Presses Universitaires de France

  • À l'époque de la fragilisation des anciennes solidarités et de l'affirmation d'une « nouvelle modernité » qui installe l'individu comme acteur central de la recomposition sociale, l'autoformation, dans ses différentes dimensions, apparaît à la fois comme produit et révélateur des profondes transformations en cours. Treize ans après leur livre : Autoformation. Psychopédagogie, sociologie, ingénierie, P. Carré, A. Moisan et D. Poisson font l'état des recherches en plein développement sur cette notion, à partir des mêmes champs disciplinaires et en s'aidant de contributions spécifiques pour les dimensions autodidactiques et existentielles. Le livre prend acte d'une institutionnalisation de l'autoformation, qui s'exerce tant par les normes sociales (l'injonction à apprendre et se développer par soi-même), que par le développement de nouvelles solidarités pour apprendre, par l'individualisation de la formation avec la montée en puissance de l'apprentissage autodirigé, et enfin par la « biographisation » des parcours de vie. L'autoformation apparaît comme le vecteur de nouvelles relations sociales et d'appartenance au monde. À distance critique des discours et des politiques arrimés au libéralisme économique ou à son contre-discours nostalgique de l'ancienne modernité, les pratiques et les recherches sur l'autoformation rejoignent les notions de maîtrise d'usage, d'« empowerment », de « capabilities ». Ces orientations explorent les voies d'une nouvelle agentivité de sujets sociaux conçus comme à la fois producteurs et produits de leurs environnements.

  • Dans bon nombre de contextes professionnels, ce qu'il est convenu d'appeler traditionnellement la «?formation?», organisée dans des espaces-temps distincts du travail, tend aujourd'hui à céder le pas à une variété de pratiques visant à favoriser les apprentissages au coeur même des situations de travail, à rendre le travail plus «?formateur?». Face à un tel engouement, il est temps de s'interroger en profondeur sur les processus spécifiques à l'oeuvre dans ce type d'apprentissage, sur les facteurs individuels et contextuels qui y participent et, in fine, sur les pratiques censées favoriser l'apprentissage du et au travail. S'appuyant sur les théories et les recherches les plus récentes, des pistes de réflexion et d'action sont ici fournies en réponse aux préoccupations et questions des professionnels de la formation, de l'accompagnement et du management.

  • On trouvera ici une histoire croisée de la FNAC et de ses employés. Fondé en 1954 par deux anciens militants d´extrême-gauche, ce distributeur façonne les pratiques de consommation culturelle des Français : les temps forts du développement de l´enseigne illustrent un modèle commercial basé sur l´alliance avec le consommateur, la médiation culturelle et les prix bas. L´ouvrage étudie également la trajectoire professionnelle des générations d´employés, entrés à la FNAC pendant ou après des études supérieures. Ce livre contribue à la fois aux réflexions menées sur la consommation culturelle et sur l´insertion professionnelle des jeunes générations.

  • Qu'est-ce qu'apprendre? Comment les adultes apprennent-ils en situation de formation? Y a-t-il une spécificité de l'apprentissage adulte? Quel est l'impact de la trajectoire de vie de l'adulte sur ses apprentissages? Quel rôle les interactions avec les pairs et le formateur jouent-elles dans l'apprentissage? Quelles conditions pédagogiques et institutionnelles peut-on mettre en place pour favoriser l'apprentissage dans un contexte de formation d'adultes? Voilà quelques-unes des préoccupations essentielles abordées dans l'ouvrage. Pour traiter ces questions, celui-ci propose un cadre théorique articulant en un ensemble cohérent une grande diversité d'éclairages théoriques et d'apports de recherche jusqu'ici rarement mis en relation. On trouvera également tout au long de l'ouvrage une réflexion sur les implications de ces apports pour l'amélioration des pratiques de formation.
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