Presses de l'Université Laval

  • J'espère que la vérité de mes livres est dans l'avenir.
    Michel Foucault

    Dans les sciences de l'organisation et de la gestion, ce livre est le premier à réunir les principaux travaux anglosaxons et francophones sur la pensée de Foucault. Face aux formes actuelles de la gestion des entreprises ou aux courants académiques, y compris les plus critiques, la discussion des concepts foucaldiens permet des prises de distance et des avancées nouvelles. Quatre thèmes sont ici privilégiés : Foucault, théoricien des organisations ?, les instruments de l'action collective, la question de l'autonomie et la gouvernementalité en action. En montrant que les dispositifs de gestion forgent non pas la « vérité », mais le « réel » des organisations, ce livre confirme l'importance insoupçonnée des modes de gestion ou de gouvernement pour l'histoire de la culture et de l'action collective modernes.

  • Les chercheurs ont traditionnellement accordé peu d'intérêt à ce que pensent les gestionnaires et autres acteurs de l'organisation ; ils préféraient s'en tenir aux "faits". Dans une perspective cognitiviste, l'organisation est plutôt considérée comme une construction réalisée par des êtres humains possédant, entres autres, des théories personnelles ou "schèmes" qui les guident dans leur perception des événements présents, leur interprétation des événements passés et leur prévision des événements futurs. Ce qui détermine, dans une large mesure, les actions des individus concernés et, conséquemment, ce que sera l'organisation elle-même. ??Ce volume met d'abord en évidence les fondements épistémologiques d'une perspective cognitiviste, avant de faire état des caractéristiques du modèle cognitiviste proposé. Puis, la structure, la stratégie et la culture de l'organisation font l'objet d'une étude approfondie à partir de cette perspective. Un long chapitre est également consacré à ce merveilleux outil qu'est la cartographie cognitive. Finalement, en conclusion, le processus de constitution des connaissances est présenté essentiellement comme une entreprise de rhétorique s'inscrivant à l'intérieur d'une "conversation" entre chercheurs où chacun essaie de convaincre l'autre de l'intérêt de sa prétendue contribution. ??Les enseignants et les chercheurs , établis ou en formation, sont susceptibles de trouver dans cet ouvrage des idées nouvelles, parfois même un peu provocantes. Par ailleurs, plusieurs consultants et gestionnaires y découvriront une perspective différente de celle à laquelle ils adhèrent probablement de façon plus ou moins implicit

  • Cette recherche-action s'est déroulée dans deux écoles secondaires d'un milieu socioéconomique défavorisé. Avec une approche de psychodynamique du travail, la souffrance et les stratégies défensives ont été analysées en lien avec l'organisation du travail. En parallèle, une démarche d'accompagnement en santé et sécurité au travail a été mise en place, de manière à permettre au milieu scolaire d'élaborer des pistes d'action concrètes susceptibles d'améliorer les contextes de travail.

  • Cet ouvrage porte sur la dimension culturelle de la diversité et plus précisément sur le management des équipes interculturelles. On dresse dans une première partie le bilan des travaux qui sont dominés, en particulier dans le monde anglophone, par une approche quantitative des dimensions culturelles. Cette vaste, mais synthétique revue de littérature met en évidence le modèle des facteurs de performances des équipes qui sous-tend l'essentiel des travaux. Dans une seconde partie, on présente les apports les plus récents des recherches qualitatives interprétatives sur la question de la gestion des équipes interculturelles. Les développements de cette seconde partie s'appuient notamment sur des recherches empiriques et sont largement nourris d'exemples précis d'équipes dans des secteurs variés, du nettoyage industriel aux télécommunications en passant par la coopération au développement, avec des ressortissants de nombreux pays d'Europe, d'Afrique et d'Asie. Une démarche originale d'accompagnement des équipes est détaillée et illustrée avec un cas dans un contexte franco-malgache. Des pistes concrètes sont présentées pour tirer parti de la rencontre des cultures sans frais l'impasse sur leurs limites et sur la nécessité d'adopter, dans chaque circonstance, une démarche à cet effet.

  • L'auteur présente dans cet ouvrage une vision rafraîchissante du leadership en tant que phénomène psychosocial. A travers l'analyse sémantique du vocabulaire utilisé dans la définition du leadership en différentes langues, on y attire l'attention sur la confusion conceptuelle qui sous-tend plusieurs pratiques de gestion, particulièrement dans la sélection et dans la formation des futurs leaders. On y examine en détail le concept du leadership selon quatre perspectives différentes : le leadership en tant que phénomène universel et naturel, le membership et les rôles sociaux, le leadership comme processus collectif et les modèles conceptuels.

    En plus des systèmes théoriques, l'auteur examine les modèles d'influence ainsi que l'utilisation et l'abus du pouvoir. En conformité avec l'accent qu'il met sur la nature de réciprocité du leadership, il complète son étude du comportement de la gestion par une analyse perspicace du phénomène de l'obéissance : les fondements psychologiques et culturels de l'obéissance, les modèles de l'obéissance et la collusion dans les abus de pouvoir entre leaders et subalternes.

    Cette conceptualisation du leadership conteste, par exemple, l'universalité de l'intelligence, de la dominance, de l'agressivité et de l'extraversion comme moyens de prédiction du potentiel de leadership. Au lieu d'imposer un modèle idéal de leadership, il pose les fondements philosophiques qui permettent aux institutions de choisir elles-mêmes le ou les modèles les plus appropriés à leurs valeurs ou aux circonstances historiques.

    Ce livre se veut un guide interdisciplinaire et multiculturel pour les créateurs de politiques, particulièrement ceux qui s'intéressent à la sélection et à la formation des leaders.

  • Le monde contemporain est fortement marqué par l'importance que nos sociétés accordent à l'économie, à l'entreprise et à la gestion. Les sciences sociales, qui s'attachent à rendre intelligible la vie sociale dans un de ses aspects particuliers ou dans sa totalité, ne pouvaient pas rester indifférentes à ce phénomène. Cet ouvrage dresse un bilan des rapports que les sciences sociales ont entretenus avec le management et répond à un certain nombre de questions. Quelles formes prennent ces relations avec le temps ? Quelle place le management accorde-t-il aux sciences sociales ? Quelle est la contribution de celles-ci à la compréhension du management ? Et quelle place doivent-elles occuper aujourd'hui dans la formation en gestion ?

    Face aux pratiques managériales actuelles menées au nom de la compétitivité et de la rentabilité financière, cet ouvrage plaide pour que le monde de la gestion élargisse ses visions de l'être humain et redonne une place centrale à la subjectivité, à l'affectivité, à l'expérience vécue, au symbolique, à l'histoire et à l'éthique, tant dans ses pratiques que dans son enseignement.

    Jean-François Chanlat est professeur titulaire à l'Ecole des Hautes Etudes Commerciales de Montréal et professeur associé à l'IECS de l'Université Robert Schuman de Strasbourg. Il est président du comité de recherche 'Sociologie des organisations' de l'Association internationale de sociologie et coresponsable du réseau 'Entreprises et sociétés' de l'Association internationale des sociologues de langue française. Ses enseignements, ses recherches et ses publications portent principalement sur la théorie des organisations, la sociologie de l'entreprise, l'anthropologie des organisations et le stress professionnel. Il a dirigé l'ouvrage L'individu dans l'organisation : les dimensions oubliées, reconnu internationalement.

  • Ce livre est le résultat du travail concerté de gens de métier, de consultants en technologies de l'information et de ressources spécialisées en gestion des connaissances (GC).

    Sa particularité est qu'il couvre les dimensions à la fois organisationnelles et technologiques en décloisonnant les idées reçues et limitatives au sujet de la GC, soit la communauté de pratique, la gestion documentaire, l'apprentissage en ligne ou encore la veille. Il décrit une approche qui permet d'entreprendre une réflexion stratégique sur le rôle des connaissances dans l'organisation et présente les moyens humains, organisationnels et technologiques pour maximiser l'exploitation de ces connaissances.

    Comme le dit MICHEL GRUNDSTEIN dans l'avant-propos, " l'ouvrage de LUCIE RIVARD et de MARIE-CHRISTINE ROY ainsi que de leurs coauteurs a le mérite d'apporter des réponses concrètes à l'ensemble des problématiques [...]. C'est une pierre qui vient compléter l'édifice qui s'est construit depuis une quinzaine d'années [...], au profit des organisations dynamiques, performantes et innovantes ".

  • Dans le contexte actuel de révision des systèmes de formation tant initiale que continue, la question des savoirs professionnels occupe une place de plus en plus importante dans les préoccupations des concepteurs de curriculums de formation professionnelle et des acteurs qui assurent leur opérationnalisation, ainsi que dans les travaux des chercheurs qui se penchent sur les rapports qui se tissent entre ces savoirs et les curriculums de formation.

    Sous la plume de 18 auteurs belges, français, québécois et suisses de différents champs de formation professionnelle et à partir de divers angles d'entrée sur le plan conceptuel au regard de l'insertion des savoirs professionnels dans les curriculums de formation, les 13 chapitres de cet ouvrage témoignent clairement à la fois de la complexité des rapports entre ces deux objets - les savoirs professionnels et les curriculums de formation -, de leur multidimensionnalité et enjeux sociaux et éducatifs qu'ils soulèvent. Le développement de formations à visée professionnelle et leur institutionnalisation au sein d'écoles ou d'universités ont contribué à instaurer de manière inéluctable un hiatus entre théorie et pratique, sinon à en faire ressortir l'existence souvent occultée par les formations disciplinaires traditionnelles. La perspective ici adoptée est d'analyser ce hiatus à partir des processus d'élaboration des curriculums de formation et de la forme qui leur est donnée. Elle débouche sur la présentation d'une diversité de conceptions, de situations et de propositions de formation qui est regroupée en deux partie. La première traite de la place des savoirs professionnels dans les curriculums de formation de professionnels, alors que la seconde procède à l'analyse de curriculums dans différents types de formation de professionnels.

    L'ensemble des textes qui composent cet ouvrage met en relief à la fois la convergence forte chez les auteurs de dimensions qui caractérisent la formation professionnelle et les curriculums qui en formalisent les orientations et le contenu, et la divergence de conceptions qui s'articulent entre autres autour de logiques culturelles distinctes, l'une nord-américaine et anglophone, l'autre européenne et francophone.

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