertaine.

  • La jeune Emma a tout pour plaire et pour vivre aisément dans une famille sans problème. Mais elle sent en elle un malaise grandissant, et ses questionnements vont l´amener petit à petit à se rendre compte des changements qui s´opèrent en elle et qu´elle n´ose pas s´avouer. En route pour Courchevel, elle va faire une rencontre, l´étincelle qui va faire changer sa vie. S´ensuivent des vacances à la Montagne qu´elle ne sera pas près d´oublier. Sur un fond de thriller ancré dans le monde des sectes, un récit touchant où l´auteur met son lecteur face aux prémices de l´amour et de la sexualité d´une jeune femme, qui se découvre homosexuelle. Emma, le personnage principal, se caractérise avec force dans une féminité cynique, authentique, touchante. Elle se cherche dans cet amalgame de sentiments et d´émotions, que l´auteur décrit avec intelligence.

  • Anna s'ennuie dans une maison de retraite de la banlieue de Lyon où seule sa petite fille Sarah lui rend visite régulièrement. La neurasthénie d'Anna interroge l'adolescente qui entreprend une enquête sur la jeunesse d'Anna dont le passé semble à jamais englouti. Bientôt elle découvre un lourd secret de famille et fera tout pour rendre le sourire et quelques instants de bonheur à sa grand-mère bien aimée que la maladie ronge irrémédiablement. Au cours de son enquête familiale, Sarah fait des rencontres riches qui marqueront son chemin de vie. Les personnages rencontrés dans ce livre, ont tous essayé, à leur manière, de répondre à une question existentielle : la quête du bonheur.

  • "Il se relut. À voix basse ce qui n´était pas son habitude. Il relut encore. Modifia l´un ou l´autre passage. Il s´étonna de penser qu´il voulait que le texte fût liquide. Qu´il coulât comme un ruisseau apaisé. Il lut à haute voix. Doucement. Sa fantaisie lui suggérait curieusement que sa salive projetée sur l´écran s´imprimât, qu´elle composât les mots et agençât les phrases. C´est alors que du fond de sa mémoire lui revenait par bribes la moiteur chaude des longs baisers de Greta."

  • On ne sait pas trop qui est Francis. Ni ce qu'il fait au juste dans la vie. Dès les premières pages, on saisit l'essentiel : c'est un homme cultivé, un esthète à l'oeil aussi acéré que bienveillant. On prend tout de suite plaisir à se glisser dans son sillage à la découverte de lieux familiers ou inconnus, à la rencontre de personnages hauts en couleurs qui valent tous leur pesant d'existence. Une histoire d'amour, un soupçon d'aventure, un zeste d'action, et une pincée de réflexions iconoclastes pour prendre la bien-pensance à contrepied. Une quinzaine de jours en compagnie de Francis, c'est une tranche de vie jamais ennuyeuse ni complaisante, simplement délicieuse, qui se dévore comme une madeleine. C'est beau comme du Proust qui se serait couché tard pour profiter pleinement du jour présent. Et l'on se surprend régulièrement à relire deux ou trois fois le même passage à voix haute, comme pour mieux se délecter d'un frisson de tendresse ou d'un éclat de rire. Jubilatoire. Charles Vincent Journaliste

  • « Il aurait voulu s´éclaircir la voix, aller à la rencontre de Laurène et la préparer à l´événement. Mais il ne bougeait pas, muet. Et maintenant, il était trop tard, il entendait ses pas sur les dernières marches de l´escalier, elle était là, toute proche, ne voyant d´abord que lui. Puis, en une fraction de seconde, son visage se décomposa. François put y lire l´horreur, le refus d´une horreur irréparable, juste avant ce cri. Un hurlement terrible, comme il se souvenait n´en avoir entendu qu´une fois, ce jour lointain où il sortait du Sicob à La Défense. L´air hébété, il regarda Laurène comme s´il doutait qu´un tel cri, féroce, presque inhumain, un cri qui déchirait les entrailles, pût venir d´elle. ». Pour tromper l´ennui d´une vie bien ordonnée, un homme s´engage dans une aventure sans conséquences. Croit-il. Mais en fin de compte il ne sortira pas indemne d´une expérience qui lui aura révélé certains méandres obscurs de sa personnalité et, alors qu´une nouvelle rencontre lui laisse entrevoir l´avenir lumineux dont il rêvait, il ne sait plus comment se libérer de liens pervers. Mais la quête de soi-même dans le noir peut être aussi une façon d´échapper à la grisaille des habitudes. Et sous l´éclairage des années soixante-dix, cette histoire trouvera un dénouement inattendu dont la clé nous est révélée dans les dernières pages.

  • « Finalement, j'étais heureux d'être ici, dans cette contrée qui me correspondait si bien par ses paysages et son aura mystique, ténébreuse et doucement sauvage. Il me semblait être un euphémisme de dire que j'étais content d'être avec Marie et la simple

  • L'été et les ombres

    Dourvac'H

    Val, vieux solitaire de treize ou quatorze ans. Vient cette fille - Chris - s'invitant par la lisière du petit bois d'Amour. Chris tombée des branches : Val rêve-t-il encore ? S'il nous suffisait d'ouvrir grand, là-haut, les portes de nos prisons aériennes ! *** Trésor d'être deux sous la hêtraie, Outremonde... A l'assaut des cimes des arbres : Val fou de sa Chris pour toujours. *** Nuits d'émeraude en piémont pyrénéen, Rosier nourri d'étranges lueurs. Outremonde... Odeurs de peau et de rivière. Val & Chris : nos petits frère et soeur d'âme... Tristan & Yseult à peine nés d'hier... Célébration de très gentils héros : Ric Hochet & Nadine (par Tibet et A.-P. Duchâteau). Dédiée à tous nos rêves adolescents (... à Tristan & Yseult en personne !), cette toile peinte - imperturbablement naïve - du sentiment amoureux.

  • - Comment avez-vous su que j'adorais boire une bière après avoir chanté deux heures ? dit-il en s'emparant du deuxième verre encore plein. Il n'était plus frais depuis le temps qu'il attendait sur la table. Manu ne fit pourtant aucune grimace en avalant une gorgée chaude, ses yeux plongés dans ceux de Cassandre. - Eh bien... une voyante me l'a prédit, fit celle-ci dont l'élocution, après plusieurs chopes de bière, demeurait parfaite. - Une voyante vous a prédit que j'aimerais la bière ? s'extasia Manu. Et, que vous a-t-elle dit d'autre sur moi ? L'amour, l'amitié, la douleur, la passion, la perte, le combat... Une course folle à la recherche de l'âme soeur, celle que l'on rêve et celle que l'on construit... Autant d'histoires que Manu, chanteur bohème passionné, et Cassandre, jeune femme au caractère trempé, traverseront au cours de leur vie. Une vie qui va se dévoiler lame après lame, chapitre après chapitre, à travers la consultation de Cassandre chez une jeune voyante. Simplement la vie...

  • Une femme, un homme, Deux amours s´effleurant Vingt-cinq années durant : L´univers sans l´atome. Deux espérances rêvées Comme on rêve d´envol, Deux destins effarouchés Qui repoussent cette obole. Ne sont-ce que deux passerelles Qui s´effleurent et s´éloignent Ou les deux premières parallèles Qui se brisent et se rejoignent ?

  • "Je m'appelle Ethanial et je suis malade. Malade de ne pas t'avoir rencontrée au bon moment. Alors j'écris. Je crée une sorte de soulier de vair avec mes mots qui cherchent ton pied, en vain."

  • "Le coeur de Judith rate un battement ; elle retient son souffle. Elle ne voit rien de ce qui l'entoure bien que son cerveau enregistre les détails les plus infimes de la scène qui semble durer une éternité. Le temps s'est arrêté et, de toutes ses forces, elle le retient, cherchant un refuge dérisoire dans l'ignorance, comme un enfant ferme bien fort les yeux avant la gifle, sachant qu'il n'a aucun moyen de l'éviter. ? Rien... Plus rien... Il n'y a plus rien..."

  • "J'allume mon ordinateur, je suis bien installée sur la table basse du salon, la télé en fond sonore. J'ai les mains moites, comme si j'allais commettre une bêtise, honnêtement je suis un peu stressée. Ce que je suis en train de faire va à l'encontre de mon éducation catholique et de mes valeurs personnelles auxquelles je suis tant attachée. Je suis arrivée à un tel point de solitude, que je suis prête à passer au-delà et à me laisser tenter par l'amour virtuel. J'essaye de me rassurer comme je peux en me disant que des tas de personnes le pratiquent déjà et qu'elles en sont contentes. Ce sera mon secret, personne ne sera au courant. Un pan de ma vie rien qu'à moi, dont mon entourage n'aura pas connaissance. À compter de ce jour, c'est sûr tout va changer. Un nouvel univers m'ouvre ses portes, j'accède à un monde inconnu, que je m'étais jusqu'alors interdit."

  • « Jean, le personnage principal est artiste peintre ; ses recherches sur la puissance émotionnelle des couleurs nourrissent son oeuvre et c'est en Provence, dans les Alpilles, qu'il trouve la lumière idéale. Sa rencontre au cours de l'été avec une jeune américaine, bouleverse sa vie et celle de ses proches. On le suit pendant ses vacances à Saint-Rémy-de-Provence, à l'Île de Ré puis dans sa vie parisienne rue de Seine où se trouvent sa galerie et son atelier ; on le suit également en Angleterre et à New York pour le quitter enfin en Irlande, où il vit désormais. » Comme Faust, il avait recherché la jeunesse éternelle et comme lui il pouvait dire maintenant : « Maudites soyez-vous, Ô voluptés humaines ! Maudites soient les chaînes qui me font ramper ici-bas ! Maudit soit tout ce qui nous leurre ».

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