La Découverte (réédition numérique FeniXX)

  • Depuis près d'un siècle, le théoricien de la micro-économie et le "manageur scientifique" se parlaient peu. Il ne fallait pourtant pas voir là l'expression d'un divorce, mais plutôt celle d'un partage des tâches indiscuté et indiscutable : à l'un, le "marché parfait", à l'autre, l'"organisation parfaite", tous deux étant armés du même modèle théorique, pour garantir la complémentarité de leurs démarches. Mais les grandes mutations structurelles qui affectent l'entreprise contemporaine, rendent ce modèle théorique de plus en plus irréaliste et inefficace. Dans leurs efforts pour surmonter ces difficultés, l'économiste et le manageur parlent des langages de plus en plus étrangers l'un à l'autre. Cette fois, le divorce menace. Fort de sa double expérience (théorie économique et pratique managériale), l'auteur engage une vigoureuse critique de concepts et de méthodes dépassés. Mais loin de se limiter à une telle critique, il consacre l'essentiel de cet ouvrage à recenser et analyser les pistes les plus prometteuses pour reconstruire, de concert, une nouvelle micro-économie et une nouvelle gestion. Il étaye en permanence son argumentation théorique par l'observation des pratiques actuelles dans l'entreprise moderne. "Période passionnante, constate-t-il, où chaque problème pratique débusque un problème théorique" : clarté du style et richesse des exemples permettent d'établir un véritable dialogue entre débat théorique et pratique quotidienne, et de rendre ainsi accessibles des concepts-clés pour l'"économie-gestion" de demain, fondée sur l'apprentissage et l'innovation.

  • Depuis près d'un siècle, le théoricien de la micro-économie et le "manageur scientifique" se parlaient peu. Il ne fallait pourtant pas voir là l'expression d'un divorce, mais plutôt celle d'un partage des tâches indiscuté et indiscutable : à l'un, le "marché parfait", à l'autre, l'"organisation parfaite", tous deux étant armés du même modèle théorique, pour garantir la complémentarité de leurs démarches. Mais les grandes mutations structurelles qui affectent l'entreprise contemporaine, rendent ce modèle théorique de plus en plus irréaliste et inefficace. Dans leurs efforts pour surmonter ces difficultés, l'économiste et le manageur parlent des langages de plus en plus étrangers l'un à l'autre. Cette fois, le divorce menace. Fort de sa double expérience (théorie économique et pratique managériale), l'auteur engage une vigoureuse critique de concepts et de méthodes dépassés. Mais loin de se limiter à une telle critique, il consacre l'essentiel de cet ouvrage à recenser et analyser les pistes les plus prometteuses pour reconstruire, de concert, une nouvelle micro-économie et une nouvelle gestion. Il étaye en permanence son argumentation théorique par l'observation des pratiques actuelles dans l'entreprise moderne. "Période passionnante, constate-t-il, où chaque problème pratique débusque un problème théorique" : clarté du style et richesse des exemples permettent d'établir un véritable dialogue entre débat théorique et pratique quotidienne, et de rendre ainsi accessibles des concepts-clés pour l'"économie-gestion" de demain, fondée sur l'apprentissage et l'innovation.

  • Les auteurs dénoncent ceux qui, sous prétexte de modernité, bradent le statut salarial : ils dressent un bilan critique de la flexibilité des horaires, de la dérèglementation du travail, des contrats de travail partagés entre plusieurs entreprises, etc. Mais ils montrent aussi comment infléchir le cours des politiques d'emploi, proposant des éléments pour un nouveau contrat salarial.

  • Le travail à temps partiel a été présenté par le législateur comme une contribution à la lutte contre le chômage et, surtout comme une possibilité pour les femmes de mieux concilier vie familiale et vie professionnelle. Qu'en est-il dans les faits ? Innovation ou marché de dupes ? Pour rendre compte de cette forme d'emploi trop mal connue, l'auteur a mené l'enquête sur des terrains diversifiés. Elle propose ici un voyage sociologique au pays de l'emploi à « temps partiel » dans six secteurs : la construction automobile, l'électroménager, la grande distribution, la Poste, l'aide à domicile et le nettoyage. Chacun d'entre eux est illustré de nombreux témoignages d'hommes et de femmes. Grâce à cette enquête, on découvre une réalité bien éloignée des discours officiels. Le plus souvent imposé, le temps partiel est peu à peu devenu synonyme d'emploi précaire, sous-qualifié, mal payé et... majoritairement féminin ! Il est, en effet, réservé aux femmes à 80 %, et, appliqué aux hommes, on lui préfère les termes de « temps réduit » ou « préretraite progressive ». Parallèlement, en rendant le temps partiel de plus en plus avantageux pour les employeurs, le législateur a permis qu'il soit de plus en plus contraignant pour les employé(e)s.

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